Louis Bachoud

  • Voici le récit de la restauration de la ruine du Château fort de Droizy du XIIème siècle, devenu Monument Historique Classé, et la chronique de la résurrection du monument et de ses habitants sur neuf siècles.

    Au delà de l'histoire d'un château fort et de sa résurrection, il y a l'histoire d'un homme, confronté aux chroniques des vieilles pierres ainsi qu'aux mythes et guerres de son siècle.

    Au delà de l'histoire d'un château fort et de l'itinéraire d'un homme, il y a une oeuvre, patrie non mortelle des hommes mortels et des pierres délitées et périssables.

    Au fil du texte, Louis Bachoud dévoile au lecteur la parenté des hommes par-delà le temps. Tous sont confrontés aux mêmes faits. Seuls les outils changent, mais la fabrication de l'assentiment des peuples, la mise en esclavage des vies, la religion comme pouvoir, la foi comme tuteur, la dépendance transformée en vertu, les guerres comme solutions politiques, la fuite comme issue, l'amour comme terre d'oubli, restent toujours et encore le socle d'une vie.

    Faisant se télescoper, avec virtuosité, petite et grande histoire, il démontre que le temps immédiat, qui structure notre époque, est en train de détruire l'essentiel. Nous rêvions d'un autre accomplissement pour notre liberté et d'un autre destin pour les individus que nous sommes.

  • L'Oiseau des profondeurs reprend la forme des récits magrébins qui commencent le soir, rebondissent le lendemain et peuvent durer toujours. Frère humain, vous êtes vous-même la matière de ce conte initiatique, sensuel, où le soleil, la roche, l'eau et la nature dans toutes ses expressions guident l'homme dans la recherche de soi.

    Mohamed est un Berbère d'un douar aux confins des zones habitées, avant les sables du Sahara. Dans sa communauté, chacun a un rôle. Mohamed est le fou qui conte des histoires, mais aussi le voyant, dont la véracité des prophéties est bien connue. Toutefois, un oiseau gigantesque, faisant fi des lois des migrations, survole un jour le village et se dirige vers le Sud.
    Mohamed, « oeil du monde », perçoit l'importance de ce survol et s'inquiète de la signification de cet événement extraordinaire pour lui et son village. Il décide de répondre à cet appel, et c'est alors que commence une quête vers son moi profond, dans une langue poétique dont on se surprend à faire de ses mots siens.

    Livre édité en partenariat avec Le Cercle algérianiste.

  • L'Algie

    Louis Bachoud

    Une famille française fuit les nazis. Ils arrivent en fugitifs en Algérie. L'enfant grandit d'abord dans le bled montagneux, puis dans la ville dite « La Blanche ». Il participe volontairement à la guerre d'Algérie et en janvier 1962, en fin de guerre civile, se retrouve seul, sa famille démembrée, à nouveau migrant obligé.

    La France n'est pas accueillante. « Que les pieds-noirs aillent se réadapter ailleurs ! » annonce Gaston Deferre.

    L'exilé se proclame pied-noir et débute sa vie laborieuse dans une France étrangère, un monde déjà global.

    Son pays natal adhère à sa chair. Dans le combat journalier pour s'intégrer sans s'assimiler au peuple continental français, il énonce que « sa seule patrie est la langue française et son patrimoine culturel ».

    Il traduira en architecte cette vision dans de nombreux pays et fera renaître un patrimoine national oublié, matière de l'histoire de France.

    Entre innocence et conscience, entre amours généreuses et combats vitaux, l'auteur sacralise le temps vivant, la liberté de l'être.

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  • Un vieil homme malade, sachant sa mort proche, décide de quitter le monde occidental pour tenter de retrouver l'harmonie du vivant.

    A Madagascar, il rejoint les dernières tribus de chasseurs-cueilleurs qui l'accueillent en ancêtre. Dans un bouleversant chant de vitalité, il fait corps avec l'arbre sacré des hindous, le banian, grâce au don duquel il persévère dans son être.

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  • Qu'est-ce que vivre vieux ?
    Trois femmes frappent à la porte du domaine d'un homme veuf, octogénaire, amoureux de la vie. Chacune renvoie aux forces de l'existence : l'amour, le rapport à l'Autre, l'argent et la maladie.
    Il abandonnera son domaine et son passé pour se retrouver au seuil de sa dernière demeure.
    Louis Bachoud, dans un texte captivant, qui se présente sous la forme d'un conte allégorique, espère que les hommes s'ouvrent à l'intensité de la vie, ordonnée vers une fin qui lui donne profondeur et sens.

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  • C'est notre monde d'aujourd'hui que nous décrit à sa façon l'auteur, dans un style souvent imité de la tradition biblique.

    Le style est sans concession, la polémique virulente, la condamnation sans appel. On pourra la trouver excessive, mais, écrit Jean-Baptiste de Foucauld, dans sa belle préface, on ne pourra ni la négliger ni ne pas en tenir compte.

    Car pour l'auteur de L'Evangile selon Saint Finance, à un sacré de pacotille, continue l'ancien commissaire au Plan, il faut opposer non pas un retour à la tradition, mais un renouveau du sacré, voire un nouveau sacré.

    En cela, Louis Bachoud s'inscrit dans les traces des Propos sur l'éducation du philosophe Alain, pour qui c'est le lien du passé au présent qui fait une société.

    L'hymne aux grands morts ne cesse point (...) Et c'est par ce culte que l'homme est homme (...) Supposez qu'il se borne à sa propre garde, et à la garde du camp, aux cris d'alarme et de colère, à ce que le corps produit sous la pression des choses qui l'entourent, le voilà animal, cherchant pâtée, et bourdonnant à l'obstacle, comme font les mouches.

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