Martin Motte

  • La réflexion de clausewitz a fait l'objet, quasiment depuis sa première diffusion, de remises en cause régulières.
    Mais elle a tout aussi régulièrement résisté aux constats de péremption. qu'en est-il aujourd'hui ? nous sommes entrés depuis la fin de la guerre froide dans une nouvelle époque stratégique marquée par un renouvellement des modalités d'emploi des forces armées occidentales. comme à chaque transformation majeure du contexte international, les spécialistes des questions stratégiques se sont lancés dans une redéfinition des moyens conceptuels appropriés à l'intelligence des phénomènes militaires contemporains.
    Certains n'ont pas manqué de déclarer clausewitz mort une nouvelle fois. de la théorie du " choc des civilisations " amenant son lot de commentaires sur la " dépolitisation de la violence " à l'éventuelle inadaptation de l'" étrange trinité " aux armées professionnelles, en passant par les analyses affirmant l'irrationalité politique et stratégique de certaines formes de violence collective, c'est la totalité de l'édifice clausewitzien qui est mis en question.
    Que faut-il retenir, abandonner ou redécouvrir de clausewitz à l'heure de la professionnalisation, des opérations multinationales, de l'hyperterrorisme et de la prolifération nucléaire ?

  • "l'empereur gagne la guerre avec nos jambes" : cette boutade prêtée aux grognards contient le secret des victoires napoléoniennes.
    Elles ont régulièrement été acquises avant même la prise de contact avec l'ennemi, par une mobilisation beaucoup plus rapide que la sienne et une concentration foudroyante sur ses points vulnérables. en ces courses haletantes, on a pu voir une anticipation de la blitzkrieg. napoléon a d'ailleurs mis moins de temps pour faire l'aller et retour entre la pologne et moscou que la wehrmacht pour arriver devant la capitale de la russie, ou elle n'est jamais entrée.
    Mais la prodigieuse mobilité des armées impériales ne découle pas des seuls mots d'ordre de napoléon. il fallait encore que le soldat fût assez motivé pour accepter les marches forcées, la logistique assez légère pour ne point entraver le rythme des opérations et assez performante pour autoriser les plus lointaines projections de forces, l'état-major assez compétent pour manier d'énormes effectifs à travers toute l'europe.
    Bref, en tirant le fil de la mobilité stratégique, on déroule tout l'écheveau du système de guerre napoléonien. a la fois étude stratégique appuyée sur de nombreux croquis originaux et méditation sur la philosophie de la guerre, ce livre explore le passage des conflits dynastiques aux conflits nationaux. il propose ses propres réponses à une question qui continue de diviser les historiens : la révolution et l'empire ont-ils inventé la guerre totale ?.

  • Le livre de Martin Motte représente une double percée, historique et méthodologique.
    Pour la première fois on se trouve devant une histoire navale totale, mettant en valeur la dialectique de l'action et de la réflexion et reliant les débats de stratégie maritime à l'évolution de la politique intérieure comme aux discussions sur la politique extérieure. L'auteur est servi par une grande culture historique, mais aussi philosophique, qui lui permet de dominer majestueusement un univers intellectuel complexe.
    Son approche rejoint toutes les recherches en cours sur le social-darwinisme, le scientisme et leurs rapports avec les causes et l'évolution de la Première Guerre mondiale. Elle conduit à une réflexion très actuelle sur stratégie et modernité, où le paradoxe de la dissuasion nucléaire (la paix par la menace absolue) apparaît déjà annoncé par la Jeune École des années 1880-1900. On comprend mieux, à partir de cette histoire intellectuelle, pourquoi la France a adopté dans les années 1960 un concept de dissuasion beaucoup plus rigoureux et abstrait que celui des Américains, aboutissement d'une tradition stratégico-politique privilégiant le tout ou rien de la Nation en armes luttant pour sa survie.
    (Georges-Henri Soutou)

    Sur commande
  • La pensée stratégique occidentale peine à définir une ligne d'action crédible face aux « nouvelles conflictualités » : elle est écartelée entre la tentation du tout-technologique et la fascination pour les approches venues de la sociologie, de l'anthropologie, de l'ethnologie, etc. Or, la technique n'est qu'un facteur de l'équation stratégique et les sciences sociales, certes indispensables, ne sauraient se substituer aux connaissances militaires fondamentales. Ces connaissances sont au coeur du présent ouvrage. La guerre reste le « caméléon » dont parlait Clausewitz : sous des apparences toujours évolutives, son essence ne change pas.
    Les auteurs de ce livre prolongent ici leur enseignement à l'École de guerre. Leur contact permanent avec les armées les fait bénéficier d'une information inégalée sur les évolutions stratégiques en cours. Leur formation d'historiens de la stratégie et des relations internationales leur permet de replacer ces évolutions dans la longue durée d'une réflexion jalonnée par les écrits de Sun Tzu, Thucydide, Machiavel, Napoléon, Clausewitz, Foch, Douhet, Lawrence, Liddell Hart, De Gaulle, et bien d'autres encore.

  • « La guerre ne fournit pas seulement aux écrivains un matériau flamboyant, elle les pousse aussi à s'interroger sur le combattant, ses motivations, les passions qui l'animent et qui peuvent aller du bellicisme le plus incandescent au pacifisme le plus viscéral. » Réunissant les travaux d'écrivains, d'universitaires et de militaires, ce livre invite à redécouvrir l'apport irremplaçable de la littérature à la compréhension en profondeur de la guerre. De l'Antiquité au XXIe siècle, le panorama qu'il dresse aborde les évolutions mais aussi les permanences du combat, de la guerre, de l'humanité...
      Ces travaux ont été dirigés par Jacques Frémeaux, professeur à l'université de Paris Sorbonne, Martin Motte, directeur d'études à l'École pratique des hautes études et professeur de stratégie à l'École de guerre, et Antoine Schu lé, officier d'état-major de l'Armée suisse.

  • Pourquoi l'Italie développe-t-elle précocement une culture de guerre spécifique ? Quelles furent les conséquences de la Grande Guerre pour les sociétés d'Europe centrale, et en quoi ces conséquences auraient-elles préparé la Seconde Guerre mondiale ? Quels enjeux affectifs, mais aussi politiques, ont représenté les sépultures de guerre ? Les études présentées dans ce recueil renouvellent l'approche des années 1911-1946 en croisant étroitement histoire militaire, histoire des relations internationales et histoire des mentalités.

    Sur commande
  • La pensée stratégique occidentale peine à définir une ligne d'action crédible face aux « nouvelles conflictualités » : elle est écartelée entre la tentation du tout-technologique et la fascination pour les approches venues de la sociologie, de l'anthropologie, de l'ethnologie, etc. Or, la technique n'est qu'un facteur de l'équation stratégique et les sciences sociales, certes indispensables, ne sauraient se substituer aux connaissances militaires fondamentales.
    Ces connaissances sont au coeur du présent ouvrage. La guerre reste le « caméléon » dont parlait Clausewitz : sous des apparences toujours évolutives, son essence ne change pas. La compréhension des conflits actuels suppose de savoir décrypter les formes guerrières d'aujourd'hui d'après les principes stratégiques de toujours.
    Les auteurs de ce livre prolongent ici leur enseignement à l'École de guerre. Leur contact permanent avec les armées les fait bénéficier d'une information inégalée sur les évolutions stratégiques en cours - « guerres hybrides », « stratégie du flou », concurrence pour la haute mer, robotisation, militarisation de l'espace extra-atmosphérique, cyberattaques, retour du nucléaire... Leur formation d'historiens de la stratégie et des relations internationales leur permet de replacer ces évolutions dans la longue durée d'une réflexion jalonnée par les écrits de Sun Tzu, Thucydide, Xénophon, Machiavel, Napoléon, Clausewitz, Jomini, Mahan, Corbett, Foch, Douhet, Fuller, Castex, Lawrence, Liddell Hart, De Gaulle, et bien d'autres encore.

  • Si le rôle de Charles Maurras dans la politique intérieure française reste connu (et très controversé), on oublie généralement qu'il existe un autre Maurras, celui dont le Président Pompidou disait en 1972 qu'il avait "prévu le monde actuel " avec soixante ans d'avance.
    Quelles furent ses thèses sur les relations internationales et les problèmes de défense ? Dans quels postulats s'enracinaient-elles ? Ont-elles connu une évolution entre Kiel et Tanger (1910) et sa mort en 1952 ? Furent-elles unanimement acceptées au sein de l'Action française ou des divergences s 'y exprimèrent-elles ? Les analyses de Maurras supportent-elles la confrontation avec les acquis de l'historiographie actuelle ? Quelle fut leur influence sur les décideurs politiques et militaires du XXe siècle, en particulier Charles de Gaulle ? Autant de questions qui, à ce jour, n'ont pas assez retenu l'attention des chercheurs.
    Aussi le présent ouvrage a-t-il l'ambition de faire oeuvre pionnière. Au carrefour de la philosophie politique, de la diplomatie, de la géopolitique et de la stratégie, les thèmes qu'il aborde ouvrent des perspectives inattendues sur l'histoire contemporaine.

    Sur commande
  • « La guerre ne fournit pas seulement aux écrivains un matériau flamboyant, elle les pousse aussi à s'interroger sur le combattant, ses motivations, les passions qui l'animent et qui peuvent aller du bellicisme le plus incandescent au pacifisme le plus viscéral. » Réunissant les travaux d'écrivains, d'universitaires et de militaires, ce livre invite à redécouvrir l'apport irremplaçable de la littérature à la compréhension en profondeur de la guerre. De l'Antiquité au XXIe siècle, le panorama qu'il dresse aborde les évolutions mais aussi les permanences du combat, de la guerre, de l'humanité...
      Ces travaux ont été dirigés par Jacques Frémeaux, professeur à l'université de Paris Sorbonne, Martin Motte, directeur d'études à l'École pratique des hautes études et professeur de stratégie à l'École de guerre, et Antoine Schu lé, officier d'état-major de l'Armée suisse.
     

    Sur commande
empty