Langue française

  • "Voici le livre qui manquait et que l'on attendait, celui qu'il fallait écrire parce qu'il n'existait pas : il retrace en un seul volume, et en un peu moins de 400 pages, toute l'histoire de la littérature française, depuis la Chanson de Roland jusqu'aux écrits de Sartre, de Malraux et du général de Gaulle.



    L'auteur nous offre le fruit de trente ans d'expérience dans l'enseignement de la littérature française. Son ouvrage prend la forme d'une narration argumentée et chronologique, organisée en trois grandes parties. Référence pour les étudiants en lettres, c'est aussi un livre passionnant et instructif à destination du grand public ; chaque lecteur pourra y suivre le chemin parcouru par la littérature française au cours des siècles.



    Est décrit dans cette Histoire tout ce qui fait la richesse et la particularité du patrimoine littéraire en français : les courants qui se sont développés en son sein, les évolutions qu'il a connues (tant pour la forme que pour le fond), les grands textes qui l'ont illustré, les apports de l'étranger qui l'ont influencé."

  • La libération sexuelle passe pour un des biens les plus précieux de notre "modernité" et apparaît indissociable du progrès de l'humanité. Pour bien saisir la nature, les présupposés et les implications de l'utopie de la libération sexuelle, il convient d'en retracer l'histoire. Souvent liée à Mai 68, cette utopie possède des origines beaucoup plus anciennes, rappelées ici, puis les discours des apôtres contemporains de l'amour libre sont examinés sous toutes leurs facettes.

  • Dans Les Sacrifices de l'amour (1771), le romancier Claude-Joseph Dorat définit le XVIIIe siècle comme une époque où les hommes cherchent à séduire les femmes « pour obtenir le droit de les mépriser ». Pareil propos à de quoi surprendre : aujourd'hui, on a plutôt l'habitude d'entendre parler élogieusement du libertinage des Lumières, qui aurait fait éclater le corset moral et religieux qui réprimait les désirs sexuels. Mais faut-il vraiment associer « libertinage » et « liberté » ? Le présent ouvrage voudrait rendre la parole, sur ce point, aux écrivains du XVIIIe siècle. Leurs écrits suggèrent que, pour comprendre les enjeux du libertinage, il faut replacer celui-ci dans le temps long d'un affrontement entre les deux sexes qui dure depuis l'aube de l'humanité. L'Éros des Lumières correspond à une stratégie mise en oeuvre par les hommes pour exercer sur les femmes une domination sans partage. Sous le prétexte d'inviter celles-ci à prendre leur part dans les plaisirs amoureux, les séducteurs tendent un piège au sexe féminin : la sophistique libertine s'emploie à faire de chaque femme une esclave heureuse, asservie à la toute-puissance masculine, rendue disponible à merci et forcée de reconnaître pour seul et unique maître, le phallus.

  • Sur la base d'un adage fameux, les spécialistes de littérature comparée assimilent souvent l'histoire des traductions et de la réception d'une oeuvre étrangère à l'histoire des trahisons successives, et variées, de cette oeuvre, l'examen d'un cas comme celui de Gérard de Nerval montre que l'on pourrait presque en dire autant de la survie d'un écrivain, dans sa propre langue et dans son propre pays.
    L'histoire des trahisons de Nerval, en France même, reste à écrire, et le présent ouvrage voudrait en poser certains jalons.
    Ce manuel bibliographique se propose d'introduire le lecteur à la problématique de l'édition nervalienne. A propos de chacun des oeuvres de Nerval, sont ici fournies l'indication des sources manuscrites (autographes ou non) ainsi que les références de toutes les éditions -articles ou volumes - parues avant ou après la mort de l'auteur.
    L'ouvrage examine également en quels termes se pose la question du " texte définitif " ; enfin, il cherche à retrouver le texte dont s'inspirent les éditions posthumes et le degré de fidélité de celles-ci.
    Publiées sous l'égide du Centre de Recherches Nerval des Facultés Universitaires Notre-Dame de la Paix, les Etudes nervaliennes et romantiques accompagnent les oeuvres complètes de Gérard de Nerval, édition chronologique qui rend à l'écrivain sa cohérence, et s'est achevée en trois volumes dans la bibliothèque de la Pléiade.

  • De curieuses chimères sont entrées dans l'arène de la poésie française, au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle : le poème en prose et le vers libre. Mais la poésie peutelle être en prose ? Et le vers peut-il être libre ? La présente étude s'applique à répondre à ces questions. Elle s'attache aussi à établir les circonstances qui ont entraîné - en nombre - les écrivains vers ces formes surprenantes. Enfin il faut se demander, de surcroît, pourquoi celles-ci ont connu leurs heures de gloire au moment précis où la « modernité » esthétique a pris son essor dans le champ littéraire. Quels sont les rapports qu'entretiennent poèmes en prose et textes en vers libres avec ladite modernité, qui règne toujours aujourd'hui

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  • Du classicisme au realisme - une histoire de la litterature francaise (xviie-xxie siecles) Nouv.

  • Les études réunies dans le présent volume concernent toutes la vie et l'oeuvre de Gérard de Nerval. Elles se fondent notamment sur des dépouillements effectués dans les journaux et périodiques du XIXe siècle et elles ont pour objectif d'enrichir ou, en d'autres cas, de préciser nos connaissances sur l'auteur d'Aurélia. Elles prolongent, approfondissent, voire complètent en ce rtains points, des enquêtes bio-bibliographiques antérieures, dont les résultats ont nourri les travaux publiés par Michel Brixdepuis 1986 (ainsi Nerval journaliste, le Manuel bibliographique des oeuvres de Gérard de Nerval, et - avec ClaudePichois - le Dictionnaire Nerval).

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  • « The acutest critic the world has seen » : le critique le plus pénétrant, le plus fin, qu'on ait jamais vu. L'éloge vient d'un orfèvre en la matière, Henry James, au début de l'article que le romancier américain consacra en 1875 à Sainte-Beuve. Les Français sont restés sourds, malheureusement, à cette déclaration et le XXe siècle a vu au contraire l'étoile du critique des Lundis singulièrement pâlir. Cautionnée par Proust et par Malraux, ratifiée par les pontifes de la « nouvelle critique », la condamnation de Sainte-Beuve et de sa « méthode » semblait d'autant plus indiscutable que ses oeuvres n'étaient plus accessibles. C'est un triste constat : ni les Portraits contemporains ni les Causeries du lundi ni les Nouveaux lundis n'ont fait l'objet, au XXe siècle, de la moindre réédition. Depuis une vingtaine d'années, pourtant, on assiste simultanément au reflux de la « nouvelle critique » ainsi qu'à un renouveau éditorial autour de Sainte-Beuve. La présente édition des Portraits contemporains vient donc à son heure pour offrir au lecteur moderne, qui voudra s'y plonger, une source irremplaçable de connaissances sur le romantisme français, une réflexion sur le statut de la littérature, et une leçon d'indépendance intellectuelle.

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  • Conçu à l'intention des étudiants en philologie romane, ce guide veut les aider à mener à bien leurs travaux en histoire de la littérature française tout au long de leurs études. Il s'adresse aussi aux chercheurs et aux enseignants qui abordent ce domaine. En outre, chacun y trouvera dans ce domaine des renseignements sur les richesses et sur l'organisation de la Bibliothèque universitaire Moretus Plantin, à Namur.

  • " Le nez de Cléopâtre : s'il eût été plus court, toute la face de la terre aurait changé.
    " Cette "pensée" de Pascal, bien connue, sert à étayer la thèse selon laquelle les faits historiques dériveraient de causes fortuites et aléatoires : si Cléopâtre n'avait pas été aussi belle, Antoine aurait gardé sa clairvoyance, aurait vaincu à Actium (31 avant J.-C.), et " la face de la terre aurait changé ". Semblable conception de l'histoire, pourtant, n'est pas unanimement partagée : certains pensent, en effet, que l'issue de la bataille d'Actium, ou de n'importe quel affrontement majeur, n'a pas dépendu du comportement privé d'un homme, mais bien de lois supérieures qui règlent le déroulement des choses et où les humains n'entrent pour rien.
    Ces deux conceptions de l'histoire s'affrontent depuis la Renaissance, dans un débat retracé ici, qui tourne autour des mêmes questions essentielles : l'histoire est-elle le domaine du contingent et de l'irrationnel, ou le lieu du sens ? Les événements du passé devaient-ils arriver ou sont-ils advenus par hasard ? Faut-il en chercher les causes dans des principes indépendants de l'action des hommes et de leur libre-arbitre ? Le futur, voire la fin de l'histoire, sont-ils écrits ? L'humanité a-t-elle un Destin ? Historien lui-même (Port-Royal), Sainte-Beuve est maintes fois revenu sur ces questions : on ne pouvait donc trouver, dans ce parcours, meilleur guide que lui.
    Enfin, Michel Brix nous invite également à un surprenant voyage dans la littérature - non seulement française, mais aussi européenne.

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  • Dès la mort de Flaubert, s'est imposée très vite l'idée que les romans éminemment novateurs de cet écrivain constituaient une rupture radicale dans l'histoire de la création littéraire : l'auteur normand semblait avoir rendu caduques, définitivement, les principes esthétiques qui prévalaient avant lui. Et l'unanimité s'est faite, aujourd'hui, pour reconnaître que l'oeuvre de Flaubert marque le début d'une ère nouvelle de la narration et de la représentation : l'auteur de Madame Bovary est le père de la fiction contemporaine, celle qui met notamment l'accent, non sur l'événement raconté, mais sur la manière dont cet événement est raconté. Or, ce roman «nouveau », moderne, connaît bien des problèmes, et l'on entend beaucoup parler de la crise de la fiction en français. D'où cette question, à laquelle le présent essai s'attache à répondre : les réorientations imposées par Flaubert, puis par ses disciples, à la pratique romanesque ont-elles conduit celle-ci dans des voies fécondes ou dans une impasse ?

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