Julliard

  • Entrez dans la danse

    Jean Teulé

    • Julliard
    • 1 February 2018

    Une étrange épidémie a eu lieu dernièrement / Et s'est répandue dans Strasbourg / De telle sorte que, dans leur folie, / Beaucoup se mirent à danser / Et ne cessèrent jour et nuit, pendant deux mois / Sans interruption, / Jusqu'à tomber inconscients. / Beaucoup sont morts.
    Chronique alsacienne, 1519

  • Gare à Lou !

    Jean Teulé

    Comme le disaient Mozart et Shakespeare : « Il est très agréable de jouir d'un don exceptionnel, mais il ne faut pas oublier que c'est une source inépuisable d'embêtements. » À 12 ans, Lou partage absolument cette opinion. Au prétexte qu'elle est en mesure de faire tomber immédiatement les pires calamités sur la tête de tous ceux qui la contrarient, on l'enferme dans un endroit secret en compagnie de militaires haut gradés pour qu'elle devienne une arme absolue capable de mettre en échec les plans malveillants des ennemis du pays ou, pire, d'ourdir de méchantes et sournoises manoeuvres afin de causer des torts effroyables à d'autres nations. De telles occupations n'offrent pas à une adolescente les satisfactions que la vie aurait pu lui promettre. D'autant que son super pouvoir, aussi extraordinaire soit-il, ne fonctionne pas toujours comme prévu. Rien ne pouvait mieux inspirer Jean Teulé que d'imaginer les horreurs qu'un être humain bien disposé peut infliger à ses contemporains.

  • Vous avez une minute pour me lire oe
    Imaginez un magasin où l'on vend depuis dix générations tous les ingrédients imaginables pour se suicider. Cette petite entreprise familiale prospère dans la tristesse et l'humeur sombre jusqu'au jour abominable où surgit un adversaire impitoyable : la joie de vivre.
    Vous avez cinq minutes pour me lire oe
    Entreprise familiale, le Magasin des suicides met à contribution tous les membres de la famille Tuvache. Nous avons là :
    le père : Mishima, spécialisé dans les morts violentes (matériel pour hara-kiri, napalm pour immolation, revolver jetable à un coup, etc.) dirige la maison d'une main de fer ;
    la mère : Lucrèce, adepte de l'empoisonnement, confectionne elle-même des mixtures originales. Par exemple, elle ajoute des feuilles de menthe dans le cyanure pour rafraîchir la bouche. Chaque matin, elle propose sur une ardoise le cocktail du jour (toujours fatal) ;
    le fils, Vincent, adolescent exalté, invente sans cesse dans sa chambre de nouveaux moyens de se foutre en l'air. Il a en projet la création d'un parc d'attractions sur le thème du suicide ;
    la fille, Marilyn, qui se croit moche et inutile, voudrait en finir avec l'existence mais ses parents lui interdisent de passer à l'acte : " On ne peut pas se tuer, nous les Tuvache, parce que sinon qui tiendrait le magasin ? "
    Dans cette famille malheureuse et contente de l'être, le destin a frappé le jour où Mishima et Lucrèce ont testé un préservatif poreux destiné à ceux qui veulent mourir par contamination. C'est ainsi qu'est né le petit dernier.
    Ah, celui-là... Il s'appelle Alan et la nature l'a doté d'un horrible défaut : il adore la vie. Un enfant pareil chez les Tuvache, c'est un coup du sort. Les parents iront jusqu'à l'envoyer en stage de commando suicide pour essayer de lui mettre un peu de plomb dans la tête, que la vocation rentre enfin. Mais, là-bas, il désespérera l'instructeur en faisant semblant de ne jamais rien comprendre. Celui-ci, à bout de nerfs, un jour s'entourera la taille de bâtons de dynamite et, le détonateur à la main devant Alan, il lui dira : " Regarde bien car je ne ferai la démonstration qu'une seule fois. " Et il s'explosera. Alan sera renvoyé du stage. De retour au magasin de ses parents, il console les clients, sème à nouveau une joyeuse pagaille avec ses chansons rigolotes et ses fous rires. Mishima en fait une dépression et doit s'aliter quelques jours, le temps nécessaire pour Alan de métamorphoser la boutique avec l'aide de sa mère, sa soeur et son frère, maintenant contaminés par son optimisme car l'enfant se révèle contagieux. Le MDS (Magasin des suicides) devient une sorte de MJC locale où les clients aiment dorénavant se retrouver pour faire la fête, danser, bouffer des crêpes en forme de tête de mort et chercher des solutions à l'avenir du monde.
    Et tout cela se terminera dans une sorte d'apothéose, car, finalement, le pire n'est jamais sûr !

  • Le Montespan

    Jean Teulé

    En 1663, Louis-Henri de Montespan, jeune marquis désargenté, épouse la somptueuse Françoise « Athénaïs » de Rochechouart. Lorsque cette dernière accède à la charge de dame de compagnie de la reine, ses charmes ne tardent pas à éblouir le monarque à qui nulle femme ne saurait résister. D'époux comblé, le Montespan devient alors la risée des courtisans. Désormais, et jusqu'à la fin de ses jours, il n'aura de cesse de braver l'autorité de Louis XIV et d'exiger de lui qu'il lui rende sa femme.
    Lorsqu'il apprend son infortune conjugale, le marquis fait repeindre son carrosse en noir et orner le toit du véhicule d'énormes ramures de cerf. La provocation fait scandale mais ne s'arrête pas là. Le roi lui a pris sa femme, qu'à cela ne tienne : il séduira la sienne. Une fois introduit dans la chambre de la reine, seule la laideur repoussante de celle-ci le fera renoncer à ses plans. A force d'impertinences répétées, l'atypique, facétieux et très amoureux marquis échappera de justesse à une tentative d'assassinat, puis sera exilé sur ses terres jusqu'à sa mort. En ayant porté haut son indignation, y compris auprès du pape, le marquis de Montespan fut l'une des premières figures historiques à oser contester la légitimité de la monarchie absolue de droit divin. Il incarne à lui seul l'esprit révolutionnaire qui renversera un siècle plus tard l'Ancien Régime.

    Après avoir si brillamment dépeint le Moyen Âge dans Je, François Villon, Teulé, qui a le don de brosser l'atmosphère d'une époque, restitue le temps des précieuses ridicules et des salons mondains, comme celui des chansons paillardes et des crasseuses garnisons du roi. Son style emprunte aussi bien à la verve des fabulistes dont Mme de Montespan fut la protectrice, qu'à la grivoiserie populaire. Et nous fait reprendre goût, par son humour irrésistible, à la saveur d'une langue piquante et imagée...

  • Je, François Villon

    Jean Teulé

    Frères humains qui après nous vivez, N'ayez les coeurs contre nous endurcis. Il est peut-être né le jour de la mort de Jeanne d'Arc. On a pendu son père et supplicié sa mère. Il a appris le grec et le latin à l'université de Paris. Il a joui, menti, volé dès son plus jeune âge. Il a fréquenté les miséreux et les nantis, les étudiants, les curés, les prostituées, les assassins, les poètes et les rois. Aucun sentiment humain ne lui était étranger. Des plus sublimes aux plus atroces, il a commis tous les actes qu'un homme peut commettre. Il a traversé comme un météore trente années de l'histoire de son temps et a disparu un matin sur la route d'Orléans. Il a donné au monde des poèmes puissants et mystérieux, et ouvert cette voie somptueuse qu'emprunteront à sa suite tous les autres poètes : l'absolue liberté. Après Rimbaud et Verlaine, Jean Teulé ne pouvait mieux clore son voyage en Poésie qu'en endossant avec orgueil et humilité les haillons magnifiques de François Villon.

  • Héloïse, ouille !

    Jean Teulé

    En l'an 1118, le célèbre théologien Pierre Abélard est sollicité par un influent chanoine pour parfaire l'éducation de sa ravissante nièce, Héloïse. D'une réputation irréprochable, Abélard n'a qu'une seule et unique maîtresse : la dialectique. Mais les charmes irrésistibles d'Héloïse s'apprêtent à lui faire découvrir une dimension jusqu'alors inconnue : l'amour fou, quel que soit le prix à payer. Le plus grand logicien de son temps et sa jeune et brillante élève se laissent alors emporter par une passion au-delà de toute rationalité.
    Partant du principe que l'essentiel de l'amour tient dans la rencontre entre deux corps - idée trop souvent occultée par la bienséance, y compris par Héloïse et Abélard, dont la célèbre correspondance n'évoque qu'entre les lignes l'aspect charnel de leur liaison -, Jean Teulé, plus rabelaisien que jamais, s'est donné pour but de combler certaines lacunes. Et qui mieux que ce trouvère d'aujourd'hui pour chanter la folie de ces deux amants éternels ? Qui mieux que lui pour oser s'emparer du couple le plus mythique de l'histoire médiévale et relater, avec la joyeuse obscénité de l'époque, leurs pratiques érotiques ?
    Car il en fallait du courage, du talent, de la rage d'écrire pour faire naître un tel texte, transgressif, débridé, ambitieux et pétri de l'amour de ces deux amants légendaires, à jamais enlacés dans le même tombeau du Père-Lachaise. Grâce à cette version punk de la romance d'Héloïse et Abélard, Jean Teulé nous met en bouche un amour qui touche au divin, et nous fait, à nous, simples mortels, entrevoir l'absolu.

  • Après le succès du Montespan, Jean Teulé retrace, avec l'humour noir et l'esprit décalé dont il a le secret, un événement historique extraordinaire et méconnu.

  • Charly 9

    Jean Teulé

    Il est vrai que Charles IX ne fut pas un roi comme les autres et qu'il n'aurait pas laissé un grand souvenir s'il n'avait ordonné, en août 1572, le massacre de la Saint-Barthélemy, carnage qui horrifia l'Europe, à l'exception du pape et des Espagnols qui y virent, eux, la bienheureuse volonté de Dieu. Cette décision n'était pas la sienne mais celle de sa mère, la redoutable Catherine de Médicis qui utilisa toute sa vie sa nombreuse progéniture pour assouvir son appétit dévorant de pouvoir : dès qu'un de ses fils mourait, elle poussait illico le suivant sur le trône de France. Charles IX avait 24 ans à l'époque, et il ne possédait ni la cruauté ni la détermination, ni la force morale d'assumer un crime aussi horrible. Accablé par le poids de sa faute, il sombra dans une folie qui le conduisit en quelques mois à la maladie et à la mort. C'est cette terrifiante descente aux enfers que Jean Teulé raconte dans ce roman baroque et magnifique. Avec la verve qu'on lui connaît, il décrit les extravagances de ce malheureux jeune homme : la manière dont il coursait furieusement des lièvres qu'il délivrait dans les appartements de sa maîtresse ; comment il massacrait le bétail, la basse-cour et tous les animaux des fermes où le hasard de ses errances le conduisaient, comment il empoisonna une partie de la population en lui offrant du muguet le 1er mai, ce qui, en ces temps de famine, poussait ses sujets à manger cette fleur vénéneuse qu'il croyait être une sorte de salade ; comment il permit l'invention du poisson d'avril en officialisant le changement de date du début de l'année du 1er avril au premier janvier ; comment il crut remplir les coffres vides du royaume en fabriquant de la fausse monnaie... et bien d'autres folies encore, aussi saugrenues que sanglantes.

  • Fleur de tonnerre

    Jean Teulé

    C'était au temps où l'esprit des Lumières et le catéchisme n'avaient pas soumis l'imaginaire populaire aux lois de la raison et du Dieu unique. Partout en Bretagne, dans les forêts et les landes, sur les dunes fouettées par les vents fous de l'Atlantique, couraient les légendes les plus extravagantes. Le soir, au creux des fermes, on évoquait inlassablement les manigances des êtres surnaturels qu'on savait responsables de la misère et des maux qui frappaient sans relâche. De tous, l'Ankou, l'ouvrier de la mort, était le plus craint, et c'est cette terrible image qui frappa avec une violence inouïe l'esprit de la petite Hélène Jegado. Blottie contre le granit glacé des gigantesques menhirs, l'enfant minuscule se persuada qu'elle était l'incarnation de l'Ankou. Elle devait donc tuer tous ceux qui se trouveraient sur sa route et remplit sa mission avec une détermination et un sang-froid qui glacent le sang. Après avoir empoisonné sa propre mère qui l'avait surnommée " Fleur de tonnerre ", elle sillonna la Bretagne, éliminant sans la moindre hésitation tous ceux qui accueillaient avec bonheur cette cuisinière si parfaite. Elle tuait tout le monde, hommes, femmes, enfants, vieillards et nourrissons. Elle empoisonnait dans les maisons, dans les presbytères, dans les couvents, dans les bordels. Et elle était si bonne, si compatissante aux chevets des mourants, que personne ne pouvait soupçonner un seul instant son monstrueux dessein. Au contraire, on plaignait cette personne si dévouée que la malchance conduisait toujours dans des familles victimes de la guigne. À laisser trop de traces, elle finit par se faire prendre, le jour où elle s'attaqua à un ancien juge, expert en affaires criminelles. Hélène Jegado reste la plus grande " serial killer " de France et, sans doute, du monde entier.

  • Comme une respiration...

    Jean Teulé

    Pour échapper à l'atmosphère plombée qui nous étouffe, Jean Teulé a décidé d'aller voir les gens, de s'asseoir à leur table et d'écouter leurs histoires. Il n'a pas regretté le voyage. Ils sont incroyables, les gens. Ils sont capables de tout. Où vont-ils chercher cette stupéfiante énergie ? Comment peut-on se montrer tour à tour si meurtris et si joyeux ? Être tout à la fois si tendres, émouvants et féroces. Ne jamais renoncer, ne jamais céder, toujours inventer, toujours rêver et toujours rire. Et comme le disait si bien Verlaine :
      Écoutez la chanson bien douce.
    Qui ne pleure que pour vous plaire.
    Elle est discrète, elle est légère.
    Un frisson d'eau sur de la mousse.
      Respirez ! À fond ! Et laissez vous emporter par la fantaisie malicieuse et cruelle de Jean Teulé qui dit l'extraordinaire des destins ordinaires.

  • ô Verlaine !

    Jean Teulé

    • Julliard
    • 29 January 2004

    Alcoolique phénoménal, amant frénétique et désordonné, bigame maltraité par ses deux horribles campagnes, Paul Verlaine oscilla jusqu'au tombeau entre l'ignoble et le sublime.
    C'est à la toute fin de vie, au moment de la pire déchéance morale et matérielle, au moment où les gloires de l'époque l'accablaient de leur mépris, qu'une soudaine vague de sympathie naquit en sa faveur parmi les étudiants et la jeunesse du Quartier latin. En quelques semaines, il devint leur idole. Ils aimaient le cataclysme de sa vie, le génie de sa poésie. Ils se battaient pour l'écouter dans les cabarets, encombraient sa chambre d'hôpital et lui assurèrent des funérailles grandioses...
    Fol amoureux de son personnage magnifique et terrifiant, Jean Teulé a choisi de raconter cette période extravagante à travers le regard du jeune Henri-Albert Cornuty - un adolescent de Béziers qui monta à pied à Paris dans le seul but de rencontrer Verlaine...

  • Rainbow pour Rimbaud

    Jean Teulé

    • Julliard
    • 23 September 2002

    A 36 ans, Robert est un doux géant de deux mètres dix doté d'une âme d'enfant.
    Il vit avec ses parents à Charleville-Mézières. Robert se prend pour Arthur Rimbaud. Son bateau ivre à lui est une armoire dans laquelle il dort. Lorsque son père décide de se débarrasser du meuble, Robert part aussitôt pour Paris. Gare de l'Est, il rencontre Isabelle, standardiste à la SNCF. La passion ne tarde pas à naître entre ces deux êtres si sensibles et si différents des autres. Ensemble, les voilà partis pour un voyage au long cours, avec l'amour fou et Rimbaud pour seuls bagages.

  • Darling

    Jean Teulé

    Un soir, une jeune femme aborda Jean Teulé.
    Curieusement affublée, elle semblait sortir d'un sketch des Deschiens mais son regard, sa démarche et son assurance gouailleuse intriguèrent l'écrivain.
    Elle dit s'appeler Darling, vouloir raconter son histoire afin qu'il en tire un livre. Elle estimait qu'ils rendraient tous les deux un grand service à leurs contemporains en montrant qu'on peut toujours s'en sortir en dépit de la violence et des catastrophes qui vous tombent sur la tête.
    En écoutant le récit de Darling, Jean Teulé a entendu l'éternelle lamentation de ceux qui traversent les déserts abominables des vies sans affection, sans respect, sans ressource. Mais il a discerné aussi la voix d'une personnalité étonnante, la voix d'une femme capable de dévisager le malheur avec insolence et d'en parler avec des mots étonnamment justes. De son frère, mort bizarrement dans un accident de la route, elle dira : Quand je l'ai vu, la tête transpercée par une barre de fer tombée d'un camion, j'ai trouvé qu'il ressemblait à un joueur de baby-foot.
    Succession de coups durs, de rebuffades, d'humiliations, de rêves salopés, de tortures morales et physiques, sa vie a été une longue et lente chute sur le toboggan social d'une France impitoyable, descente aux enfers dont chaque étape lui a laissé une cicatrice incurable.
    Jean Teulé n'a pas voulu écrire une biographie, il a tenté de rendre, à travers l'écriture romanesque, la trajectoire baroque et tragique d'une femme exceptionnelle que le sort accable, que la société ignore et méprise et qui, pourtant, continue inlassablement à se battre pour redonner à sa vie une cohérence et un but.

    Sur commande
  • Les lois de la gravité

    Jean Teulé

    Dans trois heures, le lieutenant Pontoise ne sera plus de permanence et pourra, le temps d'un dimanche, oublier les turpitudes et tes angoisses du difficile métier de policier.
    A cet instant précis, une femme entre dans le commissariat et s'accuse d'avoir assassiné son mari. Quand et comment l'a-t-elle occis ? En le poussant, il y a quelques années, par la fenêtre de leur appartement du onzième étage. Pourquoi ? Il buvait et il la battait, elle et ses enfants. Comment se fait-il qu'on ne l'ait pas arrêtée à l'époque ? Elle a dit qu'il s'agissait d'un suicide et tout le monde l'a crue.
    Alors pourquoi se dénoncer des années après ? Parce qu'elle a des remords. Et pourquoi justement ce soir ? Parce que ça s'est passé il y a dix ans jour pour jour, et que demain le crime sera prescrit. Le lieutenant Pontoise n'en croit pas ses oreilles. Il refuse d'entendre de telles âneries. Jamais il n'arrêtera cette femme qui a commis le crime parfait en débarrassant la société d'un franc salaud, pense-t-il.
    Qu'elle aille cuver ses remords chez elle. Mais ce n'est pas l'avis de la meurtrière...

    Sur commande
  • Longues peines

    Jean Teulé

    Vous qui, sur les talons de Jean Teulé, entrez dans l'univers carcéral., abandonnez tout espoir et renoncez à la compassion.
    Vous allez affronter l'épouvante en riant aux éclats. Au plus profond de la campagne française, une maison d'arrêt pour hommes et femmes... C'est dans ce décor que Jean Teulé a situé son nouveau roman. Cellule 108 du quartier des hommes, ils sont quatre : Jacky Coutances, maigrichon sournois qui a probablement tué trois de ses amoureuses ; Kaczmarek, colosse illettré et irritable ; Popineau, qui tenait un magasin de farces et attrapes, et Biche, instituteur fragile qui a connu un moment d'épuisement et de folie.
    Au bâtiment des femmes, dans la 209, elles sont trois : Lemonnier, monstre femelle ; Desîles, l'infanticide, et Rose Allain, dont tout laisse à penser qu'elle est là par erreur. Dans sa maison de fonction, le directeur est littéralement fou d'amour pour son épouse. À la dernière page. vous aurez le sentiment que Jean Teulé a poussé loin le bouchon. Sachez simplement que les histoires qui tissent ce roman sont tirées de faits authentiques.

    Sur commande
  • Bord cadre

    Jean Teulé

    • Julliard
    • 23 September 1999

    " Sous la lumière vert mousse très tamisée de la chambre, il la regardait.
    Il avait remarqué que, de profil, les ombres s'accrochaient au visage de Léone comme des griffes, mais qu'à contre-jour elle avait vingt ans. Lorsqu'elle se retournait, il admirait son fessier ressemblant à un coeur renversé. Si elle était redressée sur ses bras, ses reins s'étiraient, longs comme ceux d'une jeune fille mais, épaules à même les draps, là, sa poitrine se rassemblait en paquet et elle avait cent ans.
    Marc fut surpris d'aimer ça aussi.
    Il tenait entre ses bras la femme de tous les âges et selon la position du corps, rapport à l'éclairage, il enfilait une adolescente, une femme ou une vieille. Il les aimait toutes. " Manipulés par un peintre talentueux et pervers, un homme et une femme font le pari que leur amour est si fort qu'ils pourront tout se dire.
    Après Darling, Jean Teulé, avec ce sens de l'observation aigu jusqu'à la cruauté qui le caractérise, révèle les pensées les plus inavouables traversant l'esprit des gens qui s'aiment.

    Sur commande
empty