Gallimard

  • Martin Terrier était pauvre, esseulé, bête et méchant, mais pour changer tout ça, il avait un plan de vie beau comme une ligne droite. Après avoir pratiqué dix ans le métier d'assassin, fait sa pelote et appris les bonnes manières, il allait rentrer au pays retrouver sa promise et faire des ronds dans l'eau... Mais pour se baigner deux fois dans le même fleuve, il faut que beaucoup de sang passe sous les ponts.

    1 autre édition :

  • Le malaise des cadres, c'est pas rien ! Vous avez femme, enfants, bagnole, télé, et voilà que vous vous sauvez. Tout ça parce que deux rigolos essaient de vous flinguer. Et vous savez même pas pourquoi. Un jour, camarade, il faudra quand même comprendre.

  • Ceci est un roman noir.
    C'est l'histoire d'une tueuse professionnelle, solitaire et aliénée, qui fait son oeuvre sanglante.
    C'est l'histoire d'un contrat inhabituel, dans une ville pourrie par le fric.

  • Qui est Henri Butron, petit malfrat et grand salaud, sympathisant d'extrême droite par défaut, en mal d'argent et de gloire ? Comment cet homme, aujourd'hui traîné dans la boue et conspué par ceux qui ont eu le malheur de croiser sa route, s'est-il retrouvé en affaire avec le dissident N'Gustro, leader tiers-mondiste enlevé puis exécuté à Paris?
    À se frotter de trop près aux complots des autres, on se met en danger. Butron l'aura payé de sa vie. Il a cependant le bon goût de laisser derrière lui un enregistrement racontant son parcourt, ses méfaits et de quelle manière il se retrouva lié à « l'affaire N'Gustro ».

  • Nada

    Jean-Patrick Manchette

    Comme le dit très justement le gendarme poustacrouille, qui participa à la tuerie finale, " tendre la joue c'est bien joli ", mais que faire quand on a en face de soi " des gens qui veulent tout détruire " ? on crache sur le pays, la famille, l'autorité, non mais des fois ! quelle engeance, ces anars ! et quelle idée aussi de croire qu'on va tout révolutionner en enlevant l'ambassadeur des etats-unis à paris !

  • «Une fois, dans un contexte douteux, il a vécu une aventure mouvementée et saignante ; et ensuite tout ce qu'il a trouvé à faire, c'est rentrer au bercail. Et maintenant au bercail, il attend. Le fait qu'avec son bercail Georges tourne à 145 km/h autour de Paris indique seulement que Georges est de son temps, et aussi de son espace».
    Le Petit Bleu de la côte ouest, 1976.

    Manchette s'est choisi une forme - le roman noir - et la dynamite de l'intérieur par la critique sociale et politique. Avec une allégresse ravageuse et un humour saccageur, l'inventeur du néopolar, en grand maître de la dérision, pulvérise la frontière entre littérature de genre et littérature tout court. Il fait tout exploser - même le polar.


    Ce volume contient : Laissez bronzer les cadavres - L'Affaire N'Gustro - Ô dingos, ô châteaux! - Nada - Morgue pleine - Que d'os! - Le Petit Bleu de la côte ouest - Fatale - La Position du tireur couché - «Iris» - La Princesse du sang - Griffu.

  • "Jeudi 29 décembre 1966. Aujourd'hui, ces temps-ci, je ne suis probablement sain tout à fait ni de corps ni d'esprit. Je mesure quelque chose comme 1 mètre 75, je pèse à peu près 60 kilos. Je suis fatigué, j'ai une crise de foie permanente par manque de sommeil et abus de la bière. Les soucis d'argent, et ceux de Mélissa, que je ressens, me pèsent. Je lis Les Pléiades de Gobineau, je trouve ça très agréable, je projette de l'adapter pour la télévision".
    En 1966, à l'âge de vingt-quatre ans, Jean-Patrick Manchette commence à écrire son journal. Il le tiendra régulièrement jusqu'à sa disparition en 1995. Ce volume regroupe les quatre premiers cahiers couvrant la période déterminante du 29 décembre 1966 au 27 mars 1974 où Manchette décide de vivre de sa plume et y parvient au prix d'efforts sans cesse renouvelés. A la lecture de ces pages, qui nous installent d'emblée dans le secret de son atelier, ce sont les faces cachées du grand écrivain qui se révèlent peu à peu : le travailleur perpétuel, l'intellectuel subtil, le lecteur dévoré par la passion de la connaissance, même sous ses formes les plus impures.
    Totalement inédit jusqu'à ce jour, le journal de Jean-Patrick Manchette est un texte exceptionnel, non seulement par son ampleur mais par la férocité de son écriture.

    1 autre édition :

  • La gendarmerie mène à tout.
    Et même à la profession de détective privé. minable, bien sût sauf... sauf quand on s'embringue, malgré soi, dans un sauvetage d'orpheline qui aboutit à des incidents aussi bizarres qu'affreux: incendies de voitures, massacres en chaîne, hystérie raciale, dinguerie caractérisée.

  • Pas marrant, le boulot, quand on s'appelle tarpon (eugène, louis, marie), qu'on est ancien gendarme et détective privé à paris, france.
    Jusqu'au jour où il se met à pleuvoir des aveugles en cavale, des bretons nazis, des espagnols de l'armée en déroute et des bonzes déchaussés. là, le boulot devient drôle. voire mourant.

  • 1950 : un commando de ravisseurs s'entre-tue autour d'une petite fille grièvement blessée. Six ans plus tard, la photographe Ivory Pearl, surnommée « la Robert Capa femelle », épuisée de couvrir les multiples conflits de l'après-guerre, part pour Cuba s'isoler dans la montagne. Venue se reposer d'une vie de stress et d'horreurs, Pearl qui croyait se retirer des affaires va se retrouver dans une nature sauvage en plein coeur d'une impitoyable traque. Avec elle, un homme et une enfant. Deux inconnus dont elle aura croisé la route...

  • En 1871 au Texas, alors que la Commune, à Paris, s'achève dans un bain de sang, Greene se retrouve loué par l'administration pénitentiaire à un planteur de coton. Dans ce bagne où règne une chaleur inhumaine, le jeune hors-la-loi, un boulet rouge à la cheville, va devoir lutter pour survivre, avec en tête une seule pensée : s'évader. Entouré d'assassins de la pire espèce, placé sous la vigilance de matons brutaux et dans la ligne de mire d'un omniprésent tireur d'élite perché au sommet d'un mirador, Greene comprendra vite qu'il n'a aucune chance de s'échapper seul.
    Il va dès lors user, dans l'espoir de sauver sa peau, des moyens les plus radicaux pour amener ses camarades de chaîne à la rébellion... L'unique western, violent et sauvage, écrit par l'auteur du Petit Bleu de la côte Ouest. Ecrit en 1972, un an après Laissez bronzer les cadavres ! , premier roman de Jean-Patrick Manchette, L'Homme au boulet rouge confirme magistralement, par le biais d'un texte atypique, l'émergence d'une littérature de genre où jaillit la critique sociale et politique.
    Ce nouveau souffle, qui trouva son expression idéale dans la littérature noire, a marqué un des temps forts du roman policier français contemporain.

  • Un petit hameau isolé, à moitié en ruine, grillé par le soleil de plomb du Midi de la France. Luce, l'excentrique maîtresse des lieux, peintre et anarchiste, s'y alcoolise avec panache tout en regrettant sa turbulente jeunesse. Pour chasser ce vague à l'âme, le meilleur moyen est encore de recevoir tous ceux qui s'invitent à l'improviste sans leur poser de questions. Et cela, même si deux cent cinquante kilos d'or ont disparu à dix kilomètres de là dans l'attaque sanglante d'un fourgon. Certes, les nouveaux venus n'ont vraiment rien de conventionnel, mais qu'importe ! Il suffit pour compléter le tableau qu'un innocent gendarme prenne le chemin du hameau, et toute cette joyeuse population se retrouve à orchestrer un bal diablement plus mouvementé que celui du 14 Juillet...
    Écrit en 1971, Laissez bronzer les cadavres ! est le premier roman de Jean-Patrick Manchette et de Jean-Pierre Bastid. Il annonce le « néo-polar » qui révolutionnera en France la littérature de genre. Attaché à la critique de la vie quotidienne et aux désillusions des classes moyennes, ce nouveau souffle, devenu encore plus politique et social, a marqué la fine fleur du roman policier français contemporain.

  • Un jour, il y a longtemps, Asdiwal, le petit Indien, a voulu attraper une ourse blanche avec ses armes magiques pour la manger.
    Alors il a cavalé à ses trousses et la grande aventure a commencé. Un conte inédit de Manchette, savoureux et fantaisiste, illustré avec brio par Loustal. Un voyage fabuleux !

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