Michel Balard

  • À partir du XIe siècle, l'idée de croisade s'insère au coeur de la société chrétienne et constitue tout au long du Moyen Âge le moteur de l'expansion de l'Occident dans le monde méditerranéen. Plus que jamais, il est nécessaire de comprendre les raisons et les conséquences, de part et d'autre de la Méditerranée, d'un épisode historique sans précédent qui a duré quatre siècles.
    Cette synthèse interroge les origines et la nature de ce phénomène, entre « pèlerinages en armes » et migrations de populations, et en montre la complexité à travers les diverses grilles de lecture qui ont été appliquées au sujet : économiques, démographiques, religieuses, politiques. Elle montre comment, loin d'apporter les résultats escomptés ni permis les rencontres entre les cultures, ces campagnes ont d'abord servi la chrétienté à prendre conscience d'elle-même. Présentant le film des huit croisades, l'ouvrage met en lumière la tradition du pèlerinage vers Jérusalem et le développement de l'idée de guerre sainte dans la pensée pontificale. Il montre également que chez les hommes de la Croisade, la quête de Jérusalem ne peut être séparée de la gloire et de la fortune qui se réalisent dans la création d'États latins en Orient, prémices de la colonisation moderne.
    Une cinquantaine de cartes et documents iconographiques facilitent la lecture de ce volume qui propose par ailleurs et double index et une riche bibliographie.

  • Panorama chronologique de l'évolution institutionnelle, économique, sociale et culturelle des États latins d'Orient depuis la première croisade de Pierre l'Ermite, en 1096. Au-delà de l'histoire de la Syrie franque, c'est une analyse des rapports entre chrétiens d'Orient et musulmans au Moyen Age.

  • « La France se nomme diversité ». Lorsque Fernand Braudel étudiait l'identité de la France, il relevait à quel point « nos petites patries » pouvaient être dissemblables. Il constatait que l'une d'entre elles, l'Ile-de-France, a joué un rôle éminent et unificateur à travers toute l'histoire de notre pays. C'est ce rôle que la Fédération, en organisant à Saint-Maur son XVe Colloque d'Histoire régionale, a voulu approfondir, après tant d'autres. La région francilienne, comme on la nomme aujourd'hui, a bénéficié d'un ancrage central et ancien dans la nation France. Elle a abrité le domaine des premiers rois capétiens, bénéficié d'une richesse agricole sans pareille, de transports aisés depuis les premières voies romaines jusqu'aux routes nationales et aux voies ferrées rayonnant et convergeant vers Paris. Elle a surtout accueilli la permanence du pouvoir, malgré quelques errances de nos gouvernants au Moyen Age et à la Renaissance. Elle a fourni à l'État une grande partie de ses serviteurs, établis dans les grandes institutions nationales, a accueilli l'élite des lettres et des arts et a largement contribué à la diffusion du sentiment national, en organisant la défense de la patrie menacée et la commémoration des victoires remportées sur l'ennemi.
    Que ce soit à travers des événements d'une portée nationale, ou à travers la biographie de quelque grand créateur d'Ile-de-France, il nous est apparu essentiel de mettre en évidence quelques aspects du rôle central de notre région dans nombre de domaines : des institutions et des lieux de pouvoir au marché de l'art, de la défense du territoire aux palais nationaux, de la création du droit administratif à l'essor de l'industrie sucrière, le lecteur trouvera dans ce volume des idées neuves sur la place exceptionnelle de l'Ile-de-France dans l'histoire de notre nation.

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  • Trois grandes civilisations se partagent la méditerranée médiévale : l'occident latin, l'orient byzantin, le proche-orient musulman.
    Chacune d'elles est le plus souvent étudiée de manière exclusive des deux autres. la méditerranée apparaît ainsi cloisonnée, partagée, compartimentée. or, à partir du ixe siècle pour venise, du xie siècle pour gênes, ces deux républiques maritimes établissent des liaisons commerciales avec les deux parties de l'orient. elles dilatent l'espace parcouru par les marchands occidentaux, créent des itinéraires au long cours, établissent des comptoirs accueillant leurs hommes d'affaires et un flux continu d'émigrés latins.
    Un véritable commonwealth économique se crée, non sans rivalités entre les puissances occidentales. a travers le prisme génois, cet ouvrage cherche à décrire espace, itinéraires comptoirs ouverts aux occidentaux.

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  • 2e éd., nouvelle présentationS'adressant à ceux qui souhaitent s'initier et s'entraîner, de manière raisonnée, à la pratique de la traduction, cet ouvrage offre une méthode d'analyse originale et efficace. La pratique observée est sans cesse présente sous forme d'exemples abondants et variés, les principes dégagés sont illustrés par des exercices. La démarche utilise les différents apports des sciences du langage en les subordonnant à la spécificité de l'acte de traduire. Les termes techniques sont chaque fois clairement définis. L'ordre suivi va du signe à l'énoncé, sans jamais perdre de vue les éléments constituants d'un ensemble qui est le texte. L'ouvrage représente un ensemble cohérent disposé avec ordre mais dont les éléments modulaires sont utilisables séparément, un système de renvois multiples permettant de mettre en perspective les chapitres.

    Michel Ballard est professeur à l'université d'Artois où il enseigne la traduction et la traductologie. Il publie régulièrement des articles et des ouvrages dans ce domaine,

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  • La collection "Nouvelle Clio", fondée par Robert Boutruche et Paul Lemerle, est aujourd'hui dirigée par Jean Delumeau, membre de l'Institut, professeur honoraire au Collège de France, et Claude Lepelley, professeur à l'Université de Paris X-Nanterre. Les livres de cette collection sont non seulement des manuels d'histoire destinés aux étudiants mais aussi des ouvrages de références pour les universitaires, historiens ou littéraires


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  • HU Histoire est une collection de manuels de référence qui couvrent les grandes périodes historiques, de la préhistoire à nos jours. Le Moyen Age en Occident présente de manière claire et précise dix siècles d'Histoire de Clovis à Christophe Colomb. Ouvert par les invasions barbares, le haut Moyen Age s'achève avec la désagrégation de l'empire carolingien. Le Moyen Age classique voit s'épanouir la féodalité dans l'Europe chrétienne.
    A la fin de la période naissent les Etats monarchiques européens et les premières formes du capitalisme. L'ouvrage montre les liens constants entre les institutions et les sociétés, largement influencés par les retournements de la conjoncture. La trame est constituée par l'étude du fait religieux et des mentalités. Il s'appuie sur un cahier de cartographie, une chronologie, des définitions et un index.
    Cette nouvelle édition, dans une nouvelle présentation, propose une cartographie entièrement modernisée et en 4 couleurs, ainsi qu'une mise à jour de la bibliographie et de l'historiographie.

  • La traduction est une activité de premier plan dans toutes les sociétés modernes : elle est au coeur de la communication entre les états, les économies et les cultures. Ce rôle a-t-il toujours été le même ? A-t-il toujours revêtu les mêmes formes au cours de l'histoire ? Ces questions, et bien d'autres, parcourent ce livre.

    La démarche est simple et directe : il s'agit de rendre compte d'un phénomène majeur de manière chronologique, en donnant d'abord les grands repères historiques et les contextes culturels dans lesquels il s'inscrit. On procède ainsi de l'Antiquité au Moyen Age avant de passer à la Renaissance, au Classicisme et aux Lumières, pour aboutir via le Romantisme à l'Aube du XXe siècle. On y trouvera aussi bien des carrières de traducteurs que l'évocation de mouvements, de tendances et de réactions ; l'action des traducteurs est contextualisée et rattachée aux institutions et aux commanditaires qui font appel à eux ; ce travail est générateur de produits aux noms plus ou moins prestigieux dont on verra apparaître une cartographie vaste et foisonnante. Cette activité est l'objet d'enjeux linguistiques et culturels qui génèrent des manières de faire et de concevoir la traduction, dont on trouvera évoqués quelques aspects.

    L'objectif encyclopédique et didactique de l'ouvrage se reflète dans un style clair et un souci évident de provoquer la réflexion et les bilans par des séries de questions proposées au lecteur ; enfin on notera le souci de faciliter l'accès à une matière concernant près de trente siècles d'existence par un découpage chronologique et analytique des faits de traduction selon les pays et les époques. Un double système de bibliographie générale et par chapitre, ainsi qu'un index copieux, achèvent de faire de cet ouvrage un outil de culture et de recherche indispensablel.

  • Partant de la définition de la Méditerranée par Fernand Braudel, l'ouvrage rappelle d'abord la richesse de l'historiographie sur le sujet et définit un objet : l'histoire de la mer et non celle des puissances bordières. C'est une histoire globale sur les 10 siècles du Moyen Âge.

    I. L'évolution chronologique 1. Ve-IXe siècle : puissance byzantine, invasions arabes, coupure Europe carolingienne-Méditerranée 2. Xe siècle-1250 : essor de Byzance et de l'Islam, éveil et domination de l'Europe latine 3. 1250-XVe siècle hégémonie latine et transformations orientales II. Les caractères de la navigation en Méditerranée 4. Les navires et l'équipage, les ports 5. La capitalisation et les techniques commerciales 6. Les routes et produits du commerce III. Les sociétés méditerranéennes et la mer 7. Les communautés de marins et leurs relations avec le pouvoir 8. Cosmopolitisme et migrations 9. Les minorités méditerranéennes, contacts et interpénétrations culturelles 10. L'homme face à la mer Les auteurs Michel Balard Professeur émérite de l'université Paris-IPanthéon-Sorbonne, il est l'auteur de nombreux ouvrages dont Le Moyen Âge en Occident dans la collection « HU Histoire » chez Hachette Supérieur.
    Christophe Picard, Professeur à l'université Paris-IPanthéon-Sorbonne, il est l'auteur, notamment, de Le monde musulman du XIe au XVe siècle, A. Colin.
    Public : Étudiants en licence d'histoire et de géographie.

  • La traduction est aujourd'hui omniprésente et indispensable pour permettre la communication entre les peuples et les cultures. C'est pourtant une activité multimillénaire, qui n'a pas toujours revêtu les mêmes formes ni connu les mêmes enjeux. L'histoire de la traduction, partie intégrante de la discipline que l'on appelle la traductologie, permet de mieux cerner les contextes culturels dans lesquels s'inscrit la traduction et de suivre l'évolution des réflexions concernant cet objet polymorphe.

    Dans cet ouvrage publié à titre posthume, le chercheur internationalement reconnu qu'est Michel Ballard nous livre le fruit de ses dernières réflexions et apporte un nouvel éclairage sur la place de la traduction dans l'Antiquité, en tenant compte des publications récentes dans le domaine. La période examinée va de l'Égypte ancienne à saint Jérôme, en passant par la Mésopotamie, la Grèce, l'époque ptolémaïque et Rome.

    Avec la collaboration de Yves Chevrel et Christian Balliu.

  • Cet ouvrage va à l'encontre de l'opinion assez largement répandue que le nom propre ne signifie pas et bien entendu ne se traduit pas.
    La première partie rend compte des degrés de préservation du signifiant du nom propre lorsqu'il remplit sa fonction, quasi-déictique, de désignateur direct. La seconde partie se concentre sur la grammaire du nom propre et son insertion textuelle, et l'on y voit que la grammaire n'est pas loin de la rhétorique et que le sens ne saurait en être considéré comme absent. La troisième partie est consacrée au traitement des problèmes liés au sens du nom propre qu'il s'agisse de son exploitation directe ou indirecte sous des formes diverses.
    Les étudiants et les enseignants anglicistes trouveront là réunis des ensembles de problèmes de traduction qui n'ont jamais été abordés de façon aussi systématique, en particulier le traitement de la sémantique du nom propre et ses rapports avec les référents culturels, ou celui de l'usage des appellatifs. L'ouvrage procède d'une démarche inductive qui fait largement appel à l'observation du travail de traduction à partir de corpus variés (aussi bien littéraires que pragmatiques) il contient un nombre très important d'exemples empruntés à un large éventail d'auteurs et de traducteurs.
    Rédigé dans une langue sobre (malgré ses bases scientifiques), c'est un ouvrage facile d'accès qui devrait intéresser un publie large, dépassant le cercle des anglicistes, en raison de la variété des exemples proposés et de l'originalité de la démarche d'exploration ; des perspectives historiques ou élargies à d'autres langues que l'anglais permettent de donner du champ à l'étude. Une abondante bibliographie de référence placée à la fin du manuel, constitue une ouverture sur des sources pour la recherche (qui est toujours présentée de façon très accessible dans le corps de l'ouvrage).
    Une table des matières et un index détaillés en rendent la consultation pratique pour l'utilisateur avant des visées pratiques.

  • hommage à l'action des traducteurs à travers les siècles.
    nous prenons aujourd'hui conscience de l'importance de la traduction dans le monde que ce soit au travers de l'activité des traducteurs et interprètes dans les institutions européennes et internationales ou du doublage et du sous-titrage cinématographiques, pour ne citer que deux exemples significatifs. ce qui est moins connu du public, c'est la place de la traduction dans l'histoire de la société, de la culture et des langues.
    sous cet angle, de cicéron à benjamin, en réunissant de façon chronologique et ordonnée un ensemble de témoignages ou d'études épars, peut se lire comme une initiation à l'histoire de la traduction.
    mais il y a davantage; ce que l'on constate, c'est que la traduction, par sa nature feuilletée (herméneutique, reformulation, quête d'équivalence, réécriture) génère des interrogations et donc des réflexions.
    ce parcours de traduction, qui va de l'antiquité à nos jours, est ponctué de prises de position théoriques sur la nature de la traduction et la manière de l'effectuer; saint jérôme nous donne le premier traité de traductologie, le moyen age recèle quelques textes et la renaissance n'est pas en reste: dolet et du bellay ne sont que des figures parmi d'autres ; le xviie siècle voit naître en france les premières études scientifiques sur corpus avec de méziriac et gaspar de tende; au xviiie siècle, l'angleterre, avec le fameux traité de tytler, n'a rien à leur envier.
    toutes ces productions, dont certaines émanent de praticiens, s 'inscrivent dans des situations conflictuelles qui se sont perpétuées et affinées jusqu'à nos jours. on ne perçoit véritablement la portée des antagonismes actuels dans le domaine de la traductologie qu'à la lumière de ce cheminement passé; cet ouvrage demeure sans équivalent aujourd'hui.


  • HU Histoire est une collection de manuels de référence qui couvrent les grandes périodes historiques, de la préhistoire à nos jours.
    Il s'appuie sur un cahier de cartographie, une chronologie, des définitions et un index. Cette nouvelle édition, dans une nouvelle présentation, propose une cartographie entièrement modernisée et en 4 couleurs, ainsi qu'une mise à jour de la bibliographie et de l'historiographie.

  • Ce second volume est centré sur la génération du texte d'arrivée, il présuppose et fonctionne à partir des acquis et des préalables du volume précédent, volume 1 : Repérages et paramètres (construction du sens et perception des grands paramètres de la traduction : oralité, culture, figements, spécificités, sociolinguistique et communication, contacts de langues et de cultures).
    Des signes au texte, on envisage d'abord la forme des signes avec les catégories et la recatégorisation, les catégories comme potentiel combinatoire et voie d'accès à la réécriture, la différence de concentration comme variation de la densité des signes et des relations entre unités du texte. Puis modalités, temps et aspects comme catégories grammaticales gravitant autour du verbe et comme marqueurs de relations discursives.
    /> Avec le paradigme de désignation, on explore les variations dans la représentation d'un référent dans le discours, au niveau de signes, de syntagmes, ou via les schémas des figures de discours. Familles de paraphrases et transformations à des fins d'acceptabilité sont traitées avec l'expansion du syntagme nominal, la phrase, les propositions et les relations interpropositionnelles. Dans le cadre de la proposition, on aborde ensuite l'ordre des mots et la construction de l'énoncé en prenant le sujet pour repère.
    Enfin, avec la répétition, l'ellipse et les problèmes liés à l'anaphore, on traite plus spécifiquement de relations discursives assurant la cohésion du texte. Cette approche, analytique et globale, s'adresse aux étudiants faisant de la version de la première année aux concours. Il s'agit tout autant d'un parcours d'initiation que d'un ouvrage de référence permettant de trouver et de situer des solutions par rapport à un ensemble construit ; un système de renvois invite à établir des liens entre les problèmes.
    Un index détaillé permet une consultation pratique et rapide. Des suggestions de lecture et une abondante bibliographie permettent de poursuivre la réflexion dans des domaines spécialisés et de s'orienter vers la recherche. Tous les termes techniques sont progressivement expliqués ou définis et c'est l'index qui tient lieu de voie d'accès à un glossaire en contexte ; les problèmes exposés et analysés sont toujours illustrés par des exemples empruntés à des traductions publiées ou ayant servi en cours ou comme sujet d'examen ou de concours.

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  • C'est avec l'ancien que l'on fait du neuf : l'innovation est nécessairement reprise d'éléments culturels antérieurs, réaménagés, transformés, subvertis et enrichis. Le Moyen Âge est imprégné de culture antique : culture romaine dans l'Occident où nous nous trouvons, mais aussi culture juive, transmise par la Bible en latin et en hébreu.

    C'est sur la renovatio culturelle, à partir de ces fondements antiques dans le haut Moyen Âge, que s'ouvre l'ouvrage, et quoi de plus emblématique que la grande synthèse du savoir gréco-romain établie au début du VIIe siècle : les Étymologies d'Isidore de Séville. C'est un relais capital vers les renaissances de l'époque carolingienne, qui sont analysées ensuite dans les domaines littéraire, artistique et exégétique. L'innovation peut aussi prendre des chemins techniques plus prosaïques et moins visibles, comme l'assemblage décoratif nouveau des moellons dans les murs des églises romanes, dont on connaît les modèles antiques et les relais carolingiens. La tradition ne fait pourtant pas que nourrir l'innovation : la mise en oeuvre d'inventions nouvelles en matière d'irrigation dans les pays méditerranéens aux XVe et XVIe siècles est freinée par la pénurie d'investisseurs.

    La tension entre tradition et innovation est abordée à propos de la musique : théorie dans l'Antiquité, elle devient pratique au XIIe siècle, puis objet de plaisir. On suivra aussi l'histoire des représentations de l'Adoration des mages, qui peut être interprétée comme exprimant le triomphe du christianisme sur les dieux et l'empereur romains, ou l'interprétation politique aux XIVe et XVe siècles de prophéties de Protée et de Ganymède, qui ne sont pas sans rapport avec les anciens oracles sibyllins juifs.

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