Mireille Calle-Gruber

  • Claude Simon : être peintre Nouv.

    Claude Simon, avant de devenir l'un des plus grands écrivains du XXe siècle, Prix Nobel de littérature, a été peintre-plasticien avec ferveur pendant plus de vingt-cinq ans, de 1932 à 1960, date de parution de La route des Flandres.Peintures, dessins, photographie, assemblages, collages, tapisserie même, la production fut abondante, accompagnée de notes et carnets : l'ouvrage réunit ici pour la première fois une riche iconographie qui donne à voir des oeuvres dont on ignorait jusqu'à l'existence.Faire oeuvre pour Claude Simon, c'est inventer des formes capables de conjuguer raison et émotion.Cheminant avec le peintre durant les difficiles époques de sa jeunesse, on voit se profiler dans le geste artistique les grands romans à venir.Claude Simon n'a jamais oublié qu'il venait de ces années-là : il écrit comme il aurait voulu peindre.Claude Simon : être peintre est le second volet de la biographie de Claude Simon, Une vie à écrire (Seuil, 2011).

  • Ce livre à l'iconographie abondante, accompagne l'exposition du Musée d'Art Moderne de Collioure et présente pour la première fois les assemblages de papiers découpés sur paravents ainsi que les collages qui furent exécutés dans les années cinquante par l'écrivain Claude Simon. La découverte est triple. Des éléments biographiques éclairent d'un jour nouveau l'époque (1932-1942) où Claude Simon, artiste-peintre installé à Collioure, connaît les vicissitudes de la guerre d'Espagne, de la seconde guerre mondiale et de la Résistance. Sa pratique de l'image, qu'elle soit photographie de graffitis et de bois flottés, ou des découpes-montages de couleurs et de formes, fait apparaître les processus d'une poétique de la composition sérielle. On assiste à la naissance d'un écrivain dont l'oeuvre littéraire exceptionnelle, nourrie de l'ampleur du travail sur l'image et reconnue dès la publication de La Route des Flandres (1960), reçoit en 1985 la consécration du Prix Nobel de Littérature.

  • - Cette toute première biographie consacrée à l'un des derniers prix Nobel de littérature française retrace l'itinéraire d'un écrivain qui en dépit des innombrables thèses qui lui ont été dédiées reste tout à la fois universellement admiré et curieusement méconnu. La haute exigence formelle de cette oeuvre trop souvent jugée ardue a longtemps occulté une évidence qui jalonne toute la production écrite de Claude Simon : son ancrage dans un vécu complexe qui la traverse de part en part et dont elle revisite et décompose livre après livre les ressorts les plus intimes. Issu d'un milieu bourgeois et conservateur, très vite orphelin de père puis de mère, Claude Simon s'est construit dans une relation conflictuelle à ses origines. Il y a l'enfance, bien sûr, récurrente dans son oeuvre, mais également d'autres moments marquants, comme son expérience de la captivité pendant la Seconde Guerre mondiale, dont il rendra compte dans La Route des Flandres. Le refus du roman traditionnel qui l'a trop vite classé dans la mouvance du " nouveau roman " apparaît en ce sens tout à la fois comme une ascèse et comme une tentative sans cesse renouvelée d'explorer les non-dits et les secrets les plus enfouis d'un passé douloureux. Tout le propos de cette biographie richement documentée, et écrite d'une plume alerte et sensible, est de nous démontrer combien la vie de Claude Simon est d'abord et avant tout l'histoire d'une émancipation, et son oeuvre un exorcisme permanent des fantômes de la mémoire.

  • Tombeau d'Akhnaton entrelace en douze scansions, telles les douze portes de la nuit dans le Livre des Morts de l'ancienne Egypte, un récit doublement archéologique : celui d'Akhnaton avec son épouse Nefertiti, le Pharaon hérétique et visionnaire, architecte de la Cité Solaire; et celui d'une généalogie de femmes de la vie ordinaire, en France, dans les événements du XXème siècle. Le roman construit un tombeau au Pharaon sans tombeau et aux mères-aïeules oubliées dans les albums de famille.

    En préface : la lettre d'Assia Djebar qui projetait de tourner un film avec Tombeau d'Akhnaton. Et l'introduction de Mireille Calle-Gruber dédiée aux figures que réunit la même générosité : Akhnaton, Nefertiti, Maria et Aurélie, Shadi, Assia - une surabondance dans le coeur.

  • « Et si le mot était ``consolation'' : la recherche d'une forme où consoler l'inconsolable. » Une voix explore ce qu'elle ne connaît pas, tente de nommer ce qu'elle ne peut connaître que de biais, par des bribes, traces, inscriptions et fragments - récits ou peintures - qu'ont laissés d'autres vivants. Qui cherche-t-elle ? Un homme venu d'Europe orientale, fuyant les pogroms, parlant une langue qu'elle ne comprend pas. Elle ne peut se le représenter que par des reflets, des échos, mendier dans les récits d'autrui une histoire possible : « ... le peintre du nord, arrêté durant la nuit du 20 juin 1944 dans la cité des Flandres, déporté avec le dernier convoi... » ou « ... l'écrivain du sud dont l'oeuvre jeune a débuté juste avant la déclaration de guerre... échappé au convoi, passé à la clandestinité... » La voix des morts, dit-elle, dans ce livre-abîme, ne vit pour nous qu'entre tableaux et romans. Récit, quête de soi, plongée en apnée dans le langage. Célébration de la création - seule consolation à l'existence. Livre magnifique où prose et poésie s'enchâssent pour atteindre l'impossible récit.

  • Le Dictionnaire sauvage Pascal Quignard, ponctué d'affiches ou encore de dessins que l'écrivain effectue cependant qu'il écrit un livre et qui constituent une véritable archive de l'écriture, est l'oeuvre d'un collectif de chercheurs et d'universitaires du monde entier. Près de trois cents entrées, répertoriées par ordre alphabétique et complétées d'une bibliographie exhaustive, offrent des clés de lecture et ouvrent de multiples parcours croisant divers domaines (lettres et arts, sciences, philosophie, langues et cultures antiques et contemporaines, anthropologie) qui sont autant de lieux, pour Pascal Quignard, d'une recherche insatiable de l'âme.
    Pascal Quignard participe lui-même à cette élaboration sous la forme d'un dialogue avec Mireille Calle-Gruber. Dès l'A, il explicite son rapport au savoir, à la bibliothèque qu'emblématise l'exercice du dictionnaire ; le qualificatif de « sauvage » préservant quant à lui la part indomptable de la connaissance et en particulier de la cosmogonie de son oeuvre.
    Ce Dictionnaire, guide à plusieurs voix, dessine une cartographie de l'oeuvre. Volume de ressources et de références incontournable, il est le meilleur garant d'une approche capable de faire prendre toute la mesure de l'interrogation originaire qui se joue au secret de l'écriture de Pascal Quignard.

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  • « Banale. Elle a cette noblesse de la banalité. Elle est invisible ». Ainsi est la dame du camion : personne, c'est-à-dire « tout le monde ». « Elle » a du charisme : pleure sur le prolétariat ; meurt à Hiroshima ; est dans l'empathie avec « Abraham », l'enfant non-juif au nom juif de multitude ; elle bannit les langues de bois, demande ses mots à une grammaire inouïe.
    Comment donner corps à ce que l'on n'entend ni ne voit plus à force de le voir et l'entendre tous les jours ? Comment donner présence à... rien, qui n'est pas rien mais dont on ne sait pas remarquer l'état d'exception ?
    L'oeuvre de Marguerite Duras est habitée d'une ignorance généreuse. Par quoi tout être - il faudrait ajouter toutes choses - est ignorant de l'amour qu'il peut inspirer.
    La noblesse de la banalité est plus qu'une esthétique. C'est un regard qui ne conquiert pas. Qui se laisse dessaisir de son saisissement. Il faut beaucoup s'aimer et beaucoup s'oublier. » Mireille Calle-Gruber

  • Les Tryptiques de Claude Simon présentent une marqueterie de documents pour la plupart inédits : scenarii, découpage technique, correspondance, textes, manuscrits, plans de montage, entretiens, critique littéraire, films, photographies.

    S'ouvrent ainsi, entre littérature, cinéma et peinture, de nouveaux sentiers de lecture par où aborder la création polytechnique et la singulière puissance de l'oeuvre de Claude Simon.

    DVD Triptyque avec Claude Simon (film de Georg Bense, Peter Brugger et Claude Simon) Apostrophes - Claude Simon et Pierre Boulez (présenté par Bernard Pivot)

  • Actes du colloque de la Maison des écrivains.

    Une oeuvre au timbre singulier, exigeante, qui élabore depuis plus de quarante ans, loin des modes médiatiques, son économie propre, ses leitmotiv, une rythmique narrative. Claude Ollier s'est forgé, dans la traversée des lieux et des alphabets de l'Autre, une langue attentive aux mouvements du texte dans sa lettre, aux temps de la phrase, à la composition des voix du récit. Le colloque de la Maison des écrivains compte de ces lignes de force qui font des livres d'Ollier une écriture des plus abouties. Et des plus responsables : car l'inscription poétique ne va jamais chez lui sans l'inscription du politique. Et c'est une rare chance que de pouvoir suivre ainsi les variations d'une écriture qui, tantôt archéologique, tantôt anticipatrice, tantôt complice ou en affinités, et toujours instigatrice d'une grammaire de l'écart, place la lectrice, le lecteur, dans un exceptionnel compagnonnage avec l'écrivain - ce passeur de fables.

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  • Aller aux mystères de la scène du livre, aux temps de l'A.
    Ant, de son avènement, de son effacement, écrire la joie d'aller à l'écriture, de se laisser aller à la joie qu'il y ait de quoi écrire : Hélène Cixous est dans cette enjambée qui la tient à tous les âges du récit. Au comble de l'écriture. Car l'écrivain est à la fois dans le trait - bête de trait au labour du texte - et au point d'illumination où il arrive qu'on ose oser, où il est donné d'oser écrire.
    Le livre est alors la fragile embarcation de traversées vouées à l'inconnu ; l'intrigue, ce sont les menées de la langue lorsqu'elle prend par les racines, fait des rejetons, des combinaisons, révélant nos théâtres intimes les plus enfouis. Nos gisants. Tout est langue : là est le territoire où opérer. Ecrire où ça vibre. Dans la veine du devenir. En prenant le parti de la créature et de la création, le livre inscrit la topologie d'un auteur-fantômes.
    A l'oeuvre, Hélène Cixous veille à déconstruire aussi bien les prisons du moi que les prises d'auteur ; à délivrer aux lecteurs un visa pour l'inconnu-soi. L'" Auteur ", ni auctorial ni autoritaire, est le site des revenants et des partants. Il donne jour, donne vie, donne lieux à naissances. Du café à l'éternité dit tout cela : l'infime et le sublime de l'être-au-monde. Et ces traversées dans l'oeuvre cixousienne s'efforcent de désarmer la lecture, de lui donner les moyens de l'accueil.
    L'envol. Un double dispositif, par suite, s'est imposé, qui permet de jouer des distances. L'analyse procède tantôt avec la longue-vue tantôt à l'aide de la loupe, alternant des plages d'essais interprétant les motifs majeurs de l'oeuvre, et des passages du texte au crible d'un déchiffrement mot à mot. Ce trajet à deux vitesses a semblé le plus apte à rendre compte de la perpétuelle accommodation qui requiert 1'oei1 de la lecture.
    Car celle qui écrit est plurielle ; l'écriture de ses voyages est moins métaphore que phosphore : porteuse de lumière, de feu.

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  • Le 21 novembre 2018, Pascal Quignard a fait don à la Bibliothèque nationale de France d'un ensemble unifié d'estampes, de peintures, de dessins, de manuscrits, de livres inédits, de partitions et d'imprimés. Laurence Engel a souhaité montrer un certain nombre de ces pièces dans une exposition qui aura lieu à la BnF du 7 avril au 7 juin 2020.
    La première partie de cet ouvrage est le catalogue de cette exposition dont Olivier Wagner est le commissaire.
    Dans une seconde partie, ce livre rassemble un essai de Mireille Calle-Gruber sur le don, la reproduction d'un livre inédit de Pascal Quignard, De taciturnis, avec des gravures de Pierre Frilay, et enfin une conférence de Pascal Quignard, intitulée Sur le geste perdu de l'abandon et accompagnée d'une vingtaine de reproductions, ainsi qu'un commentaire sur la Hersé de Poussin. Cette conférence sera prononcée le 6 avril 2020, à la Bibliothèque nationale de France, en ouverture de l'exposition.

  • « Ce qui constitue le sol originaire, le pays natal de mon écriture est une vaste étendue de temps et terres où se déroule ma longue, ma double enfance. J'ai une enfance à deux mémoires. Géographie de ma mémoire généalogique : je me tiens au bord de l'Afrique du Nord. À sa plage. À ma gauche, c'est-à-dire à l'Ouest, ma famille paternelle [...]. Mon Est, ma droite, mon Nord : c'était le paysage de ma mère. C'est un arbre très haut avec de nombreuses branches... » H. C.

    « De livre en livre, Hélène Cixous s'est construit tout un ensemble de registres et de clefs. Toute une gamme : à jouer, à monter et descendre. Gamme de possibles, gamme musicale. Do ré mi fa sol la si. C'est une échelle de Jacob, échelle de cordes vocales, toujours plus haut reprise, qui porte à l'ascension du ciel... » M.C-G

  • «Cela sentait comme une fleur, comme une jeune fille, comme peut sentir la chambre ou plutôt le tombeau, le sarcophage d'une toute jeune fille que l'on y aurait conservée intacte quoique prête à tomber en poussière au moindre souffle".
    C'est ainsi que Claude Simon évoque sa tante paternelle, Artémise Simon dite "Tante Mie" dont il fait le personnage principal de L'Herbe, "Marie ,extraordinaire d'abnégation et de générosité", et dont l'histoire nourrit plusieurs de ses livres.
    Le meilleur portrait de Tante Mie, Claude Simon sait que ce sont les carnets de compte de la vieille dame, qu'il a conservés, insérés dans ses textes, et versés à ses archives.
    Les Carnets de Tante Mie, qui restituent les gestes de la vie minuscule jour après jour, donnent un éclairage puissant sur la création littéraire : le compte des dépenses et les comptes du temps, se révèlent être le seul "journal intime" possible pour la modestie d'Artémise.
    Il faut lire minutieusement la minutie des Carnets de Tante Mie : ils forment la trame d'une existence;
    Ils en sont le tombeau.

  • Dans la préface, Pascal Quignard explicite lui-même son rapport au savoir, à la bibliothèque qu'emblématise l'exercice du dictionnaire ; le qualificatif de « sauvage » préserve quant à lui la part indomptable de la connaissance et en particulier de la cosmogonie de son oeuvre. Le Dictionnaire sauvage Pascal Quignard sera un volume de ressources et références incontour-nable, dessinant une cartographie de l'oeuvre. C'est un guide à plusieurs voix qui donne accès aux mondes de l'écrivain.Cet espace multiple est le meilleur garant d'une approche capable de faire prendre toute la mesure de l'interrogation originaire qui se joue au secret de l'écriture de Pascal Quignard.Le Dictionnaire sauvage Pascal Quignard est l'oeuvre d'un collectif de chercheurs et d'universi-taires du monde entier : ils signent des entrées qui offrent des clés de lecture dans divers domaines - lettres et arts, sciences, philosophie, langues et cultures antiques et contemporaines, anthropo-logie -, domaines dont la multiplicité forme l'essence même du travail de Pascal Quignard.

  • Il pleut sur Venise. Sandra aperçoit Giacomo qui traverse le campo de Santa Maria Formosa. Il ne l'a pas vue. Elle le suit à son insu. La silhouette du jeune homme a des similitudes avec les jeunes chorèges de Carpaccio. La nuit descend sur une ville féérique. Jeux d'ombres, demi-teintes, mystère des lieux et des personnes. Tout devient personnages.
    Le roman-scénario fait appel aux puissances du cinéma qui est l'art de faire venir les fantômes. Fantômes d'une époque où la Cité la plus orientale d'Occident rêve l'harmonie impossible et se leurre de Beauté.

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  • « ne me laissez pas seul avec mes paroles j'ai le plus grand besoin de vos images permettez-moi de voir en votre compagnie » Telle est la prière en forme de balade que Michel Butor adresse à ses amis artistes et qu'il intitule « Requête aux peintres sculpteurs et Cie ». Ce poème dit pleinement la relation que l'écrivain a entretenu depuis 1962 jusqu'à sa mort en août 2016, avec un monde de créativité où la rencontre des techniques et des imaginaires façonne entre les arts et la littérature des croisées inédites.
    Les oeuvres complètes de Michel Butor, publiées en 12 volumes à La Différence, réunissent tous ses écrits, lesquels sont recomposés en volumes, sans les images, les formes et les couleurs qui les ont suscités, et qui constituaient d'abord des livres d'artistes et des oeuvres en collaboration, en très peu d'exemplaires. Les Cahiers Butor donnent la chance de connaître cette création première et d'en restituer le jaillissement qui est dialogue et des imaginaires et des mots. Ils offrent le complément indispensable aux oeuvres complètes, lesquelles demeurent incomplètes sans la présence épiphanique des compagnons de route.
    Compagnonnages, le premier numéro des Cahiers, désigne le cheminement de Butor et de ses partenaires artistes qui, liés par l'amitié, l'expérimentation et l'apprentissage mutuel, tels les Compagnons artisans, découvrent ensemble les secrets du métier.

  • Au moment venu de lui exprimer notre reconnaissance, et la dette qu'envers lui nous avons du don de ses travaux, nous avons choisi de faire écho et d'offrir à Bernard Alazet un livre de résonances : Les Écritures paradoxales de la passion.

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  • ASSIA DJEBAR, écrivain algérienne de langue française, membre de l'Académie française, porte-voix d'une mémoire culturelle fabulée de mères en filles, se désigne elle-même comme « diseuse », « scripteuse », « passeuse ».
    La tradition littéraire est le corps vivant de cette promesse de transmission que les violences de l'histoire d'Algérie rendent urgente et où se disent ensemble la césure des guerres coloniales, l'exil linguistique, la dépouille autobiographique ; mais aussi le partage, la sororité et le douloureux héritage de la déshérence des femmes en Islam.
    Dans le présent ouvrage, des universitaires et des écrivains explorent, en sa compagnie, l'oeuvre d'Assia Djebar.
    On y trouvera aussi de nombreux inédits dont l'intégrale du Discours d'entrée à l'Académie Française.

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  • Ce Colloque propose une réflexion sur deux genres littéraires : la biographie et l'autobiographie.

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  • « Quand un homme meurt un chapitre n'est pas arraché au livre mais traduit dans un langage autre . Le mot exact qu'emploie John Donne est translation . Le destin humain est fait de neuf métamorphoses, de quatre translations, de trois silences. » Pascal Quignard marque ainsi, dès l'ouverture, les enjeux de l'interrogation originaire qui se trouve au coeur des études issues du colloque Cerisy (9-16 juillet 2014) et réunies dans cet ouvrage. Explorant les mutations de l'écriture et des genres littéraires dans leur frayage avec les formes de l'art peinture, arts plastiques, musique, théâtre, danse, cinéma ainsi qu'avec les extraordinaires découvertes scientifiques, Pascal Quignard. Translations et métamorphoses est une méditation sur les gestes de connaître et sur les mystères du vivant. L'ouvrage fait aussi écho à d'autres activités proposées lors de cette rencontre : - deux entretiens de Pascal Quignard avec Jean-Claude Ameisen et Benoît Jacquot. - un cahier iconographique avec les oeuvres de Jean-Paul Marcheschi. - un cd-audio : Récit-Récital de Pascal Quignard et Jean-François Détrée (organiste) à la Cathédrale de Coutances ; lecture de Pascal Quignard à l'Abbaye d'Ardenne (IMEC) ; lecture par les neuf traducteurs des traductions en neuf langues d'une page de Mourir de penser.

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