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  • Cinquante ans de construction européenne ont forgé un système politique. Inscrit entre la stratégie de l'intégration et celle de la coopération, il se caractérise à la fois par la méthode communautaire et par la coopération des États.
    Il en résulte un droit communautaire et des politiques communes, d'où émerge un nouvel espace public. De la CECA au Traité de Lisbonne, en passant par les Traités de Rome, l'Acte Unique et les Traités de Maastricht, d'Amsterdam et de Nice, le système en vigueur n'a pas donné naissance aux « États-Unis d'Europe » escomptés par ses « pères fondateurs ». Aussi l'Union européenne est-elle restée, longtemps, selon le mot de Jacques Delors, « un objet politique non identifié ».
    S'il doit être ratifié par les 27 États membres de l'Union, le Traité de Lisbonne apportera, à défaut d'une constitution, une réponse provisoire à l'Union politique. En attendant, l'Union européenne a donné naissance à un « système en réseau » dont cet ouvrage tente d'éclairer la singularité et la complexité.

    Professeur émérite de Science Politique, Jean-Louis Quermonne a enseigné aux Instituts d'Études Politiques de Grenoble et de Paris ainsi qu'au Collège de Bruges. Il a présidé le Groupe de réflexion du Commissariat au Plan sur la réforme des institutions européennes.

  • Soixante ans de construction européenne ont forgé un système politique. Inscrit entre la stratégie de l'intégration et celle de la coopération, il se caractérise à la fois par la méthode communautaire et par la coopération des États.
    Il en résulte un droit européen et des politiques communes, d'où émerge un nouvel espace public.
    De la CECA au Traité de Lisbonne, en passant par les Traités de Rome, l'Acte Unique et les Traités de Maastricht, d'Amsterdam et de Nice, le système en vigueur n'a pas donné naissance aux « États-Unis d'Europe » escomptés par ses « pères fondateurs ».
    Aussi l'Union européenne est-elle restée, longtemps, selon le mot de Jacques Delors, « un objet politique non identifié ».
    À défaut d'une constitution, le Traité de Lisbonne, entré en vigueur le 1er décembre 2009, a doté l'Union d'un statut générateur d'une fédération d'États nations.

    Professeur émérite de Science Politique,Jean-Louis Quermonne a enseigné aux Instituts d'Études Politiques de Grenoble et de Paris ainsi qu'au Collège de Bruges. Il a présidé le Groupe de réflexion du Commissariat au Plan sur la réforme des institutions européennes.

  • Cinquante ans de construction européenne ont forgé un système politique. Inscrit entre la stratégie de l'intégration et celle de la coopération, il se caractérise à la fois par la méthode communautaire et par la coopération des Etats. Il en résulte un droit communautaire et des politiques communes, d'où émerge un nouvel espace public. De la CECA au Traité de Lisbonne, en passant par les Traités de Rome, l'Acte Unique et les Traités de Maastricht, d'Amsterdam et de Nice, le système en vigueur n'a pas donné naissance aux Etas-Unis d'Europe escomptés par ses pères fondateurs ". Aussi l'Union européenne est-elle restée, longtemps, selon le mot de Jacques Delors, un " objet politique non identifié ". S'il doit être ratifié par les 27 Etats membres de l'Union, le Traité de Lisbonne apportera, à défaut d'une constitution, une réponse provisoire à l'Union politique. En attendant, l'Union européenne a donné naissance à un " système en réseau dont cet ouvrage tente d'éclairer la singularité et la complexité.

  • Le fédéralisme a pris dans l'Union européenne une forme singulière, celle d'une coopération intergouvernementale entre les pouvoirs exécutifs des Etats membres, proche de celle que l'on rencontre sous le nom de fédéralisme coopératif dans les fédérations contemporaines ainsi que dans la plupart des Etats en voie de régionalisation.
    Une telle homologie appelle à la prudence. Mais elle révèle l'existence de convergences puisées aux sources d'une culture et de pratiques politiques communes. Ce qui autorise ce livre à identifier le mode de " gouvernance " de l'Union européenne sous le nom de " fédéralisme intergouvernemental ". Cependant, tandis que les Etats fédéraux, régionaux ou autonomiques disposent tous d'un pouvoir central démocratique, doté d'une légitimité propre, l'absence d'équivalent communautaire laisse planer de graves incertitudes sur l'avenir.
    La récente démission de la Commission Santer en a d'ailleurs rappelé l'urgence. Aussi, la combinaison d'un élargissement de l'Union aux pays d'Europe centrale et orientale et du passage de l'économique au monétaire devrait-elle rendre l'émergence d'un tel " gouvernement " nécessaire.

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