Mai Li Bernard

  • Mais que faut-il pour faire un monde ? A cette question est souvent répondu : de tout, même s'il faut reconnaître que la réponse serait plutôt : de peu, si l'on suit sérieusement les créations de Mai Li Bernard pour laquelle peuvent su?re (très largement) quelques gommettes. Grosso modo, trois formes et trois couleurs : cercle et ?gures à trois ou quatre côtés, et trois couleurs de base, rouge, bleu, jaune. Et voilà, ô miracle, qu'avec ce si peu, ce si modique, s'érigent sous nos yeux ces assemblages, ces compositions, ces systèmes, ces structures, qui ne sont pas sans rapport (à moins de n'y rien voir) avec ce style architectural appelé le brutalisme, qui connut en Europe les meilleurs de ses jours dans la seconde moitié du xxe siècle. Un style caractérisé par la répétition de certains éléments et par l'absence drastique d'ornementation, une sorte de nudité fondamentale en somme dont la structure elle-même se doit d'être exposée. En ce sens, nul doute, il s'agit bien pour Mai Li Bernard de tentatives de brutalisme. Toutefois, ne nous y trompons pas, l'architecture brutaliste n'érige pas seulement des façades, mais aussi fatalement des intérieurs au creux de ces ouvrages, destinés malgré tout à la vie, à la communauté, à la promiscuité, au bienêtre et même à l'utopie, si l'on songe, par exemple, à La Cité radieuse du Corbusier. Et sans doute les collages de Mai Li Bernard répondent-ils à leur façon à cette haute exigence. En e!et, ces collages ne sont-ils pas eux-mêmes radieux et même d'une brutalité rayonnante, des sortes d'édi?cations luxuriantes, bariolées et vives, autrement dit vivantes, sémillantes, allègres, éclatantes, parvenant ?nalement à toucher comme une sorte d'érotisme étincelant, fringant et pétulant, une longue suite d'érections pleines d'ardeur, rigoureusement tendues vers le plus haut par la seule force de leurs propres éclats ?

  • Un convoi de forains arrive. Ce sont les archi-gommettes, de drôles d'architectes, des petites fourmis-boules à 4 pattes. Elles construisent les manèges avec des gommettes géométriques colorées.
    Dans ce cahier d'activités grand format, l'enfant les aide à finaliser, avec des gommettes autocollantes, une grande roue, un train fantôme, des montagnes russes et autres manèges d'une fête foraine.

  • Ce livre chapitré en 7 parties, vues comme autant d'actes d'une pièce de théâtre muet, associe les systèmes narratifs du vaudeville à ceux du jeu de massacre en faisant montre d'une position toute féminine, si ce n'est féministe.
    On y assiste à la description clinique de situations de crise au sein de trois couples installés, avant que soit envisagée une solution radicale par chacune des protagonistes à l'encontre de leur compagnon.

  • Mai Li BERNARD nous propose des scènes de la vie de couple, ou les personnages cherchent à se décrypter l'un -l'autre. Le lecteur aussi est pris dans ce jeu car cette histoire est sans parole et on s'y exprime exclusivement avec des couleurs.

  • Les archi-fourmis aiment construire des maisons. On ne sait pas trop pourquoi parce qu'elles préfèrent dormir dans des galeries. Ça se passe toujours de la même façon ! Elles se promènent, trouvent un coin chouette, construisent, construisent, construisent... puis retournent dans leurs galeries. Aucun endroit ne leur résiste...
    Mais au fait, que deviennent ces maisons ?

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