Jean Veil

  • Simone Veil accepte de se raconter à la première personne. Personnage au destin exceptionnel, elle est la femme politique dont la légitimité est la moins contestée, en France et à l'étranger ; son autobiographie est attendue depuis longtemps. Elle s'y montre telle qu'elle est : libre, véhémente, sereine.

  • Sa vie exemplaire, son amour des siens, sa fidélité sans faille aux valeurs de la République, son attachement à la cause des femmes, ont fait de Simone Veil un modèle de ce que doit être une personnalité politique de premier rang.
    À mesurer l'immensité des épreuves qu'elle a connues et surmontées, on comprend pourquoi tant de respect, d'admiration et d'affection entourent Simone Veil, la « mère courage » de notre génération.
    Robert Badinter.
    En dépit de sa pudeur, de sa réserve et à certains égards d'une réelle timidité, rares sont ceux, célèbres ou inconnus, qui n'ont pas trouvé auprès de notre mère une solution à leur problème, un conseil ou une écoute attentive et réconfortante. Jean et Pierre-François Veil.

    Combats pour la mémoire de la Shoah, pour l'Europe, pour l'émancipation des femmes..., cet ouvrage réunit les textes d'une vie d'engagements et de convictions que Simone Veil a souhaité partager.

  • Cette édition pédagogique regroupe les quatre premiers chapitres d'Une vie et couvre la période 1927-1954.
    Ce que Simone Veil a vécu durant ces années - où elle passa d'une enfance protégée à l'horreur des camps de concentration, puis retourna à la " vie normale " - sans pouvoir partager son expérience avec ceux qui ne l'avaient pas connue, s'inscrit dans le nécessaire devoir de mémoire des jeunes générations. Source de réflexions, son sobre récit est également une leçon de courage et d'espoir.

  • Pensees libres

    Simone Veil

    « Nous vous aimons, Madame », déclarait l'écrivain Jean d'Ormesson dans son discours de réception à l'Académie française, tant il est vrai que Simone Veil bénéficie d'une place bien particulière dans le coeur et l'histoire des Français. Que ce soit son discours de 1974 à l'Assemblée nationale en faveur de la dépénalisation de l'avortement, ou encore celui prononcé à l'occasion des soixante ans de la libération d'Auschwitz, ses mots résonnent encore puissamment aujourd'hui.

    Cet ouvrage rassemble les plus belles, les plus instructives et les plus inspirantes citations de Simone Veil, afin de faire entendre la voix ferme et douce de cette figure majeure du XXe siècle et d'éprouver la singulière trajectoire qui fut la sienne.

  • L'aube à Birkenau

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    • Arenes
    • 4 November 2020

    Une édition collector : avec un CD audio exceptionnel.
    Textes lus par Léa Drucker et Mathieu Amalric.
    « La guerre avait fauché une génération. Nous étions effondrés. Mon oncle et ma tante avaient beau être médecins, ils ne possédaient plus rien. Leur clientèle avait disparu. Leur maison avait été pillée. Leurs économies avaient fondu. Le lendemain de mon arrivée à Paris, comme ils n'avaient ni argent ni vêtements à m'offrir, c'est une voisine qui m'a secourue avec une robe et des sous-vêtements.
    Il régnait dans la maison une atmosphère de désolation. Il n'y avait plus le moindre meuble. Les miroirs avaient été volés, à part ceux qui étaient scellés aux murs et que les pillards n'avaient pas pu emporter.
    Je faisais ma toilette matinale devant un miroir brisé par une balle. Mon image y apparaissait fissurée, fragmentée.
    J'y voyais un symbole.
    Nous n'avions rien à quoi nous raccrocher. Ma soeur Milou était gravement malade, mon oncle et ma tante avaient perdu le goût de vivre.
    Nous faisions semblant de vouloir continuer. ».
    Simone Veil raconte son enfance, sa déportation, et l'impact de cette épreuve dans sa vie.
    Récit recueilli par David Teboul.

  • Le 26 novembre 1974, Simone Veil, ministre de la Santé au gouvernement de Valéry Giscard d'Estaing, présente son projet de loi sur l'interruption volontaire de grossesse devant l'Assemblée nationale. Les débats qui suivent révèlent à la France entière une personnalité courageuse et déterminée, défendant à la fois la dignité de la femme et l'intérêt de la nation, face à des parlementaires déchaînés, y compris dans son propre camp.
    Ce discours d'une force extraordinaire, republié dans le présent ouvrage, est accompagné d'un entretien avec Annick Cojean, journaliste au Monde, qui éclaire le contexte de l'époque et mesure l'évolution des mentalités. Un livre essentiel au moment où certains tentent de remettre en cause cette loi. La loi Veil est un exemple pour tous les pays où le combat reste à mener.

  • Le 26 novembre 1974, la voix sans hésitation de Simone Veil résonne dans l'hémicycle. Elle présente à l'Assemblée nationale son projet de loi en faveur de l'avortement. Une majorité de députés y sont opposés. Les débats seront longs, houleux, teintés d'une grande violence mais son discours magistral finira par emporter l'adhésion.

    Le 18 mars 2010, Simone Veil est reçue à l'Académie française. Elle y prononce un émouvant discours de réception. En réponse, Jean d'Ormesson rend un hommage vibrant à son histoire et à sa personnalité exceptionnelles, que viendra conclure Jacques Chirac.

  • « Le vrai courage, c'est celui de trois heures du matin », disait Napoléon Bonaparte. Sans attendre une heure si matinale, Patrick Wajsman et Jean Veil présentent, dans leur contexte historique, 200 citations, tantôt pour nous inspirer bravoure et témérité, tantôt, a contrario, pour nous défendre de la cupidité ou de la lâcheté. Florilège :
    « Quand le courage empiète sur la raison, il ronge le glaive avec lequel il combat. » (Shakespeare) « Qui craint de souffrir, souffre déjà de ce qu'il craint. » (Montaigne) « Où serait le mérite si les héros n'avaient pas peur ? » (Alphonse Daudet) « À mesure que l'on s'avance dans la vie, on s'aperçoit que le courage le plus rare est celui de penser. » (Anatole France) « Il faut savoir ce que l'on veut. Quand on le sait, il faut avoir le courage de le dire. Quand on le dit, il faut avoir le courage de le faire. » (Georges Clemenceau) « Le courage est une chose qui s'organise, qui vit et qui meurt, qu'il faut entretenir comme les fusils. » (André Malraux) « L'impossible, nous ne l'atteignons pas mais il sert de lanterne. » (René Char)

  • Dans les années 1970, l'avortement est un acte lourd de conséquences, condamné par la loi française et pratiqué clandestinement.
    Lorsqu'elle présente son projet de loi en 1974, Simone Veil fait face à une majorité de députés opposés à l'avortement. Malgré des débats houleux, parfois d'une grande violence, son discours finit par remporter l'adhésion. La loi sur l'Interruption volontaire de grossesse (IVG) poursuit ainsi l'entreprise d'émancipation sociale de la femme. Quelques années plus tôt, en 1967, Lucien Neuwirth avait fait voter une loi sur la maternité volontaire autorisant la contraception.

  • Plus de 200 citations d'avocats,  les unes drôles, les autres sur un aspect important de la profession ou du droit.
    D'« Acteur » à « Vol », plus de deux cents citations...
    Grâce aux réponses de plusieurs centaines d'avocats et aux citations déjà retenues par l'Histoire, les auteurs proposent un petit dictionnaire de citations d'avocats, les unes drôles, les autres sur un aspect important de la profession, ou, plus largement, du droit. Le lecteur pourra ainsi tantôt s'amuser, tantôt enrichir sa culture et sa réflexion juridique.

  • Le 26 novembre 1974, Simone Veil, ministre de la Santé au gouvernement de Valéry Giscard d'Estaing présente son projet de loi sur l'interruption volontaire de grossesse devant l'Assemblée nationale. Modifier profondément la loi répressive de 1920 est urgent : chaque année entre 300 000 et 500 000 femmes ont alors recours à l'avortement clandestin ou se rendent à l'étranger pour se faire avorter, tandis que des médecins de plus en plus nombreux font part publiquement de leur pratique des IVG en toute illégalité.
    Ce discours et les débats qui l'ont suivi révèlent à la France entière une femme courageuse et déterminée, défendant à la fois la dignité de la femme et l'intérêt de la Nation, face à des parlementaires déchaînés y compris dans son propre camp. Personne n'a oublié ce discours. Beaucoup considèrent cette loi comme le fait le plus marquant du septennat Giscard.
    Trente ans plus tard, Simone Veil a enfin accepté de voir publier son discours de novembre 74.
    Il est suivi d'un long entretien avec Annick Cojean, journaliste au Monde. Simone Veil revient ainsi sur ces débats. On comprend également pourquoi la publication de ce texte est aujourd'hui plus que nécessaire. Simone Veil parle de ces combats qui restent à mener pour garantir une égalité de droits avec les hommes, la vie dans l'entreprise, les débats religieux jusqu'aux effets pervers des 35 heures... Un livre essentiel au moment où certains tentent de remettre en cause cette loi au nom de conceptions contraires aux fondements de l'État républicain.

  • Trop longtemps rangée en "bonne dame de Nohant" au milieu de ses marionnettes et de ses confitures, George Sand méritait d'être redécouverte à la juste mesure de ses multiples talents d'ensorcelante femme de lettres et de passions.
    Le portrait photographique permet de revivre ici l'effervescence de tout un monde politique, artistique et littéraire, du Second Empire au début de la IIIe République, qui défile dans l'atelier de Nadar ou celui d'autres grands noms de la photographie : Bisson, Le Gray, Mayer et Pierson, Carjat, Petit, Disderi.
    Sand elle-même s'est prêtée très tôt aux nouvelles techniques du portrait: dès 1852, elle se fait « daguerréotyper », mais sa déception est telle qu'elle attendra douze ans pour renouveler l'expérience, et cette fois devant la chambre noire du grand Nadar.

  • « Simone Veil s'est exprimée à des tribunes, sur des sujets et devant des publics fort différents. Les discours rassemblés ici ne représentent donc qu'une infime partie de ses interventions publiques : ce sont ceux qu'elle a prononcés, au cours de ces six dernières années, comme présidente de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.
    En écrivant ces dernières lignes, je corrige tout de suite : quand notre présidente s'exprime sur la Shoah, c'est d'abord et toujours Madame Veil, la survivante d'Auschwitz, mûrie et enrichie par son expérience politique nationale et internationale, qui parle, du fond du coeur, de sa mémoire et de sa pensée.
    Sans doute il manquera, à la lecture seule de ces discours, son regard, la gravité de sa parole et le ton particulier de son récit qui bouleversent toujours ceux qui l'écoutent.
    Pourtant, je suis convaincue que ses paroles devenues textes ne perdront rien de leur profondeur et de leur authenticité.
    Je ne doute pas que le lecteur saura les entendre, les méditer et, je l'espère, s'en inspirer. » Anne-Marie Revcolevschi Directrice générale de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah

  • Dans ces entretiens réalisés en novembre 1985 avec Antoinette Fouque, Simone Veil parle de sa vie de femme, de son engagement. Magistrate ou ministre, elle a toujours oeuvré contre les abus de pouvoir pour l'instauration d'une loi, bonne en ce qu'elle respecte la dignité de la personne humaine. Une voix de femme qui interpelle le monde politique et témoigne d'une vie simplement exemplaire.

    « La profession d'avocat que j'avais choisie venait du goût de défendre des idées que je pensais justes et dont je trouvais qu'elles n'étaient pas suffisamment entendues. Au fond, je crois que toute ma vie, je pars en guerre... Ce qui m'importe, c'est la personne humaine, c'est l'homme, c'est la femme, le respect de l'homme et de la femme, de leur liberté, de leur dignité et de leur bonheur ; je ne conçois pas de possibilité de bonheur sans respect de la personnalité. C'est une sorte de combat pour une certaine forme de vie. » S.V.

  • L'ouvrage présente des textes essentiels d'un des fondateurs de la psychopathologie du travail : ils éclairent, dans un langage accessible à tous, les débats contemporains sur les processus de dégradation de la santé au travail et d'exclusion des dits " vulnérables ".
    Cet ouvrage s'inscrit dans la lignée des rééditions de textes des fondateurs de la psychopathologie du travail initiées chez érès avec Le Guillant et Tosquelles. En s'attachant à la question de la fabrication des " inaptes ", " handicapés ", " vulnérables ", du statut assigné et du traitement différentialiste qui leur est réservé et qui les installent dans l'exclusion, Claude Veil donne des outils pour comprendre les processus à l'origine de la souffrance au travail et agir dans le but de les transformer. Des textes d'une grande actualité.

  • D'avril 1942 à février 1944, Hélène Berr a tenu son journal au jour le jour.
    Un texte d'une qualité littéraire exceptionnelle, où se mêlent l'expérience quotidienne de l'insoutenable et le monde rêvé des lettres, où alternent à chaque instant l'espoir et le désespoir. Un texte qui a émut la France entière à sa parution en janvier 2008. Ses derniers mots, le 15 février 1944, « Horror ! Horror ! Horror ! », sont un pressentiment de l'inéluctable. Arrêtée le 8 mars 1944, elle est déportée à Auschwitz avec son père et sa mère.
    Elle survit presque jusqu'au bout à l'épreuve, succombant à l'épuisement à Bergen-Belsen en avril 1945, quelques semaines avant la libération du camp.
    Ce beau-livre réunit de très larges extraits du Journal, des photos du manuscrit original (conservé au Mémorial de la Shoah), d'Hélène Berr et de sa famille, de Paris sous l'Occupation, avec des double-pages thématiques sur les problématiques de l'époque.

  • L'etoile noire

    Maillet/Veil

    • Oh !
    • 9 March 2006

    Bordeaux, 1943, une rafle, Sidonie et ses jumeaux âgés de cinq ans sont arrêtés : ils sont noirs et vont être déportés.
    C'est dans l'angoisse et la puanteur du train que commence le long voyage qui mènera Sidonie et ses enfants jusqu'à Auschwitz. A leur arrivée au camp, Désiré, son fils, lui est enlevé - il va chez les hommes ; sa fille, elle, mourra. Sidonie est ensuite déportée à Ravensbrück. Elle lutte contre la souffrance et la folie en puisant dans ses racines martiniquaises. Dans ce camp où tout est horreur, Sidonie invoque la mémoire de ses ancêtres africains, esclaves et révoltés, qui ont survécu à des siècles d'oppression.
    Elle prie Agénor, un dieu qu'elle s'invente, qui lui donne force et courage. Elle, si fière de ne s'être jamais senti une esclave, combat de toutes ses forces. Michelle Maillet aborde le sujet de la déportation des Noirs pendant la Deuxième Guerre mondiale. Un sujet peu connu qu'elle traite magistralement. L'Etoile noire est un livre poignant, empreint de poésie, prônant l'amour et la tolérance. L'Etoile noire est le premier roman de Michelle Maillet.

    Sur commande
  • Jeudi 18 mars, Simone Veil, qui fut déportée, ministre d'État, présidente du Parlement européen, membre du Conseil constitutionnel, est reçue à l'Académie française. Elle y prononce l'éloge de son prédécesseur au fauteuil de Jean Racine, Pierre Messmer, compagnon de la Libération et ancien Premier ministre. En réponse, Jean d'Ormesson prononce son éloge à elle. Deux jours plus tôt, son épée d'académicienne lui a été remise par Jacques Chirac et François Jacob, compagnon de la Libération et Prix Nobel. Jacques Chirac a fait un bref discours. C'est l'ensemble de ces textes - les deux discours en constituent l'essentiel - qui forment ce petit livre.

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