Jean-Pierre Bois

  • La Fayette

    Jean-Pierre Bois

    • Perrin
    • 20 August 2015

    « J'aurais aimé être gaulois », dit un jour le jeune La Fayette, de bonne noblesse d'Auvergne, héritier de Vercingétorix et défenseur avec lui de libertés arvernes bien imaginaires. C'est pour la liberté américaine, bien réelle, que, jeune homme un peu gauche, inexpérimenté, fort riche et très amoureux de sa femme, il quitte tout, s'embarque sur l'Hermione et combat jusqu'à la victoire de Yorktown en 1781. A trente-quatre ans, idole de toute une jeunesse, c'est toujours la liberté, maintenant française, qu'il tente de servir, de juillet 1789 à juillet 1791, et à laquelle il dévoue le reste de sa vie, sans s'être rallié ni à l'Empire ni à la Restauration comme tant de survivants de la grande période. Septuagénaire et à nouveau immensément populaire, c'est encore la liberté qu'il sert en 1830, devenu républicain, lorsqu'il aide à l'avènement d'une monarchie citoyenne dont il s'éloigne peu avant sa mort, en 1834. Ainsi le héros des Deux Mondes a-t-il épousé son temps, avec ses grandeurs et ses faiblesses, à la recherche d'une voie moyenne entre révolution et dictature.

  • Nouvelle histoire des relations internationales1. Jean-Michel Sallmann, Géopolitique du XVIe siècle (1490-1618)2. Claire Gantet et Marie-Karine Schaub, De la guerre de Trente Ans à la fin de la guerre de Succession dEspagne (1618-1714)3. Jean-Pierre Bois, De la paix des rois à lordre des empereurs (1714-1815)4. Pierre Milza, Du congrès de Vienne à Sarajevo (1815-1914) 5. Marie-Anne Matard-Bonucci, Dune guerre mondiale à lautre (1914-1945)6. Frank Attar, De Nuremberg à la fin du XXe siècle (après 1945)

  • Une étude du rôle charnière qu'a joué C.-I. Castel de Saint-Pierre dans la pensée morale et politique des années 1710-1740. L'écrivain et diplomate, exclu de l'Académie française en 1718, fait ainsi la transition entre les critiques de la fin du règne de Louis XIV et les philosophes des Lumières.

  • Rossbach, 5 novembre 1757 : ces mots évoquent la débandade de l'armée commandée par le prince de Soubise, qui ne doit sa place qu'à l'amitié du roi et de la trop puissante marquise de Pompadour... C'est un peu facile, Soubise mérite mieux. On a tendance à oublier que la vie du prince, élevé à la dignité de maréchal l'année suivante, ne se réduit pas à cette défaite que la fuite rend honteuse. Il faut la replacer dans son triple contexte : celui de la guerre de Sept Ans, guerre franco-anglaise, achevée par la victoire de l'ennemi héréditaire ; en Allemagne, celui de la campagne d'une armée franco-impériale au service des ambitions de Marie-Thérèse ; et en France, celui d'un royaume miné dans toutes ses structures par le puissant mouvement des idées véhiculées par les Lumières.
    Mais plus encore, si la défaite française de Rossbach doit tenir une place dans l'histoire, c'est surtout parce qu'elle est, pour le roi de Prusse Frédéric II, sa première victoire allemande plus que simplement prussienne : elle fonde en ce 5 novembre 1757 l'immense mouvement national qui conduit à l'Unité de l'Allemagne au XIXe siècle, inscrite dans une sorte de généalogie militaire : Rossbach en 1757, Iéna en 1806, Sedan en 1870. Le royaume de Prusse, par la guerre, est alors devenu Empire allemand. Rossbach, et plus largement la mémoire de la guerre de Sept Ans, restent dans la première moitié du XXe siècle les repères de la puissance militaire d'un nouvel ennemi héréditaire, contre lequel deux autres guerres s'engagent encore avec une brutale défaite française, en août 1914 comme en juin 1940.

  • Des potions à base de gentiane aux concoctions de fortifiants variés, chaque époque a inventé des remèdes pour vivre vieux et en bonne santé. Les élixirs de longue vie que préparaient les alchimistes du Moyen Age nous font à présent sourire. Mais il n'y pas si longtemps l'eau de jouvence du Dr Schulz, les liqueurs organiques du neurologue Brown-Séquard, le sérum du biologiste soviétique Bogomoletz ont fait croire que la vieillesse était une maladie dont on pouvait guérir. Et si notre époque a inventé le mot " supercentenaire ", dès l'Antiquité les historiens recensaient déjà de longues listes de personnes illustres aux longévités extraordinaires, même si elles n'atteignaient pas les 969 ans de Mathusalem.
    Depuis l'aube des temps, l'homme a rêvé de vivre le plus longtemps possible. C'est l'histoire des innombrables méthodes qu'il a inventées pour réaliser ce rêve que raconte cet ouvrage. Un rêve - ou un fantasme - qui resurgit aujourd'hui avec la méthode de " restriction calorique " et autre " immortalité cybernétique ". Une aspiration qui est aussi en train devenir réalité, puisque la population ne cesse de vieillir et qu'atteindre le cap des 100 ans ne paraît presque plus être un exploit.
    Jean-Pierre Bois, ancien élève de l'Ecole normale supérieure de l'enseignement technique, professeur à l'université de Nantes, est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont Les Vieux, de Montaigne aux premières retraites (Fayard, 1989).

  • Le 7 octobre 1571, la flotte de la Sainte Ligue (Espagne, Venise et papauté) remporta sur les Turcs la victoire de Lépante, mère des batailles entre l'Occident et l'Orient, entre la Chrétienté et l'Islam. De son chef, Don Juan d'Autriche, Voltaire écrira plus tard que, « comme vengeur du Christ, il était le héros de toutes les nations ». Le fils naturel de Charles Quint, alors âgé de 24 ans seulement, avait déjà à son actif la répression de la révolte des morisques en Espagne, et fut nommé cinq ans plus tard, par son demi-frère Philippe II, gouverneur des Pays-Bas soulevés contre la souveraineté espagnole. Charmant, généreux, de tous les talents, mais portant comme une croix sa bâtardise impériale, il a, durant sa courte existence, irradié le sombre éclat du Siècle d'Or d'un éclair étincelant. Aussi sa figure attachante et superbe n'a-t-elle pas cessé de fasciner.

  • L'objectif du colloque « La Loire, la guerre et les hommes. Histoire géopolitique et militaire d'un fleuve », qui s'est tenu le 22 mars 2012 au musée du Génie à Angers, est ambitieux : replacer dans leurs réalités géographiques et aborder les différentes facettes de l'histoire militaire de ce fleuve depuis la conquête romaine jusqu'aux événements de la Seconde Guerre mondiale, donc sur les quatre périodes antique, médiévale, moderne et contemporaine, sans privilégier l'histoire de l'événement par rapport à l'histoire culturelle, architecturale, ou économique, mais en la rapportant constamment au fait militaire, étroitement inséré dans les autres facettes de l'histoire. Ainsi passent le temps des Gaulois et de la paix romaine, puis celui de la réorganisation féodale avec une frontière entre Bretagne et pays francs, où elle devient une France intermédiaire, espace dominé par l'Angleterre des Plantagenêts entre France du Nord et France du Sud. La guerre de cent Ans voit un théâtre ligérien d'opérations avant que sous Louis XI la vallée ne devienne celle des châteaux devenus résidences politiques ou civiles. Après la tragédie des guerres religieuses, la valorisation du bassin de la Loire répond pendant trois siècles à des impératifs logistiques et contribue à la prospérité de ses villes. Front idéologique entre pays républicain et pays catholique et monarchique au temps de la Révolution, la Loire redevient lieu de guerre, ce qu'elle est à nouveau pour une période brève et violente en 1870-1871. En même temps, au XIXe siècle, la région accueille écoles (Saumur pour la cavalerie, tours pour le train, Angers pour le génie) et régiments. Elle devient l'un des axes de la Victoire avec l'arrivée des Américains à Saint-Nazaire en 1917, puis un nouveau front de guerre pendant la Seconde Guerre mondiale, en même temps qu'un pôle de la Résistance - jusqu'à mériter le titre de compagnon de la Libération à la ville de Nantes, devenue désert militaire depuis le printemps 2010.

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  • Première académie de France créée après l'Acédémie Française, encore active  aujourd'hui avec ses 300 membres, comme son illustre aïeule elle est un creuset de production  intellectuelle inscrit sur le territoire régional.

    Ce livre comble un vide : il n'existe aucune histoire de l'Académie royale des Belles Lettres  d'Angers créée par lettres patentes en 1685. Elle forme une Compagnie de trente membres - ils ont été,  au fil de leur renouvellement, cent­trente­neuf académiciens : issus de l'Église, du Présidial, du monde  des offices et des échevins, des professeurs de l'Université, des membres de la haute noblesse militaire  ou terrienne, ils sont tous hommes de lettres ou de sciences,  dont le nombre est augmenté dans la  seconde moitié du XVIIIe siècle par une centaine de membres associés dont le nom contribue à la  réputation de l'Académie - Réaumur est le premier d'entre eux, suivi par Voltaire. Porte­paroles de la fidélité monarchique et du classicisme louisquatorzien dans ses premières années,  l'Académie s'ouvre aux Lumières au tournant des années 1750, à la physiocratie et à l'économie rurale  après  1760  avec  le  nouveau  Bureau  d'Agriculture,  et  après  1771,  sous  l'impulsion  du  comte  de  Provence, duc apanagé d'Anjou (futur Louis XVIII), aux questions techniques de l'aménagement des  campagnes et du commerce. Entre le mouvement des idées et le bouillonnement électoral du printemps  1789, l'Académie royale est présente aux États Généraux dans les trois Ordres par certains de ses  membres,  bientôt  Constituants,  et  se  trouve  comme  toutes  les  sociétés  savantes,  emportée  par  la  radicalisation de l'année 1792, et supprimée par un décret de la Convention en août 1793. 

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  • Un chirurgien parisien du xviie siècle imaginait qu'on pourrait prolonger indéfiniment l'existence des vieillards en injectant dans leurs veines le sang d'un homme jeune. mais l'espoir fut de courte durée et dans l'europe classique il resta difficile de vieillir. en société, tout vieillard est alors " un huron ". molière ironise sur les duègnes et les barbons tandis que corneille déplore cette " vieillesse ennemie ", dont rembrandt et frans hals donnent une vision bien pessimiste.

    Au xviiie siècle, tout bascule. greuze, diderot et les préromantiques s'attendrissent sur les bons vieillards. mieux soignés _ l'élixir de longue vie de cagliostro n'y fut sans doute pas pour grand-chose _ ils sont aussi plus nombreux. les catalogues de centenaires fleurissent. finie l'époque des vieux repoussants. les rôles sont maintenant inversés:les grands-mères racontent les sorcières aux enfants, les grands-pères deviennent des patriarches " sages et frais ".

    La révolution, qui célèbre les vieillards dévoués à la patrie, élabore de beaux projets de pensions de retraite, mais ils n'aboutissent pas. au même moment, le médecin du roi de prusse s'intéresse à la macrobiotique ou l'art de prolonger la vie de l'homme. et en effet, l'espérance de vie commence à s'allonger, sans que malthus en devine les conséquences.

    Car au xixe siècle, la vieillesse part à la conquête de l'europe. les têtes grises triomphent à la tête des etats: louis-philippe, victoria, metternich, françois-joseph, les présidents de la iiie république... charcot fonde une véritable médecine de la vieillesse. en france, comme en angleterre ou en allemagne, se met enfin en place une politique sociale en faveur des vieux. certes l'éclatement de la famille entraîne pour beaucoup une nouvelle solitude, mais ils acquièrent un petit revenu en même temps qu'un statut social. et le plus célèbre d'entre eux, hugo, " le grand-père sans mesure ", donne à la vieillesse sa plus belle dimension symbolique.

    Jean-pierre bois, né en 1945, est ancien élève de l'ecole normale supérieure de l'enseignement technique, agrégé d'histoire et docteur ès lettres. il est actuellement professeur à l'université de nantes.

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  • Bugeaud

    Jean-Pierre Bois

    • Fayard
    • 29 January 1997

    Grande figure de la conquête de l'Algérie, le maréchal Bugeaud a été immortalisé par la légende sous les traits sympathiques d'un soldat patriote, pittoresque, familier et débonnaire. Au-delà de l'anecdote, la fameuse chanson attachée au père Bugeaud témoigne qu'il fut un officier peu ordinaire.

    Cet homme d'action au caractère pragmatique, qui incarnerait pour la postérité les mutations de l'armée dans la première moitié du XIXe siècle, choisit la carrière militaire parce qu'il n'a aucun autre métier. Issu d'une famille de la petite noblesse provinciale du Périgord, Bugeaud a vingt ans en 1804 et apprend la guerre dans l'armée impériale. Demi-solde en 1815, il se consacre à son domaine, se passionne pour les progrès de l'agriculture et crée à Lanouaille le premier comice agricole de France. En 1830, orléaniste convaincu, il retrouve l'armée, puis engage une carrière politique. A la tribune de la Chambre, il se fait remarquer par son conservatisme et par sa virulence contre les idées avancées et ceux qui les professent. D'abord hostile à l'aventure algérienne, " possession onéreuse dont la nation serait bien aise d'être débarrassée ", il s'y rallie par la suite devant la tournure prise par les événements. En 1840, il est nommé gouverneur général de l'Algérie, mais ses méthodes suscitent tant de critiques qu'il est conduit à donner sa démission. Un an plus tard, en 1848, il devient l'un des piliers du parti de l'ordre et s'accommode d'une République qu'il n'a pas souhaitée, toujours animé par le même désir: être utile à son pays.

    Jean-Pierre Bois, ancien élève de l'Ecole normale supérieure de l'Enseignement technique, professeur à l'université de Nantes, spécialiste d'histoire sociale et d'histoire militaire, consacre ses recherches aux problèmes tactiques et aux écrits théoriques sur la guerre. Il a notamment publié Les Anciens Soldats dans la société française au XVIIIe siècle (Economica, 1990) et Maurice de Saxe (Fayard, 1992).

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  • Nouvelle présentationL'Europe moderne renonçant à la vieille idée de monarchie universelle, pontificale ou impériale, naît au temps des fractures religieuses, politiques et militaires qui accompagnent l'apparition des monarchies nationales. La réflexion sur l'idée d'Europe est alors renvoyée à l'abstraction. Mais si, du modèle utopique de Thomas More au projet de paix perpétuelle de l'abbé de Saint-Pierre, les chimères ne manquent pas ' Sully ou Henri IV, Éméric Crucé, Comenius, Leibniz ou William Penn ', elles posent déjà la vraie question du fédéralisme et des institutions supranationales. En même temps, se développent une pensée juridique issue de Grotius et l'aspiration cosmopolite à une fraternité universelle. Non sans pragmatisme, une diplomatie de plus en plus structurée et active impose, au gré des congrès qui, à partir de 1648, rythment les grandes guerres européennes, une forme d'accord entre puissances, première ébauche d'une Europe qui récuse l'unité par la conquête tentée par la France révolutionnaire, puis impériale, au profit d'une entente négociée dont les institutions restent encore à mettre en oeuvre en 1815.Jean-Pierre Bois, ancien élève de l'École normale supérieure de l'Enseignement technique, agrégé d'histoire et docteur ès lettres, est professeur à l'université de Nantes. Spécialiste de la guerre, de la société militaire et des relations internationales, il a publié notamment Les Anciens Soldats dans la société française au XVIIIe siècle (Economica, 1990), Maurice de Saxe (Fayard, 1992), Les Guerres en Europe, 1494-1792 (Belin, 1994), Bugeaud (Fayard, 1997), Fontenoy 1745, Louis XV arbitre de l'Europe (Economica, 1999).
    Origines : l'idée d'Europe avant l'époque moderne, de l'Antiquité méditerranéenne à l'Occident médiéval. Les héritages anciens de la nature et de l'histoire. Unité et morcellement de l'Occident médiéval. L'Europe à la fin du XVe siècle. Ruptures : l'Europe des rois à l'époque moderne, entre concurrences hégémoniques et pratiques d'équilibre. L'échec de la monarchie universelle : les déchirures de l'Europe au XVIe siècle. Les tentatives hégémoniques : malheurs et grandeur de l'Europe au XVIIe siècle. Les équilibres européens au XVIIIe siècle. Utopies : les utopies européennes, entre philosophie et politique. L'utopie : origines, modèles et développements. La voie politique : les grands projets d'union européenne des XVIIe et XVIIIe siècles. La voie juridique : du droit de la guerre au droit naturel. Réalités : approches positives de l'existence de l'Europe à l'époque moderne. Une Europe pratiquée : le temps des diplomates. Une Europe vécue : permanences et mutations de la civilisation européenne. L'Europe révolutionnaire et impériale : l'échec des armes.

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  • Dumouriez, un traître ? A 53 ans, vainqueur de Valmy et de Jemmapes, il aurait trahi ? Les faits ne sont pas si simples.
    Né en 1739, maréchal de camp en 1788, Dumouriez est connu pour des missions secrètes conduites entre 1764 et 1773, et pour son commandement à Cherbourg depuis 1778. Il accepte la Révolution dans ses débuts, en partie parce qu'elle permet à cet ambitieux de relancer sa carrière : ministre des Affaires étrangères puis général en chef, il est, entre mars et novembre 1792, le principal responsable de la politique extérieure française.
    Il se détache de la République au moment où elle subit une dérive sanglante. Il laisse entendre, avant la bataille de Neerwinden, qu'il se prépare à balayer l'Assemblée et à rétablir une monarchie constitutionnelle. Vainqueur, il pouvait réussir. Vaincu, il abandonne son armée et son pays. Proscrit, Dumouriez vit encore trente ans. Il se consacre à des écrits favorables au libéralisme et à l'émancipation des petites nations.
    Bonaparte, qui a réussi en 1799 le coup d'Etat que Dumouriez a manqué en 1793, ne pouvait accepter son retour. Louis XVIII, plus tard, ne lui pardonne pas son attachement aux Orléans. Dumouriez meurt en Angleterre, où il repose encore, mais le nom de ce héros énigmatique et controversé figure sur l'Arc de triomphe.

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  • La preuve par l'histoire de l'Europe moderne qu'il est plus difficile de faire la paix que de gagner la guerre.
    En 1435, se réunit à Arras une sorte de congrès des trois forces belligérantes ? Anglais, Français et Bourguignons ?, pour examiner comment sortir de l'enlisement de la guerre de Cent Ans. Cette démarche concertée est une première en Europe. En 1878, Bismarck organise à Berlin un congrès général des puissances européennes, le dernier du genre, avant l'affrontement des nationalismes et la mondialisation des conflits. Durant quatre siècles et demi, les Etats de l'Europe ont été en guerre la majeure partie du temps, dans la perspective toujours proclamée et jamais atteinte d'établir enfin une paix durable entre eux. Mais chaque fois les instruments diplomatiques qui devaient y conduire ont été améliorés, de la paix de Vervins de 1598 jusqu'au congrès de Vienne de 1815, et l'idéologie de la paix a elle-même progressé. L'histoire de la paix est celle d'un combat toujours recommencé. Ce livre est la première synthèse qui lui soit consacrée, et propose ainsi une autre histoire de l'Europe.

  • Pierre Bois (1922-2002), ouvrier et communiste dès l'âge de 15 ans, est devenu militant trotskyste pendant la Seconde Guerre mondiale. À l'âge de 25 ans, il a dirigé la plus grande grève de l'après-guerre (1947) à l'usine Renault de Billancourt, qui a provoqué le départ des ministres communistes du gouvernement. Jusqu'à sa mort, il fut l'un des dirigeants trotskystes (Voix ouvrière, puis Lutte ouvrière) des plus influents.

    Expérience, fierté ouvrière, ténacité, refus des compromis et radicalité le caractérisaient. Pierre Bois débordait d'optimisme et d'aspiration pour une société débarrassée de toute exploitation. Il avait un rôle de passeur : il nous a laissé ses écrits.

  • Construit à partir d'un cours de mécanique des fluides donné par l'auteur à l'Université de Lille, ce livre a d'abord été écrit pour les étudiants de Maîtrise de mécanique ou de Maîtrise de mathématiques, option mécanique, pour lesquels il peut constituer un manuel d'accompagnement pédagogique.
    L'ambition du livre se porte toutefois plus loin, et une large part est réservée aux domaines que l'on aborde dans des cours plus approfondis (DEA, DESS ou initiation à la recherche). Enfin, ce livre peut compléter sur un plan plus théorique la formation de base dispensée dans les écoles d'ingénieurs. S'adressant à un public qui a déjà reçu, un premier contact avec la discipline, l'ouvrage est composé de trois parties : une première partie remet tout d'abord en place quelques notions théologiques fondamentales rarement examinées en mécanique des fluides.
    Une deuxième partie, plus appliquée, concerne l'aérodynamique pratique avec des applications aéronautiques. On montre dans la troisième partie comment l'utilisation de la modélisation asymptotique permet de poser les problèmes actuels de la mécanique théorique des fluides dans les domaines des fluides visqueux, des ondes, de la stabilité et de la turbulence.

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  • L'europe monétaire est bien en place.
    Cette réalisation inouïe, visible par tous les citoyens dans leur quotidien, confère une nouvelle identité à la construction européenne. ce livre retrace la longue histoire de l'europe monétaire de la fin de la seconde guerre mondiale à nos jours. une histoire qui a connu plusieurs phases successives : rétablissement d'une normalité monétaire après la guerre, fonctionnement d'un système monétaire international sous l'égide du dollar américain, développement d'une nouvelle ambition européenne en proie aux difficultés et désordres des années 1970, élaboration du traité de maastricht dans une europe en voie de réunification, enfin naissance de l'union économique et monétaire et de l'euro.
    On y voit s'entrecroiser les facteurs économiques et financiers, les politiques nationales, des destins de personnalités qui ont contribué à façonner l'histoire ainsi que le tumulte des débats entre experts sous l'oeil des médias et de l'opinion publique. basée sur des sources d'une grande variété et rédigée dans un style passionnant, cette étude historique novatrice constitue une lecture indispensable pour quiconque s'intéresse aux origines d'un projet qui a changé l'europe et pourrait avoir de grandes implications sur l'économie du monde.

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  • En novembre 1847 a lieu une guerre civile éclair.
    D'un côté, sept cantons catholiques conservateurs (regroupés au sein de la ligue du Sonderbund) refusent d'abandonner leur souveraineté et veulent laisser aux jésuites la place qu'ils occupent dans l'enseignement. De l'autre, douze cantons et deux demi-cantons progressistes, majoritaires dans la Diète fédérale. Radicaux, ils militent pour un pouvoir central plus fort, le triomphe des libertés et du suffrage universel et un marché unifié (abolition des droits de douane cantonaux, création d'une monnaie commune).
    Entre eux, deux cantons neutres : Neuchâtel et Appenzell Rhodes intérieures. À la suite de cette guerre, une nouvelle constitution est votée qui est à l'origine de la Suisse d'aujourd'hui.

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