Sciences humaines & sociales

  • La revue IntranQu'îllités n°3 est arrivée au port, avec à bord plus de 200 contributeurs généreusement liés et reliés autour de la figure cassée/creusée de Christophe Colomb : une mine d'or. Le prétexte est heureux pour naviguer dans les méandres et les nuances des chimères. Au fil des planctons qui baignent dans l'union libre des 9 rubriques, vieux loups de mer et jeunes flibustiers de la création ont répondu en masse à l'appel, pour brasser et battre les océans comme un jaune d'oeuf cassé au coeur du monde. « Oui., écrit James Noël, ce à quoi nous nous exerçons au fond, c'est de brasser et battre la mer en profondeur pour arriver... à faire vague d'écume dans l'imaginaire: l'imaginaire tumultueux des voyages. Des conquêtes. Des songes. Des mensonges. Du colonialisme. Du sexe. Des pillages. Des frontières. Des massacres. » Il en résulte un rêve en débordement. Un tsunami de beauté. Une revue unique à marée haute. Jean Métellus, Marie Darrieussecq, René Depestre, Hubert Haddad, Stéphane Martelly, Lise Gauvain, Jean-Luc Marty, Gisèle Pineau, Makenzy Orcel, Kettly Mars, Gabriele Di Matteo, Frankétienne, Saul Williams, Louise Dupré, Patrick Vilaire, Dany Laferrière, James Fleurissaint, Yvon Le Men, Roberto Stephenson, Yahia Belaskri, Valérie Marin La Meslée, Laurent Gaudé, Thélyson Orélien, Sami Tchak, Gary Victor, Édouard Duval Carrié, Achille Mbembe, Michèle Pierre-Louis, Nimrod, ils sont nombreux à jeter l'encre dans la mer intranQu'îllités. Dans un climat où l'altérité est menacée de toutes parts, cette revue permet de convoquer le temps pour une nouvelle éclaircie dans la météo des regards, et rendre notre disponibilité plus poreuse au jeu/je de l'autre.

  • Luxuriante revue littéraire et artistique, conçue comme une boîte noire pour capter les vibrations du monde, IntranQu'îllités est animée et dirigée par James Noël (poète/écrivain) et Pascale Monnin (artiste plasticienne).

    IntranQu'îllités propose au fil des numéros des voix de poètes, d'écrivains, de musiciens, de journalistes, de peintres, de photographes, de slameurs, pour favoriser l'enracinement dans l'imaginaire et le déploiement perméable des espaces humains. Ce beau rêve déguisé en revue vient d'une Haïti qui toutes voiles dehors s'échappe vers des rives inédites.

    Ce volume double rassemble dans une maquette entièrement revue des iconographies et textes issus des numéros 1 & 2 (à présent épuisés) ainsi que des inédits.

    Au sommaire :

    Hommage à Jacques Stephen Alexis.
    Conversation avec Jorge Luis Borges (entretien inédit avec Ramón Chao et Ignacio Ramonet).
    Le Che comme métaphore.
    Et une iconographie exceptionnelle.
    Des contributions de Mathieu Belezi, Julien Delmaire, René Depestre, Ananda Devi, Souleymane Diamanka, Frankétienne, Arthur H, Hubert Haddad, Vénus Khoury-Ghata, Jacques Lacarrière, Dany Laferrière, Yanick Lahens, Michel Le Bris, Wilfried N'Sondé, Pia Petersen, Makenzy Orcel, Véronique Ovaldé, Karla Suárez, Lyonel Trouillot, Carole Zalberg.

    Des galeries de portraits de Mathieu Bourgois et Francesco Gattoni.

  • La revue haïtienne IntranQu'îllités fait la part belle aux imaginaires du monde en rassemblant dans son premier numéro une centaine de contributions avec des participants comme Yanick Lahens, Boris Gamaleya, Laure Morali, Charles Dobzynski, René Depestre, Hubert Haddad, Michèle Marcelin Voltaire, Mario Benjamin, Dany Laferrière, Thélyson Orélien, Fernando Pinto do Amaral, Mario Benjamin, Makenzy Orcel, Marvin Victor, Patrick Chamoiseau, Francis Combe, Imasango, Michel Le Bris, Frankétienne, Francesco Gattoni, Lyonel Trouillot, Bruno Doucey, Dimitri Tolstoi, et tant d'autres...

    Répartie en 8 rubriques avec les imaginaires comme thème à l'épicentre de ses objectifs, la revue se propose d'être une boîte noire qui capte et rassemble les mouvements, les vibrations et autres intranquillités créatrices. Ce premier numéro comprend un hommage à Jacques Stephen Alexis et rassemble ainsi des lettres écrites par des auteurs contemporains à leur fille ou fils, réel ou imaginaire, telles la lettre écrite par Jacques Stephen Alexis à sa fille Florence.

    Indisponible
  • Peuplée de 150 contributions et répartie en 9 rubriques diversement synchronisées, la revue IntranQu'îllités a placé la barre encore plus haut avec le 2e numéro. " Nous avons pris, écrit James Noël, le contrôle de tous nos moulins à vent. " La figure de Borges et celle du Che hantent ce labyrinthe traversé par tous les vents du monde. Les thèmes sont abordés prioritairement par le prisme d'une sensibilité frémissante, avec des créateurs d'horizons divers et d'expressions artistiques différentes.

    Cette union libre et multiple a accouché d'incroyables pépites. Ananda Devi, René Depestre, Adonis, Ramón Chao, Dany Laferrière, Mathieu Belezi, Ben Foutain, Vénus Khoury-Ghata, Gabriele Di Matteo, Hubert Haddad, Bernard Noël, Coskun, Fabian Charles, Souleymane Diamanka, Préfète Duffaut, Fanette Mellier, Pia Petersen, Jean-Luc Marty, Yahia Belaskri, Rodney Saint-Eloi, Barbara Cardone, Pierre Soulages, Julien Delmaire, Mathieu Bourgois, Marvin Victor, Pascale Monnin, Michel Vezina, Arthur H, Thélyson Orélien et cent autres voleurs de feu ont réussi le pari d'une grande fête des imaginaires.

    Sur commande
  • Là où l'attention de la plupart des critiques littéraires s'est portée au cours des années 70 et 80 sur la problématique de l'écriture, Pouilloux, lui, a insisté, dès 1969, sur l'importance primordiale de la lecture. SI ses efforts ont eu le retentissement que l'on sait, c'est en partie parce que ses thèses venaient renforcer celles des critiques littéraires post-structuralistes, qui privilégiaient des discontinuités et les ruptures plutôt que la clarté. Mais, là où les thèses de ces derniers s'alimentaient dans la philosophie continentale moderne (Barthes, Derrida, Foucault) ou bien dans une conception post-Saussurienne de la langue, le livre de Pouillous ne semblait tributaire d'aucun courant critique précis. On se sentait au contraire emporté par un souffle d'exaspération très personnel, né d'une confrontation continue avec une pensée critique traditionnelle qui refusait de relever le défi que présente un texte dont Pouilloux était le premier à souligner avec autant de cohérence le caractère radicalement non-intégrable.
    Sous l'enseigne de ce livre, les approches adoptées dans ces Actes sont délibérément variées. Que ce soit Philippe Desan (qui nous invite à faire la navette entre l'Exemplaire de Bordeaux, l'édition de 1595 et l'exemplar perdu), Terence Cave (qui étudie les multiples discours de la croyance), Gisèle Mathieu-Castellani (qui attire notre attention sur le masquage des sources de Montaigne), ou Zoé Samaras (qui met en vedette l'altérité du texte), tous les participants à ce colloque ont accepté de poursuivre le débat que Pouilloux a ouvert à propos d'un texte où la cohérence se fait sentir à la fois comme un principe immanent ("mon livre est toujours un") et comme une quête vouée à l'échec.

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