Marie-Anne Couderc

  • Semaine de suzette (la)

    Marie-Anne Couderc

    • Cnrs
    • 1 December 2005

    La Semaine de Suzette a occupé une place à part dans la presse française. Créée en 1905, elle a accompagné pendant de longues années les petites filles françaises, suivant leurs interrogations dans un monde en mutation et bouleversé par les guerres. Le principe des principes du journal est « l'ordre ». Anne-Marie Couderc décrit le système de valeurs de la publication en matière de politique nationale, d'ordre familial et social. Il s'agissait également d'éduquer en divertissant et il fallut tout le talent et la personnalité de rédactrices comme « Tante Mad » pour assurer cette tâche régulière. L'année 2005 célèbre le centenaire de la création de La Semaine de Suzette et par la même occasion de Bécassine, née avec la revue.

  • Le digital est partout : dans nos ordinateurs, nos téléphones, bientôt nos objets les plus usuels. Il est devenu un modèle économique à part entière : il n'est pas un jour sans qu'une startup vienne bousculer les habitudes des entreprises, même les plus solides. Il contribue à la création de nouveaux services mais également à la dématérialisation progressive de certains. Digital vs physique ; doit-on s'attendre à « une guerre des mondes », et à l'écrasement du physique par le virtuel ?

    Pour Anne-Marie Couderc, la réponse est non. Aux antipodes de la doxa, cette cheffe d'entreprise prend le pari que la révolution digitale va renforcer notre besoin de proximité. Si le digital est un outil, la relation humaine, faite de contact physique, est davantage une nécessité, une donnée universelle. Sans elle, le digital demeure une coquille vide. Inversement, sans le digital, la relation commerciale est pauvre, insuffisamment informée, inadéquate aux exigences de plus en plus fortes des consommateurs.

    Face aux inquiétudes que suscite l'installation toujours plus étendue du digital dans nos modes de fonctionnement, il existe une solution capable d'abolir la distance entre ces deux univers : la proximité. En effet, cet essentiel réside à la fois dans le monde virtuel et le monde physique : à nous de lui donner le premier plan qu'il mérite. Une transformation des points de vente et des vendeurs dans le sens de cette union est plus que jamais nécessaire. Il nous faut saisir, dès aujourd'hui, « le meilleur des deux mondes ».

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