Jean-Francois Rauger

  • Entre 1956 et 1962, Alfred Hitchcock a réalisé vingt films pour la télévision dans le cadre des séries qu'il produisait, Alfred Hitchcock Presents, Suspicion et The Alfred Hitchcock Hour. Ceux-ci constituent un fragment essentiel de sa filmographie, rendu possible par le contexte de la crise des studios hollywoodiens et l'éclosion de la télévision commerciale aux États-Unis. Ils ont contribué à l'image de marque « Hitchcock » (ses apparitions, sa silhouette) et étendu la popularité planétaire du cinéaste. Phénomène industriel et médiatique, l'ensemble de ces téléfilms méritent une analyse en profondeur, surtout pour faire apparaître une théorie hitchcockienne de la télévision, entre épure, contrôle social et voyeurisme.

  • Une petite partie d'un travail d'écriture qui s'est étalé sur une vingtaine d'années. Des textes de toutes origines s'y côtoient, de la critique pure à la présentation de programmations pour la Cinémathèque en passant par des articles destinés à des revues ou des ouvrages collectifs.
    Il ne faut pas forcément chercher dans les choix effectués la synthèse exemplaire et cohérente d'un goût cinéphilique particulier. Beaucoup de noms manquent à l'appel même s'il était inimaginable qu'il n'y ait pas au moins quelque chose sur Jean Renoir, le seul cinéaste qui m'ait "appris à vivre". Sinon, il était peut-être important que soit visible cette contradiction (mais en est-ce une?) qui mélange un goût hérité de la lecture, très jeune, des Cahiers du cinéma, dans le désordre et toutes périodes confondues, avec une appétence pour des formes dites mineures ou marginales, les chefs- d'oeuvre estampillés avec le cinéma dit bis, le théorique et le tripal.
    Un résidu d'enfance guidé par un pur principe de plaisir ? Peut-être. Et puis renouveler à l'infini le geste cinéphilique d'ennoblir un mauvais objet ne se refuse pas. Finalement, si programmer des films c'est écrire une histoire du cinéma, écrire c'est aussi programmer son propre goût.

  • Créés en 1912 par Carl Laemmle, les studios Universal constituèrent une de ces major companies qui ont fait du cinéma américain ce qu'il a été. Traversant les crises successives qu'a connues Hollywood, Universal a su rebondir et relancer la production, à chaque fois, en inventant des formules susceptibles de plaire au public. C'est au sein d'Universal, où se succédèrent des producteurs (Carl Laemmle, Joe Pasternak, William Alland, Ross Hunter, Lew Wasserman, etc.) qui ont laissé leur empreinte, que furent tournés les films d'épouvante gothique de James Whale, les bandes de science-fiction de Jack Arnold, les mélodrames de John Stahl et Douglas Sirk, certains des grands westerns d'Anthony Mann, les derniers chefs-d'ouvre d'Alfred Hitchcock. Le studio a ainsi signé quelques-unes des plus grandes pages de l'histoire du cinéma américain classique mais aussi moderne ( Portrait d'une enfant déchue, Macadam à deux voies, Les Dents de la mer ).

    Ce livre-anniversaire, réalisé en partenariat avec Universal et la Cinémathèque française, retracera l'histoire du studio, évoquera les producteurs et réalisateurs qui ont fait sa renommée et présentera un choix de 100 films connus ou méconnus.

  • Enfn, LA TOTALE ! Pour décrypter la filmographie d'Hitchcock et comprendre comment le Maître a définitivement marqué l'histoire du cinéma. Des premiers films anglais du jeune réalisateur aux chefs-d'oeuvre américains mondialement célèbres, sans oublier les titres pour la télévision, Alfred Hitchcock, cinéaste prolifique et inventif, a développé un style unique. Traversant les révolutions majeures du cinéma - du muet au parlant, du noir et blanc à la couleur, des studios londoniens à Hollywood -, il a influencé des générations de réalisateurs : Truffaut, Scorsese, De Palma, Fincher...

    Synopsis, genèse, distribution, réalisation, réception critique et publique... : l'intégralité des films d'Hitchcock est passée au crible, chacun d'eux révélant un génial inventeur de formes cinématographiques.

    - Des inédits : les films inachevés et disparus, un roman photo du cinéaste, les films de guerre...
    - Une iconographie exceptionnelle : storyboards, photogrammes, photographies de tournage, affiches, documents promotionnels...
    - Les célèbres apparitions d'Hitchcock.
    - Des repères, des portraits et des focus pour aller plus loin, mais aussi découvrir les motifs récurrents de l'oeuvre, les obsessions formelles et thématiques du cinéaste...
    - Des secrets de tournage, des anecdotes, les coulisses de la création, une analyse des plans et des scènes mythiques...

  • Samuel Fuller a occupé une place centrale de la cinéphilie française et pourtant peu d'ouvrages ont été consacrés à la ré&exion sur son oeuvre. Faut-il y voir la conséquence d'une sorte de sidération éprouvée à la vision de +lms gorgés d'une paradoxale brutalité qui se heurta parfois à un aveuglement idéologique ? Peut-être. Génial raconteur d'histoires, dont certaines nourries par l'expérience de quelqu'un qui fut aux premières loges des horreurs de l'Histoire du XXe siècle (la Seconde Guerre mondiale et la découverte des camps qu'il vécut en fantassin de l'armée américaine), l'auteur du Port de la drogue occupa pourtant une position singulière à l'intérieur d'un système qui sembla accepter les obsessions et les transgressions d'une oeuvre subvertissant, jusqu'à les faire exploser, les genres et les catégories d'une industrie cinématographique entrant dans une crise fatale. Les textes réunis ici, abordant d'abord la +lmographie de Fuller de façon transversale et s'attachant ensuite à l'examen, tout à la fois passionné et méticuleux, de chacun des +lms, démontrent la fascination qu'exerce encore, et peut-être plus que jamais, un cinéma où la violence baroque s'accorde avec une douceur imprévue, un cinéma où les contradictions du monde sont rendues intensément sensibles et où, parfois, les valeurs s'inversent. Une oeuvre où le choc n'exclut pas la caresse.

  • Le cinéma de John Ford est un monument aux multiples entrées, une oeuvre étendue sur cinq décennies dont les transformations et les mutations caractérisent aussi l'unité. Cowboys et Indiens ont progressivement perdu, en cinquante ans, la simplicité documentaire des premiers films pour atteindre à une sorte de vérité iconique. Il est sûr que l'on ne viendra jamais à bout d'un art qui regarde le spectateur tout autant que celui-ci le contemple. C'est une philosophie poétique de l'Histoire et de l'homme, une rêverie sur le temps, une méditation sur le concept de nation qui nous renvoie, perpétuellement, à l'actualité de nos propres interrogations. Une nouvelle réflexion impose une attention à la lueur du présent, celui du début du XXIe siècle. Penser et écrire sur le cinéma de Ford aujourd'hui c'est d'abord continuer à fouiller au coeur d'une oeuvre touffue, dont on peut encore extirper des secrets non-pensés.
    C'est aussi s'interroger sur la guerre et la politique, l'Histoire et le temps, la signification des figures bibliques dans un monde qui en a oublié le sens, revoir ce que formellement cet art a d'incomparable et d'unique, d'irréconciliable avec les catégories existantes. C'est à quoi les pages de ce livre veulent contribuer.

  • Depuis 1993, la Cinémathèque française propose un double-programme de ce qu'on appelle le « cinéma bis » : péplums, épouvante, science-fiction, blaxploitation, karaté, gore, polars violents, érotisme, giallos, westerns italiens, sexy comédies, etc. Tout un cinéma des mauvaises pulsions. A chaque séance, un flyer est distribué. Ephéméras jetés après les séances, perdus, ces prospectus photocopiés n'ont jamais eu la vocation d'être conservés.
    Ce coffret BIS, publié pour les 20 ans de la programmation, propose l'intégralité des 400 flyers, en 5 volumes, rédigés, entre autres, par Jean-François Rauger, Olivier Père et Christophe Barathon.

  • La totale ; Hitchcock : les 57 films et 20 épisodes TV expliqués Nouv.

    Enfin, LA TOTALE ! Pour décrypter la filmographie d'Hitchcock et comprendre comment le Maître a définitivement marqué l'histoire du cinéma. Des premiers films anglais du jeune réalisateur aux chefs-d'oeuvre américains mondialement célèbres, sans oublier les titres pour la télévision, Alfred Hitchcock, cinéaste prolifique et inventif, a développé un style unique. Traversant les révolutions majeures du cinéma - du muet au parlant, du noir et blanc à la couleur, des studios londoniens à Hollywood -, il a influencé des générations de réalisateurs : Truffaut, Scorsese, De Palma, Fincher...
    Du premier film inachevé mis en scène, aux chefs-d'oeuvre mondialement célèbres, sans oublier le film disparu ou les films des séries télévisées, découvrez comment ce cinéaste de génie a développé un style unique, traversant les révolutions majeures du cinéma.

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