La Decouvrance

  • « C'était à Périgueux, le soir de la Saint-Mémoire de l'année 1844.
    Nous étions à souper dans notre petit logement de la rue Hiéras ; il y avait là mon oncle Sicaire, le meunier du Frau, et son vieux camarade et ami, M. Masfrangeas, chef de bureau à la Préfecture, puis moi troisième, jeune drole de seize ans. La quatrième place était celle de ma mère ; mais la pauvre femme ne s'asseyait que par moments, tant elle était occupée du service, comme c'est la coutume chez les petites gens, dans notre vieux Périgord. » Ainsi commence le premier roman de l'auteur qui rédigera Jacquou le Croquant. Il s'agit ici d'une saga de famille, en Dordogne, pendant la seconde moitié du XIXe siècle.

  • Les gens d'Auberoque

    Eugène Le Roy

    Georges Lefrancq attend la diligence d'Auberoque, où il vient d'être nommé receveur. Sa prise de contact avec la ville et sa tournée de visites officielles permettent de comprendre, sans trop de mal, la mentalité qui y règne. Depuis le château jusqu'à la direction des postes, il existe un réseau d'intrigues, d'espionnages et de querelles de clocher qui englobe toute la ville d'Auberoque. La vie de Georges Lefrancq est adoucie par l'amitié du pharmacien Fargette et de Michelette Desvars, qu'il protègera des mauvaises langues et des créanciers de son père. L'amour naît et grandit...

  • Valéry du Jarry de la Ralphie, héroïne du roman, est née dans un château historique sur les bords de la Vézère. Dès l'âge de 10 ans, Valéry a pour compagnon le jeune page Damase. Un amour total et irrésistible naît entre eux. Cet ouvrage, écrit en 1896, est un roman de moeurs et de caractère qui soulève le problème des préjugés de caste et des insuffisances de l'ordre social.

  • Deux histoires parallèles où se racontent les aventures de deux enfants, trouvés devant l'hospice d'Hautefort en 1822. Nicette est confiée à une mère nourrice, la Guillone. Entourée des soins de celle-ci, elle devient une fillette ravissante mais la pauvreté l'oblige à travailler chez les Boucatiers, dont elle devient le souffre-douleur. Émile Malvenu, recueilli également le même jour que Nicette, fut adopté par la famille Barbots dans la misère la plus noire. Surnommé Milou, il est réduit à braconner et à mendier. Eugène Le Roy (1836-1907) propose dans ce roman une plaidoirie pour la cause sociale des enfants abandonnés et des bâtards : le tort de la société, c'est de ne pas prévoir les cas d'abandon, et de ne rien faire pour alléger le sort de ces pauvres orphelins.

  • Au Pays des Pierres, édité en 1906, est la réunion de quatre nouvelles :
    La Belle Coutelière se situe dans le pays d'enfance d'Eugène Le Roy (1836-1907). Reine, la coutelière à la beauté éclatante, est réduite à l'espace sombre, mal éclairé de la boutique de son père.
    Roquejoffre est la deuxième nouvelle : au sortir de l'hiver un castel délabré, le jeune seigneur contraint par la nécessité pour tirer sa mère de la gêne, méprisant les préjugés des anciens, fait son apprentissage de la terre.
    La Gent Agrafeil est le troisième récit. Ce texte évoque les lointains mais puissants souvenirs des guerres de religion dans une partie du Périgord, la forêt de la Bessède où vit une communauté de Protestants convertis au Catholicisme : les Agrafeils.
    Dom Gérémus, quatrième et dernière nouvelle, est une série de croquis dressés avec ironie où Eugène Le Roy évoque la vie monastique jusqu'à la Révolution.

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