Julia Moro

  • Marie Rose Moro et Julia Kristeva proposent, en coécrivant ce livre, une réflexion sur un sujet encore peu pensé : le besoin de croire.

    Les deux auteures affirment que La question du besoin de croire éclaire et nourrit la crise sociale que nous traversons aujourd'hui. Resté en suspens depuis 1968, ce phénomène social profond a été ranimé par le retour des religions. L'islam, pour différentes raisons, a réveillé cette question qui sommeillait.

    Aujourd'hui, il nous faut comprendre la radicalisation, l'interpréter, pour établir un dialogue avec les jeunes qui « choisissent » cette option, et leur montrer qu'il existe d'autres chemins pour exprimer ou sublimer ce besoin de croire.

    Si « liberté, égalité, fraternité » ne sont que des mots, s'ils ne sont pas soutenus par un récit, par des personnes qui les incarnent, par des expériences, qui amènent à trouver une place dans la société, alors ces mots sont morts et il reste un état de mal-être. C'est pourquoi nous pouvons dire que la crise sociale que nous vivons aujourd'hui est la manifestation même du besoin de croire. Les auteurs militent donc pour un accompagnement social, éthique, de la jeunesse, indispensable pour éviter l'extrémisme.

  • L'ambition de cet ouvrage est de révéler l'histoire de ce territoire à la lumière de textes historiques qui ont scandé les grandes transformations de la France des villes, des agglomérations, des départements et des régions. Cette anthologie val-de-marnaise réunit 94 séquences chronologiques couvrant la période 1964 à 2014. Toutes témoignent des profondes mutations qui ont remodelé ce territoire composite. En lieu et place d'un récit historique linéaire, ce livre présente une succession de notices thématiques et de documents écrits et iconographiques - près de deux cents - qui sont présentés, contextualisés et analysés par 27 auteurs réunis autour de ce projet porté par les archives départementales du Val-de-Marne.
    Une majorité d'historiens, accompagnés par des sociologues, ethnologues, politistes, conservateurs et archivistes ont participé à la réalisation ce livre. En mettant en valeur des documents peu connus et en les reliant, il concilie analyse historique ou sociologique et présentation de sources et d'iconographies des plus variées. Dans cet ouvrage, se succèdent ou se répondent des témoignages d'habitants, de représentants politiques, de militants associatifs et syndicalistes, de commerçants, de chef d'entreprises, d'architectes urbanistes ou d'hommes et de femme de théâtre, de lettres, d'églises.
    Autant d'acteurs publics et privés, de premier plan ou en retrait de la scène départementale, qui ont fait le Val-de-Marne.

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  • Ce livre retrace l'histoire d'une cité modèle de la banlieue résidentielle et met en perspective les transformations d'un territoire de l'entre soi bourgeois, métamorphosé par l'urbanisation. Nogent-sur-Marne est en effet l'exemple d'une forme citadine typique des grandes agglomérations de la veille Europe, où les résidents ont veillé à préserver l'esprit originel de la villégiature. Dans le Grand Paris des années 1900, ou dans celui des années 2000, la ville incarne la vie résidentielle dans une métropole où s'enracinent les disparités sociales et les ségrégations territoriales. Mais Nogent, comme toutes les villes bourgeoises des bords de Marne, fut aussi l'eldorado des classes laborieuses porté à l'écran en 1929 par Marcel Carné. On l'oublie parfois mais cette ville a aussi été la cité d'accueil de populations venues d'ailleurs, à jamais attachées à la « Ritalie nogentaise » de François Cavanna.
    L'histoire de ce territoire révèle également l'ambivalence des relations qu'entretiennent les banlieues avec leur capitale. Lorsque la banlieue rouge entretient un rapport conflictuel avec sa puissante voisine ombrageuse, la ville de Nogent s'efforce de devenir un véritable « petit Paris », qui célèbre chaque année la fête du « Petit vin blanc » où se pressent toutes les vedettes du moment, de Line Renaud et Annie Cordy à Yvette Horner. Ce livre s'inscrit dans la tradition des monographies communales mais il dévoile aussi les contrastes et les dynamiques qui font et défont les mondes de la ville métropole.

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