Léon Bloy

  • L'âme de Napoléon

    Léon Bloy

    Poursuivant son évaluation de l'histoire humaine comme entrelacs de signes divins, plaçant Napoléon entre ses méditations sur Marie-Antoinette, Louis XVII, Mélanie la voyante de La Salette et Jeanne d'Arc, Bloy fait de Napoléon un éclaireur du Saint-Esprit, un essaim de signes dont toutes les décisions, bonnes et mauvaises, les paroles et les pensées relèvent d'une mission sacrée, d'un sacerdoce apocalyptique.
    Bloy communie avec le Grand Homme offrant son âme au destin. Ce n'est pas la "volonté" qui le gouverne ; c'est la grâce, un absolu qui le dépasse et auquel il s'abandonne tout entier, jusqu'à perdre tout ce qu'il avait conquis. Napoléon n'a rien à perdre car il ne possède rien ; c'est lui qui est possédé.

  • Le Désespéré

    Léon Bloy

    Premier roman de Léon Bloy, Le Désespéré (1887) est un pavé dans la mare de tous les conformismes.
    Caïn Marchenoir est le héros de ce roman largement autobiographique: catholique intransigeant révolté par le silence de Dieu et la vaine attente de la rédemption, paria parmi les hommes, il lance le plus violent des anathèmes contre ses contemporains. Le Désespéré est tout à la fois un cri de révolte, un amoureux blasphème, un pamphlet vitriolé contre la foule des "digérants" républicains et la "Grande Vermine" des lettres.
    Mais Le Désespéré est surtout un aérolithe littéraire, écrit dans une langue barbelée de mors rares, étrangement mystique, une oeuvre d'une surprenante modernité. Cette édition, abondamment annotée et qui tient compte des différents états du texte, offre un éclairage précieux sur ce formidable roman de l'inquiétude spirituelle.

  • Essais et pamphlets

    Léon Bloy

    Imprécateur et pamphlétaire « par amour », selon sa formule, Léon Bloy est un auteur de l'excès, de la démesure, de l'engagement total. Sa plume, si révoltée soit-elle, n'est pas celle d'un révolutionnaire : elle est d'abord animée par la défense des pauvres, la dignité de l'homme, l'amour de Dieu et la figure du Christ. Au mépris de tout confort social, intellectuel, spirituel, ce chrétien farouchement attaché à l'esprit des Évangiles s'est toujours situé en dehors de toute institution ou appartenance.
    « Pèlerin de l'Absolu », il accepte de se faire mendiant pour gagner la liberté de dire la vérité, et il traque la bêtise dont l'illustration parfaite à ses yeux est « le bourgeois, cet homme qui ne fait aucun usage de la faculté de penser ». Le terme de « bourgeois » ne recouvre pas ici une catégorie sociale : le « bourgeois » est un état d'esprit, une idéologie, un inconscient, c'est même un langage, le langage des « lieux communs » dont Bloy fait la patiente exégèse. Bloy, qui intitule son premier livre Propos d'un entrepreneur de démolitions, s'en prend à l'esprit bourgeois en quoi il voit la haine de tout ce qui est beau et essentiel, il attaque ceux qui détestent l'Absolu et qu'il nomme les « théophobes ». Il pourchasse ainsi les métamorphoses de cette « théophobie » chez les politiques, les écrivains, les journalistes, les athées, et aussi, bien que ou parce que converti au catholicisme, chez les chrétiens eux-mêmes. Le catholique Bloy est en effet le plus sévère critique des petites et grandes bassesses des chrétiens de son temps, qu'il met en cause avec une violence magistrale, n'hésitant pas à se brouiller avec la majorité de ses coreligionnaires.
    Les pamphlets occupent une place relative dans l'oeuvre de celui qui a tant indisposé ses contemporains. L'auteur des Méditations d'un solitaire et de L'Âme de Napoléon a bâti une oeuvre immense à travers laquelle se déploient une impressionnante philosophie de l'histoire et une réflexion sur la fin des temps digne des premiers chrétiens.
    Les ouvrages dont est constituée cette oeuvre majeure ont sans cesse été éclipsés par un ou deux titres, et il ne fut guère aisé jusqu'à présent de se faire une idée d'ensemble des essais et des pamphlets d'un auteur si singulier. En réunissant la quasi-totalité des essais de Léon Bloy, des plus célèbres, comme l'Exégèse des lieux communs et Belluaires et Porchers, aux plus rares, comme Celle qui pleure, Le Révélateur du Globe et l'inachevé Dans les ténèbres, en passant par Le Fils de Louis XVI et Le Salut par les Juifs, ce livre constitue le plus considérable volume d'oeuvres de Léon Bloy jamais publié. Un siècle après la mort de l'auteur, survenue à l'automne 1917, l'oeuvre de celui qui ne voyait pas qu'il fût possible d'écrire autrement qu'« au seuil de l'Apocalypse » est ainsi à nouveau disponible et présentée dans sa cohérence.

  • Bloy journaliste

    Léon Bloy

    «Je ne suis ni journaliste, ni écrivain, ni pamphlétaire, [...] ni quoi que ce soit enfin, sinon le catholique Léon Bloy » : cette étonnante façon de se présenter souligne la singularité d'un romancier qui a pris pied par effraction sur la scène littéraire et médiatique.
    Dans les quelque 250 articles qu'il a laissés, cet émule de Barbey d'Aurevilly pourfend les ennemis de sa foi et les moeurs d'une époque laïque qui le traite en paria. Sa plume acérée met à bas tous les grands : il ridiculise le naturalisme de Zola et la pensée historique de Renan ; il s'attaque à Barrès aussi bien qu'à Daudet. Ses pamphlets ironisent sur la démocratie, dénoncent le colonialisme, conspuent la modernité.
    La truculence de Bloy et sa clairvoyance implacable ont attiré les directeurs de journaux, qui pourtant s'y sont souvent brûlés. Car s'il fut rédacteur au Chat noir, au Gil Blas ou encore au Mercure de France, il méprisait la presse avec fureur. C'est ce rapport paradoxal à la prose journalistique que la présente anthologie explore, retraçant la quête d'un écrivain qui affronta l'anecdotique pour y percer à jour les signes de l'Absolu divin.

  • " De quoi s'agit-il sinon d'arracher la langue aux imbéciles, aux redoutables et définitifs idiots de ce siècle, comme saint Jérôme réduisit au silence les Pélagiens de son temps oe
    Obtenir enfin le mutisme du Bourgeois, quel rêve !
    L'entreprise, je le sais bien, doit paraître fort insensée. Cependant je ne désespère pas de la démontrer d'une exécution facile et même agréable.
    Le vrai Bourgeois, c'est-à-dire, dans un sens moderne et aussi général que possible, l'homme qui ne fait aucun usage de la faculté de penser et qui vit ou paraît vivre sans avoir sollicité, un seul jour, par le besoin de comprendre quoi que ce soit, est nécessairement borné dans son langage à un très petit nombre de formules.
    Le répertoire des locutions patrimoniales qui lui suffisent est extrêmement exigu et ne va guère au delà de quelques centaines. Ah ! si on était assez béni pour lui ravir cet humble trésor, un paradisiaque silence tomberait aussitôt sur notre globe consolé ! "

    Léon Bloy


    " Léon Bloy, collectionneur de haines, dans son musée bien rempli, n'a pas exclu la bourgeoisie française. Il l'a noircie avec les couleurs sombres qui justifient le souvenir des rêves de Quevedo et de Goya ".
    Jorge Luis Borges


    " L'invective systématique, maniée sans aucune limite d'objets - la gifle surréaliste au cadavre d'Anatole France est bien timide auprès des profanations de Bloy - constitue d'une certaine façon une expérience radicale du langage : le bonheur de l'invective n'est qu'une variété de ce bonheur d'expression, que Maurice Blanchot a justement retourné en expression du bonheur. "
    Roland Barthes

  • Sueur de sang

    Léon Bloy

    Léon Bloy sait parfaitement désobliger son monde - on l'aime pour ça - et notamment quand il raconte la guerre de 1970 qu'il a vécue de l'intérieur, engagé dans les combats contre des Prussiens dont il fait une peinture monstrueuse et tellement excessive que son outrance sidère et amuse. En quelques contes noirissimes aux titres évocateurs, l'auteur des Histoires désobligeantes fait entrer ce conflit honteux dans la littérature au côté des nouvelles de Maupassant, bien tendres à côté des siennes. C'est rude et souvent très drôle, à la limite de l'expressionisme. C'est surécrit et cela crée un contraste saisissant avec le sordide des situations racontées. C'est une vengeance terrible dont on jouit encore plus de cent après.

  • Léon bloy (1846-1917) est l'un des derniers grands imprécateurs.
    " c'est un esprit plein de feu et d'enthousiasme [. ], polémiste de talent, fait pour toutes les luttes, tous les combats, toutes les mêlées. " c'est ainsi que le caractérise barbey d'aurevilly, le connétable des lettres, qui fut son ami et son mentor. epris d'absolu et de vérité, extrême dans l'éloge comme dans l'éreintement, bloy commence une difficile carrière de journaliste au chat noir, puis au figaro, s'en prenant avec férocité à la médiocrité et à la veulerie de son temps.
    Propos d'un entrepreneur de démolitions, ce titre qu'il donne au premier recueil de ses articles, pourrait coiffer toute son oeuvre, et en particulier son journal. a partir de 1892, bloy consigne dans d'innombrables cahiers ses réflexions sur les événements du jour, sur la vie qui passe, sur ses contemporains ; il marque ses haines, articule ses doutes, ses déchirements, ses accès de mysticisme. ces matériaux, souvent informes, il les a récrits pour en tirer pas moins de huit volumes d'un journal, publiés entre 1898 et 1920.
    Moins connu que ses romans, ses nouvelles ou ses essais, ce journal constitue sans doute l'oeuvre majeure de bloy. devenu introuvable depuis trop longtemps, il est restitué ici dans toute sa splendeur. robert kopp cette édition du journal de léon bloy comporte deux tomes. le premier réunit le mendiant ingrat, mon journal, quatre ans de captivité à cochons-sur-marne et l'invendable. il est précédé d'une introduction générale et d'une chronologie.
    Le second contient - outre une préface - le vieux de la montagne, le pèlerin de l'absolu, au seuil de l'apocalypse et la porte des humbles. un triple index (des noms, des oeuvres et des références bibliques) facilite la consultation de l'ensemble.

  • Léon bloy (1846-1917) ressemble à un prophète de l'ancien testament dénonçant les vices de la société qui l'entoure.
    Il ne cesse de lancer ses anathèmes contre la veulerie de ses contemporains, de fustiger leur matérialisme, leur incapacité de s'élever au-dessus des mesquineries quotidiennes et de concevoir un quelconque idéal. pèlerin d'un absolu situé hors du temps, menant une vie non pas de moine (bien au contraire) mais de marginal bourru, bloy a fini par devenir un étranger dans son propre pays, moqué, honni.
    Ses romans (la femme pauvre, le désespéré) et ses nouvelles (histoires désobligeantes) n'ont d'abord été appréciés que par de rares lecteurs avertis. quant à son journal, auquel il a consacré les vingt-cinq dernières années de sa vie, il est resté totalement méconnu. il s'agit pourtant d'un des textes majeurs de cette littérature autobiographique qui mène des confessions de rousseau au journal de gide.
    Avec une intransigeance et une violence qui n'ont pas leur pareil, bloy retrace l'histoire de sa vie et de son oeuvre, évoque ses rencontres, enregistre ses impressions de lecture, nous fait part de ses tentations, de ses colères, de ses doutes, de ses déchirements. ce texte n'est pas seulement un document unique sur la belle epoque, mais aussi le cri d'un homme de douleur meurtri dans sa chair et dans son âme.

    Robert kopp cette édition du journal de léon bloy comporte deux tomes. le premier réunit le mendiant ingrat, mon journal, quatre ans de captivité à cochons-sur-marne et l'invendable. il est précédé d'une introduction générale et d'une chronologie. le second contient - outre une préface - le vieux de la montagne, le pèlerin de l'absolu, au seuil de l'apocalypse et la porte des humbles. un triple index (des noms, des oeuvres et des références bibliques) facilite la consultation de l'ensemble.
    L'établissement du texte, l'annotation et les présentations ont été assurés par pierre glandes, professeur à l'université de toulouse-le mirail, spécialiste de la littérature française du xixe siècle et dont les travaux sur chateaubriand, joseph de maistre ou barbey d'aurevilly font autorité.

  • La femme pauvre

    Léon Bloy

  • Dans cette hagiographie, Léon Bloy veut arracher Colomb à la destinée de silence et d'ingratitude qui pèse sur sa mémoire depuis plus de quatre siècles, se battant contre la mer ténébreuse de l'ignorance, la médiocrité de son époque. L'Église se doit de réparer l'injustice commise par le choléra moderne de la librepensée contre celui qu'il considère l'Envoyé de Dieu, le second Rédempteur de l'humanité. Le navigateur devient guide intérieur, il s'agit d'imiter sa force dans la foi et son courage. Bloy s'inscrit derrière le portrait de son héros, dont il partage « les pesantes agonies et les noires tentations de la mélancolie des exilés ».
    ... Le navigateur ne sera pas canonisé.

  • Dans les ténèbres

    Léon Bloy

  • Le siècle de charognes

    Léon Bloy

    Obsession terrible ! Entendez-vous ce concert, dans ce palais en fête, cette musique, ces instruments de joie et d'amour qui font croire aux hommes que leur paradis n'est pas perdu ! Eh bien, pour moi, c'est toujours la fanfare du lancer, le signal de la chasse à courre. Est-ce pour moi, aujourd'hui ?
    Est-ce pour mon frère ? Et quel moyen de nous défendre ?
    Léon Bloy c'est le goût de l'hyperbole, les visions mystiques, l'intransigeance religieuse, les injures aux confrères, les injonctions et le chantage à la misère («Toute personne qui possède un franc me doit cinquante centimes»), mais par la puissance de son verbe et la sincérité de son exigence, il parvenait à donner ses lettres de noblesse à l'abjection. Qui écrit comme cela de nos jours ? Personne. Le siècle des charognes était pour lui le XIXe, mais ce pourrait tout aussi bien être le XXe ou celui en cours : «L'histoire est le déroulement d'une trame d'éternité sous des yeux temporels et transitoires.» Félix de Recondo naît en Espagne en 1932 et obtient à Paris, en 1958 son diplôme d'architecture.
    Ce sera le début d'une brillante carrière mais son amour pour la peinture lui fera abandonner l'architecture en 1972. Il dessine alors de très grands formats et utilise une vieille technique de la Renaissance négligée par les peintres actuel : la pointe d'argent. Il découvrira plus tard, à Pietrasanta où il retournera pendant dix ans, que sculpter le marbre et travailler le bronze sont des expressions majeures de son art.
    Il accompagne ici de

  • Le Salut par les juifs

    Leon Bloy

    • Salvator
    • 8 September 2016

    Publié en 1892, ce livre de Léon Bloy fut souvent réédité pour le meilleur, mais parfois aussi pour le pire. Alain Soral s'en empara voici trois ans dans sa maison d'édition, appuyant à l'oral les raisons de l'antisémitisme de Bloy, dévoyant ainsi la pensée de l'écrivain qui se voulait un authentique philosémite. L'interdiction de ladite édition ordonnée par le tribunal des référés, consécutive à la plainte déposée par la Liera, remit à la une le texte de Bloy. Cent vingt-quatre ans après la première édition de l'oeuvre, il faut y revenir avec profondeur, car il a beaucoup à nous dire sur le peuple juif compris par Bloy, bien sûr, mais aussi sur la France anti-juive de Maurras et de l'affaire Dreyfus. Il y a aussi loin de ce texte capital à Notre Jeunesse de Péguy (1910) qu'il y a loin des Réflexions sur la question juive de Sartre à L'Evangile d'Isaïe de Claudel.
    Autant par son style que par sa vitupération grandiose, Bloy est à contre-courant de la littérature autant que des théologiens les plus audacieux d'aujourd'hui. Reste à savoir comment le lire cinquante ans après Nostra Ætate : M.de Saint-Cheron nous y aide.
    Depuis le début du siècle dernier, de grandes voix se sont penchées sur ce texte toujours brûlant : Bernard Lazare, le futur cardinal Charles Journet en particulier, qui lui consacra, en pleine Shoah, un puissant livre, puis le poète Pierre Emmanuel.

  • Ces Méditations nous offrent toujours le Bloy imprécateur, vociférant sa critique sociale, son dédain colérique à l'égard du peuple (il ne se range cependant pas du côté de quelque élite que ce soit, puisqu'il déteste les puissants) et livrant une satire du crétinisme bourgeois, dont il voit dans la guerre un effroyable déchaînement. Mais l'invective s'accompagne également de temps de recueillement et de prière devant la mort de certains de ses amis, que Bloy évoque avec tendresse. Proche lui-même du terme de sa vie, le vieil ours grogne encore mais d'une voix plus sourde, et sa misanthropie s'adoucit d'un sentiment de fraternité pour les « pauvres soldats ». La violence extrême de la guerre l'accable et, durant ces heures crépusculaires, le fait longuement songer aux âmes mortes de ceux qu'il a perdus, âmes vers lesquelles il se tourne et que « rien n'étonne, ayant dû passer elles-mêmes par le creuset où s'anéantissent les illusions. » Delphine Descaves

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  • Poèmes en prose

    Léon Bloy

  • Romancier, essayiste et polémiste, Léon Bloy (1846- 1917) fréquente les milieux du socialisme révolutionnaire et de l'anticléricalisme dans sa jeunesse, puis revient à la tradition catholique sous l'influence de Barbey d'Aurevilly qu'il rencontre en 1868.

    Opposé à l'antisémitisme, c'est également un adversaire de l'argent et de la bourgeoisie. Patriote, il dénonce la colonisation. Son inspiration est avant tout religieuse, marquée par la recherche d'un absolu caché au-delà des apparences historiques. Tout, selon Bloy, est symbole : reprenant le mot de saint Paul, il ne cesse d'affirmer que "nous voyons toutes choses dans un miroir", et que c'est précisément la mission de l'écrivain que d'interroger ce "grand miroir aux énigmes". Ces quatre contes : La Religion de M. Pleur, Une martyre, Les Captifs de Longjumeau, Deux fantômes, sont tirés du recueil Histoires désobligeantes (1894).

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  • Lettres à Véronique

    Léon Bloy

    • Kareline
    • 13 October 2010

    Introduction de Jacques Maritain (philosophe français, 1882-1973). On sait que l'histoire de Véronique et de Marchenoir repose sur des données autobiographiques et se rapporte à l'un des moments les plus décisifs, et les plus tragiques, de la vie de Léon Bloy (romancier et essayiste français, 1846-1917). Véronique s'appelait en réalité Anne-Marie Roulé (ou Roullé, ou Roulet)... Si nous publions aujourd'hui les très précieuses lettres de Léon Bloy à Anne-Marie, ce n'est pas pour fournir une pâture aux futurs historiens littéraires du sentiment religieux. Nous espérons que ce recueil aidera quelques-uns à sentir plus profondément le mystère d'une destinée incomparablement douloureuse. Jacques Maritain.

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  • qu'est-ce que la "verve" ? pour la définir, les dictionnaires, comme le grand littré et le petit larousse, ont recours à une métaphore : "chaleur d'imagination", disent-ils.
    bonheur d'expression qui surprend le lecteur, arrêté soudain par un "mot", une réflexion, une répartie, dont la justesse et la cocasserie inattendue le laissent ravi devant la page ouverte. depuis que la langue existe, la verve n'appartient qu'à ceux qui sont pris par la rage des mots et du verbe. bref, tous les grands créateurs et les virtuoses du langage. mais elle n'apparaît pas seulement dans les oeuvres imprimées ; certains la confient à leur journal intime ou la sèment en formules heureuses dans la conversation.
    les plus brillantes (qui ne sont pas toujours les plus connues) sont rassemblées dans cette collection.

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