Louise de Vilmorin

  • 10 poèmes et textes poétiques pour découvrir la voix d'une femme de lettres qui a touché à tous les genres et aimait jouer avec les mots et les rimes.
    L'araignée du matin ;
    La leçon ;
    L'invitation ;
    Le cheval ;
    Le vent réunit deux nuages...
    Dans les jardins, le vent sauvage...
    Soleil ;
    Dans le ciel mauve...
    Palindromes ;
    Fado / Fa Do ;

  • Madame de porta soudain ses mains à ses oreilles et, l'air égaré, s'écria : - ciel ! je n'ai plus mes boucles d'oreilles ! elles ont dû tomber pendant la valse.
    - non, non vous n'en aviez pas ce soir, lui affirmèrent toutes les personnes qui l'entouraient alors. - si, je les avais, je les avais, j'en suis sûre, dit-elle et, cachant toujours ses oreilles dans ses paumes, elle courut à son mari : - mes boucles d'oreilles ! mes deux coeurs ! je les ai perdus, ils sont tombés ! voyez, voyez, fit-elle en écartant ses mains. - vous ne portiez pas de boucles d'oreilles ce soir, répondit m.
    De. " madame de est un chef-d'oeuvre. il est d'une rigueur classique et d'une grâce méchante très xviii siècle " (marcel achard, de l'académie française).

  • Poèmes

    Louise de Vilmorin

    ""Tout s'est éteint, flambeaux et musiques de fête..." Voici donc ces poèmes séparés d'une légende qui les enrobait. Peu importe une légende, quand elle ne défigure pas les ouvres. Celle-là les a plus que défigurées. Mais autant en emporte la vie : le seul portrait ressemblant qui restera de Louise de Vilmorin sera bientôt celui qu'apporte le livre de son frère André. Déjà la légende se retire, comme la mer.
    La clef de Louise de Vilmorin n'était pas dans une mondanité épisodique (j'ai vu à Verrières moins d'Altesses que de protégés), ni dans une grâce célèbre, mais dans une fantaisie impulsive et féerique. Nulle rêverie n'a mieux transfiguré les Contes de Perrault, que l'étude qu'elle leur a consacrée. Elle parlait à merveille de Titiana, et parfois parlait comme elle. En 1933 (elle n'écrivait pas encore, et toussait) elle m'avait dit : " - Je m'agite, on croit que je vais dire quelque chose d'intelligent.
    Pas du tout : je tousse. - Vous ressemblez à certaines jeunes femmes de Shakespeare. - On m'a seulement dit : de Gyp. " Elle ne ressemblait pas à Madame de, mais à Maliciôse. Et à maints égards, ces poèmes sont les poèmes de Maliciôse. On en a rarement compris la nature, parce qu'ils ont été publiés avec toutes sortes de calligrammes, vers olorimes, ou palindromes. Très douée pour des acrobaties qui commençaient par le poème à Gaston Gallimard : "Je méditerai - Tu m'éditeras..." et finissaient par des calligrammes en forme de tonneau compliqué, Louise de Vilmorin les mêlait volontiers à ses vrais poèmes.
    Or, sa virtuosité, qui naissait du jeu, semblait liée à un domaine foncièrement littéraire. D'où le malentendu fondamental, plus grave que celui de sa légende : car l'importance de cette poésie, c'est qu'elle est, à contre-courant de la poésie contemporaine, une poésie orale. Quelqu'un parle. " André Malrau

  • Milrid, en cet instant, la comprit mieux qu'elle-même : il faillit la prendre dans ses bras.
    Il l'aurait embrassée s'il avait pu croire qu'ils en mourraient tous les deux. Seule la certitude qu'ils continueraient à vivre l'empêcha de le faire ; il était déjà résolu à ne pas la perdre.

  • " j'ai beaucoup d'amitié pour vous et j'en aurai plus encore si vous êtes franche.

    - vous me le jurez ?
    - je vous le jure ", répondit-il, et gilberte parla. elle lui raconta que la lettre que cécilie avait perdue dans un taxi contenait non seulement les propos très compromettants qu'il avait tenus sur m. doublard-despaumes, ses moeurs et sa vénalité, mais aussi, une comédie satirique dont lui, gustave, était le héros. ".

  • Si ce recueil est composé de textes principalement publiés dans la presse (Vogue, Marie Claire, Arts...), entre 1935 et 1970, Louise de Vilmorin déploie toujours son art littéraire : ici elle tourne un poème, là offre un conte, ses souvenirs deviennent des nouvelles et ses fantaisies cachent des méditations.
    La Dame de Verrières saisit l'esprit du temps (la circulation à Paris), comme elle voyage dans le temps («L'Aiglon vous reçoit à Schoenbrunn») ; elle réagit avec émotion à la disparition de Saint-Exupéry ou à l'insurrection de Budapest, comme elle évoque avec drôlerie un amiral japonais rencontré à l'âge de dix ans ou les hommes de style d'Édouard VII à Marlon Brando. Et qu'il s'agisse d'une simple noix qu'un jardinier transforme en moulin («Objets-chimères»), des jeux de l'amour et ses hasards («Le petit enchanteur») ou de l'élégance masculine, on retrouve à tout propos le charme, la sagesse et l'esprit de Louise de Vilmorin.

  • Fictions, poèmes, proses d'occasion et pages d'interviews composent ce volume qui vient compléter les trois recueils précédents parus aux mêmes éditions, Articles de mode, Promenades et autres rencontres et Intimités.
    Appartenant à toutes les périodes de l'oeuvre de Louise de Vilmorin, des années trente aux années soixante, certains de ces textes furent publiés dans Vogue, Marie-Claire mais aussi Minotaure, tandis que d'autres, amoureusement dactylographiés et brochés par Louise, étaient offerts par elle à certains de ses amis, en une sorte de samizdat amoureux. Ecrits pour leur seul plaisir, et le sien, ils sont aujourd'hui dispersés dans des collections privées, et l'on aura ici l'occasion de les lire pour la première fois.
    Des croquis mordants de " J'étais du mariage " ou " J'ai été séduite " au surréalisme sombre de " Ce soir " ou de " Démone ", de la désinvolture apparente de certains entretiens à un hilarant " L'argent me ruine ", c'est toute la palette, ou l'écho, de la fantaisie de Louise de Vilmorin qu'offre ce recueil appartenant à tous les genres ou les défiant tous. On pourrait leur appliquer ce que Louise disait, à sa manière, à propos de ses romans : " En ce qui concerne mes propres livres, j'ai toujours regretté que mon éditeur se soit entêté à leur donner l'appellation trompeuse de roman plutôt que " pâté maison ", " machin " ou " venez-y-voir ".
    "

    1 autre édition :

  • Juriste émérite et amateur fou de violons, le chancelier Krespel, léger excentrique « qui n'a jamais été jeune », mène une vie tranquille dans une petite principauté du coeur de l'Allemagne.
    Au cours d'un voyage en Italie, où il s'est rendu pour acquérir un violon fabuleux, il assiste à une représentation à l'Opéra San Benedetto et tombe sur le champ amoureux de la célèbre cantatrice Angela. Il la séduit, et l'épouse. Mais le charme a ses revers. La diva se révèle capricieuse et casse, dans un moment de fureur, le violon miraculeux.
    C'est tout le destin du chancelier, et de tous ceux qui l'entourent, qui s'en trouvera scellé.
    Publié à l'origine dans les Cahiers du Cinéma, et totalement oublié depuis, ce « scénario impossible à tourner », texte littéraire à part entière, offre une suite de variations autour d'un célèbre conte d'Hoffmann, mais aussi et surtout autour des motifs chers à Louise de Vilmorin : la gravité sous le masque de la frivolité, le ravissement amoureux, les vertiges de la séduction, la hantise de la mort et le rôle de l'art comme réponse aux jeux de dupe du désir.

  • De Londres à Budapest, de Moscou à Monte-Carlo, de Verrières à Paris, ce volume rassemble le plus clair des reportages écrits par Louise de Vilmorin à différentes époques de sa vie.

    On y retrouve le même soin du détail, le sens de il imprévu, le souci des choses frivoles, le même art de la pointe qui inspire ses récits. Un rythme, des rites, une manière de vivre, le respect des apparences caractéristiques d'une période disparue ressurgissent dans ces pages avec une fraîcheur intacte.
    L'évocation d'amis et de figures proches, comme autant d'exercices d'admiration, complète cet ensemble de textes qui offre aussi, à sa manière, une sorte d'autobiographie indirecte de l'auteur de Madame de.

  • A la fin de 1950 et au début de 1951, Louise de Vilmorin fut invitée par Paul-Louis Weiller à séjourner dans ses propriétés de Saint-Vigor, près de Versailles, et de Sélestat, dans le Bas-Rhin.
    Avec les deux amis qui l'accompagnent, elle forme le cercle des "Espérons" (" [...] étant pauvres et inquiets, nous ne cessons de dire : "Espérons", c'est ainsi que nous avons choisi de nous appeler "). Dîners en ville, bals masqués, moments de désespoir amoureux, trouvailles chez les antiquaires et les modistes, petits complots de famille, gentilles médisances, portraits acérés, jeux de farces et attrapes rythment cette chronique, que Louise lisait régulièrement à ses amis, et où l'on retrouve tout l'humour, la justesse de trait, la tristesse légère, tout l'esprit en un mot, de son écriture poétique et romanesque.
    C'est incidemment dans l'espace de ces mêmes mois que Louise, se souvenant d'un ami lointain, écrit quelques pages, qu'elle publie en revue, et que ne tardent pas à se disputer ses amis éditeurs : Madame de paraîtra chez Bernard Grasset à l'automne 1951. Un fragment de journal tenu en Hongrie en 1937 et un " Bloc-Notes " écrit pour le journal Arts dans les années cinquante complètent cet ensemble d'écrits autobiographiques totalement inédits.

    1 autre édition :

  • Louise de Vilmorin eut en commun avec les grandes figures féminines du XVIIIe siècle le génie de la conversation ; elle partagea ainsi avec elles le goût et l'art d'écrire des lettres, et fut une épistolière remarquable, relatant à longueur de journée, et pour divers amis, les événements qui émaillaient son quotidien et celui de son entourage. Elle y fait preuve du même esprit de finesse, du même sens du trait ou du raccourci incongru que l'on retrouve dans ses poèmes et ses fictions.
    Ses correspondants se nomment Malraux, Morand, Nimier, Poulenc, René Clair, mais aussi Pierre Roy, Marthe Bibesco ou Gaston Gallimard, pour n'en citer que quelques-uns.
    Rassemblant les lettres envoyées en même tenps que leurs réponses, pratiquement toutes inédites, ce volume apporte une contribution unique à la chronique d'un milieu - celui du Paris littéraire et artistique des années trente aux années soixante -, en même temps qu'il ajoute de nouvelles pièces au puzzle, toujours lacunaire, de la biographie riche et mouvementée de l'auteur de Madame de.

    1 autre édition :

  • Histoire d'aimer

    Louise de Vilmorin

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  • Carnets

    Louise de Vilmorin

  • Le lit à colonnes

    Louise de Vilmorin

    "son visage cerné d'ombre et ses yeux, dont il distinguait la large place sous son front, avaient l'expression que l'on voit à certains portraits d'inconnues dans les châteaux : quelque chose de fatal et d'éperdu qui rend plus touchante la beauté de la jeunesse et fait haïr le temps.

    "qui est-elle ?" murmura-t-il. comme il se posait cette question, une chauve-souris vint se coller à la vitre illuminée et sembla coiffer marie-dorée d'un présage de malheur. ".

    Sur commande
  • Louise de vilmorin fit la connaissance de coco chanel en 1947, à un moment où cette dernière songeait à écrire sa biographie.
    Coco se confia à louise, et de ces confidences sortit un texte couvrant la première période de la vie de chanel, moment où se dessine et se fixe définitivement l'ensemble du projet et de la vision de la célèbre couturière.
    Version positive de la biographie de lola montes que louise de vilmorin écrira dix ans plus tard, ces " mémoires " fragmentaires de chanel reprennent le thème de l'indépendance personnelle et de la façon dont la femme se crée dans un monde qui tend à la nier et à l'assujettir.

    Intérêt supplémentaire - et non des moindres : c'est que coco ne livre à louise que de fausses confidences ; et que l'on retrouve dans ce bref et splendide récit la virtuosité d'écriture propre à la seconde, et la vision, juste parce que fausse, que voulut laisser d'elle-même la première.

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