Marie-Christine Natta

  • Serge Gainsbourg : making of d'un dandy

    Marie-Christine Natta

    • Passes composes
    • 2 March 2022

    Une gestuelle délicate, une intonation ironique, un mouvement de tête hautain, des Repetto blanches portées pieds nus, autant de détails qui valent à Serge Gainsbourg le titre mérité de dandy, dont on l'honore depuis le début de sa carrière jusqu'à la récente commémoration des trente ans de sa disparition.

    Marie-Christine Natta va au-delà du paraître de Gainsbourg, et en révèle toute la profondeur. Par son orgueil, son obsessionnel souci du self-control, son goût pour l'artifice et la sophistication, son culte du beau et de l'originalité, le chanteur a toute sa place dans la famille sans chaleur des dandys du XIXe siècle, celui qu'il préfère. Comme Barbey d'Aurevilly, Baudelaire ou Wilde, le dandysme est pour lui bien davantage qu'un bel ornement : il fonde sa personnalité, son esthétique et sa morale.

  • Baudelaire

    Marie-Christine Natta

    • Tempus/perrin
    • 29 August 2019

    Nous savons tous que Charles Baudelaire était un immense poète romantique, dont la vie personnelle fut aussi dissolue que le génie artistique fut immense. Mais dans cet ouvrage, on découvrira aussi, grâce à de nombreux documents et sources de valeur, un nouveau personnage : l'auteur revient sur le dandysme du poète, sur la réelle place qu'occupait la drogue dans sa vie ou encore sur la puissance de son talent, bien loin de se réduire aux Fleurs du mal. Marie-Christine Natta ne laisse pas plus d'espace aux controverses historiographiques qu'aux interprétations littéraires ou psychologiques concernant Baudelaire. Seuls les faits comptent.

  • Qui est dandy ? C'est celui qui se pare de discrétion et celui qui affiche ses couleurs, c'est celui qui aime le luxe et celui qui le dédaigne, c'est celui qui agit et celui qui paresse, bref, c'est l'homme aux mille visages qui n'est jamais là où on l'attend.
    À l'écart des chemins frayés, il se forge une nouvelle nature qui le distingue et l'élève. Grâce à son difficile art de plaire en déplaisant, il désennuie les sociétés usées. On se dispute cette " amusante peste ", tour à tour d'une politesse exquise et d'une odieuse inconvenance. Éternel révolté, le dandy ne se conforme ni aux usages de la courtoisie ni à ceux de la morale. Mais ses transgressions sont bien inoffensives car il a besoin des règles qu'il bouscule comme des hommes qu'il méprise.
    IL ne veut pas changer le monde, il veut simplement imposer sa " grandeur sans convictions ".

  • La mode

    Marie-Christine Natta

    • Economica
    • 21 June 1999

    Sur commande

  • Eugène Delacroix

    Marie-Christine Natta

    • Tallandier
    • 14 October 2010

    Eugène Delacroix naît dans les toutes dernières années du XVIIIe siècle. Le mystère de sa naissance n'a jamais été percé : il serait le fils de Talleyrand, amant de sa mère et avec lequel des contemporains lui trouvent une ressemblance assez frappante. Voilà en tout cas qui expliquerait que, jeune artiste débutant, Eugène reçoive déjà des commandes prestigieuses de l'État. Comme Ingres, Delacroix jouait du violon et, sa vie durant, la musique l'accompagnera. Mais c'est finalement la peinture qui va l'emporter : il fréquente l'atelier de Pierre Guérin, où il fait la connaissance de Géricault, dandy rétif à l'art officiel qui fascine Delacroix, qui posera pour lui pour Le Radeau de la Méduse. Delacroix n'en néglige pas pour autant ses relations mondaines. En mars 1833, il est invité au grandiose bal costumé que donne Alexandre Dumas et auquel est conviée toute la fine fleur du romantisme. Les femmes occupent également une grande place dans sa vie, en particulier George Sand pour qui il éprouvera toute sa vie une amitié amoureuse. Il meurt le 13 août 1863 d'une longue maladie qui lui rongeait la gorge. Dans son testament, Delacroix demandait que la totalité des oeuvres qui se trouvaient dans son atelier soit dispersée aux enchères. La vente fut un énorme succès : tout ce que Paris comptait d'amateurs, de marchands, de gens du monde était là. On découvrit alors l'étendue de ses hardiesses, on comprit la profondeur de ses connaissances qui n'entravait pas la spontanéité de son génie. Un peintre à la fois classique et moderne.
    Dans cette biographie, Marie-Christine Natta, à la différence des ouvrages consacrés à l'oeuvre picturale, s'attache essentiellement à l'homme et à son itinéraire. Ainsi verra-t-on, tour à tour, le jeune homme timide et l'amant exalté, le dandy parisien découvrant un Maroc encore mystérieux, le chef de file de la peinture romantique, le génial décorateur de la Chambre des députés, du Sénat et du Louvre, luttant contre la maladie pour mener à bien ces chantiers monumentaux... C'est ce tempérament exceptionnel, cet artiste visionnaire, mais aussi ce solitaire parfois hautain, souvent tendre et toujours inattendu, que nous révèle cet ouvrage.

    Ethnologue, Marie-Christine Natta a publié en 1991 aux Éditions du Félin La Grandeur sans conviction. Essai sur le dandysme et chez d'autres éditeurs différents essais sur la littérature française, mais aussi sur la mode.


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