Martine Segalen

  • Destins français : essai d'auto-ethnographie familiale Nouv.

    Martine Segalen se livre à une enquête historique et généalogique de la « saga » de deux familles juives dont elle est issue, venues à la fin du 19e siècle à Paris. Entre démarche personnelle et professionnelle, très documentée, cet exercice de retour en soi est sensible, émouvant et représentatif d'une histoire de beaucoup de familles françaises ou qui le sont devenues.

    La photo sur le bureau Les albums de famille sont comme des petites machines à remonter le temps. Les photographies en sont les arrêts sur images, les moments figés d'un film muet sautillant et fragile. Jaunies, altérées par les plissures et les mauvais traitements elles disent peu d'elles-mêmes. Entre les photos il y a des blancs, des marges et parfois telle ou telle part écrite succincte, juste un mot, un lieu, un prénom, une date, un bref commentaire.
    C'est une matière que Martine Segalen (née Appel) connaît bien. Ethnologue connue par ses travaux de sociologie de la famille, sur le mariage, la parenté, la transmission dans les sociétés françaises, traditionnelles et contemporaines, elle se livre ici à un exercice de retour en soi, une sorte d'auto-ethnographie. Elle a pu le faire à partir d'une double dynamique : celle, personnelle, fortement motivée par le désir légitime de retrouver ses origines, d'explorer les archives et les traces de sa propre famille afin de s'assurer de la transmission ; l'autre, professionnelle, en utilisant la « boîte à outils » de son savoir anthropologique qui lui a permis de comprendre les mécanismes de composition familiale tels qu'elle a pu les observer et les analyser dans d'autres groupes sociaux.
    Cet ouvrage en est le résultat. Pour mener à bien cette enquête, l'ethnologue s'est faite historienne, elle est allée sur le terrain, dans les archives, a fait resurgir ses propres souvenirs. Son exigence méthodologique et cette pratique d'une ethnologie de soi ne cache pas l'émotion qu'elle a senti surgir à la vue des documents, des sites et des photographies qui la concernaient directement.

    Sagas familiales, exils croisés, destins d'exilés C'est une description historique de la « saga » de deux familles juives dont elle est issue, venues à la fin du xixe siècle jusqu'à Paris, symbole de la liberté de penser ; elles s'y intégrèrent au milieu professionnel des fabricants et commerçants du vêtement (principalement dans la branche de la casquette et de la fourrure). Martine Segalen a exploré minutieusement la trajectoire de ces exilés et enquêté sur le milieu socioprofessionnel judéo-parisien jusque dans les années 1930. Elle décrit les systèmes d'alliances et les stratégies mises en oeuvre au cours de plusieurs générations pour consolider les fruits d'un exode et fait le récit de ces trajectoires sociales ascendantes.
    Les premiers chapitres retracent le parcours des deux lignées, du côté du père et du côté de la mère. Chacune de ces lignées a connu une forme d'exil différente et d'ailleurs assez semblable aux lignées de la famille de Nathalie Heinich (voir Une histoire de France). Partis de la Pologne et de l'Autriche russe, une branche a rejoint l'autre lignée partie d'Alsace après 1870. Leur ressemblance est moins l'appartenance à un milieu social qu'une communauté religieuse.
    Dans un autre chapitre elle raconte aussi, de manière encore plus impliquée, cet épisode paroxystique du camp de Drancy où furent internés ses parents (Paul et Ginette Appel) durant deux ans (1942-1944), au moment de sa toute première enfance. Ce fut un moment très difficile où tous les rêves et les efforts des générations précédentes semblaient devoir se briser et s'effacer. Ce chapitre renvoie aussi à l'actualité des recherches historiques sur Drancy. 2022 est une année de commémoration de la terrible rafle du Vél d'Hiv et des exactions contre les juifs qui ont suivi et qui ont fait de la Cité de la Muette à Drancy un épicentre de la déportation vers Auschwitz et Birkenau. Parmi les témoignages réunis par les équipes du Mémoriel de la Shoah, il y a ceux des parents de Martine Segalen et c'est avec une grande lucidité et sans partialité qu'elle relate ces faits.


    « Ethnologie du chez soi » Cet essai aurait pu avoir pour titre Du train à la Péniche. Martine Appel-Segalen a suivi les traces de son grand-père, Israël Appel, depuis les voies ferrées où roulait le train qui le conduisit à la fin du xixe siècle de Katowice en Pologne jusqu'à Paris. C'est sur la « Péniche », ce long banc en bois du hall de Sciences Po, qu'elle-même rencontra son futur mari Renaud Segalen, petit-fils de Victor Segalen.
    Cette période a constitué pour elle un drôle de départ dans la vie : elle est née en 1940. Mais tant d'opiniâtreté a abouti : Martine Appel a intégré Sciences Po, a eu une première vie professionnelle dans les hautes sphères commerciales, est devenue Martine Segalen par son alliance avec Renaud, se liant ainsi à une famille au parcours transnational, elle aussi.
    Puis elle a connu une trajectoire pleine de bifurcations et d'imprévus. Mère de trois enfants, elle a fait une brillante carrière d'ethnologue, devient une intellectuelle reconnue. Elle est en même temps une grande sportive qui accumule les coupes et les trophées de marathonienne et elle a souvent pris position publiquement pour la place des femmes dans le sport.
    L'histoire des Segalen et la biographie plus détaillée de Martine mériteraient des développements propres. Mais ce n'est pas le propos de son ouvrage, écrit juste avant sa disparition et auquel elle tenait beaucoup.
    Voyages, archives, enquêtes lui ont permis de reconstituer et mettre en récit une histoire accidentée et cicatrisée qui est celle de beaucoup de familles françaises ou qui le sont devenues.

    Le texte, articulé en plusieurs chapitres, est très documenté aussi bien par les récits de l'exil et les photos de famille que par des certificats de nationalité, des contrats de mariage, des demandes de naturalisation, des publicités pour les ateliers de confection, les en-tête d'entreprises. L'ensemble compose un tableau de familles dont les motifs sont les déménagements, les parcours résidentiels et professionnels au sein de la société française à chaque époque et dans les événements de la grande Histoire de France.
    Le livre nous fait pénétrer dans l'intimité des familles mais avec une très grande retenue, voire une distance critique, que la chercheure en sciences sociales qu'est Martine Segalen applique avec une certaine rigueur.
    L'ouvrage contribue ainsi à une réflexion déjà ancienne sur la réelle « identité de la France », au sens de ce qu'est ce pays et ce qui s'y passe aujourd'hui en résonnance avec le destin d'exilés contemporains.

  • Rites et rituels contemporains

    Martine Segalen

    • Armand colin
    • 20 September 2017

    Une thématique classique renouvelée par des exemples contemporains.

  • Désir d'extrême, dépassement de soi, culte du corps : la course à pied est un sport populaire et démocratique qui ne cesse d'attirer de nouveaux adeptes. Les marathons en tout genre explosent, de l'épreuve de l'extrême à la célébration collective, avec musique et flonflons, le marché de la chaussure connaît une croissance exponentielle... le running est partout !

    Dans ce livre visionnaire, doté d'une nouvelle introduction, Martine Segalen, coureuse et ethnologue, décrit ce nouveau rituel à travers l'analyse d'un certain nombre de courses «historiques» (marathon de New York, de Paris) en parallèle avec la course à pied dans des sociétés traditionnelles comme les Tarahumaras ou les Bororos.

    Combinant approche sensible et démarche ethnographique, Martine Segalen montre que courir est une forme de liberté qui sert à reconquérir à la fois son corps, la ville et la communauté. Être coureur, c'est être moderne !

  • éloge du mariage

    Martine Segalen

    • Gallimard
    • 25 April 2003
  • Vie d'un musée ; 1937-2005

    Martine Segalen

    • Stock
    • 9 March 2005

    L'histoire du musée national des arts et traditions populaires (ATP), se termine au printemps 2005, soixante-dix ans après sa création. Pour Martine Segalen, qui a dirigé pendant dix ans le Centre d'ethnologie française, laboratoire rattaché au musée, c'est « un crève-coeur, la fin d'une aventure et l'enterrement d'un grand projet ». C'est aussi le moment de revenir sur cette histoire riche d'enseignements sur les rapports entre politique et culture, beaux-arts et arts populaires, identité, nation et patrimoine.
    À l'origine des ATP, il y a d'abord la folle ambition d'un homme, Georges-Henri Rivière, visionnaire, passionné et prêt à tous les revirements idéologiques pour mener à bien son dessein. Présenté comme une vitrine du peuple au temps du Front populaire, un temple des traditions soutenu par la Confédération paysanne sous Vichy et un lieu de modernité scientifique et muséographique après la guerre, son musée est finalement installé, en 1972, dans un bâtiment flambant neuf construit au Bois de Boulogne. Une apothéose, qui donne à l'ethnologie de la France, jusque-là parente pauvre de l'ethnologie exotique, une légitimité nouvelle. Mais un succès de courte durée car, dès la fin des années 1980, alors qu'en province le mouvement des éco-musées suscite un engouement croissant, les visiteurs se font rares, le soutien de la direction des musées de France fait défaut et l'établissement s'enlise dans la crise qui lui sera fatale.
    En s'appuyant à la fois sur des archives inédites et sur une expérience vive, Martine Segalen offre, dans ce livre rigoureux et personnel, une réflexion de fond sur le devenir des musées d'ethnologie en France, pris entre tutelle publique, enjeux politiques et évolutions de la société.

  • Ethnologie ; concepts et aires culturelles

    Martine Segalen

    • Armand colin
    • 2 October 2001

    Le monde a changé, l'ethnologie aussi. Son objet s'est profondément modifié : les sociétés réputées «  traditionnelles  » - qu'il s'agisse des sociétés de l'ailleurs, autrefois appelées primitives ou exotiques, ou bien des paysanneries d'Europe - ont été saisies par la modernité. Dès lors, le contraste n'est plus aussi net avec un monde occidental lui-même éclaté, traversé par les revendications identitaires, travaillé par l'implantation en son sein de multiples diasporas, et mis à la question par son propre «  progrès  ». Le brouillage du partage entre «  eux  » et «  nous  » confronte la discipline à de nombreux défis.Un quart de siècle après le classique Éléments d'ethnologie, dirigé par Robert Cresswell (Armand Colin, 1975), le présent ouvrage dresse l'état des lieux d'une discipline désormais plus diverse, plus ouverte et moins soumise aux dogmes des écoles de pensée. Au travers des travaux et axes de recherche les plus récents, il revisite les grandes notions classiques (parenté, pouvoir, rituel, etc.), comme les plus contemporaines (art, écologie, anthropologie cognitive) et retrace l'évolution des concepts relatifs aux principales aires géographiques.Au-delà des thèmes fondateurs sont prises en compte les formes actuelles des manifestations sociales ou culturelles, tout comme les contradictions et les réticences du terrain lorsque d'anciens «  indigènes  », revendiquant un droit de regard sur leur histoire et sur les études dont ils étaient autrefois l'objet, utilisent le savoir ethnologique pour fonder leurs revendications.À la fois porteur d'héritage et soucieux de répondre aux exigences d'une meilleure compréhension du contemporain, cet ouvrage constituera une référence indispensable pour les étudiants, qui y trouveront des pistes de réflexion pour choisir leur sujet de recherches et leur terrain d'étude. Synthèse précieuse pour tous ceux qu'intéresse l'évolution de nos sociétés, il contribuera à faire partager le regard des ethnologues sur le monde.Martine Segalen, professeur, Paris X-Nanterre ; Alain Babadzan, professeur, Paris Montpellier ; Laurence Caillet, professeur, Paris X-Nanterre ; Michèle Coquet, chargée de recherches, CNRS ; Philippe Erikson, maître de conférences, Paris X-Nanterre ; Bernard Formoso, professeur, Paris X-Nanterre ; Jacques Galinier, directeur de recherches, CNRS ; Éric Garine, maître de conférences, Paris X-Nanterre ; Georges Guille-Escuret, chargé de recherches, CNRS ; Michael Houseman, directeur d'études, EPHE ; Raymond Jamous, directeur de recherches, CNRS.
    Les concepts. L'ethnie en question, débats sur l'identité. Bernard Formoso Le politique. Marianne Lemaire Religion et rituel. Laurence Caillet, Raymond Jamous La parenté. Martine Segalen Technologie et économie : l'homme producteur. Georges Guille-Escuret Écologie et sociétés. Éric Garine, Philippe Erikson L'anthropologie de l'art. Michèle Coquet L'ethnolinguistique, la pragmatique et le champ cognitif. Aurore Monod Becquelin, Valentina VapnarskyLes aires culturelles. Les études africanistes. Michael Houseman Les études américanistes. Philippe Erikson, Jacques Galinier, Antoinette Molinié Ethnologie de l'Océanie. Alain Babadzan Les études européanistes. Martine Segalen Ethnologie du monde arabe. Raymond Jamous Ethnologie de l'Inde, de l'aire himalayenne, de l'Asie du Sud-Est, de la Chine, du Japon. Raymond Jamous, Anne de Sales, Bernard Formoso, Laurence Caillet.

  • Sociologie de la famille (7e édition)

    Martine Segalen

    • Armand colin
    • 7 July 2010

    Peu d'institutions sont à la fois aussi explorées et mal connues que la famille. Celle-ci fait l'objet d'un discours politique et médiatique qui se renouvelle sans cesse, sans jamais s'épuiser ; chacun de nous est tenté par ailleurs de juger de la famille à partir de la connaissance intime, mais nécessairement partielle, voire partiale qu'il en a... Désormais un classique sur le sujet, cette septième édition révisée rend compte des évolutions, au long des trois dernières décennies, de la structure et du rôle de la famille dans ses articulations avec la résidence, l'école, le travail, le loisir, etc.Véritable sociologie de la famille nouvelle, elle met l'accent sur les effets de l'exclusion et de la précarisation, ainsi que sur les répercussions de l'ethnicisation des rapports sociaux. Une mise en perspective comparative de la sociologie de la famille en France est développée afin de rendre compte des premiers effets de la construction européenne.

  • Sociologie de la famille

    Martine Segalen

    • Armand colin
    • 19 November 2008

    Peu d'institutions sont à la fois aussi explorées et mal connues que la famille. celle-ci fait l'objet d'un discours politique et médiatique qui se renouvelle sans cesse, sans jamais s'épuiser ; chacun de nous est tenté par ailleurs de juger de la famille à partir de la connaissance intime, mais nécessairement partielle, voire partiale qu'il en a...
    Désormais un classique sur le sujet, cette sixième édition profondément remaniée rend compte des évolutions, au long des trois dernières décennies, de la structure et du rôle de la famille dans ses articulations avec la résidence, l'école, le travail, le loisir, etc.
    Véritable sociologie de la famille nouvelle, elle met l'accent sur les eff ets de l'exclusion et de la précarisation, ainsi que sur les répercussions de l'ethnicisation des rapports sociaux. une mise en perspective comparative de la sociologie de la famille en france est développée afi n de rendre compte des premiers eff ets de la construction européenne.

    Martine segalen est professeur émérite à l'université de paris x-nanterre.

  • Mari et femme dans la societe paysanne ** no 140

    Martine Segalen

    • Flammarion
    • 26 March 2002
  • A peine avait-on annoncé le déclin de la famille que celle-ci revient au galop. Un temps, l'augmentation du nombre des divorces, la baisse du nombre des mariages et des naissances avaient laissé présager sa désagrégation. Or elle s'impose à nouveau dans le paysage de la société, sous des formes renouvelées parfois difficles à cerner, et plus encore à nommer. En effet, grâce à l'allongement de la vie et à l'amélioration de la condition des retraités, trois voire quatre générations coexistent, ce qui renforce le rôle des réseaux familiaux, dont les fonctions sociales se développent et se diversifient. Sur un mode souterrain, qui s'oppose tant au discours démocratique qu'aux exigences technocratiques, cette influence se fait partout sentir - dans l'art ou la politique, pour l'emploi ou le logement. Pourtant, paradoxalement, la parenté est aussi de plus en plus souvent revendiquée, comme en témoignent l'engouement pour la généalogie, l'attachement à la maison de famille ou l'invention des nouvelles logiques parentales dans les familles 'en kit', recomposées. Attentifs à sa réémergence, des ethnologues et des sociologues dévoilent le rôle et le poids de cette parenté élargie, en soulignant l'importance de son rôle symbolique et sociale dans la société contemporaine.

  • Les marches de la maternité

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    • Odile jacob
    • 3 November 2021

    Contre la gestation pour autrui pourrait être le sous-titre de cet ouvrage qui prend position contre une pratique sociale trop souvent justifiée au nom du désir d'enfant.
    Au cours du demi-siècle écoulé, de prodigieux progrès biologiques ont permis de mettre au monde des enfants qui viennent combler un désir au demeurant légitime de paternité et de maternité, mais ils ont engendré de nombreuses dérives dont celle qu'on désigne par le sigle GPA. Au nom de la primauté du droit subjectif, de puissants lobbies se font entendre pour que la France lève l'interdiction de cette pratique.
    Cet ouvrage révèle l'envers de l'image du couple souriant tenant son bébé dans les bras. Il expose l'histoire de la pratique et les risques de toute nature que courent les femmes contraintes par leur situation familiale et financière d'abandonner un enfant qui est pourtant le leur. Cette violence inouïe à leur égard, comme à celui des enfants, est ici explorée dans ses multiples dimensions sociale, médicale, juridique, philosophique, psychologique.
    Tel est le propos de cet ouvrage engagé pour le respect des femmes prises dans les filets des marchés de la maternité.

  • Avoir 20 ans en 2020, en quoi est-ce différent ?

    Entre les vingtenaires d'aujourd'hui et les générations précédentes s'est instaurée une coupure inédite et profonde, un véritable fossé.

    Nés avec Internet, ces nouveaux jeunes forment la première génération socialisée à l'ère numérique, la première génération horizontale, la première génération transnationale et la première génération écologique.

    Les défis auxquels ils auront à faire face au cours de leur vie sont immenses : comment leurs valeurs vont-elles prendre forme dans l'arène politique ? Comment réagira aussi cette « génération pandémie » après la crise économique et sociale qui se profile et dont ils vont être les premières victimes ? Enfin, comment comprendre le paradoxe générationnel qui la traverse puisque, en dépit des coupures dans les valeurs et les façons de faire, le lien au sein des familles continue d'exercer sa pellicule protectrice ?

    Dans ce livre fondé sur une enquête inédite auprès de centaines d'étudiants et sur l'analyse des travaux les plus récents, deux sociologues, elles-mêmes grands-mères de vingtenaires, nous offrent une radioscopie de la jeunesse contemporaine.

  • Sociologie de la famille

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    • Armand colin
    • 21 August 2019

    Peu d'institutions sont à la fois aussi explorées et mal connues que la famille. Celle-ci fait l'objet d'un discours politique et médiatique qui se renouvelle sans cesse ; chacun de nous est tenté par ailleurs de juger de la famille à partir de la connaissance intime, mais nécessairement partielle, voire partiale qu'il en a...
    Tout en conservant les développements sur l'histoire de la famille, l'ouvrage intègre les nouveaux débats concernant la place de l'institution familiale dans le champ social, en relation avec les phénomènes de crise, de chômage et de migration. Il donne un large écho aux discussions relatives au « mariage pour tous », comme aux nouvelles techniques et aux nouvelles pratiques qui transforment profondément le champ de la filiation.
    S'appuyant sur un ensemble de travaux neufs, ce classique sur le sujet, régulièrement actualisé, offre une vision renouvelée du champ familial.

  • à qui appartiennent les enfants ?

    Segalen Martine

    • Tallandier
    • 4 February 2010

    A qui appartiennent les enfants ?
    Une telle interrogation n'aurait eu aucun sens jusque dans les années 1970.
    Dans le modèle occidental, depuis la prise en main de la société par la Chrétienté, les enfants ont un père et une mère, liés par le mariage. Nés de leur sang, êtres encore à former, ils leur doivent obéissance et respect. La question de leur propriété est donc sans objet.
    C'est avec les transformations familiales des années 1970 qu'elle se pose avec acuité. L'enfant du divorce est-il à son père ou à sa mère ? Et celui qui est issu d'une des techniques de procréation assistée ? S'ouvre alors un champ de réflexion, nouveau en Occident, celui des rapports entre la parenté biologique et la parenté sociale. Laquelle a préséance sur l'autre ? Sont-elles en compétition ou en complémentarité ? Qui doit en décider ? La justice ? Mais l'enfant lui-même, n'a-t-il pas son mot à dire puisque d'objet, il devient, depuis la fin du XXe siècle, sujet.
    En l'espace d'un siècle, les enfants sont devenus méconnaissables et leurs parents aussi.
    C'est l'histoire de cette révolution au coeur de l'intimité familiale qu'analyse avec rigueur et érudition Martine Segalen. Elle aborde avec clarté et données factuelles, l'ensemble des problématiques nouvelles touchant à l'enfance : la famille recomposée, le rôle nouveau des grands-parents, l'assistance médicale à la procréation, l'homoparentalité et enfin le poids de plus en plus précoce et accru de la société de consommation.
    Un livre indispensable pour éclairer un des débats de société les plus essentiels de notre temps.

  • - Grands oubliés de la société, les grands-parents reviennent en force. Les structures familiales s'étant fragilisées, ils servent de lien entre les générations.
    - Mais aussi, aujourd'hui, les grands-parents sont jeunes et actifs : la cinquantaine, ils travaillent sans pour autant cesser de naviguer entre leurs enfants, leurs petits-enfants et, souvent, leurs propres parents. Rien ne justifie plus l'image de vieillesse qui leur colle à la peau.
    - Comment nomme-t-on aujourd'hui les grands-parents ? Quel rôle jouent-ils en cas de divorce ? Comment les femmes parviennent-elles à concilier travail professionnel et « grand-maternage » ? Issu d'une enquête - la première du genre -, couvrant six générations, ce livre qui bouscule les idées reçues raconte le cheminement de la grand-parentalité, de la naissance du premier petit enfant à celle du premier arrière petit enfant.

  • Chez soi

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    • Autrement
    • 4 May 1993
  • Sociologie de la famille (8e édition)

    ,

    • Armand colin
    • 4 September 2013

    Cette huitième édition, largement refondue, offre au lecteur une vision renouvelée du champ familial. Tout en conservant les développements sur l'histoire de la famille, l'ouvrage intègre nombre de nouveaux débats concernant la place de l'institution familiale dans le champ social, en relation avec les phénomènes de crise, de chômage et de migration. Il donne un large écho aux discussions relatives au « mariage pour tous », comme aux nouvelles techniques et pratiques qui transforment profondément le champ de la filiation. A l'aide de données statistiques remises à jour, il compare l'évolution respective de la situation de l'institution familiale dans le cadre européen.

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