Marie D Agoult

  • « Je suis née à Francfort-sur-le-Main, vers le milieu de la nuit du 30 au 31 décembre de l'année 1805. Il règne en Allemagne une superstition touchant ces enfants de minuit, Mitternachtskinder, comme on les appelle. On les croit d'une nature mystérieuse, plus familiers que d'autres avec les esprits, plus visités des songes et des apparitions. Que le lecteur en soit juge : maintes fois, dans le cours d'une existence très éprouvée, je me suis vue avertie en des songes étranges, symboliques en quelque sorte, dont le souvenir me poursuivait sans j'y puisse rien comprendre, et qui s'appliquaient ensuite, le plus exactement du monde, aux événements, aux situations, aux dispositions nouvelles et imprévues de ma vie et de mon âme. »

  • la destinée de marie de flavigny, comtesse d'agoult (1805-1876), mariée et mère de deux petites filles, bascule lorsqu'elle rencontre franz liszt, son cadet de six ans, en décembre 1832.
    en juin 1835, après deux ans de liaison secrète, les amants s'échappent pour la suisse. indifférents au scandale, ils vivent leur amour au grand jour pendant quatre années : accueillis par george sand à nohant, ils séjournent ensuite pendant plus de deux ans en italie (milan, venise, gênes, florence, rome). trois enfants leur naissent. en octobre 1839, la comtesse regagne paris afin que liszt puisse aller donner des concerts par toute l'europe.
    les amants se retrouvent à intervalles réguliers en france et en allemagne. pourtant, en mai 1844, survient la rupture : " je veux bien être votre maîtresse, pas une de vos maîtresses ", déclare mme d'agoult. entourée de nombreux admirateurs, elle accueille alors dans son salon écrivains, artistes et hommes politiques. sous le nom de daniel stern, elle publie articles et livres. ses mémoires inachevés, publiés de façon posthume, couronnent son oeuvre.
    la présente édition rassemble l'ensemble de ses textes à caractère autobiographique, certains inédits. s'y ajoute le journal qu'elle a tenu pendant les années 1837-1839.

  • La rupture avec Liszt consommée, la comtesse d'Agoult va passer une grande partie de l'été 1844 dans le château de son enfance, près de Tours, puis regagne Paris où elle veut s'imposer comme écrivain. La Revue indépendante publie en feuilleton, au début de 1846, son roman Nélida, à forte résonance autobiographique. Le présent volume permet d'assister à son lancement et plonge le lecteur dans les moeurs de la critique littéraire, lesquelles n'ont guère changé depuis lors. Elle fait paraître, par ailleurs, diverses études sur des écrivains et des poètes allemands.

    Touchant ses enfants illégitimes, surgit le drame. Alors qu'elle s'est entendue avec Liszt pour superviser leur éducation, ce dernier remet tout en cause. Excédé par les tracas qu'elle suscite, il décide de confier leur direction à sa propre mère, pourtant âgée, et leur interdit désormais tout contact avec elle, s'appuyant sur le pouvoir que lui confère sa position légale. De leur pugilat, ni la comtesse d'Agoult ni Franz Liszt ne sortent grandis.

    Dans son salon, la comtesse d'Agoult continue d'accueillir beaucoup d'hommes de lettres et d'artistes, y compris des étrangers venus de toute l'Europe. Se convertissant peu à peu aux idées républicaines, elle entre en relation avec Alphonse de Lamartine qui va devenir son « grand homme » dans les années à venir.

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  • Plongée dans le bouillonnement de son salon, la comtesse d'Agoult n'en continue pas moins d'affermir le statut de l'écrivain Daniel Stern. Elle publie une série d'études sur les états généraux de Berlin, convoqués par le roi Frédéric-Guillaume IV, une longue nouvelle Valentia, un volume de pensées, Essai sur la liberté (1847) et, dans L'Artiste, des maximes qui formeront le noyau d'Esquisses morales et politiques.

    La mort de sa mère, en janvier 1847, bouleverse sa vie sur le plan matériel. Car l'héritage sur lequel elle comptait lui échappe. N'ayant jamais pardonné à sa fille sa liaison avec Liszt, la vicomtesse de Flavigny lègue la plus grosse part de sa fortune à son fils. Profondément meurtrie par l'impossibilité de voir ses enfants naturels, la comtesse d'Agoult reporte toute son affection sur sa fille Claire qu'elle peut enfin recevoir chez elle et s'active à lui trouver un mari honorable.

    Ses fidèles amis, un noyau de diplomates et de littérateurs, continuent d'animer son salon où apparaissent de nouvelles personnalités, comme Émile Littré ; d'autres, tel Georg Herwegh, s'éclipsent. Elle tisse également un lien d'estime avec Jules Michelet.

    La révolution de février 1848 va lui inspirer son ouvrage le plus célèbre et lui donner l'occasion d'ajuster pleinement son talent à sa personnalité. Les notes abondantes qu'elle prend chaque jour vont servir de terreau à son Histoire de la révolution de 1848, écrit quasiment à chaud avec une objectivité étonnante, dont le premier volume paraît dès 1850.

    Édition établie et annotée par Charles F. Dupêchez.

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  • De retour d'Italie en janvier 1858, après un passage par Hyères (où elle rencontre Jules Michelet) et Nice, la comtesse d'Agoult loge quelques mois chez sa fille Claire, rue de Courcelles, passe une partie de l'été à Zurich où elle retrouve les Herwegh et son autre fille Cosima, fait avec plaisir la connaissance de son gendre, Hans von Bülow, ainsi que de Richard Wagner. Puis, elle regagne Paris et loue un appartement sur l'actuelle avenue Foch. En 1859, de nouveau dépressive, elle s'établit à Nice, encore au royaume de Piémont- Sardaigne. Elle y apprend la mort, à vingt ans, de son fils Daniel.

    Après avoir écrit une Marie Stuart et une Jeanne d'Arc rejetées par les théâtres parisiens, elle s'acharne en vain sur une troisième oeuvre dramatique, Jacques Coeur. Cependant, un jeune et fougueux littérateur italianisant lui redonne espoir quand il commence à se démener pour faire monter Jeanne d'Arc dans la péninsule. Elle publie en 1858 des Fragments d'un voyage en Italie et, en 1859, la troisième édition de ses Esquisses morales ainsi qu'une longue nouvelle, La Boîte aux lettres. Enfin, elle reprend son travail sur l'histoire de la république des Pays- Bas, dont elle publie un long chapitre.

    Une rencontre lui donne cependant un regain d'énergie, celle de Juliette La Messine, la future et célèbre salonnière Juliette Adam, dont elle décide de prendre en main la carrière littéraire.

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  • Les années 1849 à 1852 sont celles que consacre la comtesse d'Agoult à la rédaction de son ouvrage le plus ambitieux, Histoire de la Révolution de 1848, qui paraît en trois volumes, de 1850 à 1853. Sa correspondance, ses agendas et cahiers de notes reflètent son activité pour glaner toutes les informations, recueillir et recouper des témoignages parfois contradictoires qu'elle confronte à sa perception des événements.

    Dans sa vie privée, elle renoue des liens avec ses enfants. D'abord avec Claire d'Agoult qui achève ses années de scolarité au couvent et qu'elle veut marier malgré son jeune âge. Âgée de dix-neuf ans, ignorant l'existence de ses trois frère et soeurs, celle-ci épouse en 1849 le comte Guy de Charnacé qu'elle ne connaît que depuis quelques semaines. Et c'est en janvier 1850 que la comtesse d'Agoult découvre, l'attendant dans son vestibule, ses filles Blandine et Cosima qui ont enfreint la règle paternelle en lui rendant visite. Mais Franz Liszt, installé à Weimar, entre aussitôt en fureur et leur envoie une intraitable gouvernante pour les surveiller.

    Emménageant dans un petit hôtel particulier qu'elle achète en 1851 près de l'Étoile et qu'elle baptise la Maison rose, la comtesse d'Agoult y poursuit l'animation d'un salon brillant. Émile Littré, Jules Simon, Jules Grévy, Émile Ollivier et, chez les étrangers, Daniele Manin et Ladislas Teleki, y font leur apparition. Ils se mêlent ainsi aux anciens dont Louis de Ronchaud reste le pilier. C'est à cette époque qu'elle entame aussi des relations épistolaires avec Jules Michelet et Karl August Varnhagen von Ense, de Berlin. À quarante ans bien passés, elle peut noter avec plaisir que certains hommes continuent à succomber à son charme.

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  • Les années 1853-1855 montrent une comtesse d'Agoult rayonnante, en plein épanouissement intellectuel et familial. En effet, à la fin de 1854, elle obtient de Franz Liszt l'autorisation de renouer avec leurs trois enfants. Elle réussit ainsi, selon sa propre expression, à réunir ses « deux branches » puisque, séparée de son mari, son aînée demeure chez elle avec son propre fils. Mais le compositeur prend ombrage de ces relations et décide brutalement d'installer ses deux filles à Berlin.

    Pendant ces années, la comtesse d'Agoult multiplie les voyages : Normandie, Auvergne, Pays basque, Espagne, Belgique et Pays-Bas. Passionnée par le soulèvement des Provinces-Unies contre l'Espagne, elle se met écrire une Histoire de leur république. Au début de 1853, paraît le dernier volume de son Histoire de la révolution de 1848 qui fera date.

    De grands hommes lui manifestent leur amitié : Émile Littré, Jules Michelet, Henri Martin, Auguste Mignet, Étienne Vacherot, puis Ernest Renan. S'y joignent le jeune Anatole Prévost-Paradol et le poète Auguste Lacaussade. Le vieux baron de Penhoën l'approvisionne de toute la documentation dont elle a besoin pour ses études diverses.

    Ce volume permet d'entrer dans l'intimité d'une femme supérieurement intelligente, au jugement clairvoyant sur les individus et les événements, capable de grands élans de générosité, mais parfois d'une sécheresse déconcertante.

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  • En 1856, les publications de la comtesse d'Agoult sont principalement consacrées à des ouvrages dramatiques. Elle espère aussi jouer un rôle influent au sein de la rédaction de la Revue de Paris, en pleine restructuration financière et éditoriale. Mais elle se heurte assez vite à la personnalité du rédacteur en chef et gérant, Maxime Du Camp, et voit ses rêves d'éminence grise s'évanouir.

    L'année 1857, dont elle passe la moitié hors de France, est surtout consacrée à l'établissement de ses filles illégitimes. Elle essaye d'empêcher, à Berlin, l'union de Cosima avec le pianiste Hans von Bülow, un élève de Franz Liszt, qu'elle ne connaît que par ouï-dire, puis elle se ravise en considérant que la jeune fille pourra y gagner aisance et liberté. Le mariage est célébré au mois de juillet.

    Quant à Blandine, elle épouse en octobre l'avocat Émile Ollivier, futur chef du dernier gouvernement de Napoléon III. La cérémonie, sans solennité, a lieu dans une chapelle du dôme de Florence au terme d'un voyage où les futurs époux sont tombés amoureux.

    Expropriée de sa « maison rose » qui doit disparaître pour aménager le quartier de l'Étoile, elle confie les longues et coûteuses tractations administratives à des conseils et avoués plus ou moins compétents à la gouverne de sa fille Claire de Charnacé.

    Parmi les nouvelles personnalités reçues dans son salon, deux particulièrement vont jouer un rôle important : Auguste Nefftzer et Charles Dollfus qui fondent ensemble la Revue germanique avant que le premier ne se lance plus tard dans la création du quotidien Le Temps.

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  • L'année 1860, la comtesse d'Agoult la passe surtout en Italie dont fait encore partie Nice où la conduisent une santé chancelante et une mauvaise gestion de sa fortune. Un long séjour à Turin lui permet de rencontrer nombre de notabilités. Elle est reçue en audience privée par le ministre Cavour puis par le roi Victor-Emmanuel II. Sa pièce Jeanne d'Arc y est représentée en italien et elle publie dans Le Siècle des Lettres écrites d'Italie. Après une cure thermale à Aix-les-Bains, elle remonte brièvement à Paris puis redescend à Saint-Gervais. Son état de santé s'aggravant, elle revient à Nice où elle a soudé autour d'elle un cercle d'amis, comme la poétesse Louise Ackermann.

    Ses relations avec sa fille Claire, devenue quasiment sa secrétaire, tournent à l'aigre lorsqu'elle apprend que celle-ci a pris un amant. Ses liens avec ses deux autres filles, Blandine et Cosima, sont également conflictuels. Ses lettres sont pleines de la passion avec laquelle elle suit l'avancement de l'unification italienne, soutenant avec admiration la politique du Piémont, quitte à se montrer en désaccord avec nombre de ses interlocuteurs. Parmi ses correspondants, on retrouve Charles Dollfus qui tâche de sauver sa Revue germanique, l'avocat Alexandre Freslon, Émile Littré. Louis de Ronchaud poursuit son sacerdoce de garde-malade auprès d'elle. Enfin, Louis Tribert lui adresse de longues lettres d'Amérique du Nord puis centrale.

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  • Nélida

    Marie d' Agoult

    Nélida est le roman, fort autobiographique, que Marie de Flavigny, comtesse d'Agoult, publie sous le pseudonyme de Daniel Stern, en 1846, dans lequel elle raconte sa liaison féconde et tumultueuse avec le compositeur Franz Liszt. Elle y paraît sous les traits de Nélida, mariée très tôt à un homme qu'elle n'aime pas ; lui devient le peintre Guermann Régnier qui découvre en elle une égérie. Dans ce roman dont, à l'époque, tout le monde perçut les clés, Daniel Stern, plutôt que de relater des faits, ausculte l'âme d'une jeune femme blessée au plus profond de son être pour avoir trop cru à l'amour. Encore aujourd'hui, l'analyse de la passion, le vertige qui prépare l'abandon, la finesse des notations psychologiques frappent le lecteur avec une force inaltérée. Et, comme dans les oeuvres de George Sand, l'authenticité des accents dépasse largement du cadre convenu des romans qu'écrivaient alors les femmes du monde.

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  • George Sand et Marie d'Agoult comptent parmi les femmes les plus intelligentes et les plus libres de leur temps.
    De leur rencontre, en 1835, naquit une amitié brutale et exaltée. Elles l'exprimèrent d'abord par des lettres d'une profonde tendresse puis par dix mois de vie commune presque ininterrompue. A Paris, elles ouvrirent ensemble, pendant quelques semaines, un salon où elles reçurent les écrivains et les musiciens les plus célèbres. Ensuite, à Nohant, George accueillit avec sollicitude Marie dont la santé vacillait.
    Soudain, avec le départ de celle-ci pour l'Italie, vint le temps de la haine. Leur intelligence exceptionnelle ne surmonta pas les blessures d'amour-propre qui s'étaient insidieusement formées au sein de leur intimité trop étroite. Le désir de vengeance l'emporta. Il s'exprima à travers des livres chez George et par des accès de médisance chez Marie qui allait devenir l'écrivain Daniel Stern. Les lettres qu'elles s'échangèrent au plus fort de leur amitié, rassemblées ici pour la première fois, témoignent du caractère exceptionnel de ces deux femmes qui, bravant les préjugés de leur classe, se voulurent maîtresses de leur destin.
    Toutes deux dotées d'un fort tempérament, elles firent montre d'une force d'introspection et d'une clairvoyance peu communes. Au fil de leurs lettres glissent les ombres de personnalités de premier plan (Balzac, Lamennais, Musset, Mickiewicz, Berlioz) au premier rang desquelles surgissent celles des deux amants, Liszt et Chopin.

  • Après deux ans et demi d'absence, la comtesse d'Agoult se réinstalle à Paris, rue Neuve-des-Mathurins. Elle renoue avec la vie artistique et mondaine de la capitale, ouvre un salon où elle convie ses vieilles et nouvelles connaissances. Les déclarations d'amour pleuvent mais elle y résiste sans mal car elle aime toujours profondément Franz Liszt. Émile de Girardin, qui parvient cep endant à ébranler ses sentiments, lui ouvre les colonnes de la Presse où elle publie ses premiers articles, sous le pseudonyme de Daniel Stern. Dans ce troisième volume, défile un nombre impressionnant d'artistes qui fréquentent son salon de manière plus ou moins régulière : Alfred de Vigny, Eugène Sue, George Sand, Honoré de Balzac, Victor Hugo, Jean-Auguste-Dominique Ingres, Char les-Augustin Sainte-Beuve, Adam Mickiewicz, Henry Bulwer-Lytton, Henri Lehmann, sans compter les musiciens.

  • De 1842 à mai 1844, le couple formé par Franz Liszt et la comtesse d'Agoult se délite. C'est en avril 1844 que celle-ci décide de rompre. Pendant ces années de lutte intérieure, elle devient l'écrivain Daniel Stern. Autour d'elle, les anciens amis vont et viennent, tels Alfred de Vigny, Charles-Augustin Sainte-Beuve et Louis de Ronchaud. Le peintre Henri Lehmann devient son premier confident. Lamartine fait plusieurs apparitions dans son salon où de nouvelles figures surgissent : l'historien Louis de Viel Castel, le jeune François Ponsard dont la Lucrèce remporte un énorme succès, et le poète allemand Georg Herwegh. Lorsqu'elle part pour la Touraine en mai 1844, madame d'Agoult charge ses amis de veiller sur Franz Liszt. Le musicien va désormais hanter ses rêves et ses cauchemars.

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  • Marie de Flavigny, comtesse d'Agoult (1805-1876), fut bien plus que la célèbre compagne de Franz Liszt. Écrivain exigeant, publiant livres et articles sous le nom de Daniel Stern, passionnée par les idées de son temps et par la création artistique, elle accueillit dans son salon un nombre considérable de personnalités de tout genre et de tout pays, écrivains, peintres, musiciens, p hilosophes et hommes politiques. Elle correspondit toute sa vie avec assiduité. Ce premier volume nous la montre en pleine éclosion intellectuelle, entraînée par le génie de Franz Liszt et consommant une rupture définitive avec le milieu aristocratique oùelle a été formée. Son installation scandaleuse à Genève, en 1835, consacre la nouvelle existence de celle qui s'est imposée com me l'une des femmes de lettres françaises les plus importantes, aux côtés de Germaine de Staël et de George Sand.

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  • La comtesse d'Agoult a considéré les années 1837 1839 comme les plus radieuses et les plus intenses de sa vie. Après de longs mois de grande amitié avec George Sand dans le cadre idyllique de Nohant, elle pérégrine pendant plus de deux années en Italie eteffectue de longs séjours à Milan, Gênes, Venise, Florence, Rome et, l'été venu, dans des villas de la campagne toscane ou ligur ienne, au coeur de paysages enchanteurs. Aux côtés de Franz Liszt, elle multiplie les rencontres : Rossini, Spontini, Hiller, Mercadante, Schnetz, Ingres, Lehmann, Bartolini, Sainte Beuve, Hortense Allart. Tandis que le musicien donne des concerts ça et là, des aristocrates locaux se proposent de la guider dans ses visites touristiques et de l'introduire dans les plus beaux palais, où elle admire de magnifiques collections de tableaux. Ainsi les liens des amants, bien que secoués par deux lourdes épreuves (un séjour tapageur de Liszt à Vienne, une grave maladie de madame d'Agoult à Venise), ne paraissent jamais avoir été aussi solides. Et c'est avec un profond déchirement qu'ils se séparent en octobre 1839 pour des raisons pécuniaires. Madame d'Agoult regagne Paris avec ses deux petites filles, Blandine et Cosima, tandis que Liszt commence une grande tournée de concerts en Europe.

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