Marivaux

  • Voici la situation : Dorante est honnête, quoique ruiné ; Araminte est veuve, jeune et riche. Lun entre au service de l'autre, pour être près de celle qu'il aime. Jusque-là, tout est simple ; cela se complique quand la mère d'Araminte n'envisage que ses intérêts financiers, que l'intendant Remy destine Dorante à Marton, que le comte épouserait volontiers Araminte pour éteindre un procès... Mais le valet Dubois veille et manigance.
    Lamour, le vrai, triomphera-il ? Rendez-vous au dénouement. Au fil de la pièce : Préparation à l'oral : 2 explications de textes ; Préparation à l'écrit : 1 commentaire de texte ; Le dossier est composé de 8 chapitres : 1 Histoire littéraire : Les métamorphoses du théâtre à l'aube des Lumières ; 2 Marivaux et son temps ; 3 Présentation des Fausses Confidences ; 4 Les mots importants des Fausses Confidences ; (projet, honnête / honnête homme ; fortune) ; 5 Préparation à l'écrit : la dissertation ; 6 La grammaire ; 7 Groupement de textes autour du parcours : Théâtre et stratagème ; Molière, Les Fourberies de Scapin ; Isabelle de Charrière, L'Emigré ; Victor Hugo, Ruy Blas ; Georges Feydeau, La Puce à l'oreille ; 8 Exercices d'appropriation.

  • Les fausses confidences

    Marivaux

    Le valet Dubois entreprend d'orchestrer le mariage de son ancien maître, Dorante, avec Araminte, une riche veuve que celui-ci aime secrètement. Parviendra-t-il, par le pouvoir de la parole - manipulatrice, mensongère, fabulatrice -, à obtenir qu'Araminte s'éprenne à son tour de son soupirant ? ... Placée sous le signe du langage, de ses subtilités et de ses stratagèmes, Les Fausses Confidences (1737) est une pièce virtuose, où l'amour se cherche et se conquiert par la force des mots.
    1. Le théâtre à Paris en 1737 2. Marivaudage et langage 3. Parole, vérité et mensonge : l'art du stratagème dans Les Fausses Confidences 4. Parole et amour dans le théâtre de Marivaux 5. L'amour, l'argent 6. Le personnage de la veuve 7. Le point de vue des metteurs en scène

  • A la suite d'un naufrage, des rescapés échouent sur une île étrange, où maîtres et valets sont contraints d'échanger noms, habits et conditions. Une nouvelle vie commence, fort réjouissante pour les uns et très amère pour les autres. Mais cette pièce utopique réserve bien des surprises : gagnés par l'empathie, les personnages donnent à l'inversion sociale un tour inattendu. Entre fable contestataire et fantaisie carnavalesque, L'Ile des esclaves bouscule l'ordre établi.
    Et Marivaux de pointer les travers de son temps en examinant sous un jour nouveau les rapports de servitude. + Etude de l'oeuvre - Arlequin, personnage de la commedia dell'arte - explications de textes - points de grammaire + Parcours : "Maîtres et valets" - maîtres et valets de l'Ancien Régime - vers un renversement de la hiérarchie maître-valet + Cahier photos + Sujet de bac

  • La plus parfaite et la plus riche des comédies de marivaux, où l'on trouve ses principaux thèmes.
    Deux fiancés, qui ne se connaissent pas encore, échangent leur rôle avec leurs domestiques. ils se retrouvent et s'aiment malgré le changement de condition sociale. l'art exquis de la construction, toute en symétries et en quiproquos, le sourire au bord de la cruauté, le triomphe de l'amour, c'est le théâtre français dans toute sa grâce.

  • À la suite d'un naufrage, Iphicrate et Euphrosine échouent sur une île avec leurs esclaves - Arlequin et Cléanthis. Le responsable des lieux les met en garde : dans cet endroit, l'ordre établi à Athènes n'a plus cours, maîtres et esclaves doivent échanger habits et condition afin de recevoir une leçon d'humanité. Ravis, les deux anciens valets en profitent pour se venger des misères qu'ils ont subies, mais ils sont vite rattrapés par leur bon coeur, ce qui provoque un revirement inattendu...
    À travers cette utopie comique, Marivaux questionne les rapports de pouvoir au XVIIIe siècle et épingle avec brio les caractères de son temps. Mais au-delà de la critique féroce de la société des Lumières, l'auteur n'a pas fini de nous tendre un miroir...

  • Des ouvrages spécialement conçus pour les nouveaux programmes de 1re : le texte intégral avec des notes et de nombreux encarts culturels pour une meilleure accessibilité.
    Un dossier du lycéen complet et riche avec de nombreux outils : des repères, des clés d'analyse, des groupements de texte pour l'oral du BAC, des sujets de BAC traités, des lectures d'images et des outils de langue.
    Parcours associé : Théâtre et stratagème ;

  • La dispute

    Marivaux

    Dans Folioplus classiques, le texte intégral, enrichi d'une lecture d'image, écho pictural de l'oeuvre, est suivi de sa mise en perspective organisée en six points :

    - Mouvement littéraire : Marivaux face aux Lumières naissantes - Genre et registre : Une pièce plurielle - L'écrivain à sa table de travail : L'écriture, une quête incessante - Groupement de textes : Figures d'ingénus au théâtre, XVIIe-XVIIIe siècle - Chronologie : Marivaux et son temps - Fiche : Des pistes pour rendre compte de sa lecture Recommandé pour les classes de lycée.

  • Dorante aime la Comtesse mais cette dernière semble de plus en plus séduite par le Chevalier Damis, lequel, jusque-là, n'avait d'yeux que pour la Marquise. Des crises semblables éclatent parmi leurs domestiques. La Marquise imagine alors un stratagème, qu'elle expose à Dorante : il leur suffit de faire croire à la Comtesse qu'ils sont tombés amoureux l'un de l'autre et qu'ils envisagent même le mariage, ce qui ne devrait pas manquer de faire réagir la jeune femme. Le stratagème de la Marquise se révèle « heureux » puisque, après bien des volte- face, tout finit par rentrer dans l'ordre, chez les domestiques comme chez les maîtres. Dorante regagne le coeur de la Comtesse tandis que la Marquise déclare au Chevalier qu'elle lui accordera, dans six mois peut-être, sa grâce et son pardon.

  • Texte intégral.

  • « C'est une femme qui raconte sa vie... » Comment Marianne, jeune orpheline rescapée d'une attaque de bandits, est devenue la comtesse de ***, nous ne l'apprendrons jamais. Marianne, cependant, était déjà Marianne. Jolie et pleine d'esprit, raisonnable et lucide, la « belle enfant » voit tout, sait tout, déjà, de l'ambivalence des bienfaits et des inconstances de l'amour - assez pour dépasser sa condition et proposer, sous la plume du divin Marivaux, le plus badin, pénétrant, spontané des romans de son siècle.
    Également chez Pocket : L'Ile des esclaves et Le Jeu de l'amour et du hasard.

  • C'est une pièce sur le travesti et la séduction, sur les erreurs de la passion, dues à la vanité, à la légèreté, à la coquetterie, à l'amour-propre.
    Pour vaincre les ennemis de son amour, l'héroïne mène sur trois fronts trois intrigues de séduction. mais le sentiment véritable est toujours victorieux, car il est dévouement lucide à autrui. le triomphe est celui de l'amour vrai sur le faux. au centre le la pièce, un admirable dialogue entre un homme amoureux qui refuse d'aimer et une jeune fille qui brûle d'admiration pour cet homme déchiré. jamais marivaux n'avait mis autant de complexité au service d'un dénouement si simple.
    " bonheur du texte, bonheur et plaisir de la salle ", jean vilar en a tout dit en trois mots.

  • « Marivaux nous montre, et la description en est trop sensible pour ne pas correspondre à une réalité, une société où l'amour est repris aux dieux et aux démons brutaux de l'amour et rendu en toute propriété à l'amoureux et à l'amoureuse. [...] Le débat du héros et de l'héroïne n'est pas le jeu d'une coquetterie ou d'une crise, mais la recherche d'un assentiment puissant qui les liera pour une vie commune de levers, de repas et de repos. » Jean Giraudoux.

  • Le prince travesti

    Marivaux

    LÉLIO :
    Depuis que j'ai quitté les États de mon père, et que je voyage sous ce déguisement pour hâter l'expérience dont j'aurai besoin, si je règne un jour, je n'ai fait nulle part un séjour si long qu'ici, à quoi donc aboutira-t-il? Mon père souhaite que je me marie, et me laisse le choix d'une épouse. Ne dois-je pas m'en tenir à cette Princesse? Elle est aimable, et si je lui plais, rien n'est plus flatteur pour moi que son inclination ; car elle ne me connaît pas. N'en cherchons donc point d'autre qu'elle ; déclarons-lui qui je suis, enlevons-la au Prince de Castille qui envoie la demander. Elle ne m'est pas indifférente ; mais que je l'aimerais sans le souvenir inutile que je garde encore de cette belle personne que je sauvai des mains des voleurs.
    (Acte I, scène IV)

  • Les pièces en un seul acte étaient un divertissement offert au public en fin de spectacle, après la représentation d'une tragédie ou d'une grande comédie.
    Marivaux sut faire de leur nécessaire brièveté un moyen d'intensité dans l'action et de profondeur dans l'analyse sociale, morale et psychologique, dans ce qu'on appelait la connaissance du coeur humain. les sincères et les acteurs de bonne foi ne sont pas seulement l'oeuvre d'un dramaturge adroit et d'un observateur perspicace, mais celle d'un moraliste, d'un penseur qui réfléchissait sur l'histoire des nations, sur l'évolution de l'humanité, comme sur les avatars du coeur, aussi comique à sa façon qu'un molière, aussi dense et énergique qu'un la rochefoucauld, qui avait bien noté, avant les sincères, les illusions et les mensonges de la sincérité, et aussi pénétrant qu'un montaigne, qui avait su, avant l'auteur des acteurs de bonne foi, que " la plupart de nos vacations sont farcesques ".

  • Venu à Paris de sa Champagne natale, brillant de jeunesse et de santé, Jacob découvre auprès de jolies femmes le plaisir de vivre et le fait découvrir à une dévote un peu mûre qui a préservé pour lui ses succulences. Le garçon s'émerveille devant le monde ouvert à sa faculté de bonheur : peut-on se raffiner sans se corrompre, séduire sans être trompeur, s'enrichir sans être injuste et parvenir sans être intrigant ? L'ardeur d'exister et l'appétit de jouir garderont-ils leur innocence ? Parvenu par les femmes, mi-Tom Jones, mi-Julien Sorel, Jacob est le plus ambigu des personnages de Marivaux et qui aurait sa place dans Les Liaisons dangereuses.

  • De Marivaux, on ne voit souvent qu'un aspect, une formule dont il reste la victime. On ne le trouve pas sérieux. Il passe de la malice à la tendresse, de l'esprit à l'émotion, des valets aux princes, des coeurs innocents aux vieilles débauchées. Pourtant, analyste du coeur, moraliste, peintre des milieux les plus variés, Marivaux sait nous toucher par une sensibilité qui ose prendre une forme plus rare - qui n'avoue pas son nom ou semble l'ignorer.
    Son théâtre consiste à faire surgir et à rendre lumineux ce qui se cache sous la routine et les convenances. Marivaux est un inlassable inventeur d'épreuves. On pourrait fort bien voir en lui quelque suprême manipulateur. Marivaux explore les zones indistinctes entre le rêve et la réalité, les instants de théâtre dans le théâtre et ceux où plus personne ne sait très bien si tel personnage fait semblant ou non. Proche de Pirandello, qui a construit son oeuvre sur la proclamation du triomphe du théâtre sur la vie et du caractère universel du masque, Marivaux, dramaturge, reste, encore aujourd'hui, à découvrir.

  • On a souvent défini l'art de Marivaux comme celui de «peser des oeufs de mouche dans des balances de toile d'araignée». Pourtant, parmi les écrivains du XVIIIe siècle, avant Rousseau, c'est Marivaux qui a le mieux dénoncé l'exclusion sociale et l'aliénation. Réflexions sur les conditions d'exercice de la liberté, ses pièces mettent en question des pouvoirs qui paraissaient assez généralement fondés en nature : le pouvoir du père ou de la mère tel qu'on le concevait sous l'Ancien Régime, celui des maîtres sur leurs valets, celui des hommes sur les femmes. Il n'est donc pas surprenant que ce théâtre libérateur donne la première place à l'analyse de la phase initiale de l'amour - lorsqu'il émerge à la conscience dans une atmosphère de trouble, de plaisir et de peur. Car chez Marivaux, l'amour souffle où il veut. Cause de bouleversements et de souffrances, il révèle la fragilité et la résistance des êtres pour devenir, lorsque le jeu des masques laisse apparaître la nudité des coeurs, le signe d'une immense liberté.

  • Dans Folioplus classiques, le texte intégral, enrichi d'une lecture d'image, écho pictural de l'oeuvre, est suivi de sa mise en perspective organisée en six points :
    - Mouvement littéraire : Le marivaudage
    - Genre et registre : Comédie d'intrigue, comédie morale
    - L'écrivain à sa table de travail : Un esprit libre, moderne et comique
    - Groupement de textes : La machination
    - Chronologie : Marivaux et son temps
    - Fiche : Des pistes pour rendre compte de sa lecture.

  • Le Prince travesti, L'Ile des Esclaves, Le Triomphe de l'Amour : trois pièces sur le masque, sur le travestissement. Se déguiser en sujet quand on est Prince (Le Prince travesti), jouer au Maître quand on est valet (L'Ile des Esclaves), se travestir en homme quand on est une Princesse (Le Triomphe de l'Amour) : trois formes de mascarade. La mascarade est jeu, libération : elle est l'essence même du théâtre. C'est aussi le moyen de susciter le rêve d'un monde plus clair et plus joyeux, dans lequel le rire aurait la vertu de se rire des vertus composées et compassées. Un rêve aussi peu sérieux - et aussi grave - que le théâtre.

  • Oeuvres de jeunesse

    Marivaux

    Frédéric Deloffre présente en un volume les oeuvres de jeunesse de Marivaux : Les Aventures de... ou les effets surprenants de la sympathie, La Voiture embourbée, Pharsamon, Le Bilboquet, Le Télémaque travesti, L'Homère travesti.
    Bien que certaines d'entre elles n'aient jamais été rééditées depuis le début du XVIIIe siècle, ces oeuvres d'un grand intérêt seront pour le lecteur une véritable découverte.

  • Afin de connaître qui, de l'homme ou de la femme, fut à l'origine de l'infidélité, le prince d'un royaume imaginaire se livre à une bien curieuse expérience.
    Quatre enfants, deux garçons et deux filles, sont élevés loin de toute civilisation, en des maisons séparées, de sorte qu'ils ne se sont jamais vus.
    18 ans ont passé, et le rideau se lève : «On peut regarder le commerce qu'ils vont avoir ensemble comme le premier âge du monde ; les premières amours vont recommencer, nous verrons ce qui en arrivera»...
    La dispute et L'île des Esclaves, comédies en un acte parmi les plus abouties du répertoire de Marivaux, nous font entrevoir toute la modernité d'une langue triomphante unissant le coeur à l'esprit.

  • Ces pièces sont éclairées par le commentaire de Jean Goldzink et des références à la mise en scène de«La Dispute»par Patrice Chéreau.

  • Et si nous pénétrions dans l'envers du décor, là où se préparent les jeux du théâtre ? Et si, derrière ce rideau, se jouaient d'autres scènes où l'illusion se mêle à la réalité, le naturel à l'artifice ? Avec ses "acteurs de bonne foi" pris au miroir de leurs propres rôles, Marivaux offre à son public la plus brillante des leçons de théâtre.

    Interview exclusive: Patrice Bigel, metteur en scène

empty