Jacques Moulin

  • Entre luttes intestines et protectionnisme des états membres, Europol a bien du mal à prendre sa place sur le terrain. Quand une informatrice de l'agence européenne de police criminelle est retrouvée égorgée dans son appartement parisien, le Commandant Deniz Salvere se saisit de l'affaire. Il veut non seulement retrouver le meurtrier de la jeune hackeuse qui enquêtait pour lui, mais surtout prouver à sa hiérarchie que, plus imminente et dangereuse que celle des mouvances salafistes, la menace viens du coeur de l'Europe, de nationalistes blancs radicaux, dont les réseaux s'étendent en secret.
    Détournements de fonds, hacking, fishing, chantage, etc., une multitude de cyberdélits apparemment isolés, serviraient selon lui un groupe ultra-nationaliste préparant une série d'attaques en Europe. Encore faut-il le prouver !

  • Sauvagines

    Jacques Moulin

    Sauvagines est un recueil de proses poétiques. Affût discret, écoute silencieuse, accompagnement du guide qui connait les pas, observation et fulgurances poétiques, jusqu'à fouiller la matérialité de la Nature elle-même. Jacques Moulin en poésie.

  • Jaboc cherche à retrouver sa mère ? morte ? en consignant quelques notes très brèves sur des carnets de deuil. D. comme deuil d?épine blanche et comme Denise.
    La mère dans le souvenir comme dans la vie se tient le plus souvent face au littoral d?une ville normande portuaire. Le fils en aime la porosité calcaire. Tout remonte alors par la vertu de la craie et des marées et leurs façons de déposer leurs matières sur les grèves : le père la mère la guerre le préau l?école primaire le silex et la brique.
    Trois sources d?écriture construisent le texte : le carnet, la prose, le poème. Chacune des sources tisse un fil d?écriture du souvenir. Souvenir vécu noté dans la matière première du carnet puis nourri des mots lancés dans le rythme des phrases. Phrases poétiques croisant çà et là la voix du poème surgi comme une scansion.
    La mère est veuve depuis toujours dirait-on, tant le père est loin dans le temps des morts. Le fils est fils unique. Le père est l?incarnation des douleurs de guerre et du gâchis des vies. Des villes aussi écrasées sous les bombes. La mère tient bon comme les phares qu?elle peut observer depuis son appartement maritime. Puis la vieillesse qui fragilise. Puis la mort qui laisse le fils dans la nécessité d?écrire. De retrouver la mère ? voix et corps ? dans la poussée étincelante des aubépines en fleurs et toujours épineuses.
    Ce livre, par sa tension, sa nécessité et sa construction originale, rejoint la famille des grands textes poétiques sur la mort tels, par exemple, Quelque chose noir de Jacques Roubaud, Garder le mort de Jean- Louis Giovannoni, Élégie de la mort violente de Claude Esteban, À ce qui n?en finit pas de Michel Deguy, 69 vies de mon père de Ludovic Degroote, etc.

  • Jacques Moulin est un poète de la vue et du son. Il écrit pour donner au chant du monde une langue, une métrique et un rythme. Il en tisse avec les mots sa tessiture, tresse les liens entre la flore, la faune et notre humanité. Son écriture ourle une attention à mettre en langue les microcosmes de notre monde et de sa nature. Elle en écrit les lumières et les ombres, les bruits et les sons, les formes et les vies, jusqu'à l'écho de ses déchirures.
    C'est naturellement qu'il a posé son regard sur des oeuvres d'artistes. Comme on pose un regard sur un paysage, comme on tend son oreille au chant d'une mésange, il les accueille dans ses pages en tenant la distance qui les font entrer dans son texte ; sans les y emprisonner mais en s'en nourrissant. C'est ce double mouvement d'attention et de saisie qui porte les textes qu'ont suscités les oeuvres qu'il a rencontrées.
    Ce sont ces cheminements de l'oeuvre au texte et de l'image à l'écrit que ce livre décline. Non pas commenter mais répondre comme à une invitation ou à une question. Non préempter mais butiner quelques tons, quelques couleurs et lumières, et donner à ces oeuvres, le temps d'une lecture, une voix. Jacques Moulin fait partie de ces écrivains qui donnent du corps et de l'esprit aux oeuvres.

  • Archives d'iles

    Jacques Moulin

    Ce qui du jour ou de la nuit s'agite sur les îles permet de rapprocher le monde et les choses de soi, tout ce qui à la fois s'impose et s'en échappe, ce qui s'oblige et se dérobe à nous-mêmes. Et tout ce qui est vu, sous la succession de ces instants concentrant l'attention, vient en nous de manière à nous habiter avec la violence de la subtilité et de la discrétion. Ces Archives d'îles de Jacques Moulin, où alternent prose et vers libres, ne sont pas des archives fictives, elles sont bien réelles. Les îles de Sein, de Batz, de Bréhat et d'Ouessant apparaissent comme autant de lieux où l'on s'avance sans prudence face à l'absence de murs, si ce n'est à l'affront des limites de la mer et du ciel, quels que soient les noms que l'on donne à ceux-ci, comme à tout ce qui les habite. Les îles sont le lieu de l'homme. Lieux d'incertitude, de l'ailleurs radical, ils conduisent à une méditation sur ce qui, entre hauteur et profondeur, gronde, comme pour se tenir au gouffre / pour se donner du coeur à l'abyme : lieux où la frontière fragile qui nous sépare (de ce qui est) semble se déchirer.

  • Jacques Moulin est un gourmand : ses poèmes foisonnants que le goût des mots et le rythme des phrases emballent donnent à sentir au lecteur la profusion de la terre en tous ses fruits et la vie de la mer dans ses mouvements variés.
    Le lieu même où se tient le poète est celui des plus graves dangers, et des plus vraies unions, il parle debout sur la falaise, qui domine et s'érode. Escorter la mer est le livre de la filiation. La falaise et ses jardins en valleuse est le lieu du père, les flots et leurs rumeurs celui de la mère (le jeu de mots est non seulement admis mais recommandé...). Un pays se tient là, le pays de Caux (Normandie), lieu de l'enfance que l'auteur revisite, retrouve avec étonnement quand il y retourne.
    L'éloignement à la fois dans le temps et l'espace fait du poète l'analogue du phare, à la limite de la terre et de l'eau, fruit du père et de la mère ; il interroge le passé et éclaire l'avenir. Alain Rochat.

  • Sur commande
  • Arènes 42

    Jacques Moulin

    • Cadex
    • 1 September 2001

    D'une rue éventrée par des travaux qui la fouillent, des arènes qui s'y trouvent, Jacques Moulin tire une lente évocation d'un lieu qui quitte ceux qui l'habitent... Poèmes en proses resserrées, qui alternent avec des vers qui plongent comme carotte dans un sol dévasté, Arènes 42 saisit ce moment où le paysage se défait, exhumant pierres du passé et ciel nouveau. Et c'est un adieu alors qu'on doit faire à un espace où l'on a habité. Jacques Moulin joue de la précision du lexique pour faire surgir dans l'abstraction des éléments une réelle présence.

  • Pour la première fois, un ouvrage complet est consacré à cet étrange appareil qu'est l'Autogire et plus particulièrement au LeO C.30 construit sous licence par LeO et utilisé par l'Armée de l'Air et l'Aéronautique Navale.
    Vous découvrirez une liste complète de tous les exemplaires construits par Léo et un gros chapitre sur Avro-Cierva C.30 étrangers est également inclus dans ce livre. A lire absolument !

  • Depuis la création du pavillon élevé par Le Vau pour Louis XIV, Trianon fut pour la famille royale une oasis en marge de la vie politique, loin des rituels de la monarchie. Louis XV y donna libre cours à sa passion pour la botanique et y créa un petit château de campagne extrêmement raffiné, exemple rayonnant de l'excellence artistique française. Marie-Antoinette y développa à son tour l'art des jardins, puis Napoléon et Louis-Philippe y trouvèrent un refuge paisible.
    À quelques minutes de Versailles mais loin des contraintes de la cour, le domaine de Trianon devint un idéal de beauté et de paix, qui a su conserver son attrait d'origine. Entouré de jardins qui comptent parmi les plus précieux de France, il nous transmet une idée de ce que Talleyrand appelait le « plaisir de vivre ».
    Jacques Moulin raconte le développement du lieu et son importance dans le contexte politique et culturel de l'époque, tandis qu'Yves Carlier évoque les riches collections de mobilier. Anecdotes et récits se succèdent, appuyés par un somptueux reportage photographique inédit, mené par Francis Hammond.

  • Un concept original et unique sur le marché.
    Les professionnels et les praticiens du droit trouveront dans ce guide la couverture complète du droit des successions dans son acception la plus large : les successions, les libéralités et enfin les liquidations-partages.

    Le Guide des successions présente chacun des stades de ce long cheminement qu'emprunte le droit successoral, de l'ouverture de la succession jusqu'à son partage, tant sur le plan civil que fiscal. Il permet de répondre aux différentes questions et d'anticiper :

    Qui peut hériter ?
    À quoi engage l'acceptation successorale ?
    Comment s'administre une succession ?
    Dans quelles limites donner ou léguer ?
    Comment procéder à un saut de génération ?
    Quel régime appliquer aux fonds et fruits ?
    Un tiers peut-il intervenir au partage successoral ?
    Comment s'applique la règle du rappel fiscal ?
    Quelles reversions d'usufruit sont passibles des droits de mutation à titre gratuit ?
    À l'aide de nombreux exemples, cas pratiques, tableaux synoptiques et comparatifs, le guide répond à ces problématiques et bien d'autres. Son originalité réside également dans la proposition d'illustrations pratiques développant dans le détail et en transversal la rédaction d'un acte ou les questions liées au règlement successoral.

    À qui s'adresse ce guide ?
    Le Guide des successions est composé de près de 60 fiches favorisant une consultation rapide et contenant les informations indispensables au règlement d'une succession. Il s'adresse à tous ceux qui sont confrontés aux questions de droit successoral, en particulier les notaires, les avocats, les professionnels du patrimoine, les mandataires judiciaires et ceux qui découvrent la matière.

    Les auteurs.
    Sarah Torricelli-Chrifi, maître de conférences à l'Université Toulouse 1 Capitole, est coordinatrice de l'ouvrage.
    Les principaux auteurs sont : François Fruleux, docteur en droit, diplôme supérieur du notariat et consultant auprès du CRIDON Nord-Est, Sophie Gonzalez-Moulin, diplôme supérieur du notariat, Jacques Lafond, docteur en droit et avocat, Laetitia Lescure Comparot, docteur en droit et avocat honoraire, Nathalie Levillain, diplôme supérieur du notariat, Éric Mallet, DESS de droit notarial, Danielle Montoux, diplôme supérieur du notariat et Jean-François Pillebout, docteur en droit et notaire honoraire.

  • Entre la célébrité de l'ancienne abbaye de Saint-Denis et l'actualité des projets du Grand Paris, l'étonnante qualité des monuments du département de la Seine-Saint-Denis est souvent passée au second plan. Pourtant, qu'ils appartiennent au Moyen Age ou à la Renaissance, à l'Epoque classique ou aux Temps modernes, plusieurs de ces ouvrages ont occupé une place majeure dans l'histoire de l'architecture française, même dans l'histoire de l'architecture mondiale.
    A l'instar de l'église d'Aulnay-sous-Bois, des châteaux de Saint-Ouen ou de Vaujours, de la Maison Coignet à Saint-Denis ou de la cité de la Muette à Drancy, ils sont anormalement méconnus. Pour les faire découvrir, ce livre rassemble une sélection d'édifices particulièrement novateurs et significatifs. Ils ont tous fait l'objet de recherches inédites qui ont révélé leur contexte de création, leur conception initiale, parfois leur auteur et leur évolution jusqu'à nos jours.
    Ils montrent que, avant même la création du département, en 1968, ce territoire d'Ile-de-France a toujours été un formidable terreau pour la création architecturale. Vingt et un monuments se révèlent ainsi au public, parfois pour la première fois, avec les documents qui permettent de les comprendre. Sous l'égide de la Société Française d'Archéologie, les auteurs de ce livre comptent parmi les meilleurs spécialistes français de l'histoire de l'architecture sous la direction scientifique de Jacques Moulin, architecte en chef des Monuments historiques, chargé depuis 2010 de la Seine-Saint-Denis.
    Historiens, archéologues architectes, ils témoignent d'une approche croisée du patrimoine, indispensable aujourd'hui à une véritable connaissance des monuments.

  • "OUBLIE" est la rencontre d'un poète, Jacques Moulin et d'une plasticienne, véronique Dietrich. La série de visuels, sorte de mandalas rendant hommage à la nature, fait écho aux poèmes. «Elle est venue par la lanterne a posé sur la table ses cerceaux d images. Tout a pris la fixité frémissante d une icône. On a joué au jeu du palet et de l oublie. Les images ont roulé. Les mots ont surgi. Danse dans les cerceaux. Un livre est né. On y verra un loup qui joue à saute-mouton. Un gorille parlant bantou. Autant d oublies qu on promène en chemin de fer pour tenir mémoire offerte au trajet.» Jacques Moulin Jacques Moulin, poète, né en 1949 en Haute Normandie, vit et travaille à Besançon où il anime les "jeudis de la poésie" à l'université ouverte de Franche-Comté. Il a écrit de nombreux textes pour des livres d'artiste. Véronique Dietrich, plasticienne, née en 1963 à nancy, vit et travaille à Besançon La forme plastique du travail de Véronique Dietrich est, depuis plusieurs années, le photomontage. Depuis peu, elle explore le trait, la forme, la couleur à la recherche du monde.

  • " Un lieu d'abord : la Normandie haute maritime et cauchoise. Un lien très fort à ce lieu entre fleuve estuaire et côte. Je suis né à flanc de falaise près d'un jardin de mer. Un jardin suspendu toujours en partance pour l'ailleurs des terres et des mers. Jardin jamais cantonné qui s'ouvre par les phares de côte sur des ports des entrepôts des cargos des quais et des grues. L'effet portuaire l'accueil des sémaphores des poutrelles et des digues. La navigation des liens. Un échafaudage permanent de conteneurs qui se balancent à hauteur d'immeubles entre les pinces des portiques. Dans les grincements des poulies et les effluves de cambouis. Docks et dockers. Le corps à l'épreuve du fer. Un ballet de cavaliers hauts sur pneus alimente les grues qui alimentent les plateformes des porte-conteneurs. C'est mécanique parallélépipédique tendu précis comme un poème. L'accès aux ports comme un chemin pour le poème. Le poème conduit au risque de la technique pour creuser son effet de balancement sur le quai la page. Un poème-portique s'écrit. Les mots sont dans les boîtes. Chaque boîte fait un poème. Le poème-portique visite le monde et l'histoire cherche la langue des ports. Ne marchande pas. Le porte-conteneur fait glisser le poème. Le portiqueur cherche l'ange. Le peintre l'accompagne. L'élévation du geste jusqu'au pourtour des grues. "

  • "Pourquoi des poètes, depuis lurette, sont fascinés par les oiseaux ? Plus que par les vaches, lapins, mulots ! Parce qu'ils - mouettes, merles, corneilles, alouettes, goélands, buses, rouges-gorges, mésanges, étourneaux, martinets, pies, hérons - apportent un autre monde : à vif avec la vie, fragile et léger, changeant, mélangé, sans prévention. Pas besoin d'imaginer, suf?t d'observer. Ce que fait Jacques Moulin : dans son jardin, son cerisier au printemps ; les champs autour, l'hiver inondés ; au bord de la rivière. Ils sont là, bavards discrets, farouches effrontés, égarés parfois, toujours remuants. Le poème ne les attrape pas ; il joue avec eux, à être eux un peu : « Tu rêvais à cette agilité de plume ». La pensée picore des instants volatiles, où les mots volettent avec des sourires surpris, incrédules. Et Moulin de retrouver le rondel des anciens, dont les ailes tournent avec son nom. Jusqu'à cette merveille : un héron, suscitant un poème élancé, échassier ?nal, d'une tranquille vivacité." (Jacques Demarcq) "L'oiseau traverse nos vies nos balcons nos regards. Le rendez-vous est quotidien et on voudrait l'écrire. On répertorie son geste d'envol. On attend que ça entre un peu en soi. On dresse un piège à poèmes. On écoute l'oiseau chanter encore. Étirement dans l'étendue de la page. Héron ou martinet. Quelques corvidés. La pie aussi. Circulation des flux jusqu'en nos dedans : on se relie. Le peintre, dans un grand geste d'air cueillant et l'oiseau et l'arbre, nous accompagne." (Jacques Moulin)

  • Maths PCSI ; tout-en-un Nouv.

    Ce Tout-en-un PCSI, conforme aux nouveau programmes 2021, comporte :
    - Tout le cours PCSI traité dans le strict respect des nouveaux programmes.
    - De nombreux exemples, des illustrations et des remarques pédagogiques pour vous aider à bien comprendre le cours.
    - De nombreux exercices d'entraînement, classés par difficulté progressive, pour bien assimiler le cours et vous entraîner.
    - Les corrigés détaillés de tous les exercices, intégralement résolus afin de pouvoir travailler en parfaite autonomie.
    Par rapport aux éditions précédentes les principaux changements sont :
    - un cours plus concis et davantage d'exercices, - une répartition des exercices en deux catégories :
    Exercices d'application directe, et exercices d'entraînement, - une démarcation plus claire du cours par rapport aux exercices.

    awaiting publication
  • Mathématiques MPSI ; tout-en-un Nouv.

    Ce Tout-en-un MPSI, conforme aux nouveaux programmes 2021, comporte :
    - La totalité du cours MPSI traité dans le strict respect des nouveaux programmes.
    - De nombreux exemples, des illustrations et des remarques pédagogiques pour vous aider à bien comprendre le cours.
    - De nombreux exercices d'entraînement, classés par difficulté progressive, pour bien assimiler le cours et vous entraîner.
    - Les corrigés détaillés de tous les exercices, intégralement résolus afin de pouvoir travailler en parfaite autonomie.
    Par rapport aux éditions précédentes les principaux changements sont :
    - Un cours plus concis et davantage d'exercices - Une répartition des exercices en deux catégories :
    Exercices d'application directe et exercices d'entraînement - Une démarcation plus claire du cours par rapport aux exercices.
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    awaiting publication
  • Plus de 500 photos et documents inédits.
    Reliure cartonnée, cahiers cousus.
    220 pages, grand format 24 x 33 cm Contrairement à la Ligne Maginot, la Ligne Mareth est une fortification française très peu connue.
    Située dans le sud-tunisien à hauteur de Mareth, à la latitude de l'île de Djerba, cette ligne fortifiée a été envisagée dès 1934 pour mettre la Tunisie, alors protectorat français, à l'abri d'une attaque brusquée venue de Libye (colonie italienne).
    S'appuyant sur le cours d'un oued dont les rives escarpées ont été aménagées en obstacle antichar, elle comporte une ceinture au sud de Gabès, mais surtout, de part et d'autre de Mareth, 49 points d'appui fortifiés totalisant 124 ouvrages bétonnés de tous types, des monts Matmata à la mer, sur 35 kilomètres.
    Elle est complétée par la défense de Ben Gardanne, ville-frontière, et par des ouvrages destinés à empêcher le contour­nement par l'ouest, près de Tatahouine, au Ksar El Hallouf et à Bir Soltane (ouest de Médénine).
    Implantée à l'initiative du commandant Rime-Bruneau, réalisée par le Génie avec la seule énergie de la main-d'oeuvre militaire dotée de moyens matériels modestes, elle n'en est pas moins bien conçue.
    Opérationnelle, mais n'ayant pas été attaquée par les troupes fascistes de Mussolini en 1940, la ligne fortifiée fut démilitarisée. Elle devait être réarmée et âprement défendue quelques années plus tard par les troupes de l'Axe affrontant la 8e armée britannique.
    Après 12 années d'exploration intense, Jean-Jacques Moulins et Michel Truttmann, deux spécialistes de la fortification, ont minutieusement relevé les positions encore visibles sur le terrain malgré l'absence de cartes actuelles précises et les aléas d'un trekking dans le Sahel.
    En outre, après de patientes recherches dans les archives militaires, plus d'une trentaine de familles de témoins de la conception, de la construction, de l'occupation et de la défense de cette ligne fortifiée, ont permis de conférer à cet ouvrage une grande richesse, notamment au travers de témoignages étonnants et de photographies inédites.
    On y découvrira des reportages de photographes amateurs ou professionnels, comme André Papillon ou Victor Sebag, mais aussi de photos d'une famille liée à l'écrivain Elsa Triolet. C'est ainsi toute une tribu qui, à l'appel du désert, quitta Paris, et vécut près de Mareth au milieu des troupes, puis remit en culture le champ de bataille après la reddition des forces de l'Axe.
    Incontestablement, ce livre apporte du neuf !
    Il donnera à tous l'envie de mieux comprendre cette période méconnue de l'histoire de la Deuxième Guerre mondiale, mais aussi de se rendre sur le terrain.

    Grand format N.C.
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