Michel Gad Wolkowicz

  • Cet ouvrage interroge la transmission comme processus psychique, décision, éthique. Et l'analyse aussi en creux au travers ses échecs, ses avatars, ses formations pathologiques.

    La transmission est au coeur de tous les discours : mémoire, histoire, valeurs, savoirs. Elle est d'abord un processus psychique, une décision, une éthique politique et culturelle, avant de représenter des contenus. La transmission est essentiellement abordable en négatif, au travers ses échecs, ses avatars, ses formations pathologiques, individuelles et collectives. Elle est aussi au centre d'une clinique du contemporain, se manifestant en symptômes que cet ouvrage se propose d'analyser.

    Problématiques anorexiques, addictives, états paranoïaques marqués par le déni, idéologies totalitaires et génocidaires, rejet de l'altérité... Il s'agirait d'interroger la transmission, en creux, dans l'entre-deux, des sexes, des générations, comme processus infini engageant symbolisation, conflictalisation des identifications, individuation...

    Groucho Marx demandait « Pourquoi ferais-je quelque chose pour les générations suivantes, car qu'ont-elles fait pour moi ? », disant sous la forme de l'humour la responsabilité réciproque, l'ambivalence et le libre-arbitre, participant du processus de la transmission.

    Cette thématique convoquera les divers champs disciplinaires, la psychanalyse et la psy-chopathologie, le droit, l'histoire et les sciences géopolitiques, l'anthropologie et les sciences humaines, sociales et du vivant, la littérature et les arts plastiques et cinématographiques...

  • Le « sujet » est au centre de la clinique du contemporain. De sa construction dans l'enfance et l'adolescence, des processus de symbolisation, d'identification et de subjectivation... dépend le rapport à la réalité. Du nouage du sujet de l'inconscient et du sujet collectif va naître le sujet politique : le citoyen capable d'assumer une responsabilité individuelle et collective, une liberté responsable, une éthique de la vérité historique et psychique.
    Cet ouvrage, en questionnant « le sujet face au réel », est au coeur des problématiques sociétales et des enjeux civilisationnels. Face à la perversion totalitaire et à la terreur destructrice, les auteurs interrogent les faiblesses de nos démocraties : la peur, la haine, le conformisme groupal, la bienpensance, l'« amour des certitudes » ou le déni du réel.
    Les questions de l'identité, de l'appartenance, de ce qu'est un peuple, du rapport au désir et à la Loi sont omniprésentes dans le débat et les conflits aujourd'hui, au travers de celles des frontières, de la nation, de la parentalité. Cette préoccupation ne serait-elle pas symptomatique d'une transmission brisée, d'une désespérance du sujet à « faire parler le destin » ?
    « Pourquoi me préoccuperais-je des générations suivantes, qu'ont-elles fait pour moi ? » se demandait Groucho Marx, qui nous dit en creux, et avec l'humour, quelque chose d'une transmission conflictualisable, créatrice, du désir et d'une responsabilité réciproque entre générations.
    Sont convoqués ici des auteurs de référence, psychanalystes, médecins, historiens, philosophes, géopoliticiens, juristes, économistes, scientifiques, littéraires et artistes plasticiens et cinéastes...

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  • Entre rêve et réalité (s), entre idéal du moi et surmoi, entre symbole et symptôme, lieu transcendant du primat de l'Autre, ou au contraire objet d'envie mimétique et d'identifications projectives massives, Jérusalem actualise un enjeu imaginaire et symbolique fondamental.
    Cet ouvrage met à l'oeuvre des questions essentielles : Comment se constituent un peuple et une identité intérieure ? Comment s'élaborent un récit et une vérité historique ? Comment se construisent le sujet politique et un certain rapport à la Loi et à l'indéfini de la pensée ?
    Souvent détruite mais néanmoins vivante, souvent conquise mais toujours souveraine, cette capitale de la survie possède deux visages, deux destins, à en croire les légendes anciennes : Jérusalem terrestre, Jérusalem céleste. L'une, visible, évoque deuil et lamentation. L'autre, insaisissable, apporte paix et éternité. Et c'est une véritable pelote d'épingles de symboles, où l'espace sacré est enchevêtré entre les différentes confessions qui s'y sont disposées, chacune à leur tour faisant de Jérusalem un palimpseste, s'y écrivant les unes par rapport aux autres, se concurrençant.
    Venus de la psychanalyse, l'histoire, le droit et l'économie, la philosophie, la sociologie, l'anthropologie, la géopolitique, les sciences politiques et sociales... les auteurs de renom réunis dans ce nouvel ouvrage de L'Association Internationale Inter-Universitaire Schibboleth - Actualité de Freud - s'attachent ensemble à mieux cerner les contours de cette ville qui déplace, concentre, plus que jamais, un vrai abcès d'angoisse et de passions, de conflits.

  • La cruauté ferait-elle partie des tendances élémentaires avec lesquelles chaque homme, chaque société doit composer ? Enjeu dans le développement de l'enfant, dans certaines expériences adolescentes, dans le rapport à l'autre, on la retrouve aussi dans les étapes d'une civilisation, dans les rituels structurant la vie d'une société et des sociétés ensemble (le sacrifice, la guerre.) ou encore dans l'art, dans la littérature. La place que lui font une époque, une pensée, peut caractériser un état de civilisation et de culture - ou de barbarie.
    Omniprésente dans le monde contemporain, elle se manifeste dans la vie politique, dans l'espace du travail, scolaire, médiatique, virtuel, mais aussi dans l'univers familial. C'est pourquoi, dans cet ouvrage, la cruauté n'est pas pensée comme une abstraction métaphysique ou sociologique, mais comme une réalité psychique, affectant des sujets (individus et groupes) bien réels.
    Banalité du mal, pulsion de mort, emprise, destructivité, sadisme. Plus de 30 intellectuels (historiens, philosophes, psychiatres, psychanalystes, sociologues.) s'attachent ensemble à aborder notre époque en considérant la cruauté comme une notion psychopathologique, comme un indice culturel et comme un symptôme du « Malaise dans la civilisation ».

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  • Les Fondements du Symbolique, aujourd'hui, dans le sillage d'Imago et de la démarche freudienne, visent à définir et étudier le Symbolique, pour en dégager les invariants et universaux, éventuels ou potentiels, susceptibles de produire un processus de symbolisation et de sublimation, aussi bien que les refus, résistances et entraves à celui-ci dans le fonctionnement psychique de l'individu, des relations inter-humaines et sociales et au niveau de la construction du collectif.

    Sont ainsi convoqués la place éthique des sciences humaines et du discours de la science, une réflexion sur le monothéisme, ou les « monothéismes », les biotechnologies, les « nouvelles » parentalités, les formations intermédiaires, les « frontières », les passages, les groupes et espaces trans-subjectifs, les aires culturelles, le transgénérationnel, les institutions (l'enseignement, la Justice, le travail, l'Armée, la Religion, le Sport, etc.), les modalités modernes de communication et de constitution des communautés, de la horde au groupe, du groupe à la famille, les réseaux, l'identité et les sentiments d'appartenance ; le développement de l'enfant et les organisateurs psycho-socio-sexuels de l'adolescence, la fonction du jugement, le don et le sacrifice, le rapport en Droit entre les procédures et les relations symboliques ; la « règle fondamentale » dans la situation psychanalytique ; et jusqu'aux processus de symbolisation et de figuration dans la création artistique, dans l'art cinématographique, chez Kafka, Mallarmé, Dostoïevski, etc.

  • Quel funeste dessein la civilisation occidentale contemporaine nourrit-elle depuis que le nom de Shoah y est devenu aussi sacré que celui d'Israël est honni ? Cet ouvrage s'attache à penser la relation paradoxale entre l'omniprésente commémoration de la Shoah et la généralisation de la délégitimation de l'existence de l'Etat d'Israël. Pourquoi commémorer la destruction du Peuple Juif est-il si important pour la civilisation occidentale ? La constante obsession des Juifs ne participe-t-elle pas fondamentalement de l'antisémitisme ? Point de fascination et point aveugle de l'Occident...
    Plus de 30 intellectuels de renom (historiens, philosophes, psychiatres, psychanalystes, sociologues, politologues...) s'interrogent sur cet étrange paradoxe. Ensemble, ils s'attachent à historiciser l'extermination massive des juifs dans le cours de la culture européenne, à évaluer les effets de son enseignement, la temporalité du traumatisme, les processus de représentation et de transmission, ainsi que les déviances du "devoir de mémoire".
    Ils questionnent aussi cette paranoïa de masse se manifestant au travers l'obsession des Juifs et du nom d'Israël qui caractérise l'antisémitisme. Quelle est la place de la "figure du Juif" dans l'imaginaire, dans les discours contemporains, politiques, médiatique, artistique, littéraire ? L'interrogation majeure portera sur l'universalisation et la sacralisation progressive de la Shoah, l'abstraction du symbole "Auschwitz" aboutissant à toutes les inversions victimaires et substitutions possibles des légitimités

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  • La psychologie sociale, ou psychologie de masse est un moment crucial pour chaque homme (pour son individuation) et pour l'espèce humaine (pour sa perpétuation) ;
    Parce qu'on se construit dans un rapport aux autres, parce qu'il n'y a pas de pensée sans échange, parce qu'il n'y a de sujet, aujourd'hui et maintenant, qu'inscrit dans une filiation.
    Transmettre cette réflexion, cette ambition est une gageure, pris chacun dans les turbulences, attractions et distractions des phénomènes de masse - ils imprègnent nos vies, nos idées, nos gestes, notre langage même. Un livre à lire et à relire à chaque fois qu'une information, un flash Spécial, ou un titre en corps 120 dans vos journaux annoncent une nouvelle catastrophe : la disparition de l'euro, la crise, Fukushima ou DSK, éteignait votre téléviseur, fermez votre journal et lisez plutôt La psychologie de masse aujourd'hui....

  • A l'instar des visages, les noms nous identifient, ils portent l'histoire des ancêtres et se portent, voire se transportent de génération en génération : transmission du patronyme, du nom dit de famille.
    Les noms " collent à la peau " et à vouloir s'en séparer, ils reviennent comme des signifiants de l'origine. Dans la tradition juive, le nom apparaît comme vecteur de sens. Le premier acte d'Adam, écrit la Genèse, est de nommer tous les animaux et tous les oiseaux que Dieu avaient créés, puis de nommer sa femme Eve. A faire la route (de l'exil), nombreux sont les juifs qui ont changé un " nom à coucher dehors " car ce nom, parfois difficilement prononçable, les identifiait comme venant d'ailleurs, risquant de freiner leur intégration et leur promotion sociale.
    Avec l'espoir que franciser son nom pourrait éviter de nouvelles persécutions. Comment les noms nous identifient-ils ? De quels lieux sont-ils l'écho ? De quelle manière nous approprions-nous nos noms ? Et quel regard les autres portent-ils, au fond, sur notre patronyme ?

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