Leila

  • Mariée de force

    Leila

    • J'ai lu
    • 6 January 2005

    «Le corps de la femme est un péché de naissance, une fille n'existe réellement dans le regard de son père qu'en servante de la maison, prisonnière de sa chambre, et paquet-cadeau enrobé de virginité pour l'homme qu'il aura choisi. [...] J'avais lutté vainement, j'étais mariée.» Leila est fille d'immigrés marocains, française, mais élevée dans la plus pure tradition musulmane. Avec une mère effacée et dix frères, elle est sollicitée de toutes parts pour des tâches ingrates. Leila refuse de se soumettre. Après plusieurs tentatives de suicide, elle cherche à se faire entendre. Mais tout s'effondre quand, lassé de la volonté d'émancipation de la jeune femme, son père décide de la marier. Anorexie, dépression... Leila crie son mal-être. Aujourd'hui, en France, plus de 50 000 filles sont victimes de mariage forcé.

  • Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d'un cabinet d'avocats, le couple se met à la recherche d'une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l'affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu'au drame.
    À travers la description précise du jeune couple et celle du personnage fascinant et mystérieux de la nounou, c'est notre époque qui se révèle, avec sa conception de l'amour et de l'éducation, des rapports de domination et d'argent, des préjugés de classe ou de culture. Le style sec et tranchant de Leïla Slimani, où percent des éclats de poésie ténébreuse, instaure dès les premières pages un suspense envoûtant.

  • En 1944, Mathilde, une jeune Alsacienne, s'éprend d'Amine Belhaj, un Marocain combattant dans l'armée française. Après la Libération, elle quitte son pays pour suivre au Maroc celui qui va devenir son mari. Le couple s'installe à Meknès, ville de garnison et de colons, où le système de ségrégation coloniale s'applique avec rigueur. Amine récupère ses terres, rocailleuses ingrates et commence alors une période très dure pour la famille. Mathilde accouche de deux enfants : Aïcha et Sélim. Au prix de nombreux sacrifices et vexations, Amine parvient à organiser son domaine, en s'alliant avec un médecin hongrois, Dragan Palosi, qui va devenir un ami très proche.Mathilde se sent étouffée par le climat rigoriste du Maroc, par sa solitude à la ferme, par la méfiance qu'elle inspire en tant qu'étrangère et par le manque d'argent. Les relations entre les colons et les indigènes sont très tendues, et Amine se trouve pris entre deux feux : marié à une Française, propriétaire terrien employant des ouvriers marocains, il est assimilé aux colons par les autochtones, et méprisé et humilié par les Français parce qu'il est marocain. Il est fier de sa femme, de son courage, de sa beauté particulière, de son fort tempérament, mais il en a honte aussi car elle ne fait pas preuve de la modestie ni de la soumission convenables. Aïcha grandit dans ce climat de violence, suivant l'éducation que lui prodiguent les Soeurs à Meknès, où elle fréquente des fillettes françaises issues de familles riches qui l'humilient. Selma, la soeur d'Amine, nourrit des rêves de liberté sans cesse brimés par les hommes qui l'entourent. Alors qu'Amine commence à récolter les fruits de son travail harassant, des émeutes éclatent, les plantations sont incendiées : le roman se clôt sur des scènes de violence inaugurant l'accès du pays à l'indépendance en 1956.Inspiré par l'histoire de la grand-mère de Leïla Slimani, le récit est à la fois dense et haletant. Les nombreux personnages sont peints avec une finesse remarquable. Tous vivent dans « le pays des autres » : les colons comme les indigènes, les soldats comme les paysans ou les exilés. Les femmes vivent dans le pays des hommes et doivent sans cesse lutter pour leur émancipation. Tous sont déchirés entre des traditions immuables et le désir de modernité. L'accession du Maroc à l'indépendance est vue à travers ces destins attachants. La réalité ambiguë de la colonisation est parfaitement disséquée, comme celle de la condition féminine, sans manichéisme. Après deux romans au style clinique et acéré, Leïla Slimani se révèle une romancière de grande amplitude, capable de faire vivre une époque et ses acteurs avec humanité, justesse, et un sens très subtil de la narration. Un roman magnifique.

  • Comme un écrivain qui pense que « toute audace véritable vient de l'intérieur », Leïla Slimani n'aime pas sortir de chez elle, et préfère la solitude à la distraction. Pourquoi alors accepter cette proposition d'une nuit blanche à la pointe de la Douane, à Venise, dans les collections d'art de la Fondation Pinault, qui ne lui parlent guère ?

    Autour de cette « impossibilité » d'un livre, avec un art subtil de digresser dans la nuit vénitienne, Leila Slimani nous parle d'elle, de l'enfermement, du mouvement, du voyage, de l'intimité, de l'identité, de l'entre-deux, entre Orient et Occident, où elle navigue et chaloupe, comme Venise à la pointe de la Douane, comme la cité sur pilotis vouée à la destruction et à la beauté, s'enrichissant et empruntant, silencieuse et raconteuse à la fois.

    C'est une confession discrète, où l'auteure parle de son père jadis emprisonné, mais c'est une confession pudique, qui n'appuie jamais, légère, grave, toujours à sa juste place : « Écrire, c'est jouer avec le silence, c'est dire, de manière détournée, des secrets indicibles dans la vie réelle ».

    C'est aussi un livre, intense, éclairé de l'intérieur, sur la disparition du beau, et donc sur l'urgence d'en jouir, la splendeur de l'éphémère. Leila Slimani cite Duras : « Écrire, c'est ça aussi, sans doute, c'est effacer. Remplacer. » Au petit matin, l'auteure, réveillée et consciente, sort de l'édifice comme d'un rêve, et il ne reste plus rien de cette nuit que le parfum des fleurs. Et un livre.

  • « Monsieur, ce sont des idées bien rétrogrades que vous exposez là. Bientôt les femmes seront médecins, ingénieures, avocates... Aucune nation moderne ne peut se priver de l'intelligence de la moitié de sa population. ».
    Elle s'appelait Suzanne Noël.
    Médecin, féministe, elle redonnait un visage aux gueules cassées.
    Leïla Slimani et Clément Oubrerie rendent un vibrant hommage à une femme exceptionnelle.

  • «Une semaine qu'elle tient. Une semaine qu'elle n'a pas cédé. Adèle a été sage. En quatre jours, elle a couru trente-deux kilomètres. Elle est allée de Pigalle aux Champs-Élysées, du musée d'Orsay à Bercy. Elle a couru le matin sur les quais déserts. La nuit, sur le boulevard Rochechouart et la place de Clichy. Elle n'a pas bu d'alcool et elle s'est couchée tôt.
    Mais cette nuit, elle en a rêvé et n'a pas pu se rendormir. Un rêve moite, interminable, qui s'est introduit en elle comme un souffle d'air chaud. Adèle ne peut plus penser qu'à ça. Elle se lève, boit un café très fort dans la maison endormie. Debout dans la cuisine, elle se balance d'un pied sur l'autre. Elle fume une cigarette. Sous la douche, elle a envie de se griffer, de se déchirer le corps en deux. Elle cogne son front contre le mur. Elle veut qu'on la saisisse, qu'on lui brise le crâne contre la vitre. Dès qu'elle ferme les yeux, elle entend les bruits, les soupirs, les hurlements, les coups. Un homme nu qui halète, une femme qui jouit. Elle voudrait n'être qu'un objet au milieu d'une horde, être dévorée, sucée, avalée tout entière. Qu'on lui pince les seins, qu'on lui morde le ventre. Elle veut être une poupée dans le jardin de l'ogre.»

  • « Leïla Slimani a reçu le prix Goncourt 2016 pour Chanson douce paru chez ­Gallimard. Remarquée ?dès son premier roman, Dans le ­jardin de l'Ogre, publié lui aussi chez ­Gallimard, Leïla Slimani a obtenu un immense succès de librairie. Ce livre-ci ­rassemble les textes qu'elle a écrits pour Le 1. Six petits bijoux, chacun doté d'une force qui impressionne, servis par une plume déliée, un regard tout en finesse, qu'il s'agisse de courtes nouvelles à la Tchekhov - Le diable est dans les détails - ou de textes engagés : ainsi Intégristes je vous hais, rédigé dans ­l'urgence et la rage au lendemain des attentats du 13 novembre 2015. Nous vous proposons ainsi de mieux connaître les multiples facettes d'une jeune auteure dont la voix n'a pas fini de nous ­interpeller, tantôt par un murmure, tantôt par un cri. » Éric Fottorino, Directeur de l'hebdomadaire Le 1

  • Reiko habitait une île lointaine. La vie y était si rude que ses parents furent obligés de le confier à leurs voisins, le temps de trouver du travail sur le continent. Mais en leur absence, Roni et Maya, qui étaient en réalité des braconniers, décidèrent d'entraîner Reiko dans la forêt bleue pour y chasser des oursons...

  • Lorsqu'elle perd son poste de rédactrice dans une agence de pub, Dija se voit proposer de rejoindre une entreprise d'insertion par la cuisine. L'atmosphère est chaleureuse et sympathique, les effluves délicieux et le casting relevé : il y a Véronique, l'infirmière en burn-out ; Jean, le grand timide ; Gérald, un repris de justice à la petite semaine ; Johnny-Bryan, un altruiste opposé à l'idée même de travail... d'autres personnages non moins attachants et hauts en couleur les rejoindront.
    Sous la houlette optimiste du chef Achour, convaincu des bienfaits de l'esprit collectif et de l'entraide, cette jolie assemblée d'âmes brisées va apprendre à s'apprivoiser en se réconciliant avec les saveurs de la vie.
    On retrouve la lucidité et la verve caustique de Leïla Bahsaïn, prix Méditerranée pour Le ciel sous nos pas, dans ce nouveau roman savoureux et généreux sur l'art de se réinventer. Comme une recette de bonheur pour les temps difficiles.

  • Le crocus jaune Nouv.

    Le crocus jaune

    Laila Ibrahim

    À sa naissance, Lisbeth est confiée à Mattie, une esclave, qui se voit contrainte de se séparer de son propre bébé pour devenir la nourrice de l'enfant.
    Au fur et à mesure que le temps passe, découvrant le monde qui les entoure, Lisbeth comprend de moins en moins l'attitude froide et distante de sa mère biologique, et celle, hautaine, de son père, sûr de ses privilèges. En grandissant, elle va développer avec Mattie une relation très intense qui va influencer toute leur vie. Mais le désir de liberté et de dignité qui les fait vivre et les unit ne sera pas sans conséquences....

  • Ce livre d'autocollants est spécialement conçu pour les enfants dès quatre ans. L'enfant découvre de grands décors richement illustrés sur la nature. Dans ce titre, il retrouve les animaux de la jungle et vient coller les autocollants sur les zones blanches prévues à cet effet. Un petit texte écrit par l'illustratrice Leïla Brient accompagne chaque décor.

  • Ce livre d'autocollants est spécialement conçu pour les enfants dès quatre ans. L'enfant découvre de grands décors richement illustrés sur la nature. Dans ce titre, il retrouve les animaux de la savane et vient coller les autocollants sur les zones blanches prévues à cet effet. Un petit texte écrit par l'illustratrice Leïla Brient accompagne chaque décor.

  • Depuis la vague de dénonciation qui s'est propagée avec pour slogan #MeToo, #BalanceTonPorc en France, la question du harcèlement sexuel et des violences sexuelles est sujette à un débat de société passionné. Si les victimes s'expriment et accusent à juste titre certains hommes d'abuser de leur pouvoir pour exercer des violences sur les femmes ou des êtres vulnérables, on constate dans le même temps le haut degré de méconnaissance de l'autre qui caractérise les rapports entre les êtres. Les mots et expressions qui évoquent le harcèlement, d'"Abus sexuel" à "Zone grise" en passant par "Insultes" et "Pornographie" sont listés et expliqués pour les adolescents. Pour chaque entrée le lecteur trouvera des conseils, des noms d'associations, des sites ou des ouvrages qui lui permettront d'aller plus loin et d'apprendre à identifier et gérer les situations de harcèlement.

  • Un soir de printemps, Driss Guerraoui quitte le diner dont il est propriétaire. Au moment de traverser une intersection sombre de sa ville en Californie, dans le désert du Mojave, il est tué par un chauffard. Seul un homme est témoin de cette scène : Efraín Aceves, un père de famille d'origine mexicaine. Son statut de sanspapiers et la peur de l'extradition l'empêchent de témoigner. La mort de Driss est-elle un accident ? Ou bien découle-t-elle d'autre chose ? Un crime haineux, raciste ?
    Au fil du roman, plusieurs habitants de cette ville de Californie prennent alternativement la parole à l'instar d'un choeur de tragédie, leurs histoires se chevauchent, faisant de ce roman l'un des textes les plus saisissants sur l'immigration contemporaine. Dans une société qui se divise toujours plus, Laila Lalami nous rappelle que nous sommes tous l'étranger de quelqu'un.

  • Le vol des libellules

    Leila Meacham

    Opération Libellule... c'est sous ce nom de code que cinq jeunes Américains idéalistes, sans rien en commun a priori, sont envoyés à l'automne 1942 en plein Paris occupé pour mener à bien une dangereuse mission d'espionnage. Pendant plusieurs mois, Samuel, Bridgette, Chris, Brad et Victoria se livrent à un périlleux jeu de cache-cache avec les pouvoirs nazis, jusqu'au faux pas fatal qui conduira à la capture et à l'exécution d'un des leurs. Partis à cinq, ils ne rentreront qu'à quatre.

    Du moins, est-ce ce qu'ils ont toujours cru... Car cinquante ans plus tard, quelqu'un semble déterminé à remuer le passé pour découvrir ce qui est réellement arrivé au coeur de l'hiver 1944 à Paris.

    Captivant. Un haletant récit d'espionnage et de faux-semblants. » Publishers Weekly

  • Lorsque Layla Saad a commencé son défi instagram #meandwhitesupremacy, elle ne se doutait pas qu'il connaîtrait un succès aussi fulgurant...
    Layla engageait les détenteur du privilège blanc à se pencher sur leurs pensées ou comportements racistes, qu'ils soient petits ou grands. Le défi a catalysé une prise de conscience mondiale chez les Blancs qui ont commencé à s'approprier ce travail anti-raciste.
    Ce livre pratique en est l'approfondissement : il prend le lecteur par la main en un journal de 28 jours, pour l'amener à comprendre ce qu'est le privilège blanc et par quelle complicité la suprématie blanche se maintient. Ce faisant, l'autrice espère contribuer démanteler un système oppressif pour laisser le monde dans un meilleur état que celui dans lequel nous l'avons trouvé.
    A une époque où de plus en plus de gens se demandent comment s'y prendre pour éradiquer la suprématie blanche, par où commencer, Layla Saad répond ceci : « Commencez en vous. Commencez par vous et la suprématie blanche. ».

  • « Il a un regard bovin, c'est déprimant ! », « Il a vraiment joué comme une chèvre au dernier match ! », « Quel mouton, ce type... », « Mais elle a le QI d'une poule ! », « Tu manges vraiment comme un cochon ! »...
    Ces expressions sont assez révélatrices de l'image que l'on a généralement des animaux de la ferme : placides et dotés d'une intelligence très limitée.
    Pourtant cette vision est incroyablement éloignée de ce que nous dévoilent les récentes découvertes scientifiques !
    Les poules sont des mathématiciennes et des enseignantes hors pair, les chèvres des aventurières aux ressources quasi illimitées, les moutons des herboristes de talent, les cochons d'excellents cartographes et les vaches des championnes des réseaux sociaux !
    Vous ne me croyez pas ? Alors plongez dans cet ouvrage - résumé de plusieurs centaines de travaux scientifiques des années 1980 à nos jours - qui changera à jamais la vision que vous aviez des animaux de la ferme !

  • Diners faciles avec Monsieur Cuisine Nouv.

    Soupe onctueuse de pois chiches, chakchouka, poulet à l'orange, légumes farcis, purée de butternut-coco...
    Pour recevoir ou manger sur le pouce, votre robot vous aide à préparer de délicieuses recettes du quotidien à concocter en un rien de temps ! Pour chaque recette, un accompagnement adapté au robot Monsieur Cuisine grâce aux indications de tous les programmes à utiliser !

  • Pour Noël, Marie reçoit un petit bonhomme en bois. Alors qu'elle se dispute avec Fritz, son frère, le petit casse-noisette se brise. L'oncle des enfants le répare puis raconte à Marie l'histoire de cet étrange bonhomme, du sort que lui a jeté la terrible Reine des Souris et de sa confrontation avec le Roi à sept têtes... Marie va alors vivre, au côté de son casse-noisette, d'incroyables aventures.

  • Ce livre d'autocollants est spécialement conçu pour les enfants dès quatre ans. L'enfant découvre de grands décors très orientés sur la nature. Dans ce titre, il retrouve les animaux de la forêt et vient coller les autocollants sur les zones blanches prévues à cet effet.

  • Roland et Jaffar sont chômeurs, ils sont jeunes. Ils rêvent d'amour, de révolte et d'argent.
    Ils se retrouvent en prison dans la même cellule et se racontent les coups foireux, les désespoirs, les filles des Petites Annonces. Lise la fille des hold-up, la ferme, le pays, la mère... dans leur langue, rude et émotive.
    Jaffar et Roland refusent de vivre le destin lamentable de leurs pères. Ils deviennent ainsi les héros maudits, tragiques, d'une mythologie moderne qui leur échappe.

  • Ce livre d'autocollants est spécialement conçu pour les enfants dès quatre ans. L'enfant découvre de grands décors très orientés sur la nature. Dans ce titre, il retrouve les animaux sauvages et vient coller les autocollants sur les zones blanches prévues à cet effet.

  • Ce livre d'autocollants est spécialement conçu pour les enfants dès quatre ans. L'enfant découvre de grands décors très orientés sur la nature. Dans ce titre, il retrouve les animaux du jardin et vient coller les autocollants sur les zones blanches prévues à cet effet.

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