Nicolas Lombart

  • Au XVIe siècle, l'hymne poétique est, en France, l'objet d'une authentique « réinvention », dans un dialogue constant avec la double tradition du genre, chrétienne (latine) et païenne (grecque), reflet à la fois d'une célébration du divin et d'une recherche inquiète des « signes » de sa présence dans le monde.

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  • Quelle place occupe Jean de Meun dans l'histoire littéraire des XVe et XVIe siècles ? Loin d'être inclus dans les "episseries" médiévales pointées du doigt par Du Bellay dans La Défense et illustration de la langue française (1549) et rejetées par les poètes de la Pléiade, le continuateur du Roman de la Rose conserve une place à part dans les arts poétiques français en raison de la force de son "invention", et plus généralement dans l'esprit des poètes du XVe au XVIIe siècle, pour qui il demeure en partie sinon un exemple, du moins un guide plus ou moins avoué, d'Alain Chartier à Pierre de Ronsard, en passant par Martin le Franc, Jean Bouchet, Clément Marot ou Jean-Antoine de Baïf.
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    Si le poète ne laisse pas indifférent, c'est aussi le "personnage" de l'histoire littéraire française qui suscite une curiosité grandissante, malgré la polémique associée à son antiféminisme, comme en témoignent les nombreuses remarques des "antiquaires" Étienne Pasquier ou Claude Fauchet et jusqu'à la Vie complète que lui consacre Guillaume Colletet au milieu du XVIIe siècle, qui contribuent à cristalliser un "mythe" Jean de Meun, fondé sur un mélange unique de profonde science et de licencieuse légèreté.

    Prolongeant Jean de Meun et la culture médiévale précédemment publié aux Presses universitaires de Rennes, le présent ouvrage s'intéresse donc à la postérité de Jean de Meun sous toutes ses formes, du manuscrit à l'imprimé, du Roman de la Rose aux innombrables textes qui ont continué jusqu'au début du XVIIe siècle d'y puiser l'inspiration.

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