Histoire

  • Adopter un enfant... Le prendre par la main, l'accompagner... de l'orphelinat où il a été abandonné, sur le chemin d'une autre vie. Un beau rêve, pour l'enfant comme pour les parents, mais très difficile à réaliser. Maquis des textes administratifs et des accords internationaux, distances géographiques, barrière des langues, enlisement des dossiers, sans compter les intermédiaires douteux. Une situation d'autant plus désolante que des milliers d'enfants à travers le monde attendent une main tendue, et qu'en France des milliers de couples - avec ou sans enfants-, voudraient leur donner une famille. Yves Nicolin et son épouse Myriam ont réussi, à travers beaucoup d'épisodes, à devenir les parents de Margaux, neuf ans, Mathilde, bientôt sept ans, et Victor, trois ans. Des enfants qui ont un jour quitté les orphelinats de Tioumen en Sibérie. Très vite, l'aventure individuelle s'est transformée en combat militant : Yves Nicolin est député de Roanne. En mars 2000, il se saisit du dossier de l'adoption, monte à la tribune de l'Assemblée nationale et, au lieu de tenir un discours technique, témoigne. Pour que la loi, les lois, les moeurs changent. Président de la toute nouvelle Agence nationale de l'adoption, Yves Nicolin se rend entre autres, en Russie, en Chine pour mener les discussions. Actuellement, moins de 5 000 familles en France parviennent à concrétiser leur désir d'adopter un enfant, alors que depuis sa création en mai 2006, l'Agence nationale de l'adoption a reçu plus de 41 300 appels téléphoniques (soit 235 appels par jour ouvré) et comptabilisé plus de 325 000 connexions sur leur site (soit plus de 1257 connexions par jour ouvré). Quelles sont les clés du changement ?

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