Pu De Rennes

  • Du milieu des années 1930 à la fin des années 1940, dans tous les pays européens du pourtour méditerranéen, des femmes et des hommes ont combattu, selon des temporalités et des modalités différentes, dans des mouvements de résistance antifasciste, que ce soit contre le régime en place ou contre une armée d'occupation, au premier chef l'armée allemande. Dès le temps de la lutte et à la sortie de cette phase de longues et intenses convulsions, la question de la place et du rôle des femmes a été soulevée, souvent par les acteurs et les actrices eux-mêmes. Elle a plus encore retenu l'attention de la recherche scientifique à dater des années 1970, quand les revendications féministes ont fait irruption dans le monde intellectuel et sur l'avant-scène publique. En revanche, les questions liées à la catégorie de genre n'ont été prises en compte que tout récemment et de façon inégale en fonction de l'aire géographique. Ce champ d'investigation relève davantage encore actuellement d'un chantier en pleine ébullition que d'un jardin à la française. C'est sur ce chantier que les artisan-e-s de cet ouvrage ont réfléchi ensemble dans une perspective transnationale qui en modifie les caractéristiques et la perception. Venu-e-s d'Australie, d'Espagne, des États-Unis, d'Italie, de France, de Grèce, de l'ex-Yougoslavie, leurs contributions éclairent différemment une période qui défie volontiers l'analyse.

  • Le Comité d'histoire de la Deuxième Guerre mondiale montre l'implication des résistants et de leurs associations dans l'historiographie de la Résistance. Cet ouvrage se veut une étude dépassionnée des relations entre historiens et acteurs de l'histoire et du lien entre évolution historiographique et demande sociale. Est-on effectivement passé « de la mémoire à l'histoire » ? L'apport du Comité, analysé, est aussi mis en perspective par des travaux anglo-saxons, allemands, belges et espagnols.

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