Liliane Atlan

  • Dans un ghetto, des soldats s'amusent à tendre un piège aux derniers survivants cachés dans les égouts.
    Ce sont des enfants qui surgissent. ils sont quatre et ils ne sont déjà plus des enfants mais des êtres détruits qui regardent sans pitié ce monde qui les a faits et les condamne. on les emmène à bourg-pourri, ou la vallée des ossements. mais grol, un soldat, dit monsieur fugue, décide de monter dans le camion, avec eux. pour leur inventer, malgré l'horreur, une ultime fois, l'aventure de toute une vie.
    Il n'a qu'une heure.

  • Cinq conteurs racontent, comme un conte, une longue histoire qui fut vraie : celle des Juifs de Salonique, dont il ne reste presque personne, et presque rien.
    Ils s'appuient sur les témoignages des survivants, sur les chansons d'amour venues de l'Espagne de l'âge d'Or, chantées pendant les longues années d'exil, jusque devant la porte des crématoires. Ils tentent de retrouver quelques éclats d'une parole étouffée dans les flammes. Ils veulent mettre en paix l'âme des disparus en retrouvant leurs dernières paroles.

  • " Au début de leur mariage, dans les pays qu'ils visitaient, ils achetaient des couteaux. Ils n'étaient ni l'un ni l'autre collectionneurs, ils aimaient les couteaux. Ils ne s'en servaient pas. Elle, de temps en temps, pour découper ses livres. Elle cessa d'en acheter lorsque l'idée lui vint qu'elle ne l'aimait plus. De façon plus précise, un soir de fête où, le dévisageant, elle eut envie de le tuer. ".

  • Une femme peint sa vie, par la parole, comme on livre un combat.Dans une maison riche à Marseille, à la fin d'une guerre, une jeune fille se laisse mourir de faim. Elle dit non à tout, au point de finir par dire non à la folie et à la mort. De longues années plus tard. Elle va et vient dans sa maison vide. Elle convoque, par la parole, les êtres qui sont passés, qui lui manquent, elle met en lumière la légende qu'ils ont, de leur vivant, écrite, avec leur chair. Dans le premier temps du récit, la voix est solitaire. Dans le deuxième, elle devient multiple.

  • Pièce de théâtre, "Les Ânes porteurs de livres" sont une métaphore de science-fiction autour du thème des images et des livres, envisagés avec humour comme deux comètes, témoins du patrimoine culturel de l'humanité. C'est le dernier texte écrit par l'auteur.

  • Le Grand Livre des Rêves n'est pas écrit, il ne peut pas l'être, il se crée, il se perd, il se recrée, capté, par fragments, que l'on déforme, que l'on oublie. Mais ses empreintes restent, confuses, poignantes. Elles sont les traces d'une vie de l'âme dans la chair, d'une vie de la chair dans l'âme, d'une pensée nocturne, élémentaire, à l'oeuvre dans nos personnes comme dans l'univers.

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  • Je voyais des êtres se métamorphoser, ils étaient morts mais quelque chose les travaillait, peut-être étaient-ils de l'argile sculptée par une main qui ne se montrait pas, une main faite de leur propre chair qui n'en finit pas de se recommencer. La lumière éclaire l'abîme, l'abîme rend bouleversante.

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  • Lapsus

    Liliane Atlan

    • Seuil
    • 1 June 1971
  • Quatre soirs durant, la narratrice revisite sa vie. C'est le livre le plus personnel de Liliane Atlan. Gérard Israël dit d'elle, dans un numéro des Nouveaux Cahiers, qu'elle est " l'un des grands écrivain de la fin du XXe siècle ".

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  • Théâtre.Une planète en forme d'escalier, peuplée de quelques êtres dont les cheveux et les barbes pendouillent dans les immensités. Ce sont des messies. Ils furent des milliards. Ils ne sont plus que sept. Ils attendent le signal convenu pour sauter dans le vide, sauter sur la Terre, sauver les humains. L'univers se lève, se couche.

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  • "La Bête aux cheveux blancs" est un conte où, dans un vague Moyen Âge, au fond d'un golfe hanté par la mer et le vent, des villageois mettent à mort une Bête au visage humain coiffé d'hirsutes cheveux blancs. Ecrit à la fin des années 1960, en Californie, ce texte éclaire deux fatalités : l'indécence matérielle et le danger qui guette le religieux : sa pornographie.

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  • Ce texte est un archipel de dialogues.
    Il a l'apparence et la rigueur de la littérature théâtrale ; il n'en ressortit pourtant pas. Le téléphone en est le pivot et la fable : par lui, à travers lui, surgissent des personnages venus d'on ne sait quelle comédie exquise et amère : voyez ces étranges hurluberlus qu'on croirait appartenir au monde d'un Dario Fo, ou ces jeunes toxicomanes avec qui la narratrice a mené une expérience de désintoxication par la force du langage dont le théâtre est précisément l'expérience la plus souple, la plus libératrice et la plus sacrée.
    Mais nous sommes d'abord dans l'univers de Liliane Atlan, c'est-à-dire jusqu'à l'ultime conséquence d'un mode d'écriture qui fait du grotesque un art à part entière : ce livre inénarrable, tendre, fou, est une recherche permanente d'un bonheur décidément illusoire ; là où le pathétique des situations aurait créé ses niches ordinaires, nous avons un festival de mots truculents. Ce sont ces mots qui engendrent à la fois ces dits personnages et ces situations.
    Même les oiseaux ne peuvent pas toujours planer est sorti en allemand chez l'éditeur Rüdiger Fisher, à partir du manuscrit original, en 2006. C'est le seul texte que la dramaturge, dont la réputation n'est plus à établir, consent d'appeler " roman ". Il en possède la liberté et l'originalité. Son secret tient d'abord à un style particulier - dans son théâtre, ou dans ses récits, il a été distingué et célébré il y a déjà plusieurs décennies.

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  • "La Vieille Ville", premier titre de l'allégorie en cinq volumes "Le Maître des Eaux Amères", met en scène quelques personnages enfermés dans la vieille ville de Jérusalem -où des Juifs étaient établis depuis toujours- qu'assiège la Légion Arabe, en 1948. L'enjeu de cet épisode réside dans le débat métaphysique qui remue les personnages, doués d'autodérision : l'identité de l'homme dans son lien à la religion.

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