Jean-Christophe Galipaud

  • Qui étaient les Lapita, ce peuple qui, il y a plus de 3 000 ans, a colonisé nombre des îles du Pacifique, pour certaines alors inconnues ? Qui étaient ces hommes, comment ont-ils navigué et peuplé ces îles vierges ? Par quelles voies maritimes sont-ils venus depuis l'Asie du Sud-Est ? Les Lapita sont-ils les ancêtres de tous les Océaniens actuels ? Que signifient les fameux motifs qui caractérisent leurs poteries et qui dessinent le fil rouge permettant de retracer leur épopée ? Un mouvement de peuplement stupéfiant par son ampleur géographique, près de 4 500 kilomètres parcourus d'ouest en est, et par sa courte durée, moins de 700 ans.
    Premier travail de synthèse en français consacré aux Lapita, cet ouvrage dépeint cette grande aventure maritime et fait le point sur les plus récentes découvertes de l'archéologie. Les sites, les motifs céramiques et les différentes hypothèses sur l'histoire des Lapita sont présentés de manière simple et didactique. Les nouvelles interprétations des décors des poteries permettent d'éclairer la période sous un jour nouveau.
    Les études de linguistique historique et d'ethnologie, mais aussi les nouvelles méthodes de biogénétique viennent en complément de l'archéologie pour mettre en lumière la vie sociale et culturelle des Lapita : la parenté, l'organisation sociale, l'environnement naturel, la navigation et même les croyances sont autant de domaines permettant de proposer une esquisse de ces ancêtres des peuples océaniens.
    Rendant compte de tous les aspects de la recherche actuelle sous une forme claire et accessible, cet ouvrage s'adresse autant aux spécialistes qu'aux étudiants et aux amateurs intéressés par cette période cruciale de la préhistoire océanienne.

  • Quel est le rôle du chercheur en sciences sociales dans les phénomènes de patrimonialisation qui se multiplient actuellement à travers le monde ? À partir de huit études de cas issues d'Afrique, d'Amérique latine et du Pacifique, cet ouvrage interroge les formes d'implication et de participation du chercheur à la construction patrimoniale. Dans une perspective critique, les auteurs reviennent sur leur rôle de faiseur ou de gardien de patrimoine, autrement dit de « fabric-acteur », en soulignant les tensions méthodologiques, théoriques et éthiques de la recherche dans ce domaine. En plus des enseignants-chercheurs et des étudiants, l'ouvrage s'adresse à celles et ceux qui, d'une façon ou d'une autre, sont impliqués dans la fabrication du patrimoine : professionnels, experts mais aussi décideurs politiques ou bailleurs de fonds.

  • Que sont devenus les membres de l'expédition Lapérouse ? Cette question récurrente n'a jusqu'à présent pas trouvé de réponse satisfaisante. Certes, les traces matérielles du naufrage, les épaves, racontent les circonstances du drame. Mais la disparition totale des marins et des scientifiques alimente depuis la fin du XVIIIe siècle, le mystère autour de cette expédition.
    Ces pages offrent un regard nouveau sur les circonstances de l'après-naufrage dans l'île de Vanikoro, à partir des témoignages oraux, des sources historiques, mais aussi grâce aux traces et objets identifiés à terre depuis 1999. Les recherches archéologiques dans la baie de Paiou révèlent le séjour des marins : boucles de chaussures, compas de proportion, porcelaine et verrerie. Ces objets évoquent une histoire inédite, celle des rescapés et de leurs efforts pour survivre puis pour quitter l'île ; celle aussi de leurs rapports avec les populations indigènes. L'enquête les suit à terre et tente de comprendre les raisons de leur disparition. Au-delà des frontières de l'île, ce livre révèle également la quête pendant les deux siècles suivants des Européens de passage à Vanikoro, à partir de sources nouvelles collectées en Angleterre ou en Australie. Du début du XIXe siècle au milieu du XXe siècle, elle progresse de manière sinueuse. L'histoire avance avec l'interprétation des témoignages oraux sur le naufrage et des objets identifiés ; elle se dérobe avec les découvertes cachées des marins installés dans le Pacifique Sud.
    Ironie du sort, après la découverte par l'irlandais Dillon de l'île du naufrage en 1827, c'est l'administrateur anglais Woodford qui, au début du XXe siècle, révèle les premières traces à terre des rescapés de Vanikoro. C'est avec lui que débute cette longue enquête qui au-delà d'un naufrage tragique nous révèle les enjeux et les conséquences du contact de deux mondes, en 1788, à Vanikoro.

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