Nathalie Léger-Cresson

  • « L'amour a fait naufrage. À Paris, sous les toits, la narratrice grave son calendrier comme Crusoé. Elle échafaude aussi d'audacieuses architectures de petites cuillers. Dans son hamac, elle accueille enfants ou amants, échos du dehors, rêves ou cauchemars du dedans. Ce livre est son journal doux-amer, tissant auto et surfiction, réalisme magique, calligrammes et contes cruels, il s'adresse à celui/celle qui le lira peut-être (dis, tu es là ?). Rien ne s'efface, tout s'entrechoque au fil de quatre saisons plus une : quinze ans après, tout a changé. Mais le temps est circulaire et farceur... » N.L.C.

  • Ce livre nous invite à une visite aussi fabuleuse que documentée de la grotte Chauvet-Pont-d'Arc, où notre espèce inscrivit un trésor, il y a 36 000 ans.
    Nathalie Léger-Cresson restitue, avec la passion joyeuse de sa narratrice, la découverte du lieu où résonne la présence des premiers artistes de l'humanité. On plonge alors dans ce chaudron d'émotions, dans cet incubateur de fictions, et les descriptions à la fois précises et jubilatoires ouvrent sur des récits. Les personnages dessinent certaines figures récurrentes: trio d'une mère et de ses deux filles, jeune homme en danger de mort, couple d'amoureux... Leur récurrence à travers le temps et les jeux du langage nous fait toucher, comme rarement dans un livre, la bouleversante permanence de notre espèce.

    «Lire, écouter les savants, prendre le train pour visiter la reconstitution, faire défiler les documentaires et les visites virtuelles à en avoir le tournis... quand c'est à la réalité que tant nous aspirons. Au moins, à voir vraiment de nos vrais yeux la vraie trace réelle d'une présence évanouie. Rien, rien n'y fait, notre désir est impossible à assouvir. Alors chacun s'agite, repeint sa maison, imprime des mains au plafond, s'enterre trois mois dans son jardin, ou écrit. Comme, enfant, on se construit des cabanes, j'ai bricolé ma grotte Chauvet avec les moyens du bord. En écrivant toutes les histoires et bouts de ficelles qui me poussaient de partout, tous les jours, tout le temps.» N. L.-C.

  • La Menace au sérieux joue de différents discours intérieurs qui peuvent s'entrechoquer chez un être, après rupture amoureuse. H et F, l'homme et la femme qui se parlent, sont deux amants qui se retrouvent dans un "au-delà" de l'amour. Ils avancent sur le fil des mots et la langue parfois se cherche ou dérape, entre calembours et lyrisme. Le deuxième personnage féminin M, la Menace, terrorisante, ordonne d'oublier.

  • "Encore et Angkor", un titre joueur et grave, où vibrent la nostalgie et la promesse, le désir charnel, le passé et l'avenir de notre espèce. Un sommaire énigmatique en guise de carte d'état-major, et le voyage commence. D'abord sous le signe d'une transmission mère, fille, mère... Puis nous voilà entraînés dans une traversée où surgissent fragments poétiques, récits, scènes familières ou incongrues : mouvements d'une vie, de femme, qui trouvent leurs échos dans l'Histoire, jusqu'à l'utopie d'une migration de notre monde vers une terre nouvelle. Au centre, la visite d'Angkor, splendeur insaisissable mais entrouverte par un guide écrit à la manière des anciens archéologues. Pour la promeneuse s'y réfléchissent tous les regrets, tous les élans.

  • Imagine. C'est l'été, les vacances. Tu visites la plus belle grotte préhistorique. Le lendemain, un orage éclate. Une sorte de faille spatio-temporelle s'ouvre, et tu remontes le fleuve du temps, à toute allure. Tu es dans la préhistoire ! Tu décides de remonter le fil des générations pour percer le mystère de tes origines. C'est le début d'une incroyable série de rencontres avec des êtres vivants de plus en plus lointains et différents de toi. Chacun d'eux te révèle ce qu'il a transmis à ses descendants, et donc à toi : Marcher debout. Porter ses bébés dans son ventre et échapper aux dinosaures. Vivre hors de l'eau... Tu rencontres même la toute première cellule vivante - dont tu descends, comme toutes les plantes et les animaux. Tu poursuis ton voyage plus loin encore. Car pour savoir d'où tu viens, il faudra remonter jusqu'au début du monde.

  • Un album ludique pour une première approche des mots, l'apprentissage de la lecture et la découverte des dictionnaires, ces énormes volumes qui font un peu peur aux enfants, avec leurs termes parfois compliqués.

  • L'ADN, vous connaissez ? Non, vous croyiez connaître, et il faut vous laisser entraîner dans cet allègre petit conte philosophique, dans cette controverse entre une elle, admiratrice enthousiaste du vivant et de son inépuisable créativité : « C'était bien fait ! » et un lui, l'Amoureux, sceptique presque morose : « La mort pourrit la vie. » Vous découvrirez alors les vertus de cette molécule nichée au coeur des cellules des mouches, pissenlits, pins parasols, anchois, éléphants... et humains, et les aventures de la jeune biologiste, Rosalind Franklin, qui nous la dévoila. Tout est bon dans cette controverse pour parvenir à convaincre l'autre, inventaires et descriptions poético-drolatiques mais documentés, souvenirs très intimes, fictions assez plausibles, récits fantastiques ou fables mythologiques, le tout emporté dans le grand mouvement hélicoïdal à deux brins qui est la langue de l'ADN.

  • Monsieur et Madame ont un jardin tout petit avec une pie dedans qui s'ennuie. Comment faire pour la distraire ? ...

    Le lapin apparaît et leur rend la vie plus belle jusqu'au jour...

    Une histoire simple et symbolique qui parlera aux tout-petits de l'ennui et de l'ouverture aux autres.

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