Jean-Louis Vigla

  • Est-ce un coup de pied du cheval Bingo qui a tué Mathilde, l'héritière du haras des Mesnillets, près d'Alençon ? Tout le laisse supposer, jusqu'à ce que Marc-Eric Gonzo, dit " Mégot ", trouve une faille dans le scénario d'un pseudo-accident où juge d'instruction et gendarmes ne voient que la trace de la fatalité.
    Bien sûr, ses soupçons mal venus vont déranger du " beau linge ", à commencer par la mère de la victime. Où notre journaliste est-il encore allé mettre son nez ? Le voilà, une fois de plus, empêtré dans un sacré sac d'embrouilles.

  • Parmi les îles anglo-normandes, Aurigny, ou Alderney en anglais, est à la fois la plus proche des cotes françaises et la moins connue.
    Pourtant, dès 1940, elle est transformée en bagne par les nazis qui y installent des " camps de concentration " (l'île en compte quatre principaux). Jusqu'à 9 000 prisonniers et gardiens survivront sur ce bout de terre de seulement 8 km². Investi du " devoir de mémoire " et disposant, entre autres, du témoignage direct de son père, interné en 1942 et évadé en 1943, l'écrivain Jean-Louis Vigla a mené une véritable enquête sur cette prison allemande oubliée par l'Histoire.
    Des civils catalogués comme clochards, des républicains espagnols ou anciens des Brigades internationales venus du camp du Vernet, des français juifs transférés de celui de Drancy, des soldats russes et ukrainiens, des personnes d'origine maghrébine dont certaines raflées sur le vieux port de Marseille et même quelques Chinois y furent séquestrés pour servir de main-d'oeuvre bon marché. Dans les camps, tous contrôlés par les SS à partir de 1943, l'insalubrité, la malnutrition, les violences physiques sont le lot commun.
    Exécutions sommaires et massacres complètent cet infâme tableau. Forcément incomplet, mais reposant sur des faits avérés, ce recueil de témoignages est une pièce à verser au douloureux dossier de la Seconde Guerre mondiale, pour la mémoire et la postérité.

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  • Quand on s'est fait gentiment viré de la Poule pour un « regrettable incident de parcours », que faire ? Gardien de jour dans un bar de nuit ou videur de chiottes au supermarché ? L'ancien commissaire qui m'avait à la bonne m'a trouvé un boulot d'intérimaire de guet. J'assure des planques pour des poulets surbookés. Du moins, c'était ce que je croyais jusqu'au jour où on découvre un dentiste sur le carreau, une nympho argentine qui sonne faux, de prétendus espions d'arrière-Piscine, une poulette à galons, des assimilés jumeaux à-moitié morts et reconstitués, de faux terroristes etc. Mais pas de raton laveur. Je te dis ça comme je l'ai vu, en observateur débordé (donc objectif), embarqué dans ce mic-mac où « plus menteur que moi, tu crèves ». On parle même secret d'État, intérêts supérieurs de la Nation, alerte sur le pas de tir d'Ariane, tout ça pour une arnaque de la mauvaise herbe. Heureusement que les poulets du coin, en bon fonctionnaires, veillaient au grain et ont fini par montrer les dents. Autrement, on y passait tous pour pertes et profits !

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  • L'auteur est le propre fils de "l'évadé" Jean Vigla. Son livre fait suite à une série d'entretiens, de recherches en commun et d'une visite sur l'île. Même si le récit prend parfois des allures rocambolesques, rien de ce qui a été rapporté n'est du domaine du roman. La première version reproduite ici, corrigée et augmentée, a permis d'attirer l'attention sur cette ile-bagne en 1942-1943 et de réaffirmer que certains camps dits "de travail" sur l'île étaient en fait des camps de concentration, comme le camp de Norderney où seront déportés des "demi-juifs" en provenance de Drancy. Jean Vigla a eu la chance d'échapper aux SS qui séviront ensuite sur " L'île Adolf ", nom de code choisi par Hitler en personne.

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