Laurence Bertrand-Dorléac

  • Ce livre revisite de fond en comble le genre de la nature morte comme lieu idéal du dialogue entre le vivant et le non-vivant, entre nous et les choses, entre présent et passé. Il invite à repenser l'histoire et la géographie de la représentation des choses : il remonte à la Préhistoire et ouvre des frontières sur d'autres contrées que l'Europe et les États-Unis. Il établit des correspondances entre les arts contemporains et les arts anciens en montrant de quelle manière les choses représentées par les artistes sont un bon observatoire des sensibilités.Cet essai est aussi une histoire de la tension entre l'abondance et son contraire, entre l'être et l'avoir depuis que l'on accumule des vivres, des outils, des armes, des proies, des vêtements, des parures, des choses désirables. Il est fondé sur l'observation des oeuvres d'art des peintres, sculpteurs, photographes et cinéastes (anonymes, Piraïkos, Mu Qi, Aertsen, Spoerri, Gupta, Tati, Tarkovski...) et sur la pensée des savants (Philostrate, Marx, Weber, Sterling, Barthes, Latour, Appadurai...) - et est traversé par l'esprit des poètes et des écrivains (Montaigne, Deubel, Baudelaire, Hugo, Michaux, Ponge, Perec...).

  • Que représente l'art en France après la Seconde Guerre mondiale ? On a beaucoup parlé de " reconstruction " à propos de cette période, mais le terme limite considérablement le paysage réel car il ne dit rien du désastre, si bien traduit dans les oeuvres d'art qui sont comme l'envers du décor.
    Encore une fois, ce sont les oeuvres des artistes - dont le métier est de dire l'indicible - qui livrent le plus justement les signes de la libération et de la joie, de la misère et de la colère, de l'amertume, du doute, de la fragilité, du trauma profond, de la mémoire du génocide et de la violence de guerre. L'auteur montre à quel point ces années sont dominées par une forme de liberté étrange où l'art n'a plus à respecter quoi que ce soit après avoir failli disparaître : attaqué, instrumentalisé, censuré par tous les pouvoirs à vocation totalitaire en Europe depuis les années 1920.
    Que le retour aux origines, l'automatisme et l'expressivité sous toutes ses formes dominent une large part de la production des artistes après la guerre, rien de surprenant. Malgré toute la littérature fondée sur le poncif d'une France raisonnable et cartésienne, l'art est fait d'excès, de fureurs et d'hybridations : il n'est pas plus homogène que cette identité nationale dont l'Etat français sous Vichy avait espéré la " purification ".
    Il ne répond plus aux traditions usées par la catastrophe qui vient de se produire. Il est comme la réaction contre " les années sordides ", comme les appelait André Pieyre de Mandiargues.

  • Extrait d'une revue ou d'un ouvrage relié à part en un petit livret. Destiné habituellement à faire connaître un article récemment publié, la collection détourne l'usage et la fonction du tiré à part pour inviter à la (re)découverte d'un texte. En lieu et place du traditionnel mot d'accompagnement de l'auteur, Laurence Bertrand Dorléac partage ici, dans une courte présentation, son expérience de lecture de : " Arcimboldo ou Rhétoriqueur et Magicien " de Roland Barthes.

  • Le travail de Miguel Chevalier poursuit un constant dialogue avec l'histoire de l'art, dans une continuité et une métamorphose de vocabulaire, pour explorer et expérimenter un nouveau langage pictural. Les images qu'ils nous livrent interrogent perpétuellement notre relation au monde.

    Cette nouvelle monographie, très largement illustrée, présente le travail de l'artiste de ces quinze dernières années (2003- 2018). Quatre chapitres illustrent les thématiques récurrente de son travail : Flux et Réseaux, Arabesques Numériques, Nature et Artifice et Méta-Territoires.

    Cet ouvrage présente des expositions et installations numériques réalisées à travers le monde, dans des musées (Musée d'art moderne de Céret en 2014; Musée Royaux de Belgique à Bruxelles en 2015), dans l'espace public (Palacio de Bellas Artes à Mexico en 2013 ; Forum des Halles à Paris en 2017), des espaces patrimoniaux (ancienne église de Casablanca (Maroc) en 2014 ; Castel del Monte à Andria (Italie) en 2014 ou à l'Eglise de Saint Eustache à Paris en 2016).

    Elle présente enfin des photos de l'exposition personnelle « Digital Abysses » qui sera présentée du 8 mars au 20 mai 2018 à la Base sous-marine de Bordeaux et de l'installation « Extra- Natural » qui sera présentée au Grand Palais dans le cadre de l'exposition « Artistes & Robots » du 5 avril au 9 juillet 2018.
    L'ouvrage est accompagné d'un texte original de Laurence Bertrand Dorléac, historienne de l'art, et d'une interview réalisée avec David Rosenberg, commissaire d'exposition et auteur. Ces textes apportent un éclairage singulier sur son oeuvre.

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