Nathalie Wolff

  • Ecrit par Nathalie Wolff, enseignant-chercheur à l'université, et illustré par Elsa Oriol, peintre et illustratrice de plus de 20 albums, ce livre raconte l'histoire de la révolte des lettres de l'alphabet : celles-ci en ont assez d'être mal employées, utilisées toujours de la même façon, sans imagination. Alors, les lettres décident de bondir hors des mots. Mais quelle pagaille s'ensuit ! Plus de panneaux indicateurs, des conversations sens dessus dessous. Et terminées les histoires avant de s'endormir... Plus personne ne parvient à se comprendre. La passion d'un petit garçon pour les livres suffira-t-elle à faire revenir les lettres, et remplir de nouveau les mots et le monde ?

  • A l'heure de l'inflation normative, une réflexion sur la fin du Droit peut paraître paradoxale, voire aller à contre-courant des mutations contemporaines du droit. En outre, les nombreux travaux relatifs à ces mêmes mutations et aux transformations du droit ces dernières années laissent penser que le droit ne peut connaître de fin, se renouvelant en permanence pour ne jamais laisser d'espace de non droit. Sans à coup, sans coupe nette, le droit poursuivrait sa progression sans heurt.

    Le Droit n'aurait-il donc jamais de fin ? L'adage ubi societas ibi jusplaide, à l'évidence, pour une réponse négative. Cependant, de multiples questions se posent. Est-ce qu'une norme peut vraiment cesser d'exister ? Si oui, à partir de quand une norme cesse-t-elle d'exister ? Le Droit connaît-il un terme (au sens du droit des obligations) ? Peut-il disparaître ? Quid de la fin du droit qui n'est pas encadrée par le droit ?

    Issu d'un colloque qui s'est tenu à l'Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, composé de contributions de spécialistes reconnus des diverses branches du droit public, cet ouvrage offre à travers l'examen de la fin du Droit un regard sur sa définition même.

    Sur commande
  • Recueil de nouvelles écrites à partir des ateliers d'écriture de la MJC de Montluel, animés par Raphaëlle Jeantet.

    Sur commande
  • La déclaration des droits du 26 août 1789 à l'aube du XXIe siècle ; entre espoir d'éternité et risque et rupture Nouv.

    Alors que le « Grand débat national » engagé en 2019 fait ressurgir le spectre du passage à une nouvelle Constitution, sur fond d´exigence d´une « meilleure égalité » fiscale et d´une « plus grande participation » citoyenne, la référence - justifiée ou non - à la chute de l´Ancien Régime vient rappeler que cette année accueillera également l´anniversaire des 230 ans de la Déclaration des droits de l´homme et du citoyen de 1789.
    Au premier abord, pourtant, le rejet actuel du régime représentatif ne semble pas atteindre directement ce texte dont le préambule débute par les termes : « Les représentants du peuple français... ».
    La Déclaration aura d'ailleurs survécu à tous les changements de régime survenus depuis la chute de la Monarchie constitutionnelle en 1792, en dépit des nombreuses périodes de mise à l´écart et tentatives de remplacement. Alors qu´elle a longtemps été regardée comme un texte philosophique, elle aura aussi été pleinement saisie par les juridictions judicaires et administratives après la Seconde Guerre mondiale, puis par le Constitutionnel à partir du début des années 1970, se trouvant ainsi portée au sommet de notre hiérarchie des normes en droit interne.
    Cette longévité et cette importance sont a priori le résultat d´une spécificité ou d´un ensemble de spécificités tenant à l´essence de la Déclaration. Mais il semble cependant aujourd´hui nécessaire de reprendre et de pousser plus avant cette réflexion, dans un contexte politique et social de défiance envers la démocratie libérale et non plus d´hommage. Alors qu´à l´échelle du monde 1989 coïncidait avec la chute du mur de Berlin et la fin de la Guerre froide, ou avec le début du processus de suppression de l´Apartheid en Afrique du Sud, semblant ainsi impulser un nouvel élan pour la vision universaliste des droits de l´homme - les « vieilles » déclarations de droits faisant alors office d´étendard -, la période actuelle, dominée par la montée des populismes, paraît bien au contraire dessiner un mouvement de reflux, et à minima une régionalisation différenciée des droits et libertés.
    Or, si en France, plus spécifiquement, les références à la Révolution sont explicites dans le contexte d´aujourd´hui, la Déclaration des droits de l´homme et du citoyen évolue en 2019 dans un ordonnancement juridique et un espace social qui, non seulement ne sont fondamentalement plus les mêmes qu´en 1789, mais ce trouvent à leur tour fragilisés. Ainsi est-il possible de mentionner, pêle-mêle : la concurrence de droits économiques et sociaux liés à l´essor d´un État providence, désormais en recul ; celle d´une influence européenne des droits et libertés d´inspiration anglo-saxonne, semble-t-il parfois dépassée par le développement de l´individualisme et du communautarisme ; ou encore le succès d´un État de droit, néanmoins en proie à l´« hypertrophie » (G. Vedel).
    Tel sera en conséquence le double objet du présent colloque qui cherchera à capter cette essence et cette/ces spécificité(s) de la Déclaration, tout en s´interrogeant de manière sousjacente sur les limites du texte et, peut-être, le point de rupture au-delà duquel il cesserait malheureusement d´être « la » Déclaration de 1789.

    awaiting publication
empty