Jean-Clet Martin

  • L'une des meilleures introduction à la pensée de Gilles Deleuze, qui est une philosophie de la vie, du concret. Elle embrasse et donne sens à un monde contemporain fragmenté, éclaté, chaotique, tout en variations, avec des bouleversements, des révolutions qui ne sont pas seulement le fait de l'économie ou de la politique. S'y décide une réforme de nos sensations, de nos pensées, redevables aux créateurs d'images et de concepts dont le cinéma et la philosophie ne manquent pas d'exemples.

  • Ridley Scott interroge la nature humaine par tous les moyens du cinéma, se livrant aux images choquantes autant que monstrueuses. Il renoue avec des questions philosophiques relatives à l'animal, l'automate, la machine.Tous ses films insistent sur cette faculté héroïque d'aller au-delà de son essence. Au point de se laisser porter par un désir d'éternité qui trouve sans doute dans l'intelligence artificielle des ressources capables de nous transformer.
    Ce "transformisme", dans Blade Runner comme dans Alien Covenant, confronte l'homme au "Créateur" qu'il est devenu, concurrencé par d'étranges robots, des Cyborgs capables de remplacer, de le relever en direction d'un posthumanisme ou d'un transhumanisme dont l'oeuvre de Ridley Scott montre les risques.

  • Dans cet essai novateur, Jean-Clet Martin relève un pari inattendu, celui d'analyser l'immense champ de la science-fiction à la lumière de la philosophie.
    Passé le cap d'un temps réversible et d'un espace infini, la science-fiction connait un formidable essor dans les voyages et les trajectoires extraordinaires qui, de Philip K. Dick à Vinge, déplacent les frontières du réel. Mais ce déplacement, s'il est fictif, ne se réfugie plus dans l'imaginaire de l'utopie. La science-fiction est plutôt une exploration de la réalité dans ce qu'elle a de plus contradictoire et de plus terrible. Elle nous conduit au coeur des ténèbres vers un fond qui est celui de la réalité elle-même.

  • Deleuze

    Jean-Clet Martin

    En revenant près de 20 ans plus tard sur l'oeuvre de Deleuze, au moment où son livre de 1993 connaît plusieurs traductions à l'étranger, Jean-Clet Martin s'interroge sur l'impact d'une oeuvre sur notre quotidien et sur les commentaires à l'infini qui finissent par la figer dans une attitude très éloignée de la pensée vivante qu'a pu être la pensée de Deleuze. Parcourir alors (comme on traverse le Musée du Louvre au pas de course), la suite des concepts énoncés par Deleuze, depuis Différence et répétition jusqu'aux écrits sur le cinéma, c'est placer l'oeuvre de Deleuze au coeur de notre expérience quotidienne et s'en imprégner pour penser et créer encore. N'était-ce pas le but ?

  • Multiplicités

    Jean-Clet Martin

    • Kime
    • 12 September 2018

    Ce livre, en traversant les différentes formes de multiplicités, antiques et modernes, interroge la pensée qui s'en arrache, le concept vital qui fraie son passage entre tant de chemins entremêlés. Quel est le principe qui nous différencie? Quel axe de développement peut parfaire la singularité, l'unicité d'un individu, la frontière sur laquelle il se ferme sur lui mais tout autant se divise et se reproduit en perdant sa ligne? Dans le scénario d'une figure singulière, se présentent des hypostases par lesquelles chacun procède et remonte à ce qui enveloppe l'écriture complexe de tout vivant, sa formule et sa signature. Ce processus trouve sa première formulation chez Plotin. Il apparaît comme un nouvel artisan de la philosophie qui non seulement inspire Spinoza ou Schelling mais, dans l'orientalisme de ses visions, nous permet de renouer avec des écrivains comme Hermann Hesse ou des naturalistes comme Von Uexküll, des constructeurs de mondes comme Deleuze ou des déconstructeurs d'univers comme Derrida pour expérimenter ainsi le foisonnement de tout organisme : une évolution byzantine de fragments dont la multiplicité réalise des enveloppements de plus en plus amples, largeur et profondeur entrant dans un combat qui trace les ourlets de tout ce qui vit et péniblement surexiste, autant les corps, les énergies de la physique que les idées de la pensée.

  • Le siècle Deleuzien

    Jean-Clet Martin

    • Kime
    • 18 March 2016

    « Un jour peut-être, le siècle sera Deleuzien » disait Foucault dans une recension sur Deleuze. Notre étude aura montré comment la philosophie cherche souvent à dire un siècle : « Le siècle de Descartes », « Le siècle des lumières ». Et cela se produit sur un autre théâtre que les événements politiques. Ces noms séculaires pour marquer une figure du monde échappent surtout à leur temps, à leur histoire comme des flèches jetées vers l'avenir. « Le siècle Deleuzien », ce sont les enfants terribles de Deleuze, ses lecteurs nombreux auxquels nous avons confronté les thèses deleuziennes comme pour en dégager l'ombre : ombre projetée sur notre parcours ainsi que sur ceux de Derrida, de Badiou, de Jean-Luc Nancy. « Multiplicités », « différences », « variétés », tels sont des noms pour une époque qui n'a plus rien de commun avec le « siècle de la Raison », lequel pensait toujours par unité et totalité. Le siècle de Deleuze n'est pas celui de l'infini comme pour Descartes, mais bel bien celui du Chaos.
    Points abordés :
    *Une analyse pertinente de l'après Deleuze *Une approche de la philosophie du XXIe s *Une phénoménologie animale *La technique et les machines

  • Il y a dix ans, en novembre 1995, Gilles Deleuze se suicidait. Il était l'auteur de nombreux livres, dont Proust et les signes, Nietzsche et la philosophie, Logique du sens, ou encore L'Anti-OEdipe. La philosophie de Gilles Deleuze est une philosophie de la vie, du concret. Elle embrasse et donne sens à un monde contemporain fragmenté, éclaté, chaotique, tout en variations, un monde dont les bouleversements, les révolutions ne sont pas le fait de l'économie ou de la politique, mais d'une réforme de nos sensations et de nos pensées redevables aux créateurs d'images et de concepts dont le cinéma et la philosophie ne manquent pas d'exemples.

  • Spinoza et Vermeer sont nés la même année, en 1632, mais le rapprochement qu'établit entre eux Jean-Clet Martin n'a rien à voir avec l'anecdote biographique, et ils auraient pu naître à cinq siècles de distance ou sur deux planètes éloignées que leur secrète et intime parenté n'en serait pas moins réelle. Affaire de forme, de manière, de regard, d'obsession peut-être - pour la modulation de la lumière, pour l'infinie multiplicité des variations de l'unité profonde des choses. Au concept spinozien de Dieu, substance unique constituée d'une infinité d'attributs, répond ainsi, dans L'Astronome de Vermeer, le rayon illuminant de mille feux le globe terrestre.
    Jean-Clet Martin, dans cet essai philosophique libre, forme légère donnée à une interrogation profonde, interroge l'éternité telle qu'elle se présente quand elle rencontre le temps. Il contemple les concepts de Spinoza et médite la lumière de Vermeer pour approcher la réalité de ce qui dépasse toute réalité, et en donner, avec la modestie que nécessite toute entreprise hardie, l'abrégé, le bréviaire.

  • La chambre

    Jean-Clet Martin

    Marlène, Serge et Pauline vivent dans la même chambre. Mais pas au même moment. Comment se rencontreront-ils, comment, par-delà les bifurcations du temps, l'amour bref, intense, que Marlène et Serge ont connu en ce lieu passera-t-il dans la vie de Pauline, venue plus tard, après que tout s'est tragiquement achevé? Les tableaux de Hopper, une statuette africaine, un mégot sur un balcon, et la lumière mêlée d'ombre d'une ville hantée, traversée du souvenir des vivants et des morts, tels sont les instruments de cette opération mystérieuse au bout de laquelle l'amour absolu aura effacé la frontière entre le rêve et la réalité.

  • La dette est pointée comme une faute dont il est impossible d'éponger l'exigence sans frein. Elle se rembourse selon une soumission devenue infinie et une vision du travail totalement dérégulée. Les États sont progressivement démis de leur légitimité, soumis à une gouvernance aussi inhumaine que l'ont été les Régences à travers l'histoire. Dans cette suspension de l'État se déchaînent toutes les violences et toutes les usurpations pour réduire l'homme à un sujet sans droit, déchu de sa citoyenneté.
    Mais la fin de l'histoire n'est pas pour aujourd'hui...

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  • Notre monde plie sous le poids d'objets consommables à souhait, caducs à la mesure de leur " utilité ", encombrant l'espace de notre respiration, jusqu'à ce qu'essouflés nous protestions : "Mais avait-on besoin de tant de choses?" Il en est d'autres pourtant, insaisissables, joignant le "futile à l'agréable", se dérobant à l'emploi avec une élégance espiègle. Objets inconsommables, débordant nos certitudes, surgissant au coeur d'une oeuvre littéraire (Borges, Proust), d'un tableau (Le Radeau de la Méduse de Géricault, La Machine à gazouiller de Klee), d'un film (Eve de Mankiewicz, Gladiator de Ridley Scott), ou heurtant le flâneur au détour d'une rue, d'un musée de la porcelaine, ou d'un portique ouvrant sur un ancien jardin. Dès lors, l'éloge de ces objets inconsommables consistera à désigner le territoire où ils nous livrent un sens nouveau, un plein étonnement, une revenue au monde, dessinant les contours mêmes de la philosophie.

  • Ce livre, à déguster, réalise un parcours amoureux où chaque mot, au lieu d'expliquer l'érotisme, la fait exister, sentir, vibrer.
    Il ne s'agit pas de la comprendre mais d'en jouir, d'entrer dans le labyrinthe de l'érotisme composé d'ivresse et de séduction, de charme et de grâce. Chaque mot est lui-même un tremblement, un craquement d'âme, une caresse ou un apprentissage des pratiques du plaisir. C'est d'Aphrodite dont il faut faire l'éloge plutôt que de nos Viagra les plus aseptisés.

  • Ce livre pose un regard attentif sur la philosophie actuelle et sa constellation si singulière passant entre badiou, deleuze, derrida, châtelet, foucault, lacoue-labarthe, lyotard, nancy, rancière, stengers.
    Ii montre les philosophes, aujourd'hui, dans leur acte de résistance, inquiets des effets de la rationalité moderne lorsque cette dernière privilégiait seulement la figure de l'homme, placée comme celle d'un dieu au centre de l'histoire et de la nature. la philosophie contemporaine, loin de souscrire à cette promotion d'un savoir humain, lui-même prolongé par une économie toute-puissante, pénètre, au contraire, un monde en lequel techniques, arts et sciences redistribuent leurs rapports.
    Placé sous le signe combatif d'orion, se rend ainsi visible l'âge du multiple, inscrit au coeur d'un pluralisme radical.
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  • Le mal n'est pas un sujet exclusivement moral pour dénoncer des comportements abusifs. Il est au coeur du théâtre, de l'opéra, du cinéma, de la littérature où il montre des figures ultimes, supérieures, qui ne vont pas sans vertus. Le mal est vécu comme l'intrusion démoniaque de forces qui ne sont pas reconnaissables, des forces qui échappent au quotidien et avec lesquelles il s'agira de composer sans disposer de règles.
    Autant de transgressions dont la philosophie a traité sous le nom de passion.
    Le mal n'est pas simplement une mauvaise conduite réprouvée par une société aux valeurs relatives et changeantes. Il fait l'expérience d'une rencontre terrible, bouleversante, qui va au coeur des ténèbres, là où défaille notre propre limite, où s'éveillent angoisse et stupeur devant tout ce qui conteste notre pouvoir d'agir. Le mal dessine une frontière, une ligne d'affrontement pour celui qui va au bout de ce qu'il peut.
    Il y découvre des mondes impossibles à évaluer de manière empirique, placés hors de nos maximes étriquées. Il s'agira donc d'une approche ontologique, élaborée « par-delà le bien et le mal », loin de tout manichéisme.
    Ce livre vaut ainsi comme une Critique de la raison pathétique s'ouvrant à des vertus prises forcément a priori ne disposant d'aucune règle antérieure. L'opinion ne permet pas d'en juger et le tribunal des moeurs ne saurait en mesurer la justesse. Se rencontrent ainsi des monstres et des terreurs dont l'imagination rend l'affrontement accessible par des recours au mythe ou encore à des personnages dont la grandeur dépasse toute interprétation moralisante comme le montre Flaubert mis en procès pour sa version d'Emma Bovary.
    Jean-Clet Martin est phi

  • Un cours de référence sur l'oeuvre de Derrida.

  • Nous vivons l'époque de la fin du monde.
    Mais cette fin ne signifie pas l'apocalypse. Elle signifie plutôt que nous avons commencé à accepter que notre univers soit en fait un plurivers, un monde de mondes. Mondes moléculaires et mondes stellaires, mondes des nanotechnologies et mondes virtuels, mondes urbains et mondes des Empires ressuscités : nous avons besoin d'une nouvelle cosmologie pour accueillir tous les bouleversements de l'époque.
    Une cosmologie à hauteur de l'ordre du pluriel, du divers et du feuilleté que ces ruptures imposent à nos existences - et à la vieille idée de monde unifié à laquelle nous continuons à nous accrocher pour les comprendre.

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  • La doctrine de Hegel a la réputation d'être obscure. Sa philosophie suit le sens d'une « histoire racontée » très différente de la pensée démonstrative qui ne saisit guère les aventures d'un concept. Hegel, sera le premier à mettre en haleine le mouvement de toute pensée, lui conférant ainsi le sens d'une Histoire qui comporte différentes scènes, souvent meurtrières. À partir de la défense d'un criminel, Hegel a montré que la philosophie est toujours une pensée très concrète, tandis que l'abstraction et la précipitation sont du côté de l'opinion populaire, du jugement de la foule.
    Ce sont des images, parfois funestes, que l'auteur a privilégiées : agressivité de l'animal, violence du maître, outrages de Bacchus, mort d'Antigone, celle d'un roi, meurtre de Dieu ou mort de l'homme... Pour Hegel, toute création conceptuelle se traduit par un crime : elle se nourrit du corps de son ennemi comme une araignée « s'enrichissant jusqu'à ce qu'elle ait arraché toute la substance à la conscience, sucé et ingéré tout l'édifice de ses essentialités ».
    Cette intrigue, l'auteur la suit en sa richesse époustouflante, réintégrant Hegel à l'intérieur de la philosophie contemporaine qui l'a injustement refoulé, au profit de Nietzsche dont pourtant il permet de renouveler l'approche. Cette lecture nouvelle et intégrale de la Phénoménologie de l'Esprit montre un Hegel penseur du nihilisme, de la mort de Dieu et de l'homme submergé par sa foi naïve dans l'économie capitaliste naissante.

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  • Qu'est-ce que la philosophie occidentale, habituée aux sommets lumineux de la raison, peut dire des sous-sols, des bas fonds, de ces zones obscures de l'humanité qui côtoient l'enfer ?
    Jean-Clet Martin, poursuivant son travail d'exploration des marges et des recoins de l'histoire de la pensée, qui lui vaut une place singulière, de plus en plus reconnue, dans le paysage philosophique français, tente dans ce nouvel essai de faire surgir de l'ombre « des formes immaculées que le philosophe ne peut apercevoir qu'en devenant taupe ». Il explore, dans de courts textes qui sont autant de coups de sonde dans la nuit, l'angoisse, la mort, la déchéance, la folie, la misère, l'absence de Dieu ; tout ce qui échappe aux différents triomphes de l'homme sur l'homme.
    On retrouve, au fil de cette enquête à la fois profonde et joueuse, pédagogique et exigeante, aussi bien Hegel, Kierkegaard, Nietzsche, Deleuze ou Philippe Lacoue-Labarthe que Dante, Hölderlin, Kleist, Kafka, Munch, Malher : des philosophes, des écrivains, des artistes ... la pensée dans tous ses états.

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  • Morningside park

    Jean-Clet Martin

    Chris, pour financer un diplôme en physique, est laveur de carreaux sur les grandes façades de Manhattan. Il découvrira à la mort de sa mère qu'il est l'un des premiers « bébés éprouvette », et que le père dont elle lui parlait n'a jamais existé.
    Marco deale de la cocaïne et étudie la théologie. Il travaille sur les évangiles apocryphes, en particulier sur Judas, dont, sous l'influence de l'opium, il confond l'image avec celle du Christ.
    Mathias est organiste à Saint-John-la-Divine. Il recompose La Passion selon saint Mathieu de Bach. Il est secrètement amoureux de Chris. Virginia, designeuse qui s'efforce de redonner vie, dans tous le sens du terme, à l'intérieur de Chris, s'éprend de lui à son tour.
    Roman construit avec la régularité géométrique d'une façade de gratte-ciel new-yorkais, dont chaque fenêtre s'allumerait peu à peu, révélant l'intimité de ses habitants, Morningside Park croise les destins, les fait s'entrechoquer, autour d'une attente et d'un choc unique : une révélation, entre accident existentiel et épreuve mystique.

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  • "CE N'EST PAS UNE FOIS, NI DEUX FOIS, MAIS UN nombre infini de fois, croyons-le bien, que les mêmes opinions ont été émises et parvenues jusqu'à nous.
    " C'est à prendre à la lettre cette formule d'Aristote, extraite "Du Ciel", que s'est engagé ce travail, cherchant chaque fois ce qui, d'Aristote, fait retour dans la pensée moderne, contournant Descartes et la mécanique classique pour resurgir dans la physique des champs, passant par la biologie, la géométrie riemannienne et la chimie des molécules vers l'étrange dispensation des étoiles sur le manteau drapé du cosmos.
    Un éternel retour qui réinvestit la Physique Aristote pour en rendre disponible la singularité, son incomparable signature, ce ressac où l'on entend sourdre encore la voix du Philosophe, l'image du monde qu'il nous adresse : image vitale, animée, qui est comme une échographie de l'univers, la topologie des tensions qui le retiennent en une sphère éternelle à laquelle convient le nom d'Ame, l'Ame du monde, l'espace-vivant qui le tient entre ses noeuds serrés et le fait tourner, entre déflagration et conflagration, sur l'axe giratoire qui relance les dés, avec lotis les éléments et les cycles d'un monde habité par le Dieu naturel, ce Dieu dans les ourlets duquel dansent des vivants éternels.
    C'est cette théo-biologie du vivant qui appelle, finalement, une éthique inespérée, l'éthique d'Aristote, celle qui nous parle de ce monde, uniquement, sans référence surnaturelle: une version du bonheur, là où l'intellect humain se verse dans l'intellect Céleste, le seul qui puisse nous procurer l'allégresse de vivre de bout en bout.

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  • Variations

    Jean-Clet Martin

    • Payot
    • 2 April 1993
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