Jean Copans

  • L'ethnologie est définie par la pratique de terrain : celui-ci est à la fois lieu, objet, tradition et forme d'enquête où l'ethnologue entre en contact direct avec ses interlocuteurs. Un séjour de longue durée, une familiarité culturelle et linguistique font de l'« observation participante » l'instrument d'une mise en contexte permanente des comportements individuels et collectifs, et surtout des cultures de l'oralité, matériau originel de l'ethnologie. L'enquête de terrain devient ensuite une série de textes (notes, entretiens, articles ou ouvrages) qui évoque autant les manières de faire de l'ethnologie que les coutumes des sociétés étudiées. Cette 3e édition prend en compte les publications françaises les plus récentes tant sur la restitution et l'analyse des pratiques d'enquête que sur les nouveaux champs de recherche comme le développement ou l'humanitaire. Jean COPANS est professeur émérite de sociologie à l'université Paris Descartes et anthropologue, spécialiste des sociétés africaines.

  • L'ethnologie et l'anthropologie constituent deux moments ou deux formes (selon les traditions françaises ou anglo-saxonnes) d'une même démarche. Imaginée au XVIIIe siècle, construite progressivement au XIXe autour de la notion de « primitif », l'ethnologie devient pleinement autonome au XXe siècle grâce à l'enquête de terrain, à l'observation participante et à des théories à visée comparatiste (culturalisme, fonctionnalisme, structuralisme). L'anthropologie finit par en universaliser la portée en intégrant à son approche aussi bien le changement social que les cultures modernes et occidentales. Ces disciplines analysent l'ensemble des activités sociales et culturelles (dont les nôtres) et critiquent aujourd'hui les perspectives valorisant le primitivisme ou le folklore. Cette 3e édition évoque les nouvelles thématiques et réflexions suscitées depuis dix ans par la mondialisation de ces disciplines.

  • Les commémorations du cinquantenaire des indépendances africaines ont été l'occasion de nombreuses publications et déclarations - pas toujours pertinentes.
    Fort de quarante ans de fréquentation d'une quinzaine de pays de l'Afrique sub-saharienne. Jean Copans choisit d'analyser, avec une rigueur toute scientifique -- mais qui n'exclut pas l'humour -, par le biais des "mythologies" quelques siècles d'histoire, et d'historiographie. Cela donne un livre alerte, dérangeant, voire "politiquement incorrect", mais dont la lecture conduit à remettre en cause nombre d'idées reçues.

  • Partez à la découverte de l'ethnologie, une discipline aux multiples facettes, qui va bien au-delà de la dimension " exotique / bon sauvage ".

  • La Confrérie mouride et les paysans du Sénégal.

  • Le développement reste, en ce début de XXIe siècle, un problème d'une actualité brûlante, même si la logique humanitaire prend souvent le devant de la scène. Deux niveaux sont à prendre en considération : celui des organisations internationales qui ont mis au point les programmes de coopération, d'aide et d'intervention, y compris humanitaire ; et celui des institutions, des opérations et des acteurs sur le terrain qui fabriquent concrètement le développement et qui sont insérés dans des dynamiques de changement social, de modernisation et de résistance culturelle. Les mots d'ordre de lutte contre la pauvreté et de développement durable ne seraient-ils qu'une simple modernisation sémantique ?Cette nouvelle édition, actualisée jusqu'à la catastrophe d'Haïti de 2010, reprend en partie l'ouvrage initialement paru en 2006 sous le titre Développement mondial et mutations des sociétés contemporaines.

  • L'ethnologie et l'anthropologie constituent deux moments ou deux formes (selon les traditions françaises ou anglo-saxonnes) d'une même démarche. Imaginée au XVIIIe siècle, construite progressivement au XIXe autour de la notion de « primitif », l'ethnologie devient pleinement autonome au XXe siècle grâce à l'enquête de terrain, à l'observation participante et à des théories à visée comparatiste (culturalisme, fonctionnalisme, structuralisme).L'anthropologie finit par en universaliser la portée en intégrant à son approche aussi bien le changement social que les cultures modernes et occidentales. Ces disciplines analysent l'ensemble des activités sociales et culturelles (dont les nôtres) et critiquent les perspectives valorisant le primitivisme ou le folklore.Jean Copans est professeur d'ethnologie à l'université Descartes.
    Introduction : un projet original. Le métier d'anthropologie. La question des origines et la construction du champ ethnologique. Les liens du social. Cultures, religions et symboles, rituels et langages. Renouvellement et/ou mutations

  • L'ouvrage présente et analyse l'ensemble de l'oeuvre de G. Balandier paru entre 1947 et 2013, et pas seulement le parcours africaniste qui l'a rendu célèbre. Il s'agit d'une analyse textuelle et contextuelle présentée de manière simultanément chronologique et thématique. Auteur ou directeur de publication d'une trentaine d'ouvrages, de plusieurs centaines d'articles scientifiques, d'entretiens et de comptes rendus (notons ceux du journal Le Monde repris dans son dernier ouvrage qui parait aux Puf en septembre 2013, Du social par temps incertain), G. Balandier a abordé une multiplicité de domaines au cours de ses quarante ans de carrière et trente ans d'« après-carrière ». Il est d'abord sociologue d'une Afrique qu'il a qualifiée d'ambiguë et dont il décrit les changements sociaux, religieux, politiques et enfin urbains au cours des années 1950-1960. Inventeur de la sociologie du développement et du tiers monde, puis de l'anthropologie politique à la française (années 1950-1970), il élargit ensuite ses champs d'observation aux surmodernités occidentales fondées, entre autres, sur les biotechnologies, les nouveaux médias et les nouvelles formes de relations sociales et de communication (années 1980-2010). Jouant constamment des complémentarités de l'anthropologie et de la sociologie, il pratique une science sociale dynamique, actuelle, attentive aux caractères inédits des évolutions sociétales mondiales, fondée sur le principe du détour, hors de tout dogmatisme conceptuel ou méthodologique.

  • L'ethnologie est définie par la pratique de terrain : celui-ci est à la fois lieu, objet, tradition et forme d'enquête où l'ethnologue entre en contact direct avec ses interlocuteurs. Un séjour de longue durée, une familiarité culturelle et linguistique font de l' "observation participante" l'instrument d'une contextualisation permanente des comportements individuels et collectifs et surtout des cultures de l'oralité, matériau originel de l'ethnologie. L'enquête de terrain devient ensuite série de textes (notes, entretiens, articles ou ouvrages) qui évoque autant les manières de faire de l'ethnologue que les coutumes des sociétés étudiées. Cette 2e édition prend en compte les nombreux travaux récents sur le sujet.

  • Le développement reste, en ce début de XXIe siècle, un problème d'une actualité brûlante même si la logique humanitaire semble accaparer le devant de la scène.
    Deux niveaux d'analyse sont à prendre en compte : d'abord, celui des organisations internationales qui ont mis au point les programmes de coopération, d'aide et d'intervention, y compris humanitaire ; ensuite, celui des institutions, des opérations et des acteurs sur le terrain ainsi que des dynamiques du changement social, de la modernisation et des résistances culturelles.
    Les mutations politiques et économiques aux échelles internationales et nationales ne peuvent en effet expliquer à elles seules le fonctionnement des sociétés dites en développement. Il importe, selon les démarches de la sociologie et de l'anthropologie, de restituer à ces sociétés et à ces cultures leurs spécificités et leur historicité.
    Les mots d'ordre actuels (lutte contre la pauvreté, développement durable) ne font-ils que moderniser les objectifs

  • Le passage à l'indépendance politique, qui se prépare en Afrique dès les années 1950, marque aussi, dans le domaine de la recherche en sciences sociales, une étape dans un processus déjà engagé depuis l'entre-deux-guerres.
    Mais l'indépendance des institutions ne signifie pas pour autant une dynamique d'autonomie scientifique et intellectuelle. Certes les contestations académiques de l'ordre impérial sont d'abord apparues dans les métropoles, mais les remises en cause africaines ont répondu à leurs propres perspectives. L'une des formes de cette maturation est l'apparition de traditions nationales spécifiques. Le cas du Sénégal est notamment analysé de ce point de vue.
    Deux thématiques méritent l'attention : les cultures ordinaires de la production des savoirs (la nature de l'écriture, des sociabilités professionnelles et des modes d'enquête) d'une part et l'historicité des disciplines (philosophie, anthropologie) et des théories (le marxisme notamment) d'autre part. Les exemples sont puisés aussi bien en Afrique francophone qu'en Afrique orientale et australe, anglophone et lusophone.
    Le lecteur ne trouvera pas dans cet ouvrage, publié à l'occasion du cinquantenaire des indépendances, un bilan exhaustif, mais une approche critique, sans doute dérangeante, des nombreuses illusions panafricaines, ethno-nationalistes et postcoloniales qui persistent encore dans les études africanistes africaines, victimes, depuis plus d'une décennie, du double piège de la consultante pour le développement et de l'émigration mandarinale en Amérique du Nord.

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  • L'ethnologie et l'anthropologie constituent deux formes d'une même démarche. L'ethnologie devient pleinement autonome au XXe siècle grâce à l'enquête de terrain, à l'observation participante et à des théories à visée comparatiste (culturalisme, fonctionnalisme, structuralisme).  L'anthropologie finit par en universaliser la portée en intégrant à son approche aussi bien le changement social que les cultures modernes et occidentales. Ces disciplines analysent l'ensemble des activités sociales et culturelles (dont les nôtres).

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