Jean-Paul Picaper

  • Sous la direction du Général de Gaulle, le colonel Paul Paillolle dresse à la Libération une liste des personnes ayant collaboré : 2 volumes, plus de 2000 pages chacun, 96 492 noms de « suspects et douteux ». Ce fichier top secret ne fait qu'une brève apparition sur la scène civile lors du procès de Maurice Papon en 1997. En 2015, le déclassement des dossiers concernant cette période permet de révéler son contenu explosif. Dominique Lormier fait la lumière sur ce fichier de collabos et son extraordinaire histoire : un éclairage exceptionnel sur la période de Vichy.

  • Au XVIème siècle, de 1562 à 1598, la France fut endeuillée par le carnage suicidaire des guerres de religion. Le Gévaudan, actuel département de la Lozère, connut alors l'épisode le plus meurtrier de son histoire. A cela s'ajouta un froid mortel, confirmé par les climatologues contemporains, avec un record en 1586.

    C'est cette année-là, dans ce pays glacé habité par l'aigle et le loup, que les héros et héroïnes de ce roman, vrais et fictifs, s'associèrent à des personnages historiques pour braver l'envahisseur. Mais l'un d'eux s'était trompé d'époque...

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  • Début juin 1944, des éléments de la division blindée SS " Das Reich " remontent du Sud-Ouest vers la Normandie. Le soir du 9 juin, le commandement SS et la Gestapo choisissent le village d'Oradour-sur-Glane comme cible. Le lendemain, sur leur chemin, cent vingt Waffen-SS massacrent 642 habitants, dont 246 femmes et 207 enfants, à Oradour-sur-Glane. Seul, un sous-lieutenant SS a été condamné en 1983 à Berlin-Est avec le concours de Paris et de Prague, et a purgé quinze ans de prison. Autrement, ce crime et ses instigateurs sont restés impunis.
    Depuis un demi-siècle, historiens de fantaisie et négationnistes brodent des légendes et forgent des contrevérités sur le plus grand crime de guerre commis par l'Occupant en Europe occidentale. Plus que jamais, il importe de détruire ces manoeuvres contre la mémoire et l'intelligence. Jean-Paul Picaper a donc mené l'enquête. Reconsidérant des faits pollués par mille scories et fictions, il a étudié le site, fait parler des survivants, leurs enfants, des témoins et des historiens. Sa connaissance de la langue allemande et sa notoriété outre-Rhin lui ont permis d'accéder à des documents inédits du IIIe Reich.

  • Aujourd'hui véritable femme forte sur l'échiquier politique international; Angela Merkel a connu une ascension irrésistible.
    Née à Hambourg en 1954, mais élevée en Allemagne de l'Est, elle reçoit une éducation dans l'esprit du christianisme de gauche par un père pasteur. Après la chute du mur de Berlin, elle est formée à la politique par Helmut Kohl, dont elle sera plusieurs fois la ministre, avant d'accéder à l'automne 2005 au poste de chancelière, pour hisser son pays en tête des nations qui comptent. Voici le portrait d'une femme à contre-courant, réélue malgré la crise en 2009, usant un à un ses rivaux et tirant toutes les ficelles.
    Symbole de la réunification allemande, dont elle a célébré le 20` anniversaire en octobre 2010, forte personnalité dotée d'une intelligence politique sans faille, Angela Merkel est prête à relever les nouveaux défis d'une Europe moderne. Quand la crise financière frappe de plein fouet le Vieux Continent, c'est elle qui veut dire non à la Grèce, défie Sarkozy et se démène pour venir au secours de l'euro...
    S'affirmant de manière spectaculaire comme " la femme la plus puissante du monde ".

  • Berlin, 9 novembre 1989... Le mur est ouvert. La République démocratique allemande ferme boutique. Son existence ne tenait qu'à un mur. Un mur qui n'était que la partie visible de l'iceberg. Dessous se cachait la Stasi, ce monstre tentaculaire de la guerre froide, cette police secrète à qui rien n'échappait. C'est dans son antre que nous emmène l'auteur. Pendant près de trente ans, il a affronté à Berlin-Ouest et en RFA les agitateurs et désinformateurs stipendiés de la Stasi, déjouant ses traquenards à Berlin-Est et en RDA. Il a vécu aussi l'infiltration du mouvement étudiant des années 1960 et de divers organismes d'Allemagne de l'Ouest ; il a contacté à maintes reprises des dissidents est-allemands et collaboré avec eux, menant sa petite guerre personnelle contre cette dangereuse organisation tout au long de la guerre froide. A partir de son expérience, de témoignages poignants, d'entretiens avec des espions et leurs victimes, il nous entraîne dans les arcanes du " meilleur service d'espionnage de l'histoire ", et nous fait vivre le quotidien d'une dictature, mêlant à la fois l'analyse rigoureuse du politologue et la narration du journaliste. Un document rare.

  • Le 25 mai 2004, au lendemain de la diffusion de l'émission Droits de réponse de Jacques Pradel sur Europe 1 consacrée au livre Enfants maudits, l'antenne reçoit un nombre important d'appels d'auditeurs évoquant l'existence de demi-frères ou de demi-soeurs en Allemagne, nés pendant la guerre d'une liaison de leur père, STO ou prisonnier de guerre, avec une Allemande. Paradoxalement, l'auteur reçoit également des courriers d'Allemands qui, informés de la sortie en France d'Enfants maudits à travers les nombreux articles parus dans la presse allemande, le pressent de se pencher sur le problème inverse. Car eux aussi ont des demi-frères et soeurs en France. Jean-Paul Picaper, surpris par l'ampleur de ces témoignages inattendus, décide alors d'enquêter sur cette facette de l'histoire totalement ignorée jusqu'ici. Rappel des faits : Allemagne, 1943 : Les nazis sont en train de perdre la guerre. S'ajoute que la présence de six à sept millions de travailleurs étrangers et d'au moins autant de prisonniers de guerre rend nerveux les dirigeants et leurs serviteurs qui se livrent alors à une chasse impitoyable " aux traîtres ". La machine judiciaire se durcit. La misère s'est installée, les bombardements continuels et l'omniprésence de la Gestapo et de la Feldgendarmerie créent un profond climat d'insécurité. Le Reich cherche à s'immiscer dans la vie privée des citoyens. Les sbires d'Hitler, tout comme une partie de la population civile bardée de " bons sentiments " et qui croit encore en la victoire, s'emploient avec zèle à dénoncer tel ou tel voisin pour une bagatelle qui peut prendre des dimensions incommensurables : la prison, le camp de concentration. Le flirt ou l'amourette d'une femme allemande avec un étranger relève du délit politique. Or, le parti réclame des exemples. Ces femmes sont des cibles commodes pour les appareils de répression, il est donc facile de se faire bien voir en les dénonçant. Pourtant, à leurs risques et périls, elles ont aimé l'ennemi. D'emblée, Jean-Paul Picaper a su que son enquête serait plus difficile que celle menée pour Enfants maudits. Beaucoup de ces femmes sont aujourd'hui décédées et les autres, même soixante années plus tard, se terrent toujours dans le silence, tant le traumatisme a été grand. Le nombre d'enfants nés de ces liaisons reste incertain mais l'auteur, au regard de son enquête et de documents d'archives inédits, estime à plusieurs dizaines de milliers les enfants de captifs français nés en Allemagne. Mon ennemi, mon amour est construit comme Enfants maudits, avec une première partie de témoignages, et une deuxième partie historique, inédite, où il sera question de la vie des civils sous le IIIe Reich.

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  • Ils sont près de 200 000. Nés des amours interdites d'une Française et d'un Allemand, ils sont ces innocents qui, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, ont payé le prix de la rancoeur.
    À travers des témoignages poignants, parfois à la limite du soutenable, la vie de ces enfants déchirés nous apparaît dans toute sa cruauté. Car bien souvent, le départ ou la mort de leur géniteur n'a marqué que le début d'une longue période de souffrances: douleurs morales de l'orphelin en quête d'identité, douleurs physiques de ces «enfants du péché» devant expier les erreurs de leurs mères.
    C'est à ces milliers d'individus que la honte a voués au silence que Jean-Paul Picaper et Ludwig Norz rendent ici la parole. Et, aussi, un peu de dignité.
    Illustration de couverture: Bettmann © Corbis


  • Le complot contre Adolf Hitler, qui visait à l'élimination du dictateur le 20 juillet 1944, fut l'événement le plus marquant de la lutte contre le nazisme, menée au sein même de l'Allemagne. L'Opération Walkyrie emmenée par le colonel Claus von Stauffenberg, manqua sa cible. Mais cet attentat raté, loin d'être une initiative isolée, était le dernier acte d'une résistance multiforme à la dictature. Dès lors, pourquoi cet attentat, en dépit de nombreuses complicités, échoua-t-il comme les précédents? Les conjurés, pour la plupart des officiers et des aristocrates, furent-ils toujours des opposants au nazisme? Pourquoi a-t-il fallu tant d'années aux Allemands pour reconnaître cette autre armée des ombres Mêlant rigueur historique et enquête journalistique, Jean-Paul Picaper a interrogé les derniers grands témoins de l'événement: Franz Ludwig, fils de Claus von Stauffenberg; Philipp von Boeselager, décédé en 2008 ; ou encore Heinrich Ewald von Kleist-Schmenzin, dernier vivant des conjurés de l'Opération Walkyrie, et nombre d'enfants de résistants incarcérés et exécutés par Hitler. A l'aide de documents et de témoignages inédits, il dresse le portrait d'hommes d'honneur dont "l'attitude et l'entente, par-delà les clivages sociaux, ont jeté les bases morales et intellectuelles d'une nouvelle Allemagne" ainsi que l'écrit dans sa préface le président Horst Köhler.

  • Les politiques de rigueur, mais aussi le changement d'attitude de la banque centrale qui injecte des milliards d'euros pour soutenir les différents États et les banques européennes sont deux sujets controversés. L'élargissement, les politiques communes, l'immigration vont faire de l'échéance des élections européennes du printemps 2014, un nouvel enjeu où vont s'affronter les partisans d'une Europe traditionnelle ou d'une Europe rénovée ainsi que ceux qui sont hostiles à l'Europe. Cet ouvrage qui se fonde sur cette histoire complexe de plus d'un siècle, apporte des réponses aux sujets les plus importants de notre avenir.

  • « Ce qui est terrible chez un enfant, ce n'est pas tellement de savoir qu'il n'est pas aimé, et pourtant c'est important, mais c'est de ne pas pouvoir aimer parce que ce noble sentiment est rejeté des autres. » Daniel, un des « fils de Boches.» Mis au rancard de l'Histoire, les enfants oubliés du pacte d'amitié et de réconciliation franco-allemand veulent rompre le silence. Nés de liaisons clandestines entre des jeunes appelés de la Wehrmacht, l'ennemi, et des femmes d'un pays qui les accueillait malgré lui, ces « enfants maudits » ont grandi dans la honte. Soixante ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, ils témoignent ici pour la première fois. Beaucoup se sont lancés sur les traces du père disparu. Certains ont trouvé leur famille allemande en recourant aux services d'information des Archives de la Wehrmacht à Berlin, la WASt, qui, submergée de demandes, a décidé de leur apporter son aide. D'autres poursuivent inlassablement leur quête. Ce livre est pour eux un espoir.Puisse-t-il trouver un écho... et leur permettre de vivre leur singularité avec plus de sérénité.

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