Laurie Laufer

  • Murmures de l'art à la psychanalyse : impressions analytiques Nouv.

    « Les poètes et les romanciers sont de précieux alliés et leur témoignage doit être estimé très haut, car ils connaissent, entre terre et ciel, bien des choses que notre sagesse scolaire ne saurait encore rêver », écrivait Freud.

    Les impressions analytiques que propose ici Laurie Laufer, à partir de différentes oeuvres, parlent des épreuves de la vie : le deuil, la mélancolie, la mort. Ces oeuvres ouvrent des traversées dans notre rapport à l'image et au corps. Elles peuvent nous soulever, nous offrir des formes d'émancipation. Si la cure analytique déplace le sujet, défait les certitudes, déconstruit les identités et les identifications, lire Mallarmé, Gary, Perec, Van Gogh, Chloé Delaume et Simone de Beauvoir permet aussi d'emprunter des chemins de traverse. Les oeuvres d'art et les livres sont ici des amis qui murmurent à l'oreille de la psychanalyse. Jean Genet avait bien compris que « l'avenir est à Freud ».

  • Où en est la psychanalyse aujourd'hui ?
    Ces lettres dessinent un état du champ freudien inséparable, pour le meilleur comme pour le pire, de « l'effet Lacan » et des retombées de son enseignement, en France autant qu'à l'étranger.
    Elles sont signées de psychanalystes (élèves ou détracteurs), dont des proches de la première heure, mais aussi de personnalités scientifiques ou artistiques venues d'autres horizons.
    On peut y voir une forme inattendue de manifeste, une relance du gai savoir lacanien, qui s'autorisait toutes les formes de propos et d'arguments pro et contra, des plus loufoques aux plus sérieux, des plus littéraires aux plus théoriques.

    Auteurs : Jean Allouch, Paul Audi, Jorge Banos Orellana, Fethi Benslama, Daniel Borrillo, Danièle Brun, Chloé Delaume, Christian Dunker, Eric Fassin, Frédéric Gros, Lewis Kirshner, Etienne Klein, Gloria Leff, Guy le Gaufey, Lucrèce Luciani, Paola Mieli, Bertrand Ogilvie, Anne Onime, Barbara Osorovitz, Jacques Roubaud, Moustapha Safouan, Jacques Sédat, Daniel Sibony, Christian Simatos, Marie-Claude Thomas, Alain Vanier, Catherine Vanier, Mayette Viltard, Anonyme.

  • Le traumatisme du deuil a créé une rupture dans le temps et l'espace psychique et cette rupture participe de l'énigme du deuil. Comment faire le deuil d'une ombre, de ceux dont on ne se souvient pas ? Peut-on faire le deuil d'une ombre ? En redonnant un corps au disparu-fantôme, en redonnant aux morts la possibilité d'être représentés sur la scène du langage, l'analyse serait le passage qui permettrait au sujet de vivre avec la perte plutôt que de vivre dans la perte.


    Table des matières

    Préface de Marie-José Mondzain -- Introduction : La mort irreprésentable -- Le deuil traumatique -- Retrouver une mémoire corporelle par le transfert -- Les temps du deuil

    I -- L'irreprésentable : 1 -- "Travail" du deuil ou énigme du deuil ? 2 -- L'événement traumatique 3 -- Le deuil social

    II -- Le deuil, une histoire de fantômes : 1 -- Comment reviennent les morts ? 2 -- Le deuil, une traversée hallucinatoire de l'angoisse

    III -- Processus de symbolisations : 1 -- Fantasmes et destins du fantasme 2 -- Paroles du deuil, paroles de transfert

    Conclusion -- Bibliographie

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  • Michel Foucault a entretenu avec la psychanalyse une liaison tumultueuse, faite d'attraction et de rejet. Fasciné par l'oeuvre de Freud dans laquelle il reconnaît la rupture essentielle qu'elle représente avec la psychiatrie et la médecine de la fin du XIXe siècle, le philosophe devient, à partir des années 1970, résolument critique. Dispositif disciplinaire contrôlant les corps et les désirs, discours normalisateurs et non réflexifs, voilà ce que représente dès lors la pratique analytique pour Michel Foucault. En quoi la critique foucaldienne de la psychanalyse peut-elle être, aujourd'hui encore, utile ? Et, inversement, quels déplacements épistémologiques la méthode foucaldienne peut-elle attendre de la psychanalyse ? C'est dans ces deux démarches complémentaires que s'engagent les contributions de Jean Allouch, Paul-Laurent Assoun, Thamy Ayouch, Joël Birman, Roland Gori, Christian Hoffman, Laurie Laufer et Amos Squverer. Cet ouvrage collectif fait émerger la complexité de la rencontre entre Michel Foucault et la psychanalyse, mais montre également combien les questions et la méthode foucaldiennes peuvent être utiles à une psychanalyse open to revision, selon l'expression de Freud.

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  • A l'initiative de l'Institut Emilie du Châtelet et sous la direction de Laurie Laufer et Florence Rochefort, des spécialistes des domaines de l'éducation, du travail, de la sexualité, de la psychanalyse, du sport, de l'économie, de la linguistique, de la neurobiologie, de la religion et de la culture montrent toute la richesse des "études de genre", ces recherches multidisciplinaires qui analysent les rapport sociaux et de domination entre les sexes. Luttes contre les discriminations, combat pour l'égalité, avancées sociales et juridiques dans le droit de chacun : ils éclairent ainsi les effets concrets d'un outil scientifique - le genre - dans la société d'aujourd'hui.

  • Attraper erôs dans le filet du logos, l'Occident n'a pas attendu la psychanalyse pour s'y employer. Entre les aphrodisia grecs et le dispositif de sexualité moderne, il ne restait plus à Foucault qu'à déposer une dernière pièce au puzzle de son Histoire de la sexualité : que s'est-il passé au temps de la concupiscence chrétienne et du péché de chair ? Comment le sexe en est-il venu à polariser le rapport de soi à soi ?
    « Il m'a semble´, écrit Foucault, que la question qui devait servir de fil directeur était celle-ci : comment, pourquoi et sous quelle forme l'activité´ sexuelle a-t-elle été´ constituée comme domaine moral ? » À qui sont destinés les aveux ? De quoi libèrent-ils ? Quel sujet moderne l'expérience de la « chair » dans le christianisme a-t-elle contribué à construire ? Les Aveux de la chair jettent le trouble dans une « histoire de la sexualité » qui s'avère faussement linéaire et sollicite tout autant philosophes, historiens, spécialistes de la littérature et psychanalystes.

  • Il s'agit ici de traiter de l'acte de penser, de dire son rêve de créer. Il s'agit avant tout du travail de la parole. A écrire ainsi "Penser", "rêver", "créer", nous prenons le risque de figer une discontinuité entre ces trois formes de travail psychique. L'ensemble de ces articles tente d'explorer des zones de continuité et de contacts entre ces trois formes de travail du psychisme.

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