Maurice Attia

  • Alger la noire

    Maurice Attia

    A Alger, en 1962, l'inspecteur Paco Martinez enquête avec acharnement sur un double meurtre, pour échapper à la guerre civile qui envahit son univers.
    En 1962, Paco Martinez, fils d'un anarchiste espagnol assassiné durant la guerre d'Espagne, est inspecteur de police à Bâb El-Oued, quartier populaire et cosmopolite d'Alger.
    La guerre civile bat son plein, l'OAS mène son baroud d'honneur mais Paco, envers et contre tous, refuse de prendre parti : cette guerre se fera sans lui.
    Sur la plage de Padovani, on a retrouvé les corps d'Estelle, avec une balle dans le coeur, et de Mouloud, une balle dans la nuque et l'inscription OAS gravée sur le dos...
    Pour échapper au chaos qui menace inexorablement son univers, Paco trouve sa seule raison d'être dans une enquête qui va l'amener à découvrir les secrets sordides d'une famille de notables.
    Epaulé successivement par Choukroun - son coéquipier et ami - et Irène - sa flamboyante maîtresse -, Paco, qu'il le veuille ou non, sera rattrapé par son histoire lorsque sa grand-mère, avant de disparaître, lui fera perdre quelques illusions.
    Menant son roman noir à quatre voix, l'auteur nous entraîne dans une histoire familiale glauque sur fond de violence quotidienne. Qu'importe alors la mort de deux individus quand, à Bâb el-Oued, la folie et le désespoir engendrés par les "événements d'Algérie" forcent des êtres résignés à tout abandonner ou tout détruire.

  • Le rouge et le brun

    Maurice Attia

    1978. Pour échapper à la routine, Paco Martinez, ancien flic, désormais chroniqueur judiciaire et critique de cinéma au Provençal, parvient à convaincre sa rédaction de l'envoyer à Rome pour couvrir l'enlèvement d'Aldo Moro par les Brigades rouges. Tout en rédigeant des articles sur cette tragédie politique, il y rencontre Léa Trotski, journaliste politique à la Repubblica, qui va être victime d'un étrange accident de la circulation. Autre drame sur lequel il va devoir enquêter. Simultanément, Irène, sa flamboyante compagne, va enquêter sur l'histoire de son père, après avoir découvert dans le grenier familial orléanais un manuscrit, rédigé par lui. Il y narre un épisode oublié de 1899, le siège du grand Occident de France, dirigé par Jules Guérin, patron de l'Antijuif, hebdomadaire vendu à 200 000 exemplaires, et accusé de sédition. Dans un chassé-croisé à distance, scandé par les commentaires d'Aldo Moro durant sa captivité et ceux d'Irène sur son père, l'auteur propose une réflexion sur les violences des extrêmes et la résurgence d'idéologies nauséabondes.

  • Pointe rouge

    Maurice Attia

    Cinq années se sont écoulées depuis la fin de la guerre d'Algérie, Irène et Paul ont reconstruit leur vie en métropole : elle à Aix-en-Provence et lui à Marseille, où il a retrouvé Khoupiguian l'Arménien. Fin décembre 1967, les deux hommes enquêtent sur la mort d'un petit dealer dans une cité étudiante. Coupable potentiel : un serrurier, militant trotskiste qui habitait chez la Fourmi, une fille un peu paumée, adoratrice du haschich et de Rosa Luxemburg. L'intervention d'un vieil Arménien, Michel Agopian, militant CGT, permettra de boucler rapidement l'enquête. Paco peut aller fêter le Nouvel An tandis que Khoupiguian découvre le grand amour... Mais, trois jours plus tard, le corps sans vie d'Agopian est retrouvé à son domicile, torturé et crucifié. Dans une chambre, épinglées au mur, des photos de la Fourmi... Dans le droit fil d'Alger la Noire, Maurice Attia, utilisant le mode du récit à quatre voix, lie destins individuels et grande histoire. A la fin de 1967, la France est en surchauffe, la jeunesse gronde. A Marseille, sur fond de guerre entre mafias, l'assassinat d'un militant gauchiste et la disparition d'une liste de noms peuvent laisser penser que le Service d'action civique prépare un coup.

  • Paris blues

    Maurice Attia

    1970 : Paco Martinez, le flic de Bâb-el-Oued, traîne ses états d'âme et sa culpabilité entre Vincennes - son nouveau lieu d'affectation - et Paris, où il réside désormais.
    La rousse Irène, qui l'avait suivi depuis Alger, est restée à Aix-en-Provence, et elle lui manque plus souvent que prévu. Alors que Paco s'ennuie ferme dans sa nouvelle vie, son chef lui propose d'infiltrer la faculté de Vincennes, haut lieu du gauchisme, pour enquêter sur le meurtre d'un projectionniste de la section cinéma, tué par la piqûre d'une mygale. II rencontre bientôt Virginie, une militante maoïste qui se charge de sa formation politique, mais aussi Isabelle d'Outremont, cavalière émérite, dont le père fut un proche de l'OAS...
    Après la guerre d'Algérie dans Alger la Noire, puis les événements de Mai 68 dans Pointe Rouge, Maurice Attia ressuscite avec verve et nonchalance le Paris du début des années 1970 : le milieu étudiant en pleine ébullition, la libération sexuelle, la disparition des Halles...

  • En 76, Paco a renoncé à sa carrière de flic, il est devenu chroniqueur judiciaire et critique cinéma au journal Le Provençal. Irène, elle, poursuit avec succès son activité de modiste. C'est un coup de fil de son ex-coéquipier qui va bousculer cette vie tranquille. Un véritable appel au secours que Paco ne peut ignorer. En effet, huit ans auparavant, après leur avoir sauvé la vie, Khoupi avait dû fuir précipitamment aux Antilles avec sa compagne Eva... Aujourd'hui, il a sombré dans l'alcool et semble au coeur d'une sale affaire mêlant univers néocolonial, corruption, magouilles immobilières et trafics en tous genres. Tous les ingrédients sont là : notables assassinés, meurtres inexpliqués, hommes de l'ombre, réseaux, femmes ambitieuses... Le tout à grand renfort de rhum, de drogue, de sexe et de quelques sorcelleries... Alors qu'une éruption volcanique gronde et menace de purifier l'île aux abois, Paco et Irène réussiront-ils à tirer Khoupi de cet enfer ?

  • Alger, fin janvier 1962. Sur l'une des plages de la ville, on retrouve les cadavres nus de deux jeunes gens enlacés. Elle est européenne, lui arabe. Il est émasculé et son dos arbore, gravées au couteau, les trois lettres « OAS ». Exécution presque ordinaire au titre du nettoyage ethnique, comme on pourrait le penser en ces temps plus que troublés ? Ou bien l'assassinat de Mouloud et d'Estelle cache-t-il autre chose ? S'échappant de la terne routine de son commissariat de Bab El Oued, l'inspecteur Paco Martinez mène l'enquête flanqué de l'irascible Choukroun, le vieux flic juif qui lui sert de mentor. Rythmées par les plasticages et les règlements de compte, qui ne cessent d'empoisonner un peu plus une atmosphère déjà irrespirable, leurs investigations les conduiront dans les coulisses et les arrières cours bien peu reluisantes de la grande ville, entre passions politiques, affairisme, banditisme, moeurs dissolues et violence omniprésente. Oui, décidément, Alger la blanche pourrait tout aussi bien s'appeler Alger la noire.

    Trois ans après avoir mis un point final à ses Carnets d'Orient, Jacques Ferrandez renoue avec sa passion pour Alger à l'orée des sixties, dans un grand polar bien sombre inspiré du roman de Maurice Attia.

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