Mélanie Georgelin

  • Amaya a douze ans quand elle voit sa mère mourir de chagrin, après le départ brutal de son père avec une Arlésienne. Aussi sauvage que sa tignasse indomptable, adulte avant l'âge, habituée à s'occuper de ses parents, elle atterrit dans un orphelinat, y enchaîne les joies et les chagrins, découvre une ribambelle de mômes brisés et d'adultes bancals qu'elle tente de réanimer comme elle peut, à coups d'histoires saugrenues et de mensonges poétiques.
    Mais ce mode de survie n'a qu'un temps : Amaya est vite rattrapée par la vie telle qu'elle est, celle qui frappe sans crier gare et qui ne fait pas de quartiers. Jusqu'à ce qu'elle débarque chez Pierrot et Madeleine, un couple de vieux fous amoureux, étranges et facétieux, avec qui elle va découvrir de nouveaux horizons...

  • À partir d'une expérience de psychothérapeute auprès d'enfants violents, l'auteure propose des pistes pour les accueillir, comprendre leurs difficultés et les accompagner.

    Comment rencontrer l'enfant violent, là où il en est ? Comment l'accueillir avec et malgré la violence ? Et comment l'accompagner au long cours, en tenant compte des multiples facteurs qui président à ses difficultés ?
    Issu d'une pratique clinique en ITEP, ce livre propose au lecteur un partage d'expérience. L'auteure s'appuie sur la psychopathologie, la psychanalyse. Elle en rappelle les concepts et les modèles de compréhension du fonctionnement psychique au regard de cette clinique particulière. Elle s'intéresse également au versant comportemental en abordant la question de l'acte et de ses adresses, et inclut dans sa réflexion la philosophie contemporaine, avec les travaux de Paul Ricoeur sur l'identité narrative : comment s'inventer lorsque la vie est abîmée au berceau ? Quelles identités narratives l'enfant peut-il déployer, avec son thérapeute, pour sortir d'une spirale destructrice et mortifère ?
    Mélanie Georgelin s'attache à dégager des propositions thérapeutiques foisonnantes et ouvertes. Elle invite le lecteur à suivre pas à pas des thérapies d'enfants, âgés de 6 à 12 ans, fondées sur la créativité et le jeu. Chacun pourra mettre en sens les situations cliniques, faire jouer les identifications et nourrir sa propre pratique.

  • "Journal de père est un récit poétique, une forme brève qui entend dire l essentiel de la perte d un homme, ce père, dans la vie d une femme, sa fille. Une voix pour parcourir l étendue du chagrin. Et continuer à vivre."

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  • Lorsqu'on évoque la latence, on pense le plus souvent à la période venant à la suite du complexe d'OEdipe et qui s'étend approximativement de 6 à 12 ans. C'est au cours de cette phase du développement que l'enfant consolide les bases de sa construction subjective et renforce les défenses de son moi. Bien qu'éclairante, cette approche classique de la latence ne permet cependant pas de rendre compte d'un aspect méconnu et pourtant fondamental de sa fonction : elle est un régulateur de la vie psychique tout entière.
    Cet ouvrage présente un point de vue original en se centrant sur le rôle que joue la latence dans le fonctionnement de la vie psychique et ce, de la plus tendre enfance jusqu'à la mort. Ainsi, la latence a pour effet de tempérer la violence pulsionnelle inhérente à la vie elle-même. Grâce à ses vertus de contenance, elle permet de transformer cette violence potentiellement destructrice en oeuvre de créativité et elle protège le moi des effractions traumatiques.
    Elle est aussi la condition de la temporalité psychique, garante d'une bonne intégration des exigences de la réalité externe comme de celles du monde interne. Il s'agit donc ici d'envisager la latence comme un processus généralisé à l'ensemble de la vie psychique. De nombreuses illustrations cliniques et littéraires permettent au lecteur de se représenter clairement l'importance que revêt la latence au coeur de nos existences.

  • Depuis l'avènement du web 2.0, nos usages d'internet n'ont cessé de se diversifier grâce à une technologie toujours plus tournée vers l'internaute. C'est ainsi que des blogs et forums du début des années 2000 aux actuels réseaux sociaux, celui-ci fut amené progressivement à densifier sa présence sur la Toile et à toujours plus s'y exprimer. Internet est alors devenu un nouvel espace d'expression, offrant à l'homme hyperconnecté que nous sommes devenus une panoplie personnalisée à portée de clic et en constante évolution. Des simples échanges entre membres d'une même communauté numérique que permettaient les premières plateformes sociales, nous sommes aujourd'hui invités à toujours plus investir Internet jusqu'à y opérer un transfuge de notre personnalité, nous numériser en somme, et ce d'autant plus que les actuelles interfaces mobiles nous offrent désormais un accès total et permanent au web. Dès lors, nous ne comptons plus aujourd'hui les informations et les activités qui nécessitent que l'on se connecte avec notre Smartphone et qui sont grâce à lui consultables et opérables en ligne. Une véritable « tech-sistence » où le numérique s'impose toujours plus dans notre quotidien. Mais quels impacts cette mise en ligne continue de soi a-t-elle sur notre relation au monde et à nous-mêmes ?

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  • Si je t'écris ce soir de Vienne, j'aimerais bien que tu comprennes... chantait Barbara. Chez la chanteuse de Minuit, les zinzins*, souvent, rappellent les lettres. C'est peut-être cet esprit particulier, intime, de la correspondance qui aura touché Louise et Dorine. Lettre ou bien chanson, les deux se frôlent pour approfondir la portée d'un message - qui chante sa peine se console. Puissance de la lettre ou puissance de la chanson : ce qui compte c'est peut-être d'être rencontré ? Passent les heures et filent les saisons, les deux femmes s'écrivent sans plus se voir. Une année où s'échangent les mystères des traversées quotidiennes, des toquades, des chansons, aussi, puis des livres, en somme : tout ce qui pourra donner un peu de lumière et laisser vivre les fleurs sauvages.

    *zinzins : chansons

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