Marie Le Gall

  • Mon étrange soeur

    Marie Le Gall

    "Nous nous sommes tout de suite reconnues, et il était écrit que j'allais obéir à tes ordres muets." C'est l'histoire de deux soeurs que dix-neuf années séparent. La plus jeune bouleverse par sa naissance inattendue la vie de la grande, jeune fille extravagante et tourmentée, victime des bombardements de la Seconde Guerre mondiale. Devenue adulte, la petite raconte la vie de son aînée, sa joie, ses jeux délirants, sa "folie" puis son errance, entre séjours à l'hôpital et brefs retours dans la maison familiale.
    Qui est donc cette "étrange soeur" ? De quel mal souffre-t-elle vraiment ? Un doute habite depuis toujours la narratrice, et l'hypothèse formulée à la mort de son aînée sonne comme une révélation et une délivrance.

  • La narratrice grandit dans une atmosphère lourde de non-dits, dans une maison écrasée par le silence, dont les murs de pierre suintent le mystère. Son père n'est qu'une ombre solitaire.
    Pourquoi celui qu'elle appelle le Menuisier est-il si lointain ? Pourquoi sa famille semble-t-elle perpétuellement en deuil ? Elle aimerait poser des questions, mais on est taiseux dans le Finistère. Des années lui seront nécessaires pour percer le secret de son ascendance, mesurer l'invisible fardeau dont elle a hérité. D'une plume à la fois vibrante et pudique, Marie Le Gall décrypte l'échec d'une relation père-fille.Ce récit délicat ne verse jamais dans le pathos ni le nombrilisme, et laisse affleurer, lentement, son drame.
    Chloé Brendlé, Le Magazine littéraireL'écriture donne ces vies à voir, pour les hausser au-dessus d'elles-mêmes, dans ce qui s'affirme comme une oeuvre littéraire de grande beauté. Jean-Claude Lebrun, L'Humanité.

  • Lena, Bretonne de cinquante ans, enseignante à Paris et mère d'un jeune adulte, est depuis deux ans dans une sorte de coma émotionnel survenu après le décès de sa propre mère et une rupture sentimentale. Trois rencontres totalement différentes les unes des autres mais finalement liées, vont tour à tour la remettre au monde. La première est un réveil des sens et des émotions par l'intermédiaire d'un homme plus jeune dont il conviendra de se défaire afin que le dégoût ne l'emporte pas progressivement sur le reste. La deuxième rencontre procédera de l'apaisement et, qui sait, d'un éventuel avenir possible par le biais d'une conversation téléphonique nocturne avec le père du fils de Lena, homme aimé alors qu'elle n'avait que vingt ans. La troisième enfin, permise par les deux premières, de loin la plus belle et qui réconcilie Lena avec l'existence, est la rencontre avec Maria, une femme condamnée par une tumeur au cerveau et que Lena, sans le savoir à réconciliée avec son père trois ans plus tôt en publiant un roman autobiographique. Une rencontre intense, sobre et essentielle.

  • Les XVIe et XVIIe siècles occupent une place particulière dans l´historiographie. Pour les uns, ils marquent la rupture avec l´obscurantisme médiéval et le cheminement vers le progrès pour les autres, ils sont une époque troublée, enserrée entre les guerres de religion et les coûteuses conquêtes du Roi Soleil. Les faits sont tout à la fois plus complexes et plus simples : les guerres d´Italie permettent à la France de développer une culture rayonnante, mais la font passer à côté de la conquête océanique les esprits interrogent l´Écriture et la tradition dans et hors de l´Église, mais l´unité éclate et les guerres de religion sont sanglantes Louis XIV rayonne en Europe, mais son peuple ne connaît pas la paix.

    Jean-Marie Le Gall décrypte dans un style clair mais précis les différentes facettes de ces siècles tiraillés entre la naissance d´une culture moderne et la violence d´une époque de guerre permanente.

  • La Renaissance est accusée de nourrir le roman de la supériorité européenne, technique, culturelle et économique. Elle est également à l'origine des figures contestées de l'État et d'une première mondialisation, forcément brutale et malheureuse.
    Quant à l'humanisme, il a légué l'élitisme scolaire et un spécisme en faveur de l'homme au détriment de l'animal. Bref, la période illustre toutes les dérives de l'esprit moderne, individualiste et narcissique, dont le transhumanisme serait le dernier avatar.
    Ce livre expose le bien fondé de certaines critiques, mais aussi les fantasmes qu'elles mobilisent. Il revient notamment sur la genèse du terme, la Renaissance s'opposant au « Moyen Âge » inventé au XVIe siècle par des hommes qui voulaient faire renaître l'Antiquité, ainsi que sur le Quattrocento italien, son véritable modèle, et sur les Réformes religieuses qui ont marqué la naissance de la modernité. Tenant compte des critiques, de l'historiographie ancienne et la plus récente, l'ouvrage propose de fixer les principaux traits de la Renaissance que l'on peut retenir aujourd'hui. Non, la Renaissance n'est pas morte.

  • Au petit matin du 24 février 1525, après quatre mois de siège devant Pavie, François Ier s'élançait sur le champ de bataille, persuadé de sa victoire imminente : « C'est maintenant que je suis duc de Milan ! » Midi n'avait pas sonné qu'il se rendait à Charles de Lannoy, vice-roi de Naples, représentant de l'empereur Charles Quint. Il en devenait le prisonnier en Espagne jusqu'en ce 17 mars 1526 où il remit pied sur le sol de France après avoir laissé ses deux jeunes fils en otage et abdiqué une partie de sa couronne.
    Cinglante défaite pour la France, qui signe la fin de ses prétentions sur l'Italie, Pavie a moins marqué la mémoire française que Marignan, victoire qui, dix ans plus tôt, coïncida avec l'avènement de François Ier et vengea les revers de la fin du règne de Louis XII. Pourtant, loin de n'être qu'une simple « journée » des guerres d'Italie qui construisit la France, c'est à Pavie, en cette année 1525, que se joua pour deux siècles, dans une Europe secouée par de violentes révoltes, l'hégémonie des deux grandes puissances. Une année inscrite aussi dans l'imaginaire politique qui mit à mal la stature de François Ier comme roi-chevalier et marqua la mort de la chevalerie héroïque.

  • Différentes logiques de la vente et de la négociation...), les savoir-faire (l'ensemble des méthodes, outils, grilles nécessaires pour vendre au client, manager son équipe...) et les savoir-être (compétences transversales et humaines nécessaires à la réussite dans la fonction : communication, gestion du temps, du stress...).  Dans cette 2e édition,la composante " organisation" du métier qui devient essentielle est traitée ainsi que la professionnalisation maintenant obligatoire des forces commerciales.  Sont également développées la relation commerciale à distance, l'internationalisation de la fonction, l'évolution générationnelle des commerciaux: générations Y,Z, les seniors, comment les manager?.
    Enfin, la " pression" sur les résultats se faisant de plus en plus forte, la gestion du stress, devenue une compétence de plus en plus utile aux commerciaux, est aussi traitée.

  • Le sujet peut prêter à sourire. Est-ce bien sérieux pour un historien que de traiter de barbes et de moustaches ? De nos jours, où la barbe est un indice de fondamentalisme ou d'archaïsme, l'avenir est au glabre. Et pourtant, entre les poilus de la Première Guerre mondiale, les barbudos cubains des années 1960 et les barbus islamistes d'aujourd'hui, notre histoire contemporaine a montré que la barbe était un identificateur social chargé de sens, ce dont Jean-Marie Le Gall est intimement convaincu. C'est aussi vrai, bien entendu, pour l'époque moderne.
    Si le glabre domine en Europe dans la seconde moitié du XVe siècle, la pilosité faciale devient au début du XVIe un véritable phénomène de mode, né dans les cours princières d'Italie. Les défaites subies par la péninsule ont en effet mis à mal la virilité des Italiens, qui redéfinissent un nouvel idéal masculin et chevaleresque. Un idéal qu'incarnent à la perfection trois jeunes souverains arborant fièrement barbes et moustaches : François Ier, Henri VIII et Charles Quint. Vite adoptée par la noblesse puis par la bourgeoisie, cette prolifération du poil domine sur tous les visages d'Europe pendant plus d'un siècle avant que le lisse ne l'emporte à nouveau à la fin du XVIIe. Symbole des gens de pouvoir et de savoir, elle est à la fois un élément de hiérarchisation sociale, au même titre que les vêtements, et un marqueur religieux qui sépare nettement pasteurs protestants et prêtres catholiques. L'avènement d'un univers plus policé et plus civilisé sonne toutefois le glas de la pilosité faciale. Dès lors, la barbe semble l'expression désuète d'une masculinité arrogante et doit céder la place à la perruque, qui assure aux élites la distinction nécessaire.
    À la confluence de l'histoire des mentalités, des représentations et du sensible, l'auteur nous convie à un impertinent voyage au pays de cette virilité que les hommes n'ont jamais cessé d'interroger.

  • Livre de référence sur la Fonction commerciale, cet ouvrage offre à la fois les savoirs (le rôle de l'organisation commerciale dans l'entreprise, les différentes logiques de la vente et de la négociation...), les savoir-faire (l'ensemble des méthodes, outils, grilles nécessaires pour vendre au client, manager son équipe...) et les savoir-être (compétences transversales et humaines nécessaires à la réussite dans la fonction : communication, gestion du temps, du stress...). Radicalement différent d'un manuel académique, cet ouvrage est conçu à la fois pour une prise en main de la fonction, le développement des compétences opérationnelles, la gestion et l'évolution de la carrière dans la fonction.

  • Pourquoi travailler sur les moines de la Renaissance ? Ces adeptes têtus du mépris du monde, crasseux et ignorants, paillards à l'occasion, méritent-ils plus que les sarcasmes d'Erasme, de Luther ou de Rabelais ? Pourtant, la Renaissance fut dans le royaume de France un moment de renouveau de la vie monastique.
    Les couvents se multiplient, leurs réformes aussi. Anciens religieux issus de maisons réformées, Erasme, Rabelais et Luther connaissent bien cette vitalité. Dès lors n'est-ce pas la prétention des religieux à incarner la perfection chrétienne plus que leurs turpitudes qui suscite autant d'ironies et de critiques ? Jean-Marie Le Gall prend le risque de travailler sur ces moines dans une période où l'historiographie les voue ordinairement à la décadence.
    A travers une multitude de sources (sermons, statuts, registres capitulaires, comptes, procès...) il entreprend une étude fouillée de ce monde des réguliers, qui attire ou qui révulse mais qui ne laisse jamais les contemporains indifférents. Sa grande originalité est de regarder du côté de ceux qui sont réputés avoir refusé la réforme - les déformés - et de constater qu'être contre une réforme ne signifie pas être contre toute forme de réforme.
    Dès lors, dans leurs adhésions comme dans leurs refus, les religieux apparaissent bien être des acteurs essentiels de ce temps des réformes. Ce livre enrichit donc la compréhension du travail de l'idée de réforme dans la société avant la Réformation. Qui réforme, pourquoi et comment ?

  • Buez an den euruz Jean-Marie Vianney, person Ars, 1786-1859 , great gant an aotrou Jean-Marie Le Gall,... http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k14124079

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  • La rencontre entre François Ier et l'Italie.
    Les relations entretenues par François Ier avec les états italiens ne furent pas toujours aussi linéaires et profitables qu'on a pu l'affirmer dans le passé, aussi bien dans les domaines politique que culturel. Les célébrations nationales de 2015, évoquant la victoire à Marignan d'un jeune roi de France fraîchement couronné, ont sans doute contribué à renforcer l'image d'un monarque conquérant et puissant au détriment d'une analyse plus lucide et approfondie sur les répercussions, tout au long de son règne, de l'aventure italienne.

    Les articles figurant dans ce volume explorent différents aspects de l'épopée guerrière et culturelle de François Ier en Italie, tout en mettant l'accent sur les réactions suscitées outremonts par la politique royale au fil du temps, mais aussi des succès et des déboires diplomatico-militaires. Si la domination française en Piémont-Savoie semble contrebalancer l'échec cuisant d'une implantation durable dans le Milanais, la popularité du monarque résiste surtout dans les milieux hostiles à la suprématie impériale et chez les fuoriusciti, mais peine à s'affirmer de façon incontestée comme l'attestent le revirement de moults alliés, les dépêches diplomatiques et les chroniques littéraires de l'époque. Adulé par des lettrés et des artistes de renom qui voient en lui un mécène parfois visionnaire, François Ier met en oeuvre des réseaux d'influence grâce à l'implantation de nombreux Italiens sur des sièges épiscopaux du royaume tout en favorisant l'essor d'un italianisme culturel bien au-delà de l'espace raffiné de la cour. Tous ces efforts semblent toutefois peu lisibles par les Outremontains qui nourrissent une méfiance envers une politique qui semble osciller entre gallicanisme et accueil des hétérodoxes, défense de la Chrétienté et entente avec le Turc, velléités hégémoniques et replis soudains. Historiographes et polémistes à la solde des différents états prennent parti soit en faveur soit contre l'action royale dans la péninsule, tandis que les écrits littéraires restituent une image quelque peu écornée du roi de France face à la toute-puissance de Charles V.

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  • Contacts avec l'au-dela` est le te´moignage d'un me´dium- magne´tiseur qui retrace tous les phe´nome`nes paranormaux qui ont jalonne´ son existence. Depuis son enfance, J.M Legall est en contact avec le monde des esprits.

    Il prend tre`s vite conscience de ses faculte´s psychiques qu'il fait progresser, tout en cherchant a` comprendre comment elles fonctionnent.
    Il nous raconte ses collaborations avec des scientifiques comme Jean Dierkens et Yves Lignon avec lesquels il me`ne des expe´riences de parapsychologie, de contact avec les de´funts, et de magne´tisme a` l'ho^pital de Villejuif notamment.

    Il n'oublie pas au passage d'apporter une re´flexion sur le monde des me´diums tout en nous donnant des conseils avertis sur la pratique de ce me´tier.

  • Cet ouvrage montre que s'il existe des capitales, il est difficile de dresser l'idéal-type d'une capitale de la Renaissance car les configurations politiques sont diverses dans une Europe qui compte des monarchies, des empires, des républiques urbaines ou cités-états, des monarchies composites...Aussi, loin d'une analyse exclusivement fonctionnaliste, sont retenues dans ce livre des capitales de la Renaissance qui ne le sont plus forcément aujourd'hui, invitant ainsi le lecteur à échapper à une histoire des capitales qui ne soit que le récit téléologique de celles qui le demeurent encore.

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