Matei Cazacu

  • Prince des vampires pour le cinéma hollywoodien, chef militaire pour les historiens, Dracula fut aussi souvent considéré comme un tyran sanguinaire. Mais où finit l'histoire ? Et où commence le roman ?
    Si l'on sait que Vlad III, un prince médiéval connu sous le nom de « l'Empaleur », a bien existé, les interprétations à son sujet sont aussi variées que peuvent l'être celles qui entourent les mythes. S'appuyant sur des documents d'époque, cette première biographie historique de Dracula dévoile les multiples facettes de cette figure du XVe siècle, personnage complexe et mal-aimé de l'histoire.

  • Gilles de Rais

    Matei Cazacu

    Cette biographie raconte les multiples vies de Gilles de Montmorency-Laval, seigneur de Rais. Elle rend justice à la place qui fut la sienne dans la noblesse française, reconstitue sa brillante carrière militaire au service de Charles VII, son rôle décisif dans la levée du siège d'Orléans en 1429, son élévation à la dignité de maréchal de France à l'âge de 24 ans. Voilà pour l'avers de la médaille.
    Côté revers, le saint se fait ogre. Ruiné par ses dépenses somptuaires et militaires, Gilles succombe à ses démons, enlève, torture, viole et assassine des enfants. Il s'adonne à l'alchimie pour trouver la pierre philosophale et sacrifie des humains lors de cérémonies sataniques.
    Arrêté, jugé par l'Église lors d'un retentissant procès, Gilles de Rais est pendu et brûlé à Nantes en 1440. Il entre alors dans la légende. Une légende tronquée puisque s'opère rapidement un glissement.
    On l'identifie alors à Barbe Bleu, tueur de femmes et non d'enfants, mythe qui sera bientôt revisité et immortalisé par Charles Perrault.

  • La guerre d'indépendance des Tchétchènes, qui a tenu le monde entier en haleine, n'est ni une copie de celle d'Afghanistan, ni une nouveauté.
    Elle s'inscrit, en effet, dans un combat qui dure depuis plus de deux siècles entre la puissance impériale russe et les montagnards imbus de liberté du Caucase. Les récits de voyage du capitaine anglais Edmund Spencer, qui a consacré plusieurs ouvrages au Caucase entre 1836 et 1854, représentent un des plus sérieux et captivants témoignages sur la résistance des montagnards caucasiens sous la conduite de leur héros légendaire, l'Imam Chamil, qui s'opposa aux armées russes pendant vingt-cinq ans, de 1834 à 1859.
    Spencer, certainement un agent d'influence britannique dans le cadre du "Grand jeu", dont la guerre de Crimée qui éclatera peu après son dernier voyage est un épisode, nous emmène tout d'abord dans l'Empire Ottoman en déliquescence. Puis, en compagnie d'officiers russes, nous voyagerons en sa compagnie sur la Mer Noire, devenue un lac russe, faisant escale et découvrant avec lui la colonisation et l'énorme effort de préparation à la guerre des Russes.
    Des incursions en Crimée permettront à l'Anglais de faire revivre le passé grec et génois de ces terres. Une croisière le long de la côte orientale nous amènera dans le vif du sujet, la guerre de conquête faite aux peuples caucasiens par l'Empire des Tsars dans sa volonté d'expansion vers les mers chaudes. A l'aide d'autres témoignages de l'époque et par son introduction, Mateï Cazacu nous permet de mieux comprendre pourquoi ce petit peuple, après avoir mené une résistance acharnée longtemps victorieuse (1785-1859) et qui faillit ensuite être exterminé par Staline en 1944, trouve encore la force en cette fin de siècle de mener une guerre acharnée contre le géant russe.

  • Dracula

    Matei Cazacu

    Non, ce n'était pas le vampire romantique imaginé par Bram Stoker comme un messagerclandestin venu de l'au-delà. C'était un authentique tyran de chair et d'os. Le romancier s'inspiraitd'ailleurs des historiens de son siècle qui avaient redécouvert Vlad Dracul, autrement dit le « fils duDiable ». Incarnation du mal dans l'imagerie populaire, ce souverain, qui régnait entre les Carpateset le Danube à la fin du XVe siècle, est resté célèbre pour ses actes de barbarie commis contre sessujets. Il prenait un plaisir extrême à les voir se tordre de douleur sur les pals dressés sous sesfenêtres... Il n'en demeure pas moins qu'en 1976, lors du 500ème anniversaire de sa mort, pouravoir défendu l'indépendance de la Roumanie contre les Turcs mahométans et les Hongroiscatholiques, ce monstre fut célébré comme héros national par Ceausescu, autre bienfaiteur de lanation ! Il fallait la science, et aussi l'humour, de Matei Cazacu pour démêler le vrai du faux àtravers la profusion de légendes véhiculées aussi bien par les croyances ancestrales que par unefilmographie particulièrement abondante, allant de Murnau à Coppola.

  • Dracula, le Prince des Ténèbres entré dans l'imaginaire européen grâce à la fantaisie féconde d'un romancier irlandais du XIXe siècle, Bram Stoker, a une origine bien réelle: la vie assurément sanglante - et pourtant non dépourvue de sagesse - de Vlad III, prince de Valachie, qui régna par intermittence au milieu du XVe siècle.
    Vlad Tepes (l'Empaleur), car tel est l'autre surnom du prince cruel, fut courageux dans sa lutte contre les Turcs, et prouva son intelligence meurtrière en guerroyant contre les Bulgares. Matei Cazacu étudie l'origine et la diffusion en Europe orientale des différents récits du XVe siècle qui composent la légende de Dracula, et offre une édition critique des textes allemand et russe avec leur traduction française. Si l'édition est savante, la légende se dévore facilement. Le Dracula historique fut sanguinaire, mais sa destinée ne s'achève pas comme celle du héros fantastique: il finit taillé en pièces.

  • Sur commande
  • La République de Moldavie. Certainement l'un des pays d'Europe les moins connus des Français. Qui se souvient de la guerre civile qui fit rage au début des années 1990 sur ce territoire grand comme la Belgique ? Quant est-il aujourd'hui du conflit en Transnistrie ? Où va la société moldave ? Les peuples de Moldavie formeront-ils un jour une nation commune au sein d'un Etat unifié ? C'est pour répondre à ces questions que deux des meilleurs connaisseurs de la région ont écrit ce livre, retraçant l'histoire, souvent agitée, de ce qu'on nommait au XIXe siècle la Bessarabie. Décortiquant les discours nationalistes, cet essai s'attache à éclairer la réalité moldave. Une large part est faite à la compréhension des processus identitaires moldaves, au travers notamment l'élément qui cristallise toutes leshaines : la langue.

  • Villa Diodati, Cologny, 1816.
    Il était une fois un poète qui, lors d'une nuit sombre et pluvieuse sur les rives du Lac Léman, met au défi ses hôtes d'écrire la meilleure et la plus abominable histoire de fantôme. Ce poète n'est autre que Lord Byron, et dans ses amis se trouvent entre autres, Mary Shelley. Cette nuit-là, Mary Shelley est incapable d'écrire une ligne, voulant inscrire son récit dans un cadre réel. Cette réalité, Mary Shelley va la puiser dans la vie de Johann Conrad Dippel, un alchimiste et théologien allemand qui pratiqua la médecine de manière excentrique.
    La rumeur court que l'homme, demeurant dans le château de Frankenstein, pratiquait autopsies et expériences médicales en tout genre : l'histoire peut commencer. Réalité et fiction se confondent pour donner vie à Victor Frankenstein ! Dans un récit savamment orchestré, Radu Florescu et Marei Cazacu reviennent sur ce mythe ô combien célèbre en tentant de démêler le vrai du faux. En revenant sur la vie de Mary Shelley et des Frankenstein, ils percent le mystère des origines de ce monstre sacré.

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