Julia Peker

  • Comme le goût, le dégoût s'éduquerait. L'insupportable varie et se déplace. Le dégoût désigne au coeur de la réalité la plus familière une part dévalorisée, teintée d'une fascination, apprivoisée par l'ignorance. A travers la sensation de l'immonde, il affecte insidieusement les contours du monde.

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  • À quel cadre conceptuel peut-on s'adosser pour penser l'éclatement et la plasticité des pratiques artistiques contemporaines ? Pourquoi la modernité esthétique a-t-elle déplacé les limites entre art et non-art, et entre art et vie ? Si l'art n'a de cesse de traquer de nouvelles sensations et de problématiser le rapport au monde, la confusion n'est-elle pas inhérente à l'expérience esthétique ? Toutes les oppositions conceptuelles autour desquelles s'est construite la tradition artistique ont été profondément ébranlées par la modernité esthétique : création et reproduction, oeuvre et objet, art et nature, contemplation et consommation, contemplation et participation, goût et mauvais goût, le musée et son dehors, toutes ces frontières deviennent de plus en plus poreuses. Mais si les pratiques artistiques remettent inlassablement en jeu les cadres théoriques, comment penser cette confusion esthétique sans pour autant renoncer au concept d'art ?

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