Le 1

  • Il y a cent cinquante ans, le 18 mars 1871, s'ébrouait pour quelques mois la Commune de Paris, cette insurrection populaire née dans les ruines d'une guerre perdue et vite écrasée par la république encore balbutiante. Ce hors-série du 1 revient sur la vie et les combats de Louise Michel, qui en est devenue incontestablement l'icône ardente. Exilée sept ans en Nouvelle-Calédonie, cette femme de lettres et d'action, dont le nom figure aujourd'hui au fronton de près de deux cents écoles, n'en resta pas moins le prophète inlassable de la révolution. Retour sur un destin hors du commun.

  • "Pourquoi est-elle essentielle ?
    La librairie a mobilisé et attiré l'attention des lecteurs, le 1 des libraires explore son rôle dans la cité et ses transformations en pleine crise. Dossier spécial sur la librairie avec des enquêtes (Pascale frey, Jean-Baptiste Malet), nouvelle de Serge Joncour. A l'occasion du 150ème anniversaire de Proust, la 2ème feuille revisite « A la recherche du temps perdu » avec Camille Laurens et Adèle Van Reeth." Fottorino, Éric ; Laurens, Camille ; Monadé, Vincent ; Van Reeth, Adèle ;
    Malet, Jean-Baptiste ; Frey, Pascale ; Joncour, Serge

  • LE 1 N.340 ; climat : quelle France en 2050 ? Nouv.

    Sept ans, déjà ! Pour ce numéro anniversaire, le 1 a tenu à innover encore pour réaffirmer sa vocation. Une première page qui magnifie le talent des artistes. Un poster spectaculaire qui, régulièrement, donnera à voir et à comprendre par le dessin, l'infographie, les données et les cartes, comme nous vous le proposons ici avec une projection du climat de la France de 2050.

    À cet horizon, le changement est en effet inéluctable, et avec lui un cortège de conséquences pour notre pays : hausse généralisée des températures, multiplication des événements météorologiques extrêmes, montée des eaux ou encore assèchement des nappes phréatiques. Mais, si les effets physiques en 2050 sont prévisibles, il reste pourtant des inconnues, liées aux choix politiques et sociétaux que nous mettrons en oeuvre d'ici là.

  • LE 1 N.339 ; la justice est-elle injuste ? Nouv.

    En apparence, tout va bien. Les magistrats de l'ordre judiciaire n'ont jamais été aussi indépendants du pouvoir politique, et ils le manifestent dans l'usage qu'ils font d'enquêtes préliminaires toujours plus longues et dans des jugements assez vifs. Le budget de la justice a fait un bond de 8 %, ce dont les juges peuvent se réjouir. Sauf que l'institution a très mal vécu la nomination place Vendôme d'Éric Dupont-Moretti. La France alloue à la justice 69,5 euros par habitant quand nos voisins font nettement mieux : Allemagne (131 euros), Espagne (92 euros), Belgique et Italie (83 euros). Cela donne une idée du retard accumulé. Mais les juges n'ont pas le monopole du malaise. Les citoyens se posent aussi bien des questions.

  • En octobre dernier, à l'aube d'un confinement qui allait provoquer une nouvelle fermeture des universités, Emmanuel Macron avait eu quelques mots pour la jeunesse et l'épreuve « -terrible » qu'elle traversait, entre privations et fragilités matérielles : « C'est dur d'avoir 20 ans en 2020 », estimait alors le président. Cinq mois plus tard, la situation ne paraît guère plus riante pour les millions de lycéens, d'étudiants, d'apprentis ou de jeunes salariés.

    Ce numéro du 1, réalisé avec la participation des étudiants du programme Médecine-Humanités de l'École -normale supérieure, se penche sur leur situation pour mesurer l'étendue des dégâts.

  • LE 1 N.338 ; Algérie, le choc des mémoires Nouv.

    C'est un pas de plus, important mais tardif. En reconnaissant la responsabilité de la République dans l'assassinat de l'avocat algérien Ali Boumendjel par l'armée française en 1957, le président Macron manifeste sa volonté de tirer au clair l'action de la France pendant la guerre d'Algérie. Cette décision s'inscrit dans l'esprit des recommandations du rapport Stora remis en janvier par l'historien, dont le titre à lui seul, Les questions mémorielles portant sur la colonisation et la guerre -d'Algérie, montre le chemin qu'il reste à parcourir. En se penchant sur ces mémoires plurielles et douloureuses, le 1 a voulu éclairer l'enjeu qu'elles représentent dans la société française d'aujourd'hui, toutes origines et sensibilités confondues.

  • Les dégâts sont considérables : la culture est le deuxième secteur le plus touché par la pandémie, juste derrière l'aéro-nautique. En France, le gouvernement n'a pas lésiné sur les aides - on en est déjà à une année blanche et demie pour l'intermittence (que les auteurs et les plasticiens ne touchent pas). Mais la difficulté n'est pas seulement sociale : cette crise a accentué un malaise ancien, le sentiment que, dans un monde dominé par les financiers, les spécialistes de l'intelligence artificielle et désormais les modélisateurs, la voix des poètes ne porte plus.

  • Refus des étiquettes, refus des héritages dévolus à chaque sexe, refus d'un binarisme qui ne saurait prendre en compte la diversité du nuancier de genres sur lequel chacun viendrait s'inscrire.

    Portée par les transgenres et ceux qui se revendiquent « non-binaires » - 22 % des jeunes âgés de 18 à 30 ans selon un sondage Ifop -, cette révolution du genre ne se limite pas à ces figures androgynes ;

    Elle touche par ricochet l'ensemble d'une société dont elle bouscule les carcans et les présupposés.

    Ce numéro du 1 se penche sur les origines et les implications de cette remise en question.

  • LE 1 N.341 Nouv.

  • Bien malin ou devin, ou carrément imprudent, qui pourrait répondre à la question posée par ce numéro ? Entre le « dès demain » et le « plus jamais », nos coeurs balancent au-dessus du vide et notre moral est en berne. Au bout d'une année d'inquiétude, de peurs, d'atteintes à nos vies, on se prend à douter qu'un jour l'épidémie sera derrière nous, et un avenir sinon radieux, mais débarrassé de variants divers et variés, devant nous. Pourtant, si la sortie de cette crise sanitaire n'est pas pour demain, il reste, grâce aux progrès de la vaccination, des raisons d'espérer un retour progressif à la normale dans les mois à venir. C'est ce que montre ce numéro, qui s'intéresse aussi aux ressources mentales à mobiliser pour affronter ces temps couverts.

  • Chaque année dans notre pays, elles sont des milliers - 6 000 à 8 000 au moins - à vendre leur corps. Les plus jeunes ont 12 ans. Le phénomène est ancien, mais on commence seulement à le discerner et à le mesurer tandis qu'il connaît une explosion alarmante. Au point que le gouvernement a créé en septembre un groupe de réflexion pluridisciplinaire pour préparer un plan d'action qui sera rendu public le 4 mars prochain.

    Ce numéro du 1 dévoile de façon souvent crue, violente et poignante les raisons qui conduisent ces jeunes à plonger dans l'engrenage de la prostitution, au prix de leur vie parfois, de leur intégrité physique et psychologique toujours. Le constat nous concerne tous. Ces mineurs qui vendent leur corps sont d'abord des jeunes que la société des adultes, par ses perversions, contraint à se prostituer.

  • « Travail, Liberté, Dignité. » Hier, ces mots d'ordre soulevaient la Tunisie, l'Égypte, la Syrie et d'autres... Aujourd'hui, ils s'entendent en Algérie, au Maroc, au Liban, au Soudan ou en Irak. La continuité des soulèvements populaires se conjugue toutefois à l'effroyable régression qui s'est installée dans l'espace arabe, avec les terribles guerres en Syrie et au Yémen et la progression de régimes de plus en plus autoritaires. Pourtant, les enjeux aux origines des Printemps arabes - l'insondable corruption des régimes, l'accroissement constant des inégalités sociales, le sentiment général d'étouffement - sont plus que jamais d'actualité. Tout comme le sont, en contrepoint, l'exigence de démocratie et l'espoir d'une vie meilleure.

  • Le Covid a-t-il rouvert la « guerre des générations » ? La question a déjà des airs de vieille rengaine dans le débat autour de la pandémie. Pour certains, les mesures sanitaires généralisées attestent que la société est prête à sacrifier le présent et l'avenir des jeunes, parfois déjà précaires, pour préserver l'existence déclinante des anciens ; pour d'autres, au contraire, on culpabilise les aînés, improductifs, alors que leur comportement serait bien plus exemplaire que celui des nouvelles générations, dont on a rapporté les négligences. Et si ces âges de la vie, au lieu de s'opposer, se retrouvaient dans une commune détresse ? Entre une jeunesse démoralisée et entravée et un troisième âge isolé et délaissé, le pays avance sur un fil. Tour d'horizon du problème.

  • Les plateformes numériques et les réseaux sociaux nés en leur sein sont là pour durer, avec leur lot d'excès - harcèlement et désinformation - qu'il faudra bien apprendre à endiguer. S'il est absurde de les diaboliser et irréaliste de vouloir les supprimer, il est en revanche impératif d'en percer le fonctionnement. Et de les soumettre à un système de contrôle efficace. Sous peine de voir nos démocraties chanceler, voire sombrer sous le flot des haines identitaires ou communautaires et des attaques complotistes libérées par ces boîtes de Pandore.

  • Les démocraties, des deux côtés de -l'Atlantique, sont travaillées par des tentations populistes, autoritaires et nationalistes auxquelles quatre années de « trumpisme » auront donné encore plus d'écho. En France, des groupuscules qui gravitent aux franges du Rassemblement national, tout en contestant sa ligne, font preuve du même radicalisme que les activistes qui, outre-Atlantique, ont envahi le Capitole. En outre, si un récent sondage place Marine Le Pen au premier tour de la présidentielle, le souvenir de sa performance calamiteuse lors du débat qui l'a opposée à Emmanuel Macron en 2017 nourrit les doutes sur sa capacité à exercer le pouvoir. Cette contestation de sa personne se double de différends idéologiques réels, au premier chef avec l'aile conservatrice du parti dont les aspirations sont portées par sa nièce Marion Maréchal.

  • La pandémie de Covid-19 a tendance à masquer les bonnes nouvelles. Pourtant, nous savons tous que le premier vaccin anti-Covid a été mis au point en moins d'un an, qu'il a été et qu'il est le fruit d'une technique révolutionnaire. Ce vaccin à ARN messager n'aurait pas été concevable au début des années 2000. Et ce n'est là qu'un petit pan de l'immense bouleversement à l'oeuvre depuis le séquençage complet du génome humain rendu public en 2003. Les scientifiques ne cessent d'accumuler des connaissances qui servent à mieux nous soigner et nous guérir, à l'image de CRISPR-Cas9, les fameux « ciseaux moléculaires » découverts par Emmanuelle Charpentier et Jennifer Doudna, dernières lauréates du Nobel de chimie.

    Voyage au coeur de la recherche la plus avancée.

  • Ce 1 des libraires interroge la littérature jeunesse (Entretien avec Grégoire Solotareff : pourquoi avoir besoin d'une littérature à part ?) et ses évolutions (Enquête : Le roman adolescent peut-il résister aux séries ? »). Nouvelle inédite de Christelle Dabos, visite d'atelier d'illustrateur et conseils de lecture de libraires. Comme dans chaque numéro du 1 des libraires, la 2ème feuille est consacrée à une oeuvre patrimoniale. Pour cette édition c'est Alice au pays des merveilles qui sera relu et analysé par Lola Lafon, Julien Bisson, Laurent Bury et tant d'autres.
    Le numéro est illustré par Cyril Pedrosa et se déplie en une grande affiche inédite.

  • Chaque semaine, le 1 fait la part belle aux écrivains. Au fil des années, l'amour des lettres s'est prolongé jusqu'à nous pousser, en 2020, à lancer une nouvelle publication entièrement consacrée au livre pour vous faire voyager dans les grandes familles de la littérature. Du polar à la bande-dessinée, vous découvrirez dans un format inédit - deux grandes feuilles qu'on déplie - des entretiens, des portraits d'écrivains, une nouvelle inédite, des conseils de librairie ou encore la redécouverte d'une oeuvre de référence.

    Ce numéro est le rendez-vous traditionnel du 1 pour partager ensemble cette formidable rentrée littéraire. La 1ère feuille est dédiée aux conseils de libraire et à un dossier sur le rôle des livres et des libraires en temps de crise. La 2ème feuille revisite un classique de la littérature française en compagnie d'auteurs contemporains et se déplie en un grand poster à collectionner.

  • Il y a quatre ans, Donald Trump avait fait campagne sur la promesse de bâtir un mur. À la Maison-Blanche, il s'est mué en démolisseur en chef, sapant un à un les fondements de la démocratie américaine. Loin d'avoir rendu sa « grandeur » au pays, son mandat a creusé l'hostilité, voire la haine, au sein de la population, chauffée à blanc sur les questions raciales, religieuses ou culturelles. Le vainqueur de la présidentielle devra gouverner un pays profondément divisé, à l'économie vacillante et aux valeurs contestées.

  • Depuis neuf mois que l'argent coule à flots, généré par des banques centrales indépendantes mais accompagnant sans rechigner les politiques étatiques de soutien et de relance, les sommes injectées dans l'économie sont astronomiques, des prêts garantis par l'État aux allocations de chômage partiel, en passant par les baisses de charges et les annulations partielles de loyers des entreprises. En France, la dette aura cette année bondi de 20 points pour représenter 120 % du PIB. Si cet argent a des reflets magiques, il faudrait éviter qu'il ne tourne au tragique. Le 1 a sollicité plusieurs économistes reconnus pour tenter d'éclairer les chemins de sortie de crise et de cerner les risques que nous encourons.

  • À l'occasion de la journée internationale des personnes handicapées, organisée tous les 3 décembre par l'ONU depuis 1992, le 1 a noué un partenariat avec le secrétariat d'État chargé de ces questions très sensibles. Si des inégalités criantes subsistent en France, le sort des handicapés - 12 millions dans notre pays, auxquels s'ajoutent 10 millions d'aidants - nous interroge. Surtout au moment où la pandémie gomme en partie les frontières entre normalité et anormalité.

  • Une pandémie qui n'en finit pas ; un reconfinement inauguré par une vague d'attentats ; des petits commerces aux abois ; des Français sur les nerfs, désarçonnés par des mesures gouvernementales qui manquent de lisibilité... Comment ne pas désespérer devant tant d'incertitudes, ne pas devenir fous devant tant d'injonctions contradictoires ? Ce numéro du 1 tente de sonder nos coeurs et nos esprits alors que se prolonge un second confinement bien parti pour aggraver les tendances déjà observées au printemps, en matière de consommation d'alcool et de psychotropes aussi bien que de consultations et d'appels liés à une détresse psychologique.

  • Alors que 2020 marque les soixante ans de sa mort, le succe`s de l'e´crivain ne se de´ment pas : son premier roman, L'E´tranger, reste l'un des livres les plus lus au monde, ses pie`ces sont re´gulie`rement monte´es, et La Peste s'est vendu deux fois plus que d'ordinaire en cette anne´e de pande´mie. Comment l'expliquer ? Pourquoi le message camusien continue-t-il de nous parler ? C'est ce que tente d'analyser ce nume´ro exceptionnel du 1, en de´cryptant quelques-uns des grands the`mes qui traversent son oeuvre d'e´crivain et de journaliste. Pour s'offrir, selon le mot de Proust, une « cure d'altitude mentale ».

    Fottorino, Éric ; de Beauvoir, Simone ; Fromanger, Gérard ;
    Adimi, Kahouter ; Stora, Benjamin ; Sapiro, Gisèle ; Ajchenbaum Yves-Marc ; Pierré-Caps Stéphane ; Crépon Marc ; Guérin Jean-Yves

  • Le Covid a été fabriqué en laboratoire par la CIA ; à moins que sa création ne doive être attribuée au régime chinois, désireux de réduire drastiquement sa propre population ; et les élites du Parti démocrate américain sont au centre d'une vaste conspiration pédo-sataniste... Autant de contre-vérités auxquelles certains croient dur comme fer. Pourquoi consacrer un numéro à ces fables et aux modalités de leur propagation ? Parce qu'elles sont à ce point puissantes qu'elles structurent la vision du monde d'une large part de nos contemporains, jusqu'à représenter une menace pour le bon fonctionnement de nos démocraties.

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