Jean-François Bouthors

  • Inconnu avant la chute du Mur de Berlin, Vladimir Poutine est devenu le nouveau vojd de la Russie.
    Comment cet officier du KGB est-il arrivé au sommet ? Quelle est sa vision du monde ? D'où tient-il son étrange pouvoir de fascination ?
    Pour répondre à ces questions, il faut remonter à la fin des années 1970, quand le patron du KGB a compris que l'URSS était menacée d'effondrement. Il faut se demander ce que faisait Poutine à Dresde (RDA) entre 1985 et 1990. Il faut comprendre dans quel état se trouvait la Russie lorsque l'Union soviétique s'est décomposée. Il faut prendre la mesure de l'immense malentendu qui s'est installé entre Moscou et les Occidentaux. Il faut mettre à jour la manière dont les services de sécurité ont fait opérer au Kremlin un virage à 180° dans la seconde moitié des années 1990 - jusqu'à l'annexion de la Crimée et le déclenchement d'une guerre civile en Ukraine en 2014.
    À travers ce récit on voit se dessiner, en la personne de Poutine le retour d'une volonté de puissance qui a ensanglanté le XXe siècle et contre quoi s'est construite l'Europe contemporaine.

  • Si « Dieu » était jadis presqu'une évidence, le mot est aujourd'hui à lui seul un problème, source d'un malentendu qui constitue un vrai risque spirituel. Que disons-nous lorsque nous prononçons le nom de « Dieu » ? Le mot dit mal l'imprononçable, l'indicible, déforme et finalement trahit l'extraordinaire héritage transmis par la tradition biblique.
    Adepte d'une lecture décapante de la Bible depuis 30 ans, Jean-François Bouthors réfléchit, dans cet ouvrage cultivé mais accessible, sur la possibilité de « dire Dieu » sans trop en dire...
    Un livre qui dévoile la face cachée de la Bible et des Évangiles, tels qu'on ne nous les avait pas encore racontés, à mille lieux de tout discours de chapelle. Alors des mots comme incarnation ou résurrection retrouvent un contenu dépouillé de toute mythologie. Enfin, la parole... nous parle.

  • La Bible est un très gros livre qui peut faire peur au lecteur débutant. Dans ce petit ouvrage, fort d'une longue expérience d'animation de groupes de lecture de la Bible, Jean-François Bouthors ouvre des pistes concrètes et originales pour lire la Bible sans se prendre la tête ! Il nous aide à déambuler dans cette immense bibliothèque, de la Genèse à l'Apocalypse. Plus qu'à une lecture culturelle et « savante », c'est à une lecture goûteuse et inspirée qu'il nous invite. Pour rendre vivants et fécond de très vieux mots qui ouvrent à une vie toujours nouvelle. Un outil précieux d'initiation. En un mot « La Bible pour tous ! »

  • Alors que les Français doivent faire face à de nombreuses fractures sociales, Jean-François Bouthors nous donne à voir une France parfois en quête de repères, mais toujours à la recherche d'unité.
    À travers une série d'une vingtaine de portraits, Jean-François Bouthors met en lumière les récits de vie d'hommes et de femmes qui, par la pluralité de leurs voix, de leurs espoirs et de leurs peines, nous plongent dans la France d'aujourd'hui, porteuse d'une Histoire multiple.
    Nous Français se propose comme un voyage dans l'imaginaire collectif des Français pour construire des ponts entre les générations.
    Il y a Mariette, « petit bout de femme un peu voûtée, mais souriante », habitante du Mirail depuis 1978 et qui se souvient de l'époque où « l'on jouait aux boules, et l'on se parlait. » Henri, issu des couches populaires de Noirmoutier et désormais ingénieur à la retraite, fier de son héritage, « de la paix que sa génération a construite en Europe après s'être si souvent déchirée. » Saïd, né au Maroc et pharmacien à Beaucaire, qui aime de « cette terre qui le nourrit », « le cinéma, les gens ouverts sur le monde, la possibilité d'apprendre. » Nicole qui a vécu Mai 68 « à la fac, dans les manifestations et les divers comités de grèves » ou Suzanne, pour qui « ce printemps fut surtout celui de la libération de la femme ».

  • Dans ce livre de parti pris vigoureux, Jean-François Bouthors prend le contrepied de l'idée que le catholicisme français serait, selon les uns, une citadelle assiégée, ou, selon d'autres, un « vieux truc dépassé ».
    Au travers de son histoire, il a su imposer non une morale, mais un souffle libérateur. A la manière du Pape François, il affirme ainsi son actualité. De Saint Bruno à Jeanne d'Arc, Sainte Thérèse, Péguy, Charles de Foucauld, Soeur Emmanuelle, l'Abbé Pierre, et quelques autres, le catholicisme français a montré qu'il était capable de surprenantes insurrections/résurrections.

  • Dans la ligne de la réflexion ouverte par le cardinal Jean-Marie Lustiger dans son livre La Promesse (Parole et Silence, 2002), Jean-François Bouthors revient sur la figure de Paul, qui domine largement, après celle de Jésus, le Nouveau Testament.
    Il montre, au fil d'une lecture très attentive des Actes des Apôtres, et des Lettres, que Paul est celui qui, loin de pousser à la rupture, enracine la foi dans le Christ dans la Promesse des Ecritures : en Jésus, Dieu invite les païens à entrer dans l'Alliance conclue avec Abraham, à devenir membre de la "famille de Dieu". Tout en se présentant comme "l'apôtre des gentils", le Tarsiote ne cesse de se tourner vers son peuple pour lui annoncer la Bonne Nouvelle du salut, et surtout il est celui qui pense le mystère de la coexistence des juifs et des chrétiens dans le projet de Dieu.
    Aussi, la permanence d'Israël aujourd'hui fait-elle toujours sens et le dialogue entre juifs et chrétiens est-il un enjeu de premier ordre dans le monde contemporain. Le "lien irrévocable" est ainsi à la fois une convocation et une responsabilité, dans l'histoire toujours en cours du Salut.

  • La démocratie traverse une crise majeure. Les peuples doutent de leurs représentants. Certains en appellent à une démocratie « directe », sans médiation, et d'autres consentent à l'instauration de « démocraties illibérales »... Mais que recouvre en réalité le mot « démocratie » ?
    Dans cet ouvrage à quatre mains, Jean-François Bouthors et Jean-Luc Nancy reviennent sur ses origines et sur sa spécificité : la démocratie naît de l'effondrement d'un monde devenu caduc et elle construit le peuple comme l'être ensemble d'individus libres et égaux. Mais elle est toujours en écart avec ellemême, jamais achevée. Elle est, en elle-même, un nécessaire (re)commencement, dans une relation complexe avec la technique. Aussi doit-elle s'apprendre, hic et nunc, jusque dans ce qui la dépasse.

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