Jean-René Valette

  • René Valette fait partie de ces "petits-maîtres" du XIXè siècle - et le mot n'a rien de péjoratif - dont tout amoureux de la chasse et de la nature aimerait avoir une oeuvre. Qu'il s'agisse de chiens, de chevaux, dun poil ou de la plume, la main est sûre et le trait ferme. La qualité du dessin est indéniable. De chacune de ses planches émane une atmosphère empreinte d'un peu de nostalgie et de tendresse, une atmosphère de chasse...

  • Les historiens de la littérature ont souvent observé que l'écriture romanesque, après Chrétien de Troyes, tend à la compositionde Hauts Livres et, pour la plupart d'entre eux, une telle évolution coïncide avec l'âge d'or du roman médiéval en prose. En affirmant que leurs récits sont de saints livres, dictés par un ange, inspirés par l'Esprit ou même écrits par le Christ, le s auteurs de la trilogie rattachée à Robert de Boron, ceux du Perlesvaus, de l'Estoire et de la Queste del Saint Graal ont ainsi conféré à la fiction une valeur nouvelle, ils en ont fait un moyen d'édification et de véritable culture. L'objet de ce livre consiste à s'interroger sur le statut de ces romans qui se veule nt porteurs d'une vérité d'ordre religieux. S'inscrivant dans le plan de la poétique, il s'intéresse aux rapports que les fictions arthuriennes entretiennent avec la façon dont les moines de Cîteaux et les maîtres de Saint Victor enrichissent l'héritage patristique en approfondissant la doctrine chrétienne, en poursuivant l'élaboration de ses catégories et de ses concepts fondament aux. Les ouvrages de ces auteurs, dans le prolongement de la pensée augustinienne et sous l'éclairage de l'orientale lumen, par leur profondeur doctrinale et par l'importance de leur outillage intellectuel, ont ainsi paru propres à fonder les principes d'une nouvelle lecture - théologique - de la fiction littéraire.

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  • Assortie d'une double introduction, linguistique et littéraire, ainsi que d'un glossaire, cette nouvelle anthologie propose quelque cinquante textes, faisant chacun l'objet d'une rapide présentation et d'annotations grammaticales et lexicologiques. Prioritairement destinés aux étudiants de licence et de master ainsi qu'aux candidats aux concours de recrutement du professorat du second degré, les extraits mis à disposition du lecteur visent à lui fournir un panorama aussi fidèle que possible de la variété de la production médiévale, littéraire et non littéraire, depuis les premiers témoins jusqu'à la fin du Moyen Âge.

  • Cet ouvrage explore les trois grandes poétiques de Paul Zumthor : les poétiques médiévales, les poétiques de la voix qui s'en détachèrent pour fonder de nouvelles approches des oralités vivantes, les poétiques nomades, vouées aux voies parallèles et croisées suivies par le chercheur, l'homme et le créateur.

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  • L'ouvrage rassemble dix-huit études de spécialistes de l'Antiquité au XXe siècle autour d'une question transversale encore jamais clairement posée : peut-on parler d'un beau merveilleux ? Ou encore : le merveilleux est-il le beau ? Et que faire alors de la laideur, du monstrueux, de l'inquiétant, du sublime ? L'ensemble vise à établir un lien entre la question esthétique du beau et l'essentielle fascination que, sous la diversité de ses formes, le merveilleux peut susciter. Il peut se lire aussi comme un manifeste « pour une esthétique du merveilleux », qui entend revendiquer, à côté des approches historiques, ethnologiques, imaginaires du merveilleux, une approche esthétique.
    Dans cette optique, qui n'exclut pas les autres, ce qui fonde le merveilleux est aussi bien la chose merveilleuse (fait ou objet), que le regard qui l'émerveille ou la « merveille ». Le merveilleux n'est pas tant une question de principe voire d'origine, de destinateur ou de créateur (éventuellement Créateur), que de destinataire et même de spectateur. Plus exactement, elle n'est ni tout à fait dans l'objet ni tout à fait dans le sujet mais dans la relation entre les deux : acte, geste esthétique, donc. La merveille est performative : elle n'existe que lorsqu'on l'expérimente, c'est le regard qui la fonde.
    Ce questionnement n'entend cependant pas être anhistorique, comme en témoigne la structuration diachronique de l'ouvrage : car les termes de la relation esthétique ne sauraient être les mêmes selon que les critères de définition de la chose merveilleuse, d'une part, et de la catégorie esthétique, de l'autre, se modifient d'une époque à l'autre.

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