Jacques Morizot

  • La collection Chemins Philosophiques a pour objet de favoriser la compréhension de notions et d'étayer la réflexion philosophique. Chaque ouvrage offre un traitement cohérent et complet de la problématique par le biais de deux approches complémentaires de la notion concernée : un exposé de l'enjeu philosophique et des principales articulations théoriques de la notion, suivi d'une présentation de textes accompagnés d'un commentaire. Ces deux parties permettent ainsi au lecteur de saisir la complémentarité de la réflexion philosophique contemporaine et de la tradition philosophique.

  • Nelson goodman, né en 1906, est l'un des philosophes américains les plus importants du xxe siècle.

    Son livre langages de l'art, publié en 1968 aux etats-unis et en 1990 en france, est une des oeuvres clefs pour penser l'art. cet ouvrage se place à la charnière des questions littéraires, picturales, musicales, et considère les productions statistiques dans leurs mécanismes de symbolisation : représentation, expression, exemplification, citation, etc.
    Ce livre capital est aussi un livre difficile.

    Jacques morizot, traducteur en français de langages de l'art, spécialiste de la pensée de goodman, donne ici la première introduction d'envergure à cette oeuvre. après avoir situé l'entreprise goodmanienne dans la philosophie générale, il étudie en détail les apports les plus caractéristiques de la réflexion de goodman sur les arts et notamment les mécanismes qui font que les structures symboliques opèrent comme des oeuvres d'art.

    Son introduction, éclairante et sans concession, sera désormais indispensable à tous ceux qui veulent pouvoir approfondir par eux-mêmes la lecture des ouvrages de goodman.

  • Le regard sur les images oscille entre deux positions : une fascination muette pour ce qu'elles montrent ; un questionnement qui s'efforce de révéler ce qu'elles disent et essayent, peut-être, de cacher.
    La sémiotique a été l'artisan par excellence de cette seconde posture qui finit par ne concéder aux images qu'un statut symbolique dérivé. l'énorme promotion de l'image, de l'avant-garde à l'âge contemporain, s'inscrit cependant en faux contre cette concession engendrant comme une relégation : l'image revendique bien sa parité avec le langage. chacune des études rassemblées dans ce volume vise à raviver un dialogue méthodologique entre l'univers du signe et le champ iconique.
    Chacune explore l'interface problématique entre le texte et l'image.

  • Nelson Goodman fait désormais partie des auteurs classiques. Connu pour ses travaux dans le domaine de la philosophie du langage et de la théorie de la connaissance, il a également contribué à enrichir la réflexion esthétique. C'est cet aspect, certes plus tardif, de la pensée goodmanienne et notamment de Langages de l'art (1968), qui se trouve au centre de la présente étude. Loin d'être en contradiction avec ses premiers intérêts, la philosophie de l'art de Goodman en constitue le déploiement et l'épanouissement.
    Il est alors aisé de reconnaître l'influence de la logique sous la théorie de la symbolisation. Par conséquent, l'accent se déplace de la contemplation, préconisée par l'esthétique traditionnelle, à une interprétation des oeuvres d'art. La philosophie de l'art de Goodman nous incite ainsi à repenser non seulement notre rapport à l'art mais encore la relation entre l'oeuvre et le monde.

  • Les artistes ont-ils des convictions et celles-ci jouent-elles un rôle déterminant dans leur activitéoe Tant que l'art reposait sur des critères communs, la question pouvait paraître superflue, voire saugrenue. Tout au long du XX siècle, elle n'a pourtant cessé de venir au premier plan, en raison du brouillage généralisé des frontières, de la banalisation des pratiques de défi et d'appropriation ainsi que des mécanismes des modes et du marché. Mettre en évidence le rôle des convictions demande moins de décrire des contenus que d'être attentif à des déplacements, des écarts.

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  • L'esthétique philosophique et la philosophie de l'art connaissent un essor important, particulièrement dans la tradition de philosophie analytique. Ce volume examine d'abord leurs « évolutions et perspectives » depuis une vingtaine d'années, à travers une réflexion approfondie sur la notion même d'« esthétique ». Une deuxième partie porte sur « la question de la représentation », avec la querelle opposant les tenants du conventionnalisme et ceux du réalisme iconique, et l'importance renouvelée des notions de ressemblance et d'imitation qu'on avait pu croire périmées. Enfin, une troisième partie est consacrée aux notions qui s'entrecroisent dans le paradoxe de la fiction : comment et pourquoi pouvons-nous être émus par ce que nous savons ne pas exister, le destin tragique d'Anna Karénine, par exemple?
    Ce recueil ouvre un accès à quelques-unes des textes les plus significatifs de l'esthétique analytique des vingt dernières années, tout en apportant une contribution à une forme argumentative, directe et claire d'esthétique et de philosophie de l'art.
    Avec des textes de : M. Beardsley, N. Carroll, N. Goodman, J. Hyman, P. Lamarque, J. Levinson, J. Margolis, D. McIver Lopes, A. Neill, D. Novitz, C. Radford, J. Robinson et R. Wollheim

  • Joseph MORIZOT ne donne pas de nom mais il donne corps, un corps meurtri, aux esclaves qu'il aura sans doute visités dans « l'hôpital » attaché à l'Habitation des DESBASSAYNS, des hommes et des femmes victimes de la violence ordinaire des colons.
    L'un et l'autre lèguent à la postérité une immense photographie, en Noir et Blanc, du système esclavagiste. Un système, c'est-à-dire une organisation, des pratiques, un discours. A travers ces deux textes, l'esclavage dépasse l'imagerie pour devenir une réalité concrète et douloureusement sensible.

  • Ce livre examine les principales questions posées par Goodman : Peut-on penser la réalité en termes d'une logique des touts et des parties? Les espèces sont-elles naturelles ou artificielles? En quoi consistent les oeuvres d'art et comment fonctionnent-elles? Si la réalité n'est pas donnée (ready made), en quel sens est-elle construite? Les apports de Goodman se situent aussi bien en métaphysique, logique, épistémologie, philosophie du langage, qu'en esthétique et en philosophie de l'art. Après une brève biographie de Goodman, sa pensée est étudiée, ses oeuvres majeures analysées et une bibliographie permet au lecteur de passer de l'initiation à un examen plus poussé de la philosophie - ou des philosophies, comme il se plaisait à dire - d'un des penseurs majeurs du XXe siècle.

  • Esthétiques qui, pour n'être pas toujours explicites, n'en sont pas moins impérieuses. Il en résulte aujourd'hui une " esthétisation " de l'existence et une difficulté des arts proprement dits à se situer dans ce contexte. L'opacité des mythologies contemporaines et la prolifération des discours et théories sont autant de raisons de développer une réflexion dédiée en propre à ces questions.
    Or, paradoxalement, en tant que discipline à part entière du champ philosophique, l'esthétique est mal connue, volontiers marginalisée ou abandonnée aux intuitions les plus vagues. L'ambition de ce dictionnaire est de contribuer à une cartographie de son territoire. Il fait le choix d'une approche notionnelle, centrée non pas sur les auteurs ou sur les oeuvres mais sur les concepts, leur définition, leur généalogie, leurs contenus et leurs relations.
    A travers plus de 240 entrées, sont ainsi abordées les principales questions relatives au fonctionnement de l'art, au niveau ontologique, sémiotique, intentionnel, évaluatif, etc. Quelques articles plus spécifiques portent sur des aspects caractéristiques de certains arts, notamment visuels. Enfin une trentaine d'essais ouvrent de véritables perspectives sur des tendances contemporaines - comme les arts de masse, l'écologie ou la cognition - et proposent des relectures des grandes interrogations philosophiques.
    Cette nouvelle édition, enrichie d'une quinzaine d'entrées et essais, confirme la vocation de référence de cet ouvrage.

  • L'art n'a cessé, depuis un siècle, de relativiser les topoï dans lesquels l'esthétique puisait jusqu'alors ses repères.
    La teneur n'en a pas été irrémédiablement invalidée, mais le contenu demandait à en être requalifié et redistribué à partir des problématiques qui s'imposent désormais à l'attention.
    Ce livre s'y efforce à travers un éventail de " questions " destinées à faire le point et à souligner la vitalité de la réflexion philosophique sur l'art à l'âge contemporain. il offre une alternative aux options méthodologiques courantes, dans le souci d'un meilleur accès aux questions et aux oeuvres, et dans l'esprit d'un engagement philosophique qui privilégie l'argumentation et les thèses clairement définies.

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  • Depuis presque deux millénaires, l'Allemagne et la France entretiennent des relations tumultueuses. Du "pays fantôme" qu'aurait décrit Madame de Staël, selon l'expression d'Heinrich Heine, au célèbre jugement de Bernanos : "l'Allemagne est une chrétienté manquée", les malentendus n'ont cessé de rendre difficiles les échanges franco-allemands, jusqu'à les interdire dans les noires périodes d'affrontement.
    A l'heure de la paix, la construction de l'Europe scelle des liens de plus en plus intimes et inaugure une nouvelle ère. Symbolisant l'entente retrouvée, ce livre dû à l'initiative du Haut-Conseil culturel franco-allemand et à la collaboration d'historiens ou écrivains reconnus, recense des lieux de mémoire communs aux deux nations. Promenade à travers les siècles, d'Aix-la-Chapelle à Berlin, de Versailles au Rhin, il témoigne d'une haute histoire qui, si elle est comprise et réfléchie, peut servir de modèle à la renaissance d'une culture européenne héritière de la latinité et des "sagesses barbares".

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  • Toute civilisation perçoit le monde à sa manière, et en exalte des aspects spécifiques si bien qu'objets, corps et comportements sont assujettis à des normes esthétiques qui, pour n'être pas toujours explicites, n'en sont pas moins impérieuses.
    Il en résulte aujourd'hui une « esthétisation » de l'existence et une difficulté des arts proprement dits à se situer dans ce contexte. L'opacité des mythologies contemporaines et la prolifération des discours et théories sont autant de raisons de développer une réflexion dédiée en propre à ces questions.
    Or, paradoxalement, en tant que discipline à part entière du champ philosophique, l'esthétique est mal connue, volontiers marginalisée ou abandonnée aux intuitions les plus vagues.
    L'ambition de ce dictionnaire est de contribuer à une cartographie de son territoire. Il fait le choix d'une approche notionnelle, centrée non pas sur les auteurs ou sur les oeuvres mais sur les concepts, leur définition, leur généalogie, leurs contenus et leurs relations.
    À travers quelque 240 entrées, sont ainsi abordées les principales questions relatives au fonctionnement de l'art, au niveau ontologique, sémiotique, intentionnel, évaluatif, etc. Quelques articles plus spécifiques portent sur des aspects caractéristiques de certains arts, notamment visuels.
    Enfin une trentaine d'essais ouvrent autant de perspectives sur des tendances contemporaines - comme les arts de masse, l'écologie ou la cognition - ou proposent des relectures des grandes interrogations philosophiques.
    À la fois outil de référence et de formation, cet ouvrage vise à mettre en évidence l'importance d'une discipline et à donner aux étudiants un accès de plain-pied à l'essentiel des débats contemporains sur le sujet.

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