Nathalie Azoulai

  • Titus a quitté Bérénice. Malgré tout son amour pour elle, il ne peut se résoudre à se séparer de sa femme, Roma. Anéantie par cette rupture, Bérénice va se plonger corps et âme dans la lecture de l'oeuvre de Racine. Fascinée par le don du dramaturge pour écrire la douleur amoureuse, Bérénice se demande comment un homme comme lui a pu écrire une histoire comme ça . Toute la vie de Racine nous est alors contée, de son enfance janséniste dans l'abbaye de Port-Royal au faste de Versailles.
    Prenant comme prétexte de départ la rupture contemporaine de deux protagonistes hautement symboliques, Nathalie Azoulai livre un récit fascinant sur la vie du plus grand dramaturge français. En redonnant vie à Racine, ce sont ses contradictions qui sont mises en lumière, et notamment celle, fondamentale, entre la rigueur religieuse de son éducation et son dévouement absolu pour le roi, son attrait pour le monde. Et, comme fil conducteur, un hommage brillant à la langue française.

  • Les spectateurs

    Nathalie Azoulai

    Dans le salon d'un petit appartement, un enfant de 13 ans, sa petite soeur et ses parents regardent la télévision. Le général de Gaulle, président de la République, y donne une conférence de presse qui les sidère. Celle du 27 novembre 1967. L'enfant comprend en direct qu'on peut avoir à quitter son pays natal, comme ses parents chassés de chez eux quelques années plus tôt. Bouleversé, il veut savoir comment ça s'est passé et questionne ce premier exil. Il leur demande quand et comment on décide de partir, ce qu'on emporte dans ses valises, ce qu'on laisse derrière soi mais, à toutes ses questions, personne ne répond vraiment, comme si on lui cachait quelque chose. Le soir même de la conférence, sa mère se confie à sa voisine Maria, une couturière qui lui confectionne toutes ses robes d'après celles que portaient les stars hollywoodiennes des années 40. Rita Hayworth, Lana Turner, Gene Tierney, des figures qui accompagnent sa vie et qu'elle invoque à tout bout de champ. De l'autre côté du mur, l'enfant reconstitue les menaces, le départ, les adieux, et parvient à recoudre les différents pans d'une histoire qui entrelace l'amour et le secret, l'exil et le cinéma, l'Orient et l'Occident.

  • Clic-clac

    Nathalie Azoulai

    « Ma mère a toujours aimé les mélos. » C'est un souvenir obsédant, devenu douloureux. La passion de sa mère pour un mélo améri- cain, Nos plus belles années de Sydney Pollack, avec Barbara Streisand et Robert Redford. Notam- ment la scène finale où les deux amants se séparent. Claire Ganz est une cinéaste de renom « qui a tous les droits » dans le milieu du cinéma. Elle décide de tourner Clic-clac, un film dans lequel elle entend revisiter, répéter à sa façon le film culte de Pollack. Et approcher ainsi les larmes de sa mère.
    Mais le tournage de son dixième film commence mal. Sa mère vient de mourir et ses deux acteurs ne comprennent pas ce que veut Claire : une scène de retrouvailles qui coupe le nerf de l'amour.
    Dire, c'est tout, fini, terminé. Cut. Comme on a sorti la scène, on la range. Une scène pliable. Clic- clac. Le contraire de ce que montrent habituellement les grands films d'amour. Claire bute contre un obstacle et le tournage s'enraye. Pierre et Marie, les deux comédiens entraînés dans l'aventure, voient progressivement leurs vies bouleversées par Claire Ganz et le tournage du film.

  • En découdre

    Nathalie Azoulai

    Une femme fréquente un musée de peinture où il ne passe jamais personne. Elle y vient chaque jour et y retrouve, inexorablement, le même gardien de musée. « Vous êtes un mystère, sans chic et sans élégance, mais vous êtes un mystère plus profond que tous ceux que j'ai pu croiser dans les salons. » Elle s'adresse en secret à ce gardien de la salle principale. L'homme est sans qualité, sans prétention. Une de ces présences « immobiles et imprenables » qui rappellent le petit scribe de Melville, Bartelby. Elle se demande qui il est, comment il vit, ce qu'il peut entendre aux tableaux qu'il surveille, comment il fait pour reconduire cette existence apparemment morne et sans ambi- tion. Elle raconte surtout qui elle est, d'où elle vient, son ascension, son retour dans sa ville natale, sa dernière visite. Un monologue d'une traite qui entrelace l'envie d'en découdre avec les autres et avec soi. De mettre sa vie à la question, en interpelant silencieusement, jusqu'au vertige, cet homme si loin d'elle. « Il n'y a pas de rapport social », dit cette femme. Mais une impossible rencontre.

  • Anne, Virginie et Emmanuel se rencontrent au lycée. Ils ne viennent pas du même monde mais leur amitié dépasse les différences. Ils se retrouvent dans les grandes manifestations des années 80, celles du peuple de gauche et de l'antiracisme absolu. Rien ne peut les séparer. Les années passent. Anne, Virginie et Emmanuel prennent des chemins différents. Dans les rues de Paris, les manifestations ont changé, les slogans se font plus ambigus.
    Les trois amis ne fréquentent plus les mêmes cortèges. Face à la violence de l'Histoire, l'amitié suffira-t-elle ? Avec une détermination sans faille, Nathalie Azoulai prend sa génération à bras-le-corps, bien décidée à lui faire cracher le morceau : sur l'amitié, le sexe, la famille, l'antisémitisme. Et le reste.

  • Juvenia

    Nathalie Azoulai

    « Chaque matin, devant sa glace, Laure déplorait les effets de l'âge sur sa peau, ses cheveux, sa silhouette, et ce, malgré tous les efforts et le sport qu'elle pratiquait assidûment. Elle songeait aussi invariablement au corps parfait de Juvena Biel qui s'exhibait dans les films où elle se produisait et dont Pierre, son ex-mari, profitait avantageusement depuis qu'il avait épousé la jeune trentenaire.
    Jusqu'au matin du 27 janvier où l'on annonça le vote de la nouvelle loi à la majorité parlementaire et où, en un instant, devant sa glace, Laure crut devenir la reine à laquelle le chasseur vient d'annoncer qu'il a tué Blanche-Neige dans la forêt. Un immense sourire lui mangea le visage. Et, comme dans une bulle de BD ou un néon dans la nuit, elle put lire l'énoncé qui motivait ce sourire : ENFIN VENGÉE. ».

    Cette loi du 27 janvier interdit aux hommes de la République de Juvenia de vivre avec des femmes de plus de vingt ans leurs cadettes : un raz-de-marée dans la vie des six personnages que Nathalie Azoulai fait se croiser dans une ronde drolatique et diabolique. Une jeune femme va-t-elle se retrouver hors-la-loi parce que le père du bébé dont elle est enceinte a le double de son âge ? Les ricanements des hommes envers les femmes qui vieillissent inexorablement vont-ils enfin cesser ? Et permettre à celles-ci de retrouver la confiance et le sens de l'avenir ? Les hommes de plus de cinquante ans s'en remettront-ils ? Et si cette loi réveillait un érotisme nouveau ?

    Révolutions sentimentales, revirements cocasses, aventures ébouriffantes, déceptions en chaîne, guerre des sexes : cette satire est portée ici par un style voltairien aussi rapide qu'inventif.

    Nathalie Azoulai observe notre société, s'amuse avec les codes du libertinage, joue avec nos craintes et nos fantasmes en romancière virtuose.

  • Mère agitée

    Nathalie Azoulai

    Une mère passe son temps à répondre aux appels de ses enfants.
    Elle est heureuse le plus souvent mais elle aimerait aussi, parfois, pouvoir rester seule, sans ces questions auxquelles elle ne peut pas toujours répondre... C'est une mère comme tant d'autres, qu'on n'avait prévenue de rien. Entre biberons, boulot, copines et mari, elle se cherche et s'agite, explore les sentiments ambigus qui la traversent, fouille cet amour infini qui la dévore... Cent petits tableaux pour dire le bonheur de la maternité, mais aussi les doutes, les angoisses, la culpabilité, et cette impression de ne plus s'appartenir complètement.

  • À tout âge, les filles rêvent d'avoir d'autres cheveux que les leurs.
    Elles mettent des barrettes, des chouchous, essaient des coiffures, des coupes nouvelles et rêvent de celles de leur copine, de leur voisine, de toutes les autres filles...
    L'auteure et l'illustratrice s'amusent ici de cette insatisfaction et en profitent pour jouer avec le plus d'exemples de cheveux et de coiffures possibles.

  • - Mad Men ou la Madmenia, une nouvelle folie venue de Hollywood qui est en train de gagner le monde entier. Une série créée en 2007, 4 saisons déjà diffusées aux Etats-Unis, d'autres en cours d'écriture, 3 saisons diffusées en France, des records d'audience, des personnages devenus des icônes de mode qui i nspirent les plus grandes marques de la Haute-couture. On n'avait jamais vu ça. Une époque, les années 60 à New York. Un univers, Madison Avenue, les agences de publicité. Et surtout une esthétique, des costumes et une déco qui célèbrent l'esprit vintage. Si cette folie vous a gagnés, ce livre vous en racontera l'histoire, l es coulisses et les secrets de fabrication.De la conception des scénarios à la recherche des costumes, de la documentation historique à la mise en scène des campagnes publicitaires qui traversent la série, vous saurez tout sur l'univers de ces Mad Men. Don Draper, Peggy Olson, Joan Holloway, Betty Draper, Roger Sterling, tous les personnages révèlent ici leurs multiples visages, leur garde-robe, leurs accessoires.Un album graphique sur une série pas comme les autres, un hymne au style vintage, un art de vivre à la Mad Men.

    - Nathalie Azoulai est romancière et scénariste pour le cinéma et la télévision. Baignée dans l'univers des séries depuis l'enfance, elle a succombé au charme de Mad Men et signe ici le premier livre paru en France sur la série.

  • C'est l'histoire d'une fille qui a un grand frère dont elle s'est sentie très proche parce qu'ils ont vécu comme des jumeaux. Pourtant, à mesure qu'il revêt ses habits d'adulte, le jeune homme s'enlise dans les méandres de l'histoire familiale, adopte une vie qu'on lui choisit et leurs chemins se séparent. Alors sa soeur cherche pour lui, d'abord ce qu'il est, ce qu'il pourrait être, puis, peu à peu, ce qu'il aurait dû être. De quel droit ? Commence l'histoire d'une petite soeur qui se débat pour devenir uné femme, pour tuer le frère en elle. On lui dit que la féminité se construit sous le regard du père. Mais si c'était plutôt sous celui du frère, du grand frère ? Après Mère agitée (Seuil, 2002), dans lequel elle fouillait la part d'ombre de sa maternité, Nathalie Azoulai poursuit ici l'exploration des ambiguïtés familiales.

  • La fille parfaite Nouv.

    La fille parfaite

    Nathalie Azoulai

    Quand, un beau matin de juin, Rachel apprend qu'Adèle, son amie de toujours, s'est pendue chez elle, elle se sent à la fois assommée et allégée. Une réaction à l'image de cette amitié tumultueuse qui a toujours provoqué en elle un mélange de fusion et de malaise profond. À partir de cette ambivalence, Rachel mène l'enquête et s'interroge sur ce qui a pu mener une fille aussi parfaite qu'Adèle, brillante mathématicienne et mère d'un jeune garçon, à se supprimer aussi violemment à 46 ans.
    Elle revient sur la naissance, les étapes et les péripéties de leur histoire en butant sans cesse sur ce qui l'a fondée, un serment tacite dès le lycée, un deal crucial : au pays du Savoir, Adèle prendra les Sciences et Rachel les Lettres. Ont-elles eu pour ambition de couvrir tout le spectre ? Mais de quoi ? De la connaissance, de la réussite sociale ? Pour le dire autrement : pourquoi Adèle choisit-elle les maths, la « voie des garçons », quand Rachel choisit la littérature, la « voie des filles » depuis toujours ? Mais est-ce vraiment ainsi que les choses se passent dans la vie ? Jusqu'à quel point ?
    À travers cette amitié au long cours, c'est un roman d'apprentissage à deux têtes qui se déploie, où l'orientation scolaire détermine bien plus qu'un cursus en façonnant l'intelligence et toute une existence, les relations familiales et amoureuses, la maternité, l'ambition et le rapport au monde... Notamment quand on est une femme et qu'on s'attaque au territoire des hommes.

    awaiting publication

  • En 2002, Nathalie Azoulai publie Mère agitée, succès de librairie qui raconte la vie des jeunes femmes confrontées aux joies et aux angoisses de la maternité.
    Elle reprend aujourd'hui le fil et explore une nouvelle tranche de vie : l'adolescence. Bien des scènes accrochent son oeil, chez le gynécologue, au téléphone, un soir de Noël, au retour d'Angleterre, ou au café. A la table du petit déjeuner, dans la salle de bain, devant les grilles du lycée. Il est question de féminité, de langage, d'amour, d'ambition ou encore de goûts que l'on partage. Mais qui dit partage dit transmission, le nerf de la guerre au temps de l'adolescence.
    102 récits courts et incisifs, drôles et graves. Des instantanés qui racontent la vie des mères et des filles " agitées ".

    Sur commande

  • « Je voudrais jouer Phèdre avant de mourir. Elle a envie d'ajouter, je veux vivre plusieurs vies avant qu'il ne soit trop tard. Plusieurs vies. Elle ne veut rien défaire de ce qu'elle a bâti, elle ne veut ni adultère, ni crise existentielle, elle veut tout garder, le mari, les enfants, la pharmacie, l'appartement, la maison de campagne, les cadeaux de Noël et même les visites au cimetière de Belney. Elle ne veut rien jeter mais à côté, à mains nues, elle se sent capable de creuser un petit sillon, le sien, secret, insoupçonné, où elle ira vivre ses vies comme d'autres vont au bordel ou à la chorale. Elle ira. Elle s'est entendue dire "plusieurs vies" comme elle ne s'entendra jamais dire plusieurs orgasmes à la suite. » Pourquoi Odile, quarante-quatre ans, pharmacienne, tout pour être heureuse, décroche-t-elle un jour son téléphone pour prendre rendez-vous avec un... professeur de théâtre ? Pourquoi, elle qui n'a jamais joué une ligne de sa vie, va-t-elle soudain jouer sa vie ? D'un oeil infiniment subtil et aiguisé, Nathalie Azoulai déploie une à une les strates fragiles de cette rébellion intime mais irréversible.

    Sur commande

  • À l'origine de ce livre, une même fascination pour une oeuvre singulière : les films de Yasujiro Ozu, l'un des tout premiers cinéastes japonais et l'un des grands cinéastes du XXe siècle. Et une complicité et une amitié entre Nathalie Azoulai et Serge Toubiana qui se sont affranchis de la solitude de ces derniers mois en partageant, entre eux tout d'abord et avec nous désormais, leurs sentiments sur des films qui, malgré une tranquillité apparente et mélancolique, pénètrent au plus profond de notre âme.
    L'un et l'autre évoquent d'autres cinéastes, d'autres films qui résonnent avec ce « monde d'Ozu », un Japon fascinant qui va de 1930 au début des années 1960, comme avec les grands mouvements et déchirements de nos vies intérieures.

  • Plongez dans l'univers kaléidoscopique des grandes maisons qui ont animé la mode depuis ses début. Découvrez quantité d'anecdotes sur les coulisses des défilés. Partagez le quotidien des mannequins et des grandes égéries. Apprenez les parcours, les techniques et les sources d'inspiration des plus grands créateurs.
    En un mot, entrez dans le cercle privilégié du monde de la mode avec ce nouvel opus à la mise en page très carnet de tendances.

  • Sur la plage, Ada s'entraîne encore et encore à faire la roue et l'équilibre. D'abord émerveillée par son habileté, sa mère peu à peu se renfrogne, et finit par avouer à sa fille qu'elle n'a jamais su, comme elle, tenir sur les mains. Pour Ada, cet aveu sonne comme un défi à relever : il faut qu'elle lui apprenne ! Dans un décor de plage épuré et évocateur, un très beau texte sur la complicité entre une mère et sa fille, où les rôles pour une fois s'inversent : c'est la petite fille qui encourage sa maman et lui apporte réconfort et confiance en elle.

  • Une jeune fille aux yeux marron envie sa petite soeur qui a les yeux bleus : quand son regard couleur d'azur évoque la mer, le ciel, la lumière... elle ne voit dans ses yeux bruns qu'une obscurité monotone et banale.
    Mais le jour où arrive dans sa classe le beau Matteo avec ses yeux noirs comme une nuit étoilée, elle réalise que la beauté d'un regard n'est pas qu'une question de couleur...
    Prendre confiance en soi est un long chemin ! Un très beau texte signé de Nathalie Azoulai et illustré avec une sobriété universelle par Victoire de Castellane.

  • Arrive un âge où les toutes jeunes filles en ont assez de se voir imposer leur garde-robe par leur mère. La mode, elles l'envisagent bientôt comme une passion, un jeu, un moyen d'expression.
    Entre quizz, trucs et astuces, la préadolescente apprend à être mode au quotidien et à en comprendre la culture. Le regard psycho de l'auteur lui apporte de quoi exploiter sa passion sereinement avec sa famille, ses copines ou à l'école.

    La collection Dirigée par Véronique Corgibet, "Bulle d'air" est une collection entre récit et documentaire, avec une maquette dynamique dans un esprit "presse", qui multiplie les contenus (tests, vrais faux, témoignages...).

    Émilie Ventura est écrivain, traductrice et fan de mode. Elle vit à Paris.
    Après des études aux Arts Déco de Paris, Sophie Bouxom se lance dans l'illustration et croque de jolies filles pour la pub (Monoprix, Toyota), l'édition (L'école des loisirs) et la presse ( Elle, Santé Magazine ). C'est elle qui a illustré tous les titres de la collection "Bulle d'air" mais aussi les couvertures de la série Jessica Jupiter et de Mon coffret trop belle. Sophie vit actuellement à Paris.

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