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  • Pendant la minorité de Louis XIV, sur fond de disette et d'épidémies, l'opposition politique se déchaîna contre le gouvernement d'Anne d'Autriche et du cardinal Mazarin. Ces cinq années (1648-1653) de troubles s'appellent la Fronde.
    Des villes et des provinces entières entrèrent en dissidence jusqu'à tourner à la guerre civile. Et c'est non sans mal que la monarchie parvint à en venir à bout. De ces évènements, on retient habituellement quelques épisodes dramatiques tels les barricades de Paris (août 1648) ou la bataille du faubourg Saint-Antoine (juillet 1652). À l'appui des meilleures sources, Michel Pernot dément l'idée longtemps soutenue que la Fronde serait une révolution manquée.

  • Henri III fut un souverain très impopulaire de son vivant parce qu'il ne correspondait pas à l'idée du roi de France telle que ses sujets la concevaient. Perçu comme un prince pusillanime et un dévot hypocrite, il entretenait à grands frais une cour brillante et faisait peser sur les contribuables une fiscalité écrasante.
    Pour l'historien, Henri III fut un prince épris de paix, soucieux d'épargner à son peuple les horreurs de la guerre civile. Les fêtes de cour, ballets et mascarades devaient réconcilier catholiques et protestants. Il fut aussi un souverain réformateur, désireux de remédier aux abus et aux dysfonctionnements de l'État et de l'Église. Enfin, doté d'une réelle intelligence politique, Henri III définit très clairement les conditions nécessaires à l'extinction des guerres de Religion.
    Un livre novateur et inspiré.
    Isabelle Schmitz, Le Figaro Histoire.
      Prix Guizot de l'Académie française et prix Brantôme.

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  • Cet ouvrage collectif fait suite à un colloque qui s'est déroulé en mai 2017 dans les Landes. Il embrasse des aspects techniques (les installations), sociaux (des dirigeants aux ouvriers) et patrimoniaux (musées et mise en valeur des sites) sur le thème de la sidérurgie. Cette activité industrielle, relativement florissante aux XVIIIe et XIXe siècles en Aquitaine, s'est amenuisée dans la première moitié du XXe siècle pour finir par disparaître après la Seconde Guerre Mondiale. Des traces subsistent sur le terrain et dans les souvenirs des femmes et des hommes qui - en contexte rural - ont passé leurs vies professionnelles dans des usines. Il s'agit de documenter et de rendre hommage à cette mémoire locale d'industrie qui tend à s'effacer.
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  • Un regard sur le grand âge à travers la vie d'une femme (1919-2008) et les époques.

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  • Le dépôt de vaisselles de bronze d'Évans (Jura) a été découvert fortuitement en juin 1998 dans une doline proche de la vallée du Doubs. Ce lot exceptionnel de quarante-neuf récipients au moins représente à l'échelle européenne l'ensemble le plus important de vaisselles métalliques du Bronze final par le nombre et par la variété des récipients qui le composent. À côté de formes classiques comme les coupes et tasses de Kirkendrup-Jenišovice, de Fuchstadt et le chaudron, cet assortiment comprend en outre des récipients uniques, comme la jarre biconique, ou jusqu'ici connus en quelques unités seulement comme les bouteilles, les passoires et les puisoirs. Il constitue ainsi un référentiel typologique étoffé de cette catégorie de biens de prestige. Sa position géographique dans le contexte de la culture Rhin-Suisse-France orientale, très excentrée vers l'Ouest par rapport aux autres grands dépôts européens de vaisselles métalliques, constitue une nouveauté. Un bilan des vaisselles métalliques contemporaines représentées en France et dans le domaine lacustre suisse permet d'évoquer, à l'échelle de l'Europe, la complexité des pratiques de dépôt et de leur dynamique évolutive tant du point de vue de la chronologie que de la géographie. Le dépôt d'Évans offre l'opportunité de revisiter plusieurs questions, souvent débattues, quant à la fabrication, la diffusion et la symbolique de ces ustensiles particuliers dont la maîtrise technologique et les savoir-faire mis en oeuvre font ici l'objet d'un développement approfondi. Parmi les questions posées, celle de l'origine des vaisselles est primordiale pour la lecture et la compréhension d'un tel ensemble. Déjà illustrée par le dépôt de Blanot, la distinction entre une production « orientale » et une production « occidentale », ne vient pas ici à l'encontre des hypothèses déjà émises, bien que l'approche du cheminement de ces produits à l'échelle de l'Europe, ainsi que celle des modèles et des copies et des transferts de technologie, restent encore largement ouvertes. À cet égard, les différents modèles de coupes et tasses de Kirkendrup-Jenišovice, qui représentent ici les deux-tiers de l'ensemble, constituent une base d'analyse privilégiée. Le dépôt d'Évans nous invite aussi à nous interroger sur l'aspect social des dépôts de vaisselles de prestige. Offrandes aux divinités, services d'apparat ou liturgiques pour les uns, récipients « désacralisés » incorporés par fragments dans des dépôts de recyclage pour les autres, ces assemblages non aléatoires sont au centre de plusieurs pistes d'interprétations et d'interrogations qui peuvent refléter tout à la fois des aspects fonctionnels et symboliques, et se distinguer par la diversité du choix et de la disposition des objets qui les composent. Dans une logique d'appropriation et de sacralisation des territoires, la position du dépôt d'Évans, sur deux axes majeurs de franchissement du Jura central et de circulation entre Rhône et Danube, nous conduit enfin à replacer cet ensemble hors norme dans son contexte territorial et culturel, au contact des différentes zones d'influence des groupes de la culture Rhin-Suisse-France orientale aux XIIe-Xe siècles avant notre ère.

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