Jean-Claude Lamy

  • Entre le public et lui circulait un courant de sympathie. Le bonheur était dans la salle. Le pouvoir mystérieux des chansons de Brassens était un révélateur puissant. Mac Orlan écrivait : « Il reproduit les bruits du monde, comme l'oiseau sur la plus haute branche d'un peuplier sait vous transmettre les éléments de la poésie des bois et des routes. » Jean-Claude Lamy a remonté le temps au fil des pages de cet album souvenir, illustré de nombreuses photos rares ou inédites. Il revisite chacun des lieux où vécut Brassens. Un pèlerinage sur les chemins d'un artiste heureux auprès de ses arbres. De Sète où il naquit le 22 octobre 1921 à l'impasse Florimont, où il passa vingt années au côté de Jeanne. De sa maison de la rue Santos-Dumont, où il aménagea un studio d'enregistrement en sous-sol, au village de Saint-Gély-du- Fesc (Hérault) où il a fini ses jours une semaine après avoir soufflé ses soixante bougies. Un CD rassemblant dix chansons rares, issues des archives sonores Universal Music, d'enregistrements réalisés par des amis ou effectués par Brassens lui-même dans son studio est offert avec cet album.

  • Mon poulidor

    Jean-Claude Lamy

    « Me voilà dans le sillage d'un homme à la destinée exceptionnelle. Le dossard de Poupou en point de mire. Notre échappée belle. Il est désormais mon Poulidor. »Éternel second ? Raymond Poulidor est bien davantage. Rien ne prédestinait ce fils de paysans, qui ne pouvait se payer ni ses études ni un vélo, à devenir un grand champion. S'il n'a jamais gagné le Tour de France (mais a battu Eddy Merckx), Raymond Poulidor appartient à notre patrimoine.
    Supporter de toujours, le biographe Jean-Claude Lamy nous entraîne, à la manière des grands journalistes sportifs, dans l'intimité d'une icône. De Michel Audiard à René Fallet, d'Antoine Blondin à Georges Brassens, il nous raconte les amitiés, les passions, les rencontres et les coups d'éclat du cycliste, dont un duel avec Anquetil.
    Entre abnégation, rêves et déceptions, le parcours de « Poupou » est celui d'un passionné qui aura gravi tous les échelons pour entrer dans la légende du cyclisme mondial.

  • Lorsque Jean-Claude Lamy apprend le jour de sa mort et de ses obsèques, il découvre la méprise faite entre lui et son homonyme. Cette erreur vient sceller le lien entre Jean-Claude Lamy et Jean-Claude Lamy, deux amis de longue date, tous deux écrivains, bons vivants et joyeux drilles.
    Ce récit malicieux, entrecoupé de dialogues, de scènes d'impostures suscitées par leur même nom, est tissé de réflexions, d'anecdotes sur le monde passé et contemporain, sur la littérature, le cinéma, l'amitié.
    Associations d'idées, traits d'esprit et autres jeux de mots émaillent le texte, tandis que l'auteur revient sur les différentes rencontres avec son « double », leurs goûts communs, leurs différences.
    L'événement funeste prend une place centrale dans l'écriture.
    Néanmoins, celle-ci parvient à devancer avec légèreté l'angoisse de la mort, à restituer avec humour et sincérité l'esprit joyeux des deux complices.

  • Céleste Albaret, la gouvernante de Marcel Proust, est morte le 25 avril 1984 à l'âge de quatre-vingt-treize ans. Françoise Sagan, le 24 septembre 2004 à soixante-neuf ans. Puisée aux sources de la réalité, leur rencontre relève de la fiction. Un tête-à-tête hors du temps étayé par des éléments véridiques. Pour l'amour de Proust, leur maître absolu, les voilà enfin réunies. C'est peut-être un roman...

  • A l'âge de 71 ans, Bernard Buffet se suicide dans son atelier, étouffé dans un sac en plastique noir. Son nom était imprimé sur toute la surface avec sa calligraphie particulière. Il signe son départ, en mettant une dernière touche symbolique à sa future exposition sur le thème de la mort, chez son marchand Maurice Garnier. Une mort de samouraï pour ce peintre dont les cendres ont été dispersées dans les jardins du Musée Buffet, au Japon. Lauréat à vingt ans du premier prix de la Critique (ex aequo avec Bernard Lorjou), mondialement connu à trente, Bernard Buffet est une des grandes figures artistiques du XXe siècle. Mais son succès, sa persistante popularité n'étaient pas pour plaire aux thuriféraires de l'art abstrait. Cet admirateur de Courbet, Delacroix, Van Gogh ou du baron Gros, attaquait violemment les tenants de cette doctrine. Soutenu par Giono, Aragon, Cocteau, Simenon ou Druon, détesté par Malraux et la plupart des conservateurs de musée, Bernard Buffet n'a jamais cessé d'inspirer des sentiments contradictoires. Cet artiste tourmenté aux amours sulfureuses aura incarné l'esprit rebelle des années 1950-60.

  • Il était une fois un gentleman-cambrioleur... Maurice Leblanc a bâti sa renommée de romancier populaire sur les exploits d'un voleur merveilleux. Mais Lupin est aussi le fils et le témoin de son époque, la IIIe République. Jean-Claude Lamy éclaire ce personnage mystérieux en reprenant certains épisodes connus de son histoire, en inventant de nouveaux pour mieux le cerner, en lui faisant rencontrer son propre auteur... Une exploration d'un mythe qui se lit comme un roman.

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  • « Brassens ? C'est un anarchiste pour rire ! » : Paul Fort, déjà, bouleversait l'image réductrice et consacrée d'un Brassens athée et rebelle. Ce faux sauvage, fruste et intellectuel à la fois, antimilitariste et patriote, anticlérical et respectueux de la religion, dissimulait en effet un « croyant malgré lui ». C'est ce que nous révèle cette biographie qui, pour la première fois, explore la face cachée de ce « poète par vocation, chanteur par occasion » dont l'oeuvre s'inscrit dans une longue lignée qui va de François Villon à Francis Jammes. Comme eux, il partage des valeurs profondément humanistes à connotations chrétiennes, au nom d'une foi qui dépasse la dimension religieuse et le rend plus chrétien que les vrais chrétiens : Brassens est un homme libre qui sait pardonner.

    De ses engagements à ses amitiés indéfectibles, Jean-Claude Lamy nous présente à travers les témoignages de l'abbé Barrès, du père Doumairon, de Mgr Poupard, de Georges Moustaki, François Cavanna, Bernard Clavel, Raymond Devos et tant d'autres, un Brassens pudique et généreux, extrêmement cultivé et tourmenté jusqu'à ses derniers jours par une angoisse métaphysique. Un« mécréant de Dieu » d'une noblesse d'esprit et d'une exigence rares.

  • (Goncourt de la biographie pour Prévert, les frères amis, et prix François-Billetdoux de la Scam pour son roman La Belle Inconnue, notamment).

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  • « Le Miroir », hebdomadaire « entièrement illustré de photographies », parut pendant la Première Guerre Mondiale. A ce titre c'est l'ancêtre du photojournalisme. Dans la presse illustrée française « Le Miroir » se démarque des autres magazines en devenant le reflet de la Grande Guerre. Le pittoresque et le sensationnel préfigurent le fameux slogan de « Paris Match »: le poids des mots, le choc des photos.

    Malgré la censure militaire, « Le Miroir » cherche sans cesse l'information sur le terrain. De la mobilisation jusqu'à l'armistice les reportages racontent les évènements tels que les Français pouvaient les imaginer. D'août 1914 à novembre 1918 le tirage du journal passera en quatre ans et demi de 300 000 à un million d'exemplaires.

    Chaque semaine, au fil des pages, ce sont des centaines d'images qui restituent avec force ce conflit terriblement meurtrier : près de 8 millions de morts. L'horreur et l'émotion se côtoient dans « Le Miroir », vaste panorama de la Grande Guerre qu'on redécouvre aujourd'hui à l'occasion des célébrations de son centenaire.

    C'est un document exceptionnel sorti d'archives méconnues. Les combats de 14-18 sont saisissants de vérité. Nous avons sous les yeux les grands stratèges, Gallieni, Nivelle, Mangin, Foch, Pétain, et l'héroïsme des poilus anonymes dont il n'y a plus de survivants. A travers « Le Miroir » c'est l'Histoire en direct.

  • Le 12 janvier 1997, Jean-Edern Hallier tombe de son vélo, à Deauville, foudroyé par une crise cardiaque.
    L'écrivain et polémiste disparaît un an après François Mitterrand qui l'avait tant admiré puis haï au point de confier à Roland Dumas : « Ce sont des individus qui ne méritent qu'une balle dans la tête. » Hallier, le borgne rebelle devenu presque aveugle, fondateur du brûlot L'Idiot international, n'était pas seulement l'aventurier de la vie politique jouant les Don Quichotte. De la race des grands écrivains de la seconde moitié du XXe siècle, il laisse derrière lui une oeuvre importante, publiée essentiellement aux éditions Albin Michel.
    À partir d'archives, de témoignages inédits et de souvenirs personnels, Jean-Claude Lamy évoque la vie de ce personnage dont les excès médiatiques ont souvent masqué la flamboyante inspiration jusqu'à faire de lui un histrion (« je fais ma pub et je vous emmerde », lançait-il à ses adversaires). Et il révèle le créateur qui a secoué le monde littéraire avec des livres majeurs et une liberté de ton inimaginable aujourd'hui.

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  • San Francisco est un peu l'antithèse de Los Angeles. Mosaïque de populations, cette cité symbolise depuis les années 196o le départ vers une vie meilleure pour certaines minorités ethniques et sexuelles. Elle incarne la diversité culturelle et la tolérance. La ville s'est étendue sur ses collines abruptes aux rues en pente, devenues célèbres au cinéma. Multiforme, elle recèle de nombreux quartiers pittoresques : Chinatown, l'enclave latino de la Mission, ou encore le quartier gay du Castro, et des sites fameux comme le pont rouge du Golden Gate ou Alcatraz, l'île-prison. Un site naturel exceptionnel, une taille humaine, de nombreux parcs et musées, et des rues où l'on peut marcher sans que cela semble suspect... Les Américains ont surnommé San Francisco "la ville que tout le monde préfère". A découvrir en compagnie de Jack Kerouac, Blaise Cendrars, Jack London, Jean Cocteau, Frédéric Beigbeder, Dashiell Hammett, Philippe Labro, Bernard-Henri Lévy, Tom Wolfe, Yves Berger, George Lucas, Yvonne Baby et bien d'autres...

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  • Après-guerre dans le sillage de Colette ou de Simone de Beauvoir, des femmes vont élargir l'horizon d'un monde en mutation, bousculant le conformisme et la morale étriquée de l'époque. Sagan et Bardot sont les figures de proue de ces années-là. Le premier roman d'un « charmant monstre » (selon Mauriac), et l'apparition au cinéma d'une « créature diabolique » inventée par Roger Vadim, mettent le feu aux poudres. Bonjour tristesse et Et Dieu créa la femme, symbolisent l'esprit d'indépendance qui a fait évoluer la société des « Trente glorieuses ». À l'avant-garde, les trois muses de Saint- Germain-des-Prés : Juliette Gréco, Anne-Marie Cazalis, Annabel, future épouse de Bernard Buffet. Leur liberté d'allure et de moeurs sont les signes de ce renouveau que le petit port de Saint-Tropez met en scène dans une atmosphère de fête.
    Hélène Gordon-Lazareff, fondatrice de Elle, Françoise Giroud, Madeleine Chapsal apportent leur contribution à ce changement des mentalités. Coco Chanel les met au parfum N°5, Pauline Réage (Histoire d'O), Régine Deforges, Nelly Kaplan sont de drôles de numéros. Violette Leduc, Louise de Vilmorin, Marguerite Duras, Christiane Rochefort, Edmonde Charles-Roux se distinguent. L'avocate Gisèle Halimi, Simone Veil, Benoîte Groult, Marguerite Yourcenar tiennent le haut du pavé. Celles de Mai 68 donneront naissance au MLF. Les femmes en liberté ont rendu leur tablier.

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  • La belle inconnue

    Jean-Claude Lamy

    • Rocher
    • 14 March 2000

    1913.
    L'Europe est au bord de la guerre, à quelques mois de l'attentat de Sarajevo. Paul Lenglois, un jeune peintre, rencontre dans le PLM une belle inconnue attirante et mystérieuse, qui se volatilise à l'arrivée en gare. Oubliant ses projets de villégiature sur la Riviera, Paul n'aura désormais de cesse de la retrouver.
    À Nice, son ami Stuart Jacob, espion international, lui permet de suivre la trace de l'inconnue.
    Mais elle est à présent sous l'emprise d'un homme aux étranges pouvoirs, le comte Félix de Luckner, chef d'une puissante organisation criminelle. Paul se retrouve alors au centre d'un complot qui pourrait bien impliquer des personnages au plus haut niveau de l'État...
    Jean-Claude Lamy rend ici hommage, sous forme de pastiche, aux maîtres du roman policier. Dans ce périple mouvementé et dangereux, hanté par les ombres de Rouletabille, Arsène Lupin et Fantômas, l'amour tient une place énigmatique et absolue.

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  • Figure de la vie montmartroise au début du XXe siècle, familier du "Lapin Agile" et du "Bateau Lavoir", proche de Max Jacob et d'Apollinaire, Pierre Mac Orlan (1882-1970) est entré dans la légende avec Le Quai des brumes, son roman le plus célèbre, adapté au cinéma par Marcel Carné.
    Egalement journaliste, poète, parolier, cet homme à l'incomparable allure a toujours cultivé le mystère de son personnage, tissant une toile de secrets sur l'histoire de sa famille et de sa jeunesse.
    Jean-Claude Lamy s'est penché sur l'énigme de ce bourlingueur sensible et rude, qui siégea durant vingt ans à l'Académie Goncourt aux côtés de ses amis, Colette, Dorgelès et Carco. De Montmartre aux ports de l'Océan peuplés de filles faciles et de marins de passage, l'auteur de La Bandera apparaît sous son vrai jour : un génie du roman d'aventures, à l'image de Stevenson et Kipling qu'il admirait, un rêveur toujours en partance vers un ailleurs réel ou imaginaire.

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  • En 1954, une jeune fille timide devient brusquement célèbre avec la parution de Bonjour Tristesse.
    Pendant plus de trente ans, Françoise Sagan n'a cessé d'être un mythe, une légende vivante, sans jamais oublier son métier d'écrivain. Sagan, c'est une " appellation contrôlée ", une romancière lue dans le monde entier, avec des clubs de fans au Japon. En 1985, elle accepta de se confier longuement à Jean-Claude Lamy, en n'omettant rien des épisodes tumultueux de sa vie. Pendant trois ans, le biographe a enquêté, provoqué des témoignages de la part des proches de l'écrivain et de tous ceux qui pouvaient éclairer une existence renommée mais méconnue, et faire découvrir enfin la véritable Françoise Sagan.
    Une passionnante biographie.

  • A moins de cinquante ans, lars von trier est un cinéaste de notoriété internationale à qui tout semble réussir : césar du meilleur film étranger pour breaking the waves, palme d'or à cannes pour dancer in the dark, le récent dogville, des succès publics où l'on se souvient de nicole kidman, emily watson ou björk, amis aussi une oeuvre expérimentale, sans concessions, et qui applique parfois à la lettre la boutade de l'auteur du manifeste de dogma : " l'intrigue est bonne pour les téléfilms, pas pour le cinéma.
    " mais que sait-on de l'homme ? presque rien. que cachent ses phobies d'hypocondriaque, ses peurs d'enfant, son arrogance, ses crises de démiurge autoritaire ? peut-on diriger la plus importante maison de production danoise si l'on est resté un trublion ? lars von trier agit en stratège mais il pense en artiste troublé, inquiet, obsessionnel. au terme d'une enquête menée au danemark, jean-claude lamy a écrit une biographie qui se lit aussi comme un essai passionnant.
    Il arrache le masque du provocateur, il met au jouir les liens entre la vie et l'oeuvre.

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  • Lecteur passionné, grand critique, romancier et biographe de renom, Jean-Claude Lamy nous fait partager chaque semaine dans ses chroniques du Midi libre ses découvertes et ses rencontres littéraires. Drôles, pertinentes, parfois insolentes mais souvent justes, ces critiques composent un brillant panorama du monde des lettres d'aujourd'hui. D'Alain Robbe-Grillet à Michel Houellebecq, cette promenade littéraire aussi insolite qu'érudite nous entraîne au coeur de la « comédie des livres » qui se joue au fil des pages et dont Jean-Claude Lamy dévoile les plus secrètes ficelles.

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